Dexter
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Kill-Jay
Kill-Jay

79 abonnés 928 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 5
3,5
Publiée le 5 janvier 2014
Cette cinquième saison est une bonne saison, mais elle est loin d'être la meilleure dans toute la saga. En tout cas, elle marque un vrai changement, une vraie rupture avec celles d'avant, que ce soit au niveau de l'esthétique ou de l'histoire. Rita est morte, Dexter doit alors se reconstruire, on voit des parties de sa personnalité qui n'étaient pas visibles auparavant. La série se renouvelle, c'est clair et net. En bien ou en mal ? J'aurai tendance à dire en mal comme beaucoup de monde, car rien qu'au niveau de l'esthétique, on sent que c'est beaucoup moins travaillé, notamment dans la photographie qui est assez normale. C'est compréhensible aussi, puisque le personnage de Dexter en lui-même devient plus normal, plus humain. Bien sûr, il continue à tuer (sinon ça ne serait pas marrant) mais il est beaucoup plus sain, il éprouve des sentiments plus profonds. Je saurai pas dire si le fait de rajouter ça au personnage est bien ou mal, mais c'est intéressant. Parfois mal retranscrit, mais intéressant. Il va donc rencontrer Lumen, et là j'ai un problème. Je trouve que le personnage joué par Julia Stiles manque de profondeur, il n'est pas ben exploité. Et puis, je trouve aussi cette histoire, entre les deux personnages, assez malsaine. Je sais pas, j'ai ressenti un gros malaise quand on nous montre les deux en train de faire leurs plans et de tuer. Ça manque de recul, d'ironie dans l'intrigue. Par contre, un personnage qui prend de l'importance et que j'ai bien aimé dans cette saison, c'est Quinn. Là encore, par moments, ça pourrait être mieux travaillé mais le fait qu'il soit pris entre la soeur et le frère, c'est plutôt intéressant comme intrigue. CC'est pas une saison dégueulasse, après je parle en tant que fan et public conquis, mais il y a des idées vraiment pas mauvaises, même si la fin est un peu prévisible (faut dire qu'avec la fin de la saison 4, on s'attend à des merveilles) et donc un peu décevante, mais l'intrigue et l'histoire sont pas dégueulasses. Bref, une bonne saison, mais pas la meilleure !
Kill-Jay
Kill-Jay

79 abonnés 928 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 6
2,0
Publiée le 8 janvier 2014
Merde... Quand je l'ai regardé la première fois, je ne me suis pas rendu compte à quel point cette saison était mauvaise. C'est toujours appréciable de voir mon tueur en série préféré de la télévision à l'écran, mais bordel, pas dans ces conditions. Il n'y a pas grand chose à tirer de bon, si ce n'est les deux dernières minutes. Oui, ça ouvre des possibilités sur les prochaines saisons et franchement ça devait bien arriver un moment ou à un autre, c'est bien que ça soit maintenant parce que ça permet d'oublier un peu à quel point les douze épisodes sont médiocres. La saison 5 m'avait plutôt plu pour différentes raisons, notamment le tournant que prenait la série, un tournant mainstream certes, mais qui ouvrait pas mal d'horizons. C'était nécessaire, pensais-je, de donner un nouveau souffle après 4 saisons abouties. J'ai, il me semble, toujours raison, mais cette saison me fait douter. La série mainstream par excellence, on y est. Peu de travail esthétique, peu de recherche dans le scénario et tout est fait pour plaire au spectateur qui regarde la série pour la première fois. Sauf que les scénaristes ont oublié qu'on ne prend pas une série au bout de la sixième saison. Les fans sont déçus, moi le premier. Et c'est compréhensible tant cette saison manque de tout. Pour commencer, elle manque d'un bon méchant, Colin Hanks a beau être le fils de Tom, il n'en a pas son talent pour autant. Faire une tête de constipé pendant 12 épisodes ne le rend pas effrayant, ni machiavélique, quel manque de charisme. Je passe sur les invraisemblances, on va faire semblant d'y croire, même si c'est pénible. Le deuxième gros soucis pour moi, c'est la relation Debra/Dexter et la tournure que ça prend. Déjà, je trouve ça hyper malsain et je ne dois pas être le seul. On a toujours vu les deux comme frère et sœur et aujourd'hui on essaye de nous faire gober qu'ils vont sortir ensemble ?! Qu'est-ce que c'est que cette idée à la con de la part des scénaristes ? Ils ont pété un fusible sérieux ! C'est ridicule et malsain. En plus, vu comment c'est amené, il n'y aucune chance que ce soit crédible. Quatre séances chez le psy et la v'là amoureuse. Bah voyons ! Évidemment, saison 7, ils essaient de rectifier le coup mais c'est un peu trop tard, la saison 6 reste. Malheureusement. Après, je ne nie pas que certaines choses sont toujours là, Michael C. Hall toujours convaincant, les personnages secondaires sont bons, j'aime bien le nouveau personnage de Louis Greene, dommage qu'il parte si vite dans la saison suivante car, en plus d'être très convaincant, j'aurai bien vu le personnage face à Dexter. Dommage. Bref, une mauvaise saison et la seule épine, selon moi, dans la saga. Mais c'est déjà pas mal.
estcetony1
estcetony1

