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Un visiteur
Critique de la série
4,5
Publiée le 23 janvier 2023
Bravo Jean Pascal! C’est drôle et caustique. Un très bon rythme. J’ai bingé la série sans m’en rendre compte avec des moments vraiment très drôle. Ça m’a fait penser à la série Drôle en terme de qualité d’humour et de réalisation avec la touche JPZ que j’apprécie beaucoup . Bien au dessus de la moyenne des comédies françaises. Les acteurs sont engagés et vont au bout des blagues. Mention spéciale à Éric Judor, le jeune acteur qui joue Lamine, Marina Foïs.
C'est vrai que quelques scènes sont drôles mais ça ne l'est pas la grande majorité du temps. C'est un enchaînement de situations incohérentes, alors il faut vraiment prendre cela au second degré et seulement pour le côté comédie. Je sais que ça peut sûrement plaire à certaines personnes mais j'ai pas vraiment accroché car justement pas assez marrant.
JP Zadi, le reste du casting et le pitch m'ont alléchée. Sans prétention, avec de bonnes punchlines, ça fait mouche pendant 1h-1h30 (soit 2 - 3 épisodes / 1 soirée). Le tout manque souvent de finesse (cf le garde du corps), n'est pas crédible ni réaliste, mais on passe dessus tant que le rire est au RV.
Et puis patatras, la série s'enlise sur les 3 derniers épisodes, tire en longueur, est moins drôle, jusqu'au débat final, grand moment de désastre qui m'a désespérée...
Une série très bien écrite et bien interprétée. Elle répond totalement à nos attentes : nous distraire. Et pourtant il y a du fond même si les personnages sont caricaturaux, ce n'est pas poussé à l'extrême et c'est tant mieux. Un grand bravo.
Bonne idée, drôle et finalement pas dénuée de sens. Je ne sais pas si une saison 2 est prévue, mais je ne pense pas qu'elle soit nécessaire. Le format offre un début et une fin qui se suffisent à eux-mêmes. Une jolie surprise. Et bien la saison 2 apporte des éléments vraiment bien trouvés et conforte la réussite de cette série originale.
2/5 Pas terrible. Ecriture grossière et facile, irréaliste, loufoque, ce qui est gênant au final c'est que l'on n'y croit strictement jamais du début à la fin tellement c'est n'importe quoi. Reste le jeu d'acteur, sympathique et qui sauve l'ensemble. L'humour est cliché et ne fonctionne pas toujours. Bref, la pub Netflix fonctionne bien mieux que la série.
Avec En place, on est un peu entre Validé (2020) et A la Maison Blanche (1999), avec la même énergie que Drôle (2022), dans une french touch très fun, méga rafraîchissante et totalement en phase avec son époque. Le charisme de Jean-Pascal Zadi est le même que celui de son personnage, Stéphane Blé, ils se confondent tous deux pour notre plus grand bonheur. Il crève l’écran comme acteur autant qu’on veut de lui comme futur président. Les vannes sont mortelles, ça claque et ça fuse. L’écriture est pop, moderne et jamais dans la facilité ou la niaiserie.
Dans l’épisode 3, la venue en Corrèze de Blé et son équipe de banlieusards au cœur des campagnes françaises est de nature à réconcilier tout un pays. Ce moment résume un peu toute la série, avec un rôle fédérateur indéniable et parfaitement bien amené. C’est fait sans clichés ou stéréotypes vaseux. En place a le mérite de prendre le pouls de territoires en déshérence, en désespérance, de La Creuse aux Mureaux… C’est bien le charisme et la générosité de Stéphane Blé qui unissent et rassemblent. Stéphane Blé, c’est le meilleur d’entre nous.
Son slogan de campagne est d’ailleurs à méditer, comme toute ironie qui détient sa part de vérité : « Mangez bien, payez rien ». La série ne tombe jamais pour autant dans un poujadisme malsain, qui glorifierait facilement et stérilement les « vrais gens » face aux élites. Simplement, elle fait passer son message de représentation des invisibles, des oubliés, et vient parler à pas de velours et habilement de l’essoufflement d’un système de moins en moins représentatif.
Jean-Pascal Zadi est partout, il crève l’écran et c’est un bonheur. Déjà dans Fumer fait tousser (2022), au milieu d’un casting 5 étoiles, on ne voyait un peu que lui. Dans Coupez (2022), son style tout en discrétion délirante nous faisait hurler de rire. C’est ici la même recette, une forme d’épure, de simplicité dans son jeu, un naturel galopant, une petite voix pour dire les pires des âneries, avec un sens de la punchline toujours au bon endroit. Il porte clairement la série, par son style, sa présence et un charisme à tomber.
Je me suis laissée tenter et, honnêtement, je ne suis pas déçue. Il y a des moments où j'ai l'impression que la série perd sa ligne directive, d'autres où une réplique, sortie de nulle part, m'arrache un fou rire. Ça aurait pu être mieux, mais c'est déjà très bien.
Une comédie pas prétentieuse, pas vulgaire pour rien et pas bête. Ça fait du bien une série avec des épisodes de 30min ou on rigole un peu. J'adore Éric Judor et c'est toujours le cas, on a ici un casting de dingue avec Jean Pascal-Zadi qui réalise, Benoît Poelvoorde, Marina Foïs etc... Certe, on reste sur une comédie, donc aucune idée de mise en scène et une photographie vraiment moche mais ce n'est pas le but.
spoiler: C'est l'histoire d'une série qui commence sur un bon pitch avec quelques vannes réussies, continue en alignant des gags attendus (le Gospel sur le ponton de l'église) et dont les derniers épisodes sont un supplice. Probablement une des séries les plus faibles que j'ai jamais vu.
C'est assez souvent mal filmé (voir vraiment pire : l'agriculteur suicidaire et la naissance), malgré les 6H00 d'écran aucun personnage secondaire ne s'extrait de sa caricature (le politicien arriviste, la sympathique coiffeuse, la maman noire, le garde du corps costaux mais sensible...) et les acteurs sont en pilotage automatique : Poolevorde fait du Poolevorde et Eric Judor... de son mieux.
Le final avec l'arc scénaristique de Lamine est aussi interminable qu'invraisemblable, tout comme les reproches de Marion. Il ne se dégage aucune émotion et on ne sourit même plus aux blagues. Et comme en plus le scénario n'a jamais pris aucun risque comme celui de faire s'affronter extrèmes Gauche (Blé) VS Droite (PE Barré) au second tour (ce qui aurait permis aux macronistes et la droite de se positionner clairement) on s'emmerdxx sec.
Par un heureux concours de circonstances Stephane, éducateur engagé d'une cité tranquille, se retrouve futur président potentiel de la France. Dans le style de son très bon premier film Jean-Pascal Zadi utilise le docu-fiction pour nous narrer cette pochade politique bien sentie et bien envoyée. Le duo qu'il forme avec Eric Judor, dont l'humour est similaire, a de quoi rendre Ramzy jaloux. Et comme toujours derrière les qualités d'écriture humoristique évidente de cet enfant de Bondy se profile une vision acérée et réaliste de la société française, Jean-Pascal est devenu en quelques années l'un des poids lourd du rire hexagonal. Et il le mérite.