Le Prisonnier
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Acidus
Acidus

870 abonnés 3 933 critiques Suivre son activité

Critique de la série
1,5
Publiée le 8 mars 2016
Série culte des années 60, l'engoument autour du "Prisonnier" me laisse perplexe car cette série britannique m'a profondément déçu. Elle part pourtant d'un bon concept et contient son lot de trouvailles bien senties. Le charisme de l'acteur principal, Patrick McGoohan, et la bande-son font également partie des points positifs que l'on peut relever. Le problème principal vient du scénario. Mis à part 2-3 qui sortent du lot, le schéma narratif des épisodes est toujours le même. Cette redondance finit par lasser. De plus, l'absence de continuité entre les épisodes génèrent de multiples incohérences. Quant à la fin tant attendu, outre qu'elle ne répond à aucune de nos questions, elle part complètement en vrille et est incompréhensible. Malgré son apport à la culture pop, je ne considère pas "Le prisonnier" comme une bonne série, loin de là.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
2,5
Publiée le 15 février 2009
Série de SF britannique mythique des années 67-68, le prisonnier jouit d'une immense réputation, et il faut reconnaître qu'elle n'a pas trop vieillit, paraît même parfois moderne dans sa réalisation, essentiellement en raison de l'emploi d'un maximum de décors naturels, à commencer par le village du prisonnier, isolé sur une île du pays de Galles. Dans le fond, ensuite, il faut reconnaître l'ambition des symboliques, récital de luttes contre l'oppression (mentale, psychologique, politique, sociale) sous toutes ses formes. Le côté cérébral est souvent invoqué, la politique également. Rien d'étonnant en pleine guerre froide que la série prône libéralisme et individualisme, contre les vieilles sociétés castratrices ou destructrices (religions, monarchies, dictatures, totalitarismes d'extrême gauche ou droite). Il n'en manque pas moins de démontrer quelle mascarade la démocratie elle-même peut représenter, notamment par l'emploi de techniques publicitaires proches de la propagande totalitaire. Et encore, il ne connaissait pas cette forme de menace voilée qu'est le marketing !
Bref, tant dans le fond que la forme, il n'y a guère de reproche. Il faut ajouter en outre des scénarios torturés, délirants, absurdes, originaux... Le problème, c'est que de la recherche forcenée de l'originalité mène souvent au saut dans l'absurde... et par conséquent que les épisodes tombent régulièrement dedans. Ainsi, si la série est bonne, de nombreux épisodes semblent seulement des délires de scénaristes sans grand intérêt, hormis quelques indices distillés ci et là pour l'intrigue globale, et quelques chutes sympathiques.
De fait, les épisodes 3 - 10 - 13 sont plutôt bons, le 1 et le dernier moyens mais essentiels, les épisodes 2 - 5 - 7 - 8- 11 - 14 pas trop inintéressants, avec de l'originalité, des découvertes ou des surprises. Mais quant aux - 4 - 6 - 9 - 12 - 15 - 16, ils frôlent régulièrement la nullité et le n'importe quoi tant dans l'histoire que les dialogues. D'où ma note...
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