20 abonnés 660 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 14 août 2014
Attention série mythique!!!!
Comment arriver à nous faire aimer un sérial killeur, et bien cette série répond à la question!
Les acteurs sont géniaux, Michael C hall livre une performance énorme (et ce même malgré la maladie), la musique du générique vous restera gravée à vie.
L'intrigue quand à elle est ultra originale et se développe sur 8 saisons avec beaucoup de hauts et quelques rares bas pour arriver à un final (et oui enfin une série qui se fini) d'anthologie.
Si vous ne connaissez pas Dexter, foncez
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,5
Publiée le 10 février 2015
Que dire ! MAGNIFIQUE ! Savoir nous tenir en haleine tant d'années durant ... J'ai versé ma larme au dernier épisode ... Une dernière saison qui a peut être un peu traîné la patte mais allez, on ne lui en tiendra pas rigueur ...
Skynet-Child
Skynet-Child

16 abonnés 215 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 3 février 2014
Un héro mais anti-héro banal et juste mutilé dans son enfance. Le cas de beaucoup d'etres...
Un bosseur, passionné et passionnant, marginalisé dans sa conscience qui prend la peine de faire de sa souffrance une justice pour les autres.
L'acteur, le scenario et la realisation sont GRANDIOSES !

A la maniere dont c'est raconté, on ne peut que devenir ami et amoureux de ce personnage.
Le suspense est hors pair, les saisons sont incroyables; mais surtout il ne faut pas oublier de toujours regarder Dex tard la NUIT. (cela amplifie la magie de la serie

Longue vie a Dex. Thanks "Daddy"
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

81 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 25 août 2025
Une excellente série culte sur un tueur en série incarné par Michael C. Hall adapté des romans de Jeff Lindsay.
Shaka666
Shaka666

63 abonnés 504 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 28 juin 2014
Dès la première saison, "Dexter" avait frappé très très fort. Trop fort peut-être. En effet, la suite, bien que d'un très bon niveau baisse un peu en intensité. L'ambiance décontractée Miami, l'humour noir, les retournements de situations, tout cela fait que cette série a marqué un grand nombre de personnes. Elle est maintenant terminée, et la fin nous laisse un goût assez amer, mais globalement, cette série est hautement recommandable.
LUET M
LUET M

56 abonnés 184 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 7
2,5
Publiée le 20 octobre 2013
Le scénario reste solide dans cette septième saison de Dexter, mais on sent bien que la série s'essouffle. Les deux premiers épisodes donnent pourtant vraiment envie. Debra dévoile enfin le secret macabre de son frère. LaGuerta découvre une pièce à conviction qui pourrait gravement mettre en danger le justicier serial killer. En revanche, l'enquête portant sur la mafia ukrainienne dirigée par Isaak Sirko est nettement moins prenante, une histoire de vengeance bourrée d'incohérences, on n'y croit pas une seule seconde. Heureusement viennent ensuite le personnage d'Hannah McKay qui relance totalement l'intrigue, ainsi que l'aveu de Debra, mais là encore, les incohérences sont nombreuses et certains aspects psychologiques qui auraient mérités d'avoir plus d'importance.
Deli K.
Deli K.

45 abonnés 154 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 2 avril 2017
Dexter l'intouchable. Le serial killer de l'ombre. Série culte, propre, simple et efficace. Quand la tension monte, c'est çà qu'on préfère. Plus avisé que tous ses collègues réunis, Dexter résoudra les affaires et trouvera les plus dangereux criminels avant la police. Malheureusement pour ces derniers, ils ne passeront pas par la case prison. Un classique de la série à voir absolument.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 12 août 2015
La meilleure série (avec Breaking Bad) que j'ai vu pour différentes raisons : -La performance inouie de Michael C Hall
-Les personnages attachants
-Le scénario et la musique
-Dexter tout simplement.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 8
2,5
Publiée le 14 décembre 2014
La-Voilà, la conclusion maintenant attendue des huit années à côtoyer Dexter Morgan, psychopathe assouvissant ses méfaits au nez et à la barbe de ses collègues de la Police criminelle de Miami. Voilà donc qu'après 7 saisons, d'abord audacieuses, puis passablement routinières, la fin approche. Il était temps, sans méchanceté. Oui, un show se doit d'être écrit du début jusqu'à son aboutissement, et ce depuis les prémices, procédé dont on doute en ce qui concerne la série vedette de Showtime. Bref, cette ultime saison n'aura, il faut le reconnaître, pas satisfait grand monde, un mal sévère si l'on tient compte de l'ampleur de la série depuis 2006. Oui, le handicap est drôlement conséquent, notamment pour celui qui entend tout découvrir depuis le début.

