Pluribus
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244 critiques spectateurs

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Totoscope
Totoscope

12 abonnés 127 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 31 décembre 2025
Que feriez-vous si vous viviez dans un monde où tout le monde est gentil et bienveillant, tout le temps, quoiqu’il arrive ? C’est le point de départ de Pluribus, la nouvelle série de Vince Gilligan, le créateur de Breaking Bad et Better Call Saul.

Après la fusion des consciences individuelles de (presque) tous les humains, l’humanité est devenue un tout unifié, apaisé, au bonheur absolu. Une humanité “parfaite” pourtant terriblement angoissante. Seule une dizaine d’individus semblent immunisés, dont Carol, écrivaine cynique et misanthrope. La personne la plus malheureuse et antipathique de la Terre va-t-elle sauver l’humanité du bonheur ?

C’est une œuvre tragi-comique centrée quasi exclusivement sur ce personnage. L’humour joue constamment sur l’absurdité du nouveau quotidien de Carol, un personnage qui brandit son individualisme et son autonomie comme des étendards mais qui se révèle en réalité complètement dépendante des autres et de la société. À la fois seul point d’ancrage du spectateur et personnage foncièrement antipathique, elle incarne parfaitement l’ambiguïté morale du récit, qui critique autant l’uniformisation des individus que l’individualisme.

Entre récit d’invasion , allégorie de l’asservissement volontaire aux entreprises de la tech, cette Ruche unifiée évoque tout à la fois l’IA et les réseaux sociaux sur lesquels seuls les aspects positifs de nos vies sont tolérés et mis en avant. En ce sens, c’est une satire de la positivité et de l’injonction au bonheur permanent. Mais, en réalité, c’est une série qui pose beaucoup plus de questions qu’elle n’offre de réponses. Des questions vertigineuses, existentielles : Qu’est ce qui fait notre humanité ? L’individualisme rend-il malheureux ? La liberté individuelle nuit-elle forcément à la paix et au bien-être commun ?

Ces thématiques combinées à la caractérisation de son personnage principal mais aussi à sa narration et son rythme font de Pluribus une série profondément troublante et fascinante. Car l’intrigue avance subtilement, elle prend son temps, joue sur la lenteur, les silences, les vides, refuse de mâcher le travail au spectateur. Et ça fait du bien une série qui ne prend pas son spectateur pour un enfant en manque de sucre incapable de se concentrer. C’est ce rythme qui fait toute sa force, renforçant le mystère insondable au cœur du récit.

C’est anti-spectaculaire, Gilligan aborde cette question par le prisme de l’intime, en se concentrant quasi exclusivement sur le personnage de Carol - incarnée par une Rhea Seehorn exceptionnelle - et sur les conséquences émotionnelles et psychologiques de sa situation. Il installe une paranoïa, un espèce de malaise existentiel.

On retrouve aussi le sens de la mise en scène épurée et précise du créateur de Breaking Bad, accentué par le fait qu’il tourne encore et toujours à Albuquerque, avec ici un soin accordé à transcrire l’isolement du personnage. Par le silence, par l’image, cette série prend complètement à rebours les codes sériels actuels ultra explicatifs et saturés de dialogues. Cela atteint son paroxysme avec l’épisode 7, quasiment muet, un des tous meilleurs épisodes de série de l’année.

A la fois drôle, angoissant, tragique et mélancolique, Pluribus est une série d’une intelligence, d’une inventivité, d’une ambiguïté et d’une radicalité rares. Une dissection de la nature humaine qui pose ses enjeux et nous fait découvrir son univers avec une efficacité implacable.
Ruminish
Ruminish

1 abonné 43 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 12 novembre 2025
Je suis subjugué, je ne pense pas avoir été déjà autant surpris par un épisode pilote en 30 ans de vie.

C'est difficile d'expliquer pourquoi mais tout est d'une justesse dans ce premier épisode, je suis resté en apnée tout du long. Si la série arrive à maintenir ce niveau, on aura là une véritable pépite.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

103 abonnés 255 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,5
Publiée le 2 janvier 2026
Quel retour de Vince Gilligan ! "Pluribus" est une expérience totale qui prouve qu'il reste le maître incontesté de l'image. On y retrouve immédiatement sa patte : une géométrie des plans à couper le souffle, un humour qui grince souvent et cette audace de laisser les scènes respirer pour mieux nous happer. Plus qu'une simple série de SF, c'est une fable philosophique tordue et une satire parfois hilarante de notre nature humaine. Rhea Seehorn est magistrale en résistante misanthrope face à cette utopie effrayante. Une pépite esthétique et profondément humaniste à ne surtout pas rater.
Grégory B
Grégory B

20 abonnés 24 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 27 novembre 2025
dans la quantité innombrable de série Vince gilligan arrive encore à être original. tout simplement respect !
vrecuim
vrecuim

