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    Gleipnir
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    3,1
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    gunbuster
    gunbuster

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    Critique de la série
    3,0
    Publiée le 1 juillet 2020
    Cette série partait sur de bonnes bases : un seinen, sombre et violent, mêlant action et psychologie, avec la présence du scénariste de l’excellent Kokkoku.

    Et à l’image d’un Zetsuen no Tempest, les créateurs de la série passent à côté du potentiel de l’œuvre.

    On sent que la série s’égare, quand les personnages aussi : les 4 épisodes où les deux protagonistes se perdent dans la forêt, et affrontent différents adversaires, en les laissant en vie ou les tuant selon leur alignement bon/méchant, c’est digne des épisodes de l’île déserte de Nadia et le Secret de l’Eau Bleu…

    Idem pour le fait de passer la moitié de la série à aider un groupe pour s’en faire des alliés, qui, finalement, les enverront paître. Tout ça pour ça…

    C’est comme consacrer deux épisodes entiers à développer un personnage secondaire, qui reviendra faire un coucou au téléspectateur pour le final, sans rien apporter à l’intrigue de saison. À quoi cela a-t’il servi? À rien.

    Si la partie psychologie est bien présente, tout réflexion intéressante est toujours coupée par l’arrivée d’une scène d’action intempestive.

    Idem pour la relation entre Shuichi et Claire, on est clairement (désolé du jeux de mot pourri) dans une relation à la Shinji/Asuka. Et dans Evangelion, le relationnel fait tenir toute la série, ici, ce n’est pas le cas. Juste des vagues indications sur le passé torturé ou mystérieux des protagonistes.

    Je n’ai pas compris non plus la relation entre Shuichi et Elena : les deux personnages sont sensés être sur un pied d’égalité, et Elena traite toujours Shuichi comme une sorte de petit frère à protéger, alors qu’ils sont sensés être dans la même tranche d’âge et faire partie d’un même groupe étant enfant.

    Évidemment, comme pour The Promised Neverland, la série perds du temps à raconter des détails sans véritables intérêt, pour rusher le final et annoncer qu’il y aura une seconde saison, laissant le téléspectateur en plan, qui reste sur sa faim.

    Un vrai réalisateur de talent aurait été capable d’amener une vraie fin de saison à l’image d’un Westworld, qui donnerait une coupure nette et propre à la saison, sans donner le sentiment que les producteurs ont annoncé, à la surprise générale, à la fin du 12ème épisode : « On s’arrête au prochain épisode, les gars. À dans deux ans. Ciao, bye! ».

    Je n’ai non plus aimé l’idée des auteurs de mettre en scène le seinen comme un shonen faussement adulte, on sent que les auteurs n’ont pas un avis tranché et arrêté, et zigzaguent entre moments violents, psychologie et quotidien un peu niais.

    D’autant que la galerie de monstres, avec dans chaque épisode, une nouvelle créature, cela en devient presque risible, on en arrive presque à une parodie de Pokémon : « Gleipnir, combattez-les tous! ».

    Dans un genre beaucoup plus mature et assumé comme tel, revoyez l’excellent Parasyte -the maxim- (2014).
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