Et voilà, "L'été où je suis devenue jolie" se clôture aujourd'hui, avec un épisode de conclusion double puisqu'il dure 1h20. Et si cette saison 3 avait démarré de manière un peu trop calme et simple, laissant penser qu'il n'y aurait pas grand chose à raconter, en réalité cette dernière ligne droite s'avère être très réussie et offrir une très bonne conclusion à l'histoire de ces personnages.
Alors certes, il s'agit d'une bluette centrée sur le personnage principal sans doute le plus indécis de l'histoire de la télévision. Certes les déboires amoureux de Belly et des siens paraissent bien mignons et gentils à côté de la dure réalité de la vie que l'on connait tous. Mais c'est ce qui fait le charme de ce genre de série feel good.
Bien que la série tourne principalement autour de son personnage principal, dont l'évolution sur les derniers épisodes est vraiment intéressante, les scénaristes ont su construire autour d'autres personnages très intéressants également, dont certains n'existant pas dans les romans d'après ce qu'on m'a soufflé à l'oreille. En témoigne les personnages de Steven et Taylor, dont l'histoire est également très intéressante à suivre. Mais bien sûr, la série repose principalement autour de Belly, et le charme de Lola Tung qui interprète le personnage contribue beaucoup à sa réussite. Le genre de rôle qui marque une carrière, d'autant plus quand comme elle il s'agit du tout premier qu'elle interprète. Annoncée au casting d'un long métrage pour 2026, cela va être pour elle l'occasion de prouver qu'elle peut jouer autre chose.
La saison peut en quelque sorte être découpée en deux parties, à tel point que j'ai cru à la fin de l'épisode 8 être arrivé à la fin de la série. Les trois derniers épisodes se déroulant à Paris sont d'ailleurs une pure invention des scénaristes, le roman faisant un bond dans le temps sans raconter cette partie de l'histoire, que la série a décidé de détailler.
Cette partie là multiplie un peu les clichés parisiens, avec le quartier de Montmartre sous fond de musiques françaises, jusqu'à l'utilisation de musique du "Fabuleux Destin d'Amélie Poulain", d'une reprise des "Champs Elysées" de Joe Dassin, ou encore évidemment "La vie en rose". On peine également à croire au fait que cette jeune tout juste vingtenaire puisse se payer un immense appartement avec vue sur la basilique en cumulant des petits boulots dans des bars, mais là encore, on pardonne à la série puisque tout ça est plus de l'ordre du conte qu'autre chose.
Belly est une princesse moderne, une jeune fille devenant femme, à la recherche du prince charmant, mais qui ne va pas le trouver du premier coup comme le font habituellement les contes. Et elle va devoir avant tout se trouver elle-même, s'accepter, se construire, avant de pouvoir enfin filer le parfait amour avec celui qui lui correspondra le mieux.
Et à ce titre, la série donne une très bonne conclusion à l'histoire, avec des personnages dont l'évolution est plutôt intéressante et bien construite. Comme quoi moderniser les contes ne veut pas pour autant dire tout rejeter ce qui se faisait avant. Il faut savoir simplement les remettre au goût du jour, et "L'été où je suis devenue jolie" le fait plutôt bien.