La maison de la rue en pente
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Mayté A
Mayté A

7 abonnés 128 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 7 juin 2024
Série très intéressante sur la condition de la femme au Japon. Je comprends mieux maintenant que les Japonaises n' aient pas envie d' avoir des enfants, ni de vie de famille. Le traitement qui leur est infligé est à la limite de la maltraitance : jugement permanent et autres critiques peuvent finir par détruire quelqu'un. Série riche en enseignements, je recommande.
tanteclodine
tanteclodine

4 abonnés 85 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 4 juin 2024
Il y a trente ans, j'ai vu un documentaire sur la condition féminine au Japon et c'était horrible . Pour les femmes ce n'était que culpabilisation, humiliation, solitude...avec des hommes affreux d'egoïsme, totalement prisonniers de leur travail et femmes et hommes prisonniers des convenances, aux ordres du qu'en-dira-t-on.
Eh bien cette série -excellente !- montre que rien n'a changé ! Ca ne va pas me réconcilier avec la société japonaise ! (En même temps, un pays capable de faire une loi réglementant la hauteur des talons des femmes au travail, ça craint ! )
Enfin c'est une série durant laquelle on est dans état émotionnel intense permanent. Son propos est essentiel !
Très intéressant sur le plan anthropologique ☝️
Dawgoo
Dawgoo

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 1 décembre 2021
La femme japonaise est au cœur de l'intrigue et elle se présente sous des parcours et personnages a priori très différents mais avec une quête commune : comment choisir et vivre une vie de femme japonaise qui me corresponde sans me laisser imposée par des modèles définis par ma mère, mon mari, mon travail, mon amant, mon université etc...
La musiques remplace des dialogues importants comme pour nous inviter non pas à écouter l'argument mais ressentir leurs émotions.
Laquelle auriez vous sauvé finalement ?
Dudule13320
Dudule13320

3 abonnés 52 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 9 février 2022
Une mère acculée lâche son bébé dans le bain et il se noie.

Une autre mère est jurée.
Elle découvre qu’elle est dans la même situation que l’accusée :
- Dévalorisée par sa mère
- Idem par son mari
- Trompée
La série traite :
- Du rôle de juré
- De la pression sociale
- Des différences de milieu et de point de vue
Une bonne série pour réfléchir à la maternité, au rôle de l’épouse, au travail de la justice et de la difficulté d’être juré.
Bien qu’un peu long à monter en puissance, la série tient finalement bien ses promesses et conclut plutôt positivement, ce qu’on apprécie, tant la misère des meurtres non voulus est prenante.
JDM
JDM

1 abonné 25 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 7 juin 2024
A partir de themes difficiles (infanticide, maltraitance) la série pouvait aisément versée dans le glauque. Au contraire, elle est lumineuse. Si dans le premier épisode quelques clichés ou stéréotypes sont véhicules, très vite grâce au procédé narratif mis en place et à la distribution feminine formidable, on bascule dans une histoire captivante. A la fois série de procès, chronique sociale et plus encore societale, oui c'est bien la société dans son ensemble qui est convoquée. Formidable plaidoyer aux mères, aux femmes, la série montre enfin ce que devrait être tout procès aux assises, la reconnaissance de la responsabilité partagée de la société dans la commissions d'un crime. A voir absolument.
Aude Pons
Aude Pons

7 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 5 juin 2024
Difficile de comprendre le point de vue japonais à propos du crime de cette femme sur son enfant. En l'état en France cette mère relèverait de soins psychiatriques et non d'une cour d'assise. Si cette série est un témoignage des relations hommes femmes au Japon alors ils ne sont pas sortis de la Geisha et autres carcans
culturels qui rendent les individus profondément névrosés. Les Japonais ont parait-il réussi à se relever après le 2ème conflit mondial en alliant traditions et modernité. En voyant cette série ils sont loin du compte...
Verobisson
Verobisson

21 abonnés 312 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,0
Publiée le 9 juin 2024
Cette série , spoiler: ( dont le titre japonais, est plus évocateur que le titre anglais)
nous offre une étude de la société japonaise, des fonctionnements de couples, du patriarcat, à partir de la participation d’un juré populaire autour d’un infanticide.
Une des jurée, l’héroïne, s’’identifie tellement à la condamnée, que plus on avance dans le procès, plus elle est fatiguée, plus sa vie est difficile, plus son mari se plaint car elle ne répond pas à ce que la société japonaise attend de la mère, où se mêlent devoir, enfant unique et pouvoir de l'argent
Au-delà, c’est la femme japonaise qui est au cœur de l'intrigue et elle se présente sous la forme de personnages avec des parcours très différents mais avec une quête commune : comment être femme et mère au Japon ?
La mère est liée par cette morale étriquée, son quotidien anxiogène, le mari qui doit rentrer après 22h pour être servi et l’influence omniprésente et castratrice beaux parents
En cela, la série joue sur 2 genres qu'on mixe rarement : la chronique judiciaire et la chronique familiale :: très intéressant.
Enfin, on reste abasourdit devant ce Japon de "Mr et Mme Tout-le-monde", resté si traditionaliste et rétrograde
PSG
PSG