Pour expliquer cette semi débâcle, ne soyons pas trop durs, il convient d'apprécier le contexte électrique du désormais grand monde des séries TV américaines. Oui, non seulement le succès, mais plus encore, la durée de vie d'un show télévisé est conditionnée par son audience hebdomadaire. Les pontes de Showtime ayant pris acte de l'usure de leur série vedette, organise dans une certaine précipitation la finale d'une conséquente aventure.

Nous nous retrouvons donc à suivre les derniers rounds de Dexter dans, à la fois, une ultime revisite de son passé, de sa condition, et dans un précipitation chaotique à peine masquée. Il faut en finir, certes, mais de quelle manière? Si tous les shows jusqu'alors ne sont pas parvenus à tous réussir leurs Serie Finale, il n'en reste pas moins qu'ici, le gout est amère.

Peu importe, ne jugeons pas Dexter et ses quelques formidables élan comiques, dramatiques et addictifs sur cette seule et dernière saison, un faux-pas mitigé si l'on considère que seul le grand final n'est pas à la hauteur. 10/20
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 15 décembre 2014
Huit ans, 96 épisodes pour narrer les trépidantes aventures de Dexter Morgan, haut personnage télévisuel de la décennie, vedette d’un show qui aura fait couler beaucoup d’encre depuis son avènement, en 2006. Une page se tourne avec, tout le monde le sait, un goût amère en bouche, la faute à une conclusion, une ultime saison, n’ayant pas été à la hauteur de la globalité de la série, au potentiel du personnage et de son univers. Oui, une fin décevante est un préjudice majeur si l’on considère le show dans son ensemble. Pour autant, durant ses huit années, Dexter, sa sœur Debra, ses collègues de travail, ses compagnons de routes éphémères ou ses adversaires nous auront fait passer d’excellents moments. Ne crachons donc pas dans la soupe, dans son ensemble, Showtime et son show vedette n’auront pas démérités.

En toute rationalité, Dexter possédais d’emblée un atout majeur. Son intrigue principale judicieusement amorale, délicieusement retorse. Le public étant depuis l’avènement de personnages cultes au profil d’anti-héros tels que Tony Soprano ou encore Vic Mackey, acquis à ce type de personnage populaires de par leur immoralité, le culot de Showtime est payant. Faisant de leur héros un tueur en série sanguinaire attaché à la police criminelle métropolitaine de Miami, les créateurs affichent clairement les mêmes ambitions que celles de Shaw Ryan pour The Shield, soit faire de leur héros un personnage sur le fil du rasoir, à la frontière d’une possible révélation catastrophique. La recette ayant fait ses preuves, il fallait aussi trouver le ton juste qui permettra à la série de trouver son indépendance artistique. Pour ce faire, on propose ici un ton léger, quasi comique, se mêlant habilement, du moins en grande partie, avec un fond dramatique, voir glauque.

Malgré ces engagements artistiques, il apparaît pourtant qu’à l’inverse de ses références, Dexter et les huit saisons qui le composent, ne parviendront pourtant jamais réellement à s’émanciper de l’alchimie traditionnelle de la série télévisée. Il faut comprendre ici qu’en dépit d’un rapprochement de l’univers du cinéma des grands hits de HBO, notamment, Dexter restera strictement adjointe à la plus pure tradition du show télé, modèle bêta remplissant sans sourciller les tranches horaires hebdomadaires de toutes les chaînes publiques de par le monde. Artistiquement, donc, Dexter ne peut rivaliser avec les plus grands shows américains, ceux ayant cueillis l’ambition de se rapprocher d’un art plus noble, le cinéma. Cela dit, cela n’est pas foncièrement un handicap majeur du fait de la facilité d’accès de chacun des épisodes, formatés comme un feuilleton à succès, quelque chose de facile à suivre et d’addictif. Un simple regard ne renferme ici rien d’autre que ce qu’il est. Pas d’ellipse narrative à la The Wire, pas de psychologie délicate à la Soprano ni même de noirceur à la The Shield. Dexter n’est qu’un simple feuilleton. Ce fait là acquis, on peut apprécier la série à sa juste valeur.

