Qu'est-ce qu'une merguez ? C'est une saucisse faite avec des morceaux de viandes avariées, agrémentée d'aromates et de sel pour que ça passe. Suivant ce procédé pour les séries, de nombreuses "œuvres" de notre époque où les créatifs sont au chômage et où les recycleurs sont payés cher à pondre bouse après bouse (sans souffrir du syndrome de l'imposteur), voici : PLURIBUS. On dirait un nom de bonbon chimique, c'est un mot latin (qui signifie "plusieurs") et c'est une devise américaine, tournée ici en dérision (« E Pluribus Unum » : "l'union fait la force").
Une merguez faite de quoi ? De séries telles que la Quatrième dimension, le Prisonier, The Leftovers, V (évidemment) The Last Man on Earth, Severance, Star Trek,The Expanse, Sermon de minuit. Et des films tels que : l'Invasion des Profanateurs, La nuit des morts vivants, 28 Days Later, Starman, Her, le Témoin du mal, Intrusion.
D'habitude, je vois des références à un ou deux films. Mais là, c'est vraiment trop.
Le tout se déroule sur une ambiance extrêmement lente, qui se voudrait drôle mais qui ne génère aucun rire.
Tout est centré sur un personnage principal de femme écrivain, très capricieuse, méfiante, désagréable. Et chose lassante, toute action s'adapte à elle. Elle est résistante face à un virus alien
qui rend les gens tous souriants, serviables, en totale homéostasie, une seule conscience incarnée dans tous les corps des humains du Monde, sauf onze, dont elle
mais se sert de la non-violence
et des crises d'angoisses des aliens !!!
pour obtenir ce qu'elle veut.
On ne sort pas grandis de cette série qui fait constater la médiocrité humaine
les autres humains non convertis refusent de résister et sont heureux d'être traités comme des rois ou attendent impatiemment d'être convertis
et surtout, la promesse d'une seconde saison est moins que certaine dans la mesure où cette série semble avoir été tournée en 2021-22 et qu'elle ne sort qu'en 2025.
Alors évidemment, on se pose des questions sur le second degré. L'individualisme capricieux a-t-il plus intérêt à survivre que la fusion extrême et l'uniformisation ? Est-ce une opposition entre la liberté d'être athée, anti-religieux et l'image (fausse) du dogme sectaire (quelques références sont faites à la religion chrétienne, comme d'habitude, dans la mesure où l'héroïne est et parle des traitements traumatisants qu'elle a subi dans un camps de conversion) ? L'humanité imparfaite ou l'IA dont les réponses qu'on connaît bien maintenant ressemble beaucoup à celles des contaminés de la série.
Compte tenu de la qualité des images, des moyens de production, je m'attendais à une fin de saison spectaculaire, un twist final hallucinant. Et non. Cliffangher, après de longues scènes de silence et de dialogues creux. Je ne comprends pas l'enthousiasme du public.