27 abonnés 79 critiques Suivre son activité

Critique de la série
1,5
Publiée le 7 juin 2024
Très décevant. Ce n'est pas une incursion dans la vie courante du Japon. Alternances sans fin entre plaidoiries avec témoignages ternes au tribunal et entre fadaises sur la difficulté à élever des enfants dans un foyer sans aucun relief. Incroyablement ennuyeux.
Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 393 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 7 avril 2025
Une plongée dans le système judiciaire japonais du côté d'un membre du jury.
J'ai aimé cette mère jurée débordée par sa fille qui ne fait que des caprices. Une mère qui tente d'être exemplaire et qui veut en même temps satisfaire son mari.
Une vision sans concession de la place de la mère dans la société japonaise : uniquement le paraître. C'est glaçant.
Les décors et les costumes sont à cette image : très lisse, très sobre.
J'ai aimé que cette série nous montre petit à petit l’envers du décor : oui, les bébés pleurent et parfois les mères ont envie de les jeter par la fenêtre.
A ce propos, les pleurs sont omniprésents et viennent renforcer le climat oppressant.
Une série qui prend son temps mais qui tape juste.
Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 393 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,0
Publiée le 3 juillet 2024
Une plongée dans le système judiciaire japonais du côté d'un membre du jury.
J'ai aimé cette mère jurée débordée par sa fille qui ne fait que des caprices. Une mère qui tente d'être exemplaire et qui veut en même temps satisfaire son mari.
Une vision sans concession de la place de la mère dans la société japonaise : uniquement le paraître. C'est glaçant.
Les décors et les costumes sont à cette image : très lisse, très sobre.
J'ai aimé que cette série nous montre petit à petit l’envers du décor : oui, les bébés pleurent et parfois les mères ont envie de les jeter par la fenêtre.
A ce propos, les pleurs sont omniprésents et viennent renforcer le climat oppressant.
Une série qui prend son temps mais qui tape juste.
Nanou35
Nanou35

3 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 19 juin 2024
Une série efficace qui reprend différentes thématiques telles que la parentalité, les relations de couple, la place de la femme au japon, le jugement de l'autre.
Arkab Prior
Arkab Prior

4 abonnés 124 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 23 juin 2026
On juge une infanticide. Avec quels outils juridiques et psychologiques ? Le crime ressemble par son mystère et l’état émotionnel de la mère à l’affaire de Berck-sur-Mer en France en 2013. Une fillette de 15 mois avait été laissée sur la plage à la proie des vagues, à marée haute. Là, une nourrissonne de 8 mois est plongée dans la baignoire et la mère dit ne se souvenir de rien. Qu’est-ce qu’une bonne mère ?

Ce feuilleton est un manifeste anti-mariage et anti maternité au Japon. Si ce qui y est montré n’est pas caricatural, ce pays est pour les femmes un vaste asile à ciel ouvert. Elles sont isolées, humiliées, dévalorisées, perdantes à tous les coups, tout en s’excusant en permanence. Les hommes (pas tous quand même) sont de lâches égoïstes immatures dans un système construit pour eux. Ils ont le soutien de leur maman toxique, certainement fières d’avoir mis au monde ces créatures admirables. En effet, la naissance d’un garçon est l’oeuvre majeure que peut accomplir une femme, on le devine. Les filles, elles, doivent se tenir à carreau et sourire en toutes circonstances. Mère, leur identité devient « la mère de X ». Et elles se débrouillent seules. L’image récurrente du film est une femme seule portant son bébé dans une rue qui monte, sous un soleil de plomb. Je comprends mieux pourquoi les étudiantes japonaises rencontrées ici et là en Occident n’avaient pas l’air pressées de retourner dans leur pays, pourtant magnifique.

Le mari de l’héroïne, cette jeune femme appelée à faire partie d’un jury, porte la notion de gaslighting à un niveau inégalé. Il s’agit de manipulation mentale atroce, destiné à faire perdre pied à quelqu’un en le/la faisant douter de ses propres perceptions, souvenirs et compréhension des choses. Par exemple : je fais tout pour t’énerver et puis je dis : « oh là là, tu es énervée, je pense que tu deviens folle. » Ou, alors que tout porte à croire qu’il trompe sa femme, à lui dire en substance, alors qu’elle a espionné son téléphone : « Tu as fait ça, mais c’est très très très grave, c’est très anormal. » Ou encore, bien qu’il ait probablement alerté les services d’aide à l’enfance, prétendre devant l’assistance sociale, sa femme en témoin, que celle-ci ne saurait être violente envers leur fille. Puisqu’on est sur Allociné, je signale que cette expression américaine est principalement née du film « Gas Light » de George Cukor, en 1944, reprenant une pièce de théâtre du même nom. Dans cette histoire-là, il est notamment question d’une lampe à gaz dont la puissance est révélatrice de quelque chose que le mari veut cacher à sa femme, et donc il fait mine de ne pas remarquer les baisses de puissance, la faisant douter d’elle-même.

Bref, cette femme japonaise, Risako, à qui tout semble sourire au début, est la mère et l’épouse parfaite. A la demande de son mari, n’a-t-elle pas renoncé à sa profession pour devenir femme au foyer ? Mais, progressivement, elle s’identifie à la situation et aux tourments de l’accusée. Et si cette criminelle n’était pas un monstre sans affect mais une femme accablée de fatigue, poussée au désespoir, dépressive ? Ce processus psychologique est bien montré, de façon très simple, avec des ellipses en images, superposant la situation de Risako à celle de la meurtrière. « Mais oui, elle, c’est moi… » Et le doute de s’insinuer : « Et si moi aussi je pouvais faire du mal à mon enfant? »

On sent le piège souriant se fermer sur Risako. Tout le monde lui veut du bien, soi-disant, mais la rend folle. Tout parent ayant dû s’occuper d’un bébé braillard peut s’identifier à cette mère. Il y a quelque chose de la paranoïa de la série « Le Prisonnier » à l’oeuvre. L’image de la dépression représente une femme dans une grotte obscure, seule avec son enfant dans les bras, prête à le laisser tomber dans le fond rempli d’eau.

Malheureusement, c’est un peu long.