Pour cette 3ème saison, l’équipe créative se penche plus spécifiquement sur la maladie. Notamment avec la maladie de Parkinson qui se répand chez Paul, l’obligeant à se mettre à la retraite.
On sent qu’une page se tourne dans la série, tant tous les protagonistes ont évolué au fur et à mesure des saisons, réussissant à se libérer de leurs traumas, de leurs peurs, et en allant de l’avant, grâce aux soutiens de leurs bien-aimés, de leurs amis et connaissances.
Mais il reste quelques accidents de parcours sur le chemin de la guérison.
Aussi bien dans sa mise en scène que dans son scénario et son acting, la série repose sur l’humain, les émotions positives et négatives, avec toujours ce côté feel-good californien qui crée une ambiance bienveillante et chaleureuse.
Il y a toujours ces piques entre personnages, ces situations par moment grotesques voir lunaires, typique des lubies des protagonistes (le voisin Derek doit faire une opération de routine à l’hôpital et tout le monde rapplique comme s’il allait y passer, avec embrassades, pleurs et promesses de passer plus de temps ensemble).
Le rythme est très accéléré par rapport aux deux premières saisons, chaque situation évoluant beaucoup plus rapidement, devant être clôturée à la fin de l’épisode lui-même.
Cette saison se consacre davantage à Paul : Harrison Ford réussit le tour de force de rendre le personnage toujours aussi attachant, faillible malgré toute son expérience de la vie, et capable de leçons de sagesse sublimes, même si par moment teinté de vacherie.
Michael Urie est toujours aussi percutant dans son rôle de cadre égocentrique à qui tout réussit.
Christa Miller-Lawrence (Liz) et Ted McGinley (Derek) forment un duo toujours aussi détonnant, tant leur couple est singulier malgré leurs différences, et les évènements absurdes s’enchaînent dans leur sillage.
Nous avons le caméo de Cobie Smulders, alias Sofi, dont la vie peso semble catastrophique mais elle conserve le sourire, entre divorce, garde partagée et quelques erreurs de jugements.
On a aussi la participation de l’actrice Claudia Sulewski (Ava), dans un rôle de la mère-porteuse un peu encombrante, dont l’acting détonne dans quelques scènes.
Pour finir, de très courtes scènes avec Michael J. Fox, rongé par Parkinson, occasion d’éclairer la situation des malades, mais avec un second degré via ses anecdotes cocasses.
Les intrigues des 3 saisons étant terminées, difficile de savoir de quoi parlera la prochaine saison. Mais on en redemande !