12 abonnés 147 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 14 mars 2026
Le vraie télépathie, avant le langage parlé, se retrouve dans les expériences de « mort imminente » (.) suite à un accident en état de mort clinique, ou pouvant se produire chez une personne en bonne santé, à la faveur par exemple d’un anesthésie générale, sujet qui se retrouve dans le thème principal de Pluribus : il suffit juste de penser à quelque chose pour qu’aussitôt cela soit compris par les autres.
Nous sommes l’objet de la pensée d’un autre qui est pure activité de pensée anonyme impersonnelle, la conscience fondamentale tout aussi individuelle puisque singularité, en sorte que moi-même, sujet pensant individuel du ”Je suis ce JE-SUIS” de la Tautologie à la Moïse (A est A, et non A = A), intérieur à cette conscience fondamentale et donc aussi individuelle : le vase ou contenant-contenu.
Évidemment Pluribus ne peut que caricaturer la Conscience fondamentale individuelle en en faisant une conscience collective, un solipsisme collectif dans cet actuel monothéisme unilatéral républicain, où les consommateurs-contribuables sont livrés à la même omnipotence caricaturée dans Pluribus, où tout le monde est équidistants en étant noyés dans un ”Vivre ensemble” mondialisé par technologie en forme de religieux ; ainsi il sera facile à ces paroissiens de Pluribus de confondre leur Univers : leur vraie Nature qu’ils ne connaissent toujours pas, et de prétendre imposer leur univers à tous, comme dans Pluribus en une forme d’un ”dieu créé dans la croyance”, le ”dieu » étant LA communication, l’échangisme radical entre les consommateurs.
Pluribus semble dénoncer cela à travers l’actrice principale.
Eric Ricco
Eric Ricco

9 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 3 janvier 2026
C'est nul , c'est lent . Ça n'a pas de sens... C'est bien filmé, c'est bien interprété mais on s'ennuie !
Noprism
Noprism

1 critique Suivre son activité

Critique de la saison 1
5,0
Publiée le 1 janvier 2026
Il y a longtemps que je n'avais pas posté une critique Allociné (à tel point que j'avais perdu mes identifiants), mais la ... je me suis senti obligé de récréer un compte. De plus Il y a de nombreuses années que je me suis lassé des séries et que nous avons notamment résilié Netflix pour la médiocrité des contenus proposés.
Cette série étant diffusée sur mycanal je me suis laissé tenter.

Ici le réalisateur choisit de tout ou presque nous révéler dés le début pour ensuite traiter de l'aspect moral / Philosophique de la situation, ça n'est pas vraiment une série de SF. Le pitch est le suivant une super entité a formé un groupe commun qui vit dans le "bonheur parfait" / et l’hyper rationalité a été atteinte, ou tout le monde est connecté avec tout le monde, plus de malheurs, de guerre de crime .. Sauf que cette ruche se voit confrontée à ses propres contradictions par les quelques non contaminés ce qui la fait parfois buguer ...

Je ne comprends pas les critiques estimant que le rythme est lent ... au contraire chaque plan, chaque scène donne un peu plus d'éléments et contextualise. Je pense au contraire que rien ou presque n'est laissé au hasard et que chaque épisode fait avancer l'intrique de façon nette.

Et : c'est exquis, l'écriture est d'une grande finesse et laisse la porte ouverte à plusieurs niveaux de lectures.

J'en suis resté au niveau de lecture suivant : critique acerbe du communisme et du "vivre-ensemble occidental" poussé à l’extrême. Idéologie qui se voit prendre d'immenses tacles poussée dans sa contradiction par quelques idées chocs des non infectées, et je me régale. Quid de l'innovation quand tout le monde pense pareil ? Quid de la créativité, du libre arbitre ? Tout simplement quid de la ... civilisation ? Il n y a plus de guerre, mais tout est stérile, il n y a plus de vie sociale, plus de créativité, il n y a plus agriculture, le veganisme est poussé à l’extrême, spoiler: puisqu'il est même interdit de cueillir une pomme pour se nourrir
... Vous ne posséderez plus rien mais vous serez heureux. Le "sur-moi" n'existe plus.

Les autres épargnés non occidentaux sont également très bien pensés, spoiler: ils agissent selon leur culture et se contre fiche du libre arbitre ou souvent l'esprit de groupe prime plus que l’initiative individuelle, ou bien d'autres tant qu'il est possible de jouir de la situation c'est que tout va bien finalement Je pense notamment à la scène ou vers la fin de la saison la jeune péruvienne choisit de rejoindre la ruche, on voit que la vie du village s'arrête nette (le simulacre de vie sociale organisée uniquement pour elle) dés lors qu'elle choisit de rejoindre 'les autres". Plus aucun intérêt de rester dans le village, d'avoir des bêtes, des activités, ... ils suffit d'aller s'entasser dans un bâtiment pour dormir par terre, les uns à côté des autres .... et attendre la mort dans le bonheur :)


Il y aurait tant à dire à débattre et à analyser sur cette saison ... mais je m'arrêterais la.

