La seconde saison d’Arcane était attendue au tournant, et malheureusement, les auteurs n’arrivent pas à reproduire le succès de la première saison.
En comparaison, les erreurs, incohérences, maladresses des auteurs apparaissent d’autant plus fortement que la première saison était un chef d’œuvre.
Si l’animation du studio Fortiche est toujours aussi flamboyante et sublime sur le plan visuel.
La série souffre d’un scénario mal ficelé, d’un étalage de clichés, stéréotypes, inspirations copiée-collées avec la subtilité d’un tractopelle de 18 tonnes.
Message pour les scénaristes : oui, Bon Dieu, on a tous vu les films de Katsuhiro Ôtomo et de Mamoru Oshii ! Alors, les idées arrachées sans anesthésie aux films Akira, Metropolis, Steamboy, Jin-Roh, la brigade des loups, cela ne passe pas.
Sans compter que les auteurs nous refourgue les éternels univers alternatifs.
Je me suis dit « Ah bon? Les personnages sont entrés dans la Matrice? »
Le téléspectateur se demande ce qu’il se passe, si les scénaristes n’ont pas fait une overdose?
Mention au personnage normal qui s’exclame le plus logiquement possible : « ça y est, je comprends! Je suis l’Élue! Effectivement, depuis que je suis toute petite, je me sentais différente. Mais maintenant, je vois enfin clair, j’ai le pouvoir, je vais rétablir l’équilibre de la Force ».
Quand les dialogues d’une œuvre lambda semble être sortie d’un épisode de Star Wars, c’est que l’écriture est ratée. Monomythe = travail d’écrivain débutant.
Idem pour les dialogues absurdes entre les personnages, les retournement de situations qui n’ont aucun sens, les intrigues qui sortent de nulle part, les protagonistes mystérieux qui sortent de l’ombre.
Quand un personnage semble avoir totalement changé entre deux épisodes, c’est qu’il y a un problème de continuité, de cohérence basique.
La série a également un problème dans la manière de terminer l’histoire de ses personnages :
On ne comptera plus les personnages qui s’en vont puis reviennent au moment critique sans raison, les morts stupides, ou les personnages qui ont été tués 10 fois, mais il faut quand même qu’ils reviennent pour le final explosif alors que cela contredit tout l’univers.
Les morts des différents protagonistes n’ont aucun impact.
La seconde saison s’enfonce dans les combats qui se finissent jamais, façon animé de baston bourrin japonais.
Tout l’intérêt de la série était son côté humain, les déchirements personnels, les questions de morales, des intrigues pour le pouvoir, la lutte de classe.
Ici, on se croirait à mi-chemin entre un Code Geass et un Kill la Kill, sans le second degré.
Toute la subtilité, toute la délicatesse, la justesse du propos de la première saison ont disparu, pour laisser place à une œuvre quelconque, déjà-vu, sans esprit, sans magie, sans âme,
qui plagie à tour de bras les grands noms de l’animation japonaise et tente de remplir jusqu’à la nausée les épisodes de clin d’œils, références, et combats dantesques où le sort de l’Humanité toute entière se joue, à chaque épisode.