Nous sommes en 2025 après Jésus-Christ, toute la Gaule est occupée à regarder Astérix & Obélix.
Mais pourquoi ? Parce que c'est le vent d'air frais que tout fan des aventures des gaulois attendait : on a eu beau multiplier les projets et les essais, force est de constater que Chabat et Goscinny, ça matche à merveille, et c'est d'ailleurs ce qui matche le mieux. Dans un premier temps, on a une grande marque de respect pour l'œuvre originale et les touches ajoutées, les jeux de mots anachroniques, les références, sont en parfaite harmonie avec la ligne initiale de la BD. C'est visuellement très réussi, et en particulier la séquence d'ouverture qui va se graver dans la pop culture pour les décennies à venir.
Aussi bien au niveau de l'humour, du scénario (et dans ses éléments remaniés), de sa gamme de personnages, de l'animation, c'est une réussite à tous les niveaux. On passe un très bon moment devant cette série. On est surpris, on est émerveillés, on rit de très bon cœur. J'ai trouvé le casting très convaincant pour ma part, aussi à l'aise dans la retenue que dans la folie. Chabat en Astérix m'avait inquiétée au départ, mais force est de constater que ça fonctionne finalement plutôt bien. Mention spéciale à Géraldine Nakache en Bonemine, qui, je trouve, est juste parfaite dans le rôle.
Cependant, trois choses :
-Avec une durée approximative de 22 minutes par épisode, je me demande encore pourquoi le format de série a été favorisé par rapport à celui de long-métrage d'animation.
-Attention, spoiler :
j'ai l'impression d'avoir vu mille fois le coup du menhir. On l'a vu dans des adaptations récentes, dans le film 4D du parc Astérix, dans le dessin animé... Ça commence à faire beaucoup...
-J'ai toujours un peu de mal avec les références qui ne seront plus comprises dans 100 ans (oui je vois loin). Dans n'importe quel film, une blague sur une référence de notre monde actuel, c'est un film qui est amené à mal vieillir. Dans quelques années, les jeunes devenus vieux seront ceux qui se pencheront vers leur progéniture pour leur expliquer les vannes sur des outils qui n'existeront peut-être plus ou sur des stars tombées dans l'oubli. Et alors, on reviendra au problème d'Itinéris dans Mission Cléopâtre.
Je mets quand même 5 étoiles, car cette série ne vaut pas moins, et ces quelques pinaillages ne sont là que pour nuancer l'avis de quelqu'un qui a été (entièrement) conquise.