Mention spéciale pour la qualité de la photographies, les plans et la lumière du nouveau Mexique.

Du caviar ! hâte de voir la saison 2.
antoine691
antoine691

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 19 décembre 2025
Très décevant de la part de Vince Gilligan qui a créé deux des plus belles séries TV : BB et surtout Better Call Saul.
Mais là, on s'ennuie ferme dès le premier épisode qui coche tous les clichés des séries US. Mais surtout, honte à vous Mr Glligan d'avoir intégralement pompé la géniale (parmi tant d'autres...) idée de Justin Roiland et Dan Harmon qui ont inventé Rick et Morty, et en particulier l'épisode S2E3 "Auto Erotic Assimilation" dans lequel apparaît Unity, un personnage qui a la particularité de contaminer les gens et de les intégrer dans une seule entité pensante.
Dans cet épisode, Summer se bat pour que les gens reprennent leur individualité, arguant du fait que même si dans 'leur vie antérieure' ils étaient drogués, pedophiles, alcooliques, au moins ils étaient uniques.

Cela ne vous rappelle rien ?

Bref, série à éviter.

On restera sur le génialissime Better Call Saul !
SofaVoyageur
SofaVoyageur

101 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 13 novembre 2025
Cet avis est posté après avoir visionné seulement les deux premiers épisodes. Je reconnais que je me suis lancé dans cette nouvelle série car elle est signée Vince Gilligan (Breaking Bad, Better Call Saul), gage de qualité.
Ravi de retrouver l'univers du créateur, ainsi que l'actrice Rhea Seehorn (Carol) de Better Call Saul. L'histoire nous transporte dans un récit de science-fiction intelligent et décalé.
En étant objectif, le premier épisode m'a un peu dérouté, puis au 2ème on commence à rentrer tout juste dans l'histoire. On ne sait pas encore où Gilligan veut nous emmener mais je pressens du très bon !
Olfendric
Olfendric

6 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 30 décembre 2025
Concept : Comment produire une série à bas coût ? Utiliser le soleil d'Albuquerque, ce qui rendra l'image belle, engager peu d'acteurs et tourner en rond pendant toute la saison. Le personnage principal a un caractère pénible, elle peine à demander aux autres s'ils gardent une part d'individualité ou comment et pourquoi ce "cadeau". Elle est nombriliste et détruit son environnement pour rien. Il se passe peu de choses. J'ai regardé pour la ville et ses paysages grandioses. Pour ceux que ça intéresse, Albuquerque est une ville où l'immobilier n'est pas cher, il y fait beau toute l'année.
Critikzad
Critikzad

3 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 27 décembre 2025
L'idée de la série est simple mais excellente : une sorte de "virus" (dont le code génétique vient d'une civilisation extraterrestre) fusionne l'esprit de l'entièreté de l'humanité, à l'exception de 12 personnes dont fait partie Carol, autrice de romans à succès.

Pluribus est excellente série qui nous pousse à réfléchir sur l'importance de l'individualité mais aussi sur le danger de la solitude. Certains se plaignent de la lenteur de la série mais c'est fait exprès pour faire ressentir la lourdeur de la solitude et du désespoir que vit Carol face à ce nouveau monde fusionné qui est pour finir sans âme.
Alexandre P.
Alexandre P.

6 abonnés 76 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 22 janvier 2026
Malgré son potentiel la série ne décolle pas. On ne s'attache pas au personnage principal qui est peu intéressant, voire horripilant. spoiler: Quant aux autres personnages, à part Manousos et le fan d'Elvys ils brillent par leur absence au sens propre du terme: on ne les voit même pas et ils se contrefichent de ce qui se passe.
Bref, on s'ennuie souvent alors qu'avec des personnages haut en couleur cela aurait pu donner quelque chose d'assez incroyable. C'est un peu une série dépassée, qu'on aurait pu voir dans les années 90. Aujourd'hui cela sonne has been.
MovieSW
MovieSW

15 abonnés 535 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,5
Publiée le 14 janvier 2026
Un thriller ambitieux qui peine à maintenir son suspense sur toute la durée. L’intrigue est parfois confuse, mais V. Gilligan livre une signature narrative reconnaissable et efficace par moments. Série correct mais inégal, qui reste en deçà des standards du créateur. Assez déçu dans l'ensemble.
escarteufigue
escarteufigue

2 critiques Suivre son activité

Critique de la série
0,5
Publiée le 11 janvier 2026
épisode 1 génial puis le neant , histoire dialogue personnages , vraiment la série la plus surcotée de l'histoire
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,0
Publiée le 17 décembre 2025
Réjouissante pépite sur petit écran.
Une analyse tout en finesse des rapports humains, de l'amour, la conformité, le besoin des autres et la nécessité de faire société.
Si il y a quelques longueurs dans certains épisodes, elles sont pardonnées par la densité remarquable du jeu des acteurs.
Merci !