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jrcn50
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Critique de la série
5,0
Publiée le 4 mars 2013
J'ai vu les 5 saisons : tout est parfait.C'est un chef-d'oeuvre! Artistiquement, je n'ai rien vu d'aussi réussi, que ce soit le scénario ou la réalisation; on a l'impression qu'on ne peut rien ajouter ni retrancher.
Une série où la reconstitution ne se résume pas à une énumération des caricatures et comportements extravagants d'une époque avec des costumes ridicules et des situations grotesques et des leçons données sur les travers de cet univers avec les yeux du 21ème. Honnêtement, si la fiche de la série indiquait l'année 1962, je ne m'en serais pas étonnée tant la qualité de la reconstitution est exceptionnelle, en particulier pour une série TV, tout simplement parfaite. Mais, au-delà des décors, du grain de l'image, des costumes, des voitures et des objets de la vie courante, la série est réalisée avec un point de vue des années 60, sans anachronisme ou jugement de valeur à l'emporte-pièce comme c'est souvent le cas. Mention aux acteurs, jouant tous juste et sachant rentrer dans la peau de leur personnages, être des hommes et des femmes des années 60. Mais oukédonque le problemo? Eh bien, dans la pierre angulaire de toute série, son scénario. On atteint le vide astral de l'intrigue qui lasse malgré des images ravissantes et des acteurs charismatiques à souhait. Il ne se passe rien dans cette série, où Nixon est un jeune loup de la politique, et où l'Amérique flamboyante règne en maître sur le Monde, à l'image de ces cadres publicitaires à qui tout réussit, incarnant l'essence même du rêve américain dans toute sa grandeur. À découvrir pour votre culture perso.
C'est vrai que c'est superbement bien réalisé, mais je n'arrive pas à me passionner pour ces types avides de fric et de femmes, qui polluent le monde avec des publicités plus débiles les unes que les autres. On descend aux origines de l'ultra-libéralisme et ce n'est pas très joli à voir. Difficile de s'identifier, de compatir avec des arrivistes aux dents longues, prêts à tout pour réussir. D'autre part, pas de grosses surprises dans le scénario, et le rythme est souvent assez lent. Du coup je ne comprends pas pourquoi cette série remporte un tel succès critique.
Voila bien une série très propre sur elle, racée, raffinée, pertinente, mais dont le rythme lancinant et le manque d’intrigue finit rapidement par lasser. Pour celui qui accroche à cette remarquable auscultation de la société de consommation américaine, le spectacle sera remplir son œuvre à la perfection. Pour ceux qui espèrent qu’une série les accroche aux tripes, c’est mauvaise pioche.
Contenant de hauts et des bas, cette série a le mérite de nous montrer les États-unis des années 60 de façon franche et brutale. On se rend compte à quel point les mœurs ont évolués et combien des actes parfois insignifiants sont choquants aujourd'hui : "la scène de la fin du pique-nique dans la saison 2 est hallucinante". Les quantités de scotch et le nombre de cigarettes ingurgités sont faramineux!!! Partout ils fument, c'est horrible. La condition des femmes, des noirs etc... Bref, cette série est avant tout une chronique des années 60 qui parvient à nous montrer combien le monde à changé sur beaucoup de choses en 50 ans, et heureusement! A noter que la 7ème et dernière saison (en 2 parties), relance efficacement l'intrigue.
Je n’ai vu que le premier épisode, c’est vrai. Mais les personnages sont tellement stéréotypés que je ne comprends pas pourquoi tant de buzz. Oui, pourquoi ?
Je me décide enfin à regarder de soit disant "bijou" et même si comme les gars du premier épisode j'ai du mal à arrêter, là je crois que je ne vais pas me forcer pour arrêter : c'est d'un ennui atroce. Sauf si votre truc c'est le milieu de la pub new yorkaise des années 60 ...
