Un début prometteur, mais vite trop lourd et répétitif
The Terminal List commence avec une bonne base : un soldat en mission, une conspiration, des questions qui s’enchaînent. On pense qu’on va suivre un vrai thriller militaire tendu, avec du suspense, des révélations, des enjeux moraux… mais très vite, le rythme s’écrase. Et la série s’enfonce dans quelque chose de sombre, froid, et surtout très répétitif.
Chris Pratt tente ici un rôle plus sérieux, plus dur, et il s’en sort pas trop mal. Mais le personnage manque de nuances, il est souvent enfermé dans une expression fermée, un regard dur, et ça ne décolle jamais vraiment. On sent l’intention de jouer sur le trauma, la paranoïa, mais tout est appuyé, surjoué, étiré.
Visuellement, c’est sombre, très gris, très uniforme, ce qui colle à l’ambiance mais finit par peser, surtout quand les épisodes durent presque tous une heure. L’action est correcte, mais trop espacée, et les scènes de tension sont souvent longues pour pas grand-chose. Le scénario avance, oui, mais à la vitesse d’un escargot sous tension.
Le problème principal, c’est que la série se prend extrêmement au sérieux, sans jamais apporter de vraie émotion, ni de surprise. Tout est lourd, très premier degré, sans vraie respiration. Et plus les épisodes passent, plus on décroche.
The Terminal List avait de quoi devenir un thriller militaire fort, mais au final ça tourne en rond, ça s’étire, et ça fatigue plus que ça ne captive.