Malgré ses nombreux défauts de facilité, son manque de profondeur, soulignons tout de même que Showtime a réussi à livrer une série addictive mais surtout attachante. Le peu de personnage évoluant dans la périphérie du personnage principal entraîne une lecture quasi intimiste de l’œuvre, s’approchant de quelque chose de familial d’avantage que social. Ce mode narratif permet évidemment d’atténuer les horreurs commises par le héros, reléguées à une simple opinion alors que la logique aurait voulu y voir l’effroi. Peu importe, la série fait son effet, du moins en partie, et l’appartement de notre héros, son lieu de travail, ses collèges, sa famille, deviennent un théâtre de divertissement plutôt sympathique. Admettons-le. Au final, voilà sans doute l’un des derniers exemples de séries nouvelles générations tournées au format d’un vieux feuilleton télé, aux antipodes des œuvres cinématographiques. Je recommande Dexter pour ses bons moments mais ne peut que me résoudre à le déconseiller aux plus virulents amateurs de séries, qui trouveront nettement mieux ailleurs. Voilà une bonne chose de faite que d’avoir clôturé ces huit saisons. C’est une chose que je ne ferais plus. Avis aux amateurs. 14/20.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
3,5
Publiée le 2 septembre 2014
Le fleuron des productions de Showtime, Dexter, s’illustre avant tout par une idée originale et pour le moins osée. L’Anti héroïsme à la télévision étant devenu une valeur sûre au début des années 2000, je pense à Tony Soprano dans la série éponyme, à Vic Mackey de The Shield ou encore à Walter White, qui suivra, les producteurs de Dexter affrontent la morale tout en aérodynamisme et démontrent un certain panache dans la mesure ou leur personnage clef n’est jamais réellement bon ou mauvais. Quoiqu’il en soit, Dexter Morgan assassine impunément, mais que les méchants, selon un code de conduite prédéfini. Tout est ici est question de légitimité. Simple d’accès, la première saison des mésaventures du tueur charismatique, disons bénéfique à la société, n’échappe pourtant pas à un certain flou. En effet, outre l’aspect addictif, pour certains, attractif pour d’autres, il manque à cette première saison une véritable ligne de conduite.

Comme mentionné plus haut, les petits gars de Showtime ont mis les petits plats dans les grands avec un script dans l’air du temps. Finis les nobles récits de justicier acclamés, place aux immoraux et alambiqués personnages de l’ombre. Malgré une idée sympathique, qui se confirme tout au long de cette première année de diffusion, la corde sensible de la production, à savoir le contrôle des pulsions de notre assassin, son histoire passée, en constitue le point faible. Faisant continuellement intervenir le passé, par voie de Flashbacks, de notre bonhomme, les scénaristes plongent parfois le public dans une certaine passivité face à l’action présente. Dite saison étant pourvue d’un twist final en parfait accord avec cette recherche du passé, pardonnons les quelques coups de mou et soulignons qu’à vue de nez, il en sera encore pendant sept saisons supplémentaires un peu la même chose. Reste qu’au bout du tunnel, l’ensemble est plutôt harmonieux.

Mais Dexter, c’est aussi une série particulière dans le sens ou le ton n’est jamais réellement définissable. A la fois dramatique, à la fois choquante, en de très rares occasions, la série s’avère souvent légère, comique même. Michael C. Hall, seul acteur vraiment excellent au casting, il en serait surprenant du contraire, semble exceller dans la manière explicite dont il use pour varier les tempéraments et les attitudes de son personnage. Les incessantes interrogations, monologues et autres anecdotes sur sa ligne de conduite, sont dès lors de trop du fait que le personnage, par sa gestuelle et ses expressions semble à lui-seul définir cette condition. A l’instar donc d’un bon nombre de séries télé de même stature, la production tente inlassablement de facilité la compréhension du public, en rabâchant, en répétant et en remettant continuellement sur le tapis les messages importants.