1 432 abonnés 4 330 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 26 juillet 2023
S’il est une série culte c’est bien “Le Prisonnier” née de la conjonction des volontés de George Markstein, ancien agent des services secrets britanniques reconverti scénariste puis romancier et de Patrick Mac Goohan, acteur irlando-américain rendu célèbre grâce à la série d’espionnage “Destination Danger” dans laquelle il interpréta sur 86 épisodes l’agent John Drake. C’est justement le statut acquis par l’acteur alors qu’il entame sa quatrième saison dont deux épisodes en couleur seulement seront tournés, qui incite Lew Grade, le fondateur d’ITC (compagnie de production qui règne dans les années 60 et 70 sur les séries anglaises) à s’engager sans réserve dans le projet d’une série que l’on peut aujourd’hui qualifier d’anticipation prophétique que le producteur concevait plutôt comme le simple prolongement des aventures de John Drake.
L’affaire prit une autre tournure, Mac Goohan complètement investi ayant des visées plus ambitieuses qui contribuèrent grandement au culte à venir de la série qui connut pourtant un succès mitigé lors de ses premières diffusions. Comme pour les grands films tels “Autant en emporte le vent”, “Le Parrain” ou “Apocalypse Now”, tout ce qui entoure la genèse, la production, le tournage, la commercialisation et l’accueil du public devient avec le temps tout aussi passionnant, contribuant largement à l’entretien de la légende. A ce sujet, deux livres très instructifs ont été édités par des auteurs particulièrement qualifiés qui livrent tous les détails intéressants mais aussi des analyses très fouillées sur les multiples interprétations possibles de la série (“Le Prisonnier "chef-d’œuvre télévisionnaire” d’Alain Carrazé et Hélène Oswald paru en 1989 et “Le Prisonnier énigme télévisionnaire” de Patrick Ducher et Jean-Michel Philibert paru en 2003).
Patrick MacGoohan qui est incontestablement l’élément moteur de la série, agissant comme acteur principal, concepteur, réalisateur mais aussi personnalité omnisciente sur le tournage, contribuera par un dirigisme presque maladif à certaines de ses faiblesses. Un dirigisme l’ayant d’ailleurs conduit à se brouiller avec George Markstein estimant que son compagnon de route tirait à toute force la couverture à lui. Le concept narratif avait initialement dans l’esprit des deux hommes la dimension d’une mini-série de sept épisodes, le sujet avant-gardiste proposé ne leur permettant pas de développer le personnage du fameux N°6 comme dans une série traditionnelle. Mais à l’époque le marché américain qui était systématiquement visé pour une rentabilité assurée exigeait que les séries se prolongent systématiquement sur plusieurs saisons de 30 à 40 épisodes. Lew Grade transigea sur une première saison de 24 épisodes. Au final, seulement 17 verront le jour. Avec le recul, il faut bien admettre que cet ajout a fait perdre sensiblement de sa force au “Prisonnier”, certains épisodes sortant complètement du contexte et pouvant apparaître pour le coup comme du simple remplissage.
Il n’empêche que revue aujourd’hui, “Le prisonnier” s’avère complètement prémonitoire de ce que devient progressivement “l’homme en société” (occidental s’entend) qui se croyait pourtant après la chute du mur de Berlin arrivé à la fin de la fracturation du monde en deux blocs et par la même à l’abri de nouveaux conflits sur son sol comme l’écrivait très présomptueusement le politologue américain Francis Fukuyama dans son livre “La fin de l’Histoire et le Dernier Homme” paru en 1992. La fin souvent tragique des totalitarismes du XXème siècle conjuguée à l’aveuglement général sur les possibilités infinies du progrès ont très vite poussé à la conception d’une “mondialisation heureuse”. Un monde où chacun pourrait trouver son bonheur grâce à la promesse illusoire d’un capitalisme élargi et assagi car plus équitablement réparti. Mais cette émancipation promise de chacun s’est naturellement accompagnée d’un individualisme renforcé mettant à bas les fondements de l’intérêt collectif.
En quelques décennies s’est construit l’idée que la démocratie capitalistique et libérale étant le seul horizon souhaitable et envisageable, toute théorie proposant autre chose serait vue comme nocive à l’accomplissement de cet idéal et donc à combattre puis à bannir au nom d’une cause juste. La preuve a donc assez vite été apportée que tout régime porte en lui la tentation de l’absolutisme comme l’avait si bien décrit Adlous Huxley dans “Le meilleur des mondes” paru en 1932: “La dictature parfaite aurait les apparences de la démocratie; une prison sans mur dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où grâce à la consommation et aux divertissements; les esclaves auraient l’amour de leur servitude”. Sans doute conçue comme une fronde anti-communiste, l’ennemi alors encore bien vivace des démocraties, “Le Prisonnier” avec son N°6 (Patrick MacGoohan) seul en rébellion contre un système et son village, charmant mariage entre intérieurs, technologies futuristes et architectures classiques venues de toute l’Europe (le village de Portmeirion au Pays de Galles imaginé et conçu par l’architecte anglais Sir Clough William-Ellis en 1925), voit aujourd’hui son propos déborder de son cadre d’origine pour rejoindre les alarmes portées par des auteurs dystopiques comme H.G Wells, Adlous Huxley, Ray Bradbury, George Orwell , René Barjavel et quelques autres dont les œuvres ont été classées dans le domaine d’une science-fiction dont on peut se demander désormais si elle l’était tant que ca, fictionnelle.
Près de 55 ans après son apparition sur les petits écrans, “Le Prisonnier”, au-delà de ses quelques imperfections narratives, de mise en scène et de son format improbable, prend une autre acuité ainsi qu’une autre résonance qui justifient pleinement son statut de série culte. Patrick MacGoohan, acteur intransigeant au caractère souvent ombrageux ayant refusé le succès facile que lui offrait le rôle de James Bond qu’on lui avait offert en primeur avant Sean Connery aura fait le choix de porter sur ses épaules un projet qui l’a sans doute parfois dépassé mais qui aura donné un véritable sens à sa carrière. Il peut de là où il est être fier mais aussi désolé d’avoir vu si juste.
Empereur Palpoutine
Empereur Palpoutine

