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AlexLaloix
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4,0
Publiée le 18 mars 2024
"Poker Face", imaginée par le réalisateur Rian Johnson, le créateur connu des opus "À Couteaux Tirés", offre une approche originale et addictive du genre policier. Menée par la talentueuse Natasha Lyonne en tant que détectrice de mensonges et détective malgré elle, la série revisite avec humour les enquêtes dans la veine de "Columbo". En proposant un cas par épisode tout en maintenant un fil rouge tout au long de la saison, la série tient un concept original et addictif qu’on prend plaisir à suivre. Avec un mélange de rétro et de modernité associé à un humour amusant, cette première saison qui s’apprécie comme un road-trip divertissant vaut le coup d'œil, notamment pour ses différents rebondissements et invités. - 15,5/20 Critique sur Poker Face (saison 1) Vue du 01 au 04.03.2024 sur TF1+
La bande-annonce donnait envie, d’autant plus avec un casting de fou pour chaque épisode, la série Peacock se permettant de donner les rôles secondaires de l’épisode à des pointures du cinéma.
La série sort des chemins habituels, aussi bien dans les choix artistiques des costumes, décors, accessoires, lieux de tournages : les années 70-80. Il n’y a rien dans la série qui n’a pas au moins 35 ans.
De la veste en jean, en passant par les sols et murs intégralement recouvert de moquettes, les vieilles guimbardes, les maisons des années 60, etc.
De même, la série reprends le principe de la série Columbo (1971-2003), où le crime est montré au téléspectateur, et l’on voit l’héroïne se démêler les pinceaux pour comprendre le comment?
Évidemment, la subtilité d’écriture n’est pas là : Charlie Cale a un superpouvoir, elle est capable de détecter les mensonges à chaque fois, ce qui lui donne un atout capable de résoudre une enquête complexe en un épisode, là où la police judiciaire y passerait des mois dans le meilleur des cas.
La série met en valeurs les « petites gens », l’Amérique rurale, profonde, loin des grands centre-villes, celle qui galère, qui vît avec trois fois rien dans des trous paumés.
Ce road trip nous montre un visage moins glorieux, moins réussit, moins clinquant et plus rustique des États-Unis.
Si le casting est plus que réussit, je n’ai pas compris le choix de l’interprète principale : Natasha Lyonne a dû mal à parler avec sa voix de fumeuse rauque. L’actrice n’a pas de bagou, pas de charisme particulier, et son personnage malgré son talent, n’a pas l’être d’être particulièrement dégourdie ni fute-fute.
Malgré les choix audacieux qui plairont aux américains à l’ancienne, la série n’a pas de vraie ambiance, d’atmosphère propre, cela ressemble davantage à une aventure des pieds nickelés, mais au lieu de se passer à la fin des années 70 ou au début des années 80, se passe de nos jours.
Ce n’est pas une mauvaise série, mais je n’accroche pas, d’autant que la série semble ouvertement produite uniquement pour le public américain. Particulier.
Petit retour à l'ancienne façon Columbo, cette série bénéficie de quelques atouts non négligeables. Son casting est très bon, changeant à chaque épisode hormis son actrice principale et fourmille de Guest de choix. La réalisation est soignée et on sait d'emblée qui est le coupable. Le petit plus de la série est la fausse nonchalance de l'actrice principale et de son atout spécial pour découvrir les meurtriers. On peut se demander comment elle fait pour toujours se trouver là quand il y a un drame, mais ce n'est pas un souci. Une bonne découverte, qui change un peu d'autres séries d'enquêtes, en espérant une saison 2 aussi qualitative.
La série est originale dans son approche: une première partie ne s'intéresse qu'au tueur (A la Colombo), ensuite le même espace temps nous montre le lien entre l'héroïne et la victime et enfin l'enquête. Cette dernière partie est de ce fait un peu courte. Les épisodes sont très inégaux mais nous plonge dans une Amérique rurale qu'on voit assez peu. Le personnage de Charlie est évidemment sympathique mais j'en attendais plus de Rian Johnson.
Poker Face m'a fait passer un très bon moment, porté par un concept aussi simple qu'efficace : Charlie Cale, interprétée par une Natasha Lyonne excellente et parfaitement dans son élément, possède le don de détecter instantanément quand quelqu'un lui ment, ce qui fait d'elle une enquêtrice hors pair au fil de ses pérégrinations à travers les États-Unis après avoir fui des ennuis à Las Vegas. Le format en épisodes largement autonomes, façon polar rétro à la Columbo où l'on connaît le coupable dès le début et où le plaisir vient de voir comment Charlie va démêler la vérité, fonctionne remarquablement bien et donne à la série un charme suranné très agréable, renforcé par une réalisation soignée signée notamment Rian Johnson et un casting d'invités vraiment savoureux d'épisode en épisode. L'écriture est maligne, souvent drôle, et Natasha Lyonne porte littéralement la série sur ses épaules avec un charisme et une présence qui rendent Charlie immédiatement attachante, entre répartie mordante et vulnérabilité bien dosée. Le souci, c'est que ce format épisodique, bien que rafraîchissant, montre aussi ses limites sur la durée d'une saison entière : certains épisodes sont clairement plus réussis que d'autres, l'intrigue globale autour de la traque de Charlie par des hommes de main reste assez en retrait et peine à créer une vraie tension sur l'ensemble de la saison, et la mécanique du récit, une fois bien identifiée, perd un peu de son effet de surprise au fil des épisodes qui se ressemblent parfois trop dans leur structure. On sent aussi que la série joue la carte de la sécurité en restant très fidèle à ses influences plutôt que de prendre de vrais risques narratifs, ce qui est appréciable pour le confort de visionnage mais qui manque d'un peu d'audace pour vraiment marquer les esprits sur la longueur. Au final, cette première saison de Poker Face reste une réussite solide et un vrai plaisir à suivre, portée par une actrice principale en état de grâce et un concept malin qui fonctionne bien, même si la série aurait pu se permettre un peu plus de prise de risque pour éviter une certaine sensation de redite sur certains épisodes.