Reste que cette première saison de Dexter est un plaisir gourment, un simple moment de divertissement bien rythmé qui nous fait découvrir un personnage emblématique en devenir. Si la mise en scène n’est absolument pas parfaite, si les dialogues sont parfois étonnement creux et si Miami est dépeint presque maladroitement, il n’en reste pas moins que Dexter possède d’énormes atouts pour plaire aux masses. Le potentiel est bien là, et si l’on reste sur notre faim dans quelques domaines, ne boudons pas notre plaisir. Loin du standard cinéma qui semble prendre de nos jours le pas sur le produit formaté pour la télé, même HBO semble s’y résoudre, Dexter est l’exemple même des pures réussites financières des chaînes télévisées. En ce qui me concerne, difficile d’être objectif envers Dexter du fait qu’il fait suite au visionnement, sur une année, des Sopranos, de The Shield, de Breaking Bad, de The Wire et de True Detective. La série de Showtime, jouant dans une catégorie inférieure, pars d’emblée avec un certain handicap d’estime. 13/20
Kilian Dayer
Kilian Dayer

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Critique de la saison 4
3,5
Publiée le 14 octobre 2014
L’an 2009 est bien entendu l’occasion de retrouver, pour une quatrième saison de douze épisodes, notre tueur en série le plus emblématique du petit-écran. J’ai nommé Dexter Morgan, l’analyste sanguin de la police métropolitaine de Miami et justicier sanguinaire à ses heures. Faisant suite à une deuxième et troisième saison de qualité, tout est certes relatif, cette quatrième année consécutive, malgré l’apparition d’un adversaire de taille, d’un season final pour le moins glaçant, semble marquer le pas. Qu’on se rassure, Dexter, le show vedette du bien nommé Showtime, reste très attractif, rythmé, mais soyons francs, les mécaniques de la série semblent gentiment couiner sous l’effort. Voilà donc trois ans que Dexter poursuit son bout de chemin et que son entourage évolue, tant bien que mal, mais les choses ici ne semblent pas évoluer, à l’exception de quelques rebondissements importants.

Si Michael C. Hall ne peut être remis en cause, pour son honorable prestation et l’attachement qu’il suscite, malgré ses actes, les quelques personnages qui évoluent aux alentours ne semblent pas vraiment capables de rivaliser. Rita, sa femme, incarner jusqu’alors avec une certaine grâce par Julia Benz, prend bientôt des airs de mégère au foyer. La sœur, Debra, soit Jennifer Carpenter n’ouvre désormais plus la bouche que pour jurer ou beugler, sans compter qu’au cours de chaque saison elle s’aventure naïvement dans amourettes douteuses. Au commissariat, les personnages évoluent, pour certains dans le bon sens, l’analyste Vince Mazuka, très drôle, et d’autres pas très glorieusement, Maria LaGuerta et Angel Batista. Bref, rien de bien grave lorsque le personnage principal assure le show, mais les détails deviennent, à la longue, passablement gênants. Sans compter que l’environnement n’évolue pas d’un iota. On espère dès lors une évolution plus subtile.

Mais pour en revenir strictement à cette quatrième saison, celle qui voit le héros devenir père de famille, soulignons qu’aucune baisse d’efficacité n’est à signaler. Cette fois-ci confronté à un tueur de la pire espèce, du moins en termes de durée de vie, Dexter s’interroge. Peut-il concilier vie de famille et actes de vengeance primaire? Peut-il assurer son rôle de père tout en assouvissant ses pulsions meurtrières? Là est la principale problématique des douze nouveaux épisodes. Confronté donc au dénommé Trinité, tueur implacable aussi discret que désaxé, Dexter ne s’en tirera pas indemne, pour sûr. Le jeu du chat et de la souris entre un monstre et l’un de ses semblables laissera des traces indélébiles qui seront sans doute le sujet de la prochaine saison. Bon point coté scénario donc.

Pour conclure, disons que les fans de la première heure ne seront pas floués. Dans un élan sympathique, drôle, parfois trashy, Dexter poursuit habilement sa route dans les méandres de l’univers concurrentiel des séries TV américaines. Tout en assurant la renommée de son distributeur, de son créateur, le show perpétue la tradition, celle mise en place lors de la première saison. Si l’on attend maintenant du changement, du moins un minimum, pour les prochaines années, pardonnons les quelques errements de cette quatrième saison, attrayante à défaut d’être original. Très sincèrement, ce n’est pas de par sa psychologie que Dexter brille ici, mais bel et bien de par son combat contre un monstre, Trinité. 13/20
Scarlet Carson
Scarlet Carson

22 abonnés 132 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 13 avril 2014
De la saison 1 à la 5 j'aurais mis sans hesiter 5 étoiles. Je considère d'ailleurs la saison 5 comme la fin de la serie. Parce que les saisons d’après .... et la 8... et la vraie fin.... non.
Bref Dexter, c'est un super concept, de supers acteurs (ma petite Deb !) et une super mise en scène. Je la conseille vraiment, elle vaut le detour, mais je le redis, il faut s’arrêter à la saison 5 !