114 abonnés 194 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 30 mars 2016
Seulement 7 épisodes pour une saison sur série aussi magistrale que The Prisoner, on aurait aimé en avoir plus !
Parfaitement ryhtmé, imaginative à souhaits, The Prisoner dispose de dialogues onctueux, et de répliques cultes inoubliables. Critique exacerbé de la société, déjà imaginée en 1967, qui devient de plus en plus réelle, The prisoner prend place dans un village fictif. Un agent des services secrets British se retrouve "emprisoné" après avoir rendu sa démission. Il devient le N°6.
A mi chemin entre le meilleur des mondes d'Aldous Huxley et Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, The prisoner est un chef d'oeuvre de SF, où se cotoient folie, soumission, et asile psychiatrique.
alain D.
alain D.

19 abonnés 216 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 11 octobre 2021
Série datant d'une époque où les metteurs en scène avaient quelque chose entre les oreilles. Patrick Mac Goohan a tout pigé des vicissitudes de la société et les transpose dans une oeuvre onirique aux confins de la folie. La version française est en outre sublimée par le doublage de Jacques Thébault qui colle parfaitement à l'énigmatique et pugnace numéro - c'est d'ailleurs ce Thébault qui est l'inventeur du fameux " bonjour chez vous! "
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 549 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 23 avril 2021
Un OVNI digne des années 60 de l'inventivité, un univers fantastique, des idées surprenantes, des thématiques S.F. espionnage, assez diversifiées et cela avec peu de mauvais goût. Un gros suspense, un grand mystère et une découverte étonnante de cette créativité farfelue.
Spider cineman
Spider cineman

212 abonnés 2 521 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 28 novembre 2022
Une série incontournable qui a marqué les esprits et dont on s inspire encore aujourd'hui... c est anxiolytique au possible... presqu un chef d œuvre si ce n était pas aussi répétitif sur la fin de chaque épisode et assez entendu au final sur l issue ... ca laisse un souvenir impérissable pour qui a vu cette série... de référence
Mulder13
Mulder13

29 abonnés 866 critiques Suivre son activité

Critique de la série
1,0
Publiée le 22 novembre 2009
J'ai essayé de regarder cette série culte dernièrement, et (malheureusement) je n'ai pas du tout accroché à l'ambiance et au style de narration de la série. L'absence de liens entre les différents épisodes, et le côté retord de l'intrigue ont été rédhibitoires pour moi. Je reconnais cependant l'originalité de la série, à découvrir pour ce faire un avis.
sword-man
sword-man

102 abonnés 1 017 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 26 avril 2012
Bien loin de proposer un divertissement ordinaire, "Le prisonnier" se veut avant tout plus intellectuel, en abordant princpalement de différentes façon le thème de la liberté, du libre arbitre, de l'individualiste sur fond de science fiction ou le village n'est en réalité qu'une métaphore du monde dans lequel nous vivons. Et force est de constater que quarante ans plus tard nous sommes toujours dans le village, fiché et surveillé en permanence, manipulé dans notre identité qui font de nous des êtres humains et pas des zombies ni des robots.
Bien que qulques épisodes peuvent parfois être un peu moins bon que d'autres, il est extrêment frustrant que le dernier épisode ( ou l'on peut entendre"All you need is love" des Beatles ) n'apporte finalement aucune réponse. Le sentiment que l'on a regardé les 17 épisodes pour rien fait rage.
Ashtaka
Ashtaka