Mad men étant encensé par les critiques, je décidais de m'y mettre... Esthétiquement très beau, l'atmosphère de l'époque y est très bien reproduite. On apprend des choses intéressante sur les origines de la publicité et j'étais pas mal emballé après les premiers épisodes. Malheureusement pour ma part, j'ai trouvé le rythme vraiment très très lent. Trop lent ! Il ne se passe pas grand chose et j'avoue avoir abandonné après le 5 eme épisode. Peut être est ce du au fait que je sortais de 3 jours intensifs 'breaking bad' mais je n'ai pas du tout accroché...
La lenteur de la série retranscrit parfaitement l’atmosphère des années 60. La vie de cette période apparaît dans chaque détail : les robes, les coiffures, les mentalités, les voitures… et que de cigarettes !!!!A chaque scène, il y en a au moins une qui apparaît. Tous les acteurs nous font ressentir chaque émotion de son personnage. Une pure merveille !!!
Je dois dire qu'attendant de « Mad Men » un véritable chef-d'oeuvre télévisuel, je suis légèrement resté sur ma faim. Pas de doute : c'est du travail d'orfèvre, que ce soit dans la reconstitution, les costumes, la photographie... Aucune faute de goût. Pourtant, si le spectacle reste toujours à un niveau très acceptable, on a du mal à véritablement s'emballer, se passionner pour des personnages certes intéressants car présentés comme ambitieux voire parfois sans scrupules, mais c'est un mal pour un bien. Je dois même avouer avoir beaucoup de mal à ressortir un personnage résolument attachant, même si Don Draper, son épouse ou encore la sublime Joan Harris pour ne citer qu'eux ne manquent pas d'intriguer à plusieurs reprises le spectateur. On se dit du coup que tout cela a quand même vraiment de la gueule, d'autant que pour une fois les flashbacks sont utilisés à bon escient, mais que tout cela reste assez posé, classique. Je suis d'ailleurs curieux de voir si la deuxième saison saura provoquer en moi cette flamme que je n'ai jusqu'ici pas ressenti, une des quelques réserves que l'on peut avoir vis-à-vis des plus célèbres publicitaires de la télévision américaine.
Après deux premières saisons de qualité, voilà une troisième saison encore plus ambitieuse et qui emmène la série dans les hautes sphères. Gardant son ton habituel, sa réalisation de grande classe et ses fabuleux costumes, "Mad Men" ajoute de plus en plus d'enjeux au fil des épisodes que ce soit l'éventuel rachat de Sterling Cooper ou le début de la rupture entre Don et Betty. Comprenant ce qui faisait un peu défaut avant, les scénaristes rendent leurs personnages plus intéressants (Don Draper, plus faible que jamais lors de certaines scènes, Betty de plus en plus décidée à se sortir de sa routine, Pete qui apparaît plus sympathique) et les mettent dans des situations difficiles, que ce soit au niveau professionnel (avec l'apparition d'un savoureux personnage incarné par l'excellent Jared Harris qui décide de qui va être viré ou non) ou personnel, le tout mêlés à l'Histoire, la mort de Kennedy se rapprochant inéluctablement. La fascination exercée devient donc de plus en plus forte et s'avère passionnante vers la fin de saison où les deux deniers épisodes sont vraiment géniaux. Laissant la grande place au jeu des acteurs, la mise en scène nous permet de voir avec plaisir les compositions de plus en plus complexes de Jon Hamm, January Jones et même John Slattery. Le tout vers une quatrième saison aussi réussie ?
Il faut vraiment être passionnée pour se lancer dans la visualisation d'autant d'épisodes parlant d'un groupe de publicitaire pour une marque de clopes dans ses débuts. Si on ne l'est pas, autant passer à la série suivante.
Intéressante série qui explore le monde de la pub et ses turpidudes comme sa perverse hypocrisie à travers plusieurs séquences (le chef d'agence Don Draper donnant des leçons de morale à ses troupes au restaurant, malgré ses maîtresses). De plus le fait que tout ne tient pas à l'argent est bien souligné, en dépit que l'ensemble se déroule en 1960; mais malgré tout il faut avouer que cette complaisance vis-à-vis d'une époque passée semble plutôt byzarre !