34 abonnés 85 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 27 juin 2014
Je pensais que cette série me plairait énormément et au final je me suis franchement ennuyé et je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout. C'est rare chez moi qui possède une certaine assurance sur mes opinions mais pour une fois j'ai un peu honte de ne pas aimer comme tout le monde cette série "culte". En fait je la trouve nulle et peiné d'avoir forcément loupé quelque chose je lui met 2 étoiles plutôt qu'une seule. La pression sociale c'est quelque chose quand même...
BlindTheseus
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,5
Publiée le 2 mars 2008
Sorte d'ode à la paranoia parfois utile - par exemple en temps de guerre et/ou de prise éventuel de maquis - , " Le Prisonnier " ne décoit que très peu ; surtout quand on le compare à la situation actuelle et/ou ( par exemple )à ces superbes fashion-victims avant l'heure, et sinon pour finir à ce fameux " politiquement correct " ! ( Définitivement rien à voir avec " Prison Break "... )
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 921 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 2 novembre 2008
Quarante ans après, toujours aussi génial de revoir les épisodes (sur NRJ 12 sur la TNT depuis hier) de cette série dont je ne me lasse pas. Totalement étonnant, même aujourd'hui, et si délicieusement absurde (dans tous les sens du mot). Pas seulement kitsh, mais fondamental. "Nous sommes tous des prisonniers !" (dixit Destroy Gunner, op. cit. Allocine.fr/series)
Serge Riaboukine
Serge Riaboukine

71 abonnés 946 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 21 août 2009
Monument télévisuel, cette série marque par son originalité, son esthétique et la qualité de "certain" de ses scénarios. Les épisodes sont inégaux, malheureusement et la fin de la série s'essouffle, tant dans le rythme que dans l'histoire que personne ne semblait voir finir et qui déçu et déçoit encore aujourd'hui un grand nombre de personnes. Eh oui, "Le prisonnier" est une œuvre authentique, difficile, malgré cela, elle fait partie de mes séries préférées, à mille lieues des horreurs actuelles sans saveurs qu'on rabâche jours après jours à la TV... A voir, pour tous les amateurs de la culture sixty et les autres aussi !
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 24 juillet 2007
Une série à part : à la fois très critique et énigmatique, Le Prisonnier est une série géniale mais incomprise. Pour ma part, même si certains passages sont encore obscurs, la réflexion sur l'humanité qui y est décrite est profonde. Une série donc à découvrir ou à revoir !
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,5
Publiée le 8 décembre 2014
Le Prisonnier est une excellente série télévisée britannique en 17 épisodes, créée par George Markstein et surtout par Patrick McGoohan, qui interprète le role principal (N°6) un ancien agent secret britannique, retenu prisonnier dans un mystérieux village balnéaire, où ses ravisseurs essaient de savoir pourquoi il a brusquement démissionné de son poste.... Présenté initialement comme un thriller, du même moule que la série précédente avec Patrick McGoohan, Destination Danger (Danger Man), Cette grande série utilise les ficelles du roman d'espionnage, teintées de science-fiction, d'allégorie et de drame psychologique. La combinaison des thèmes de la contre-culture des sixties, et sa mise en scène surréaliste (On pense a Alice aux pays des merveilles sur les derniers épisodes), ont fait du Prisonnier une série profondément influente sur la production des programmes de science-fiction, de fantastique, et sur la culture populaire en général.. Pour être bref, cette grande série (hormis deux épisodes L'Impossible Pardon (ou l'action se passe en Autriche) et Musique douce (Le faux Western) plus ou moins réussi) est l'une des plus belle création de la TV britannique... A noter que Patrick McGoohan a déclaré que l'essence de la série se trouvait dans les 7 épisodes suivants :
L'Arrivée (Arrival)
Le Carillon de Big Ben (The Chimes of Big Ben)
Liberté pour tous (Free for All)
Danse de mort (Dance of the Dead)
Échec et mat (Checkmate)
Il était une fois (Once Upon a Time)
Le Dénouement (Fall Out)
A voir absolument