1992 est l'année de l'Espagne ! Madrid, capitable culturelle ; Barcelone recoit les JO et Séville pendant 6 mois, recoit l'Expo 92, soit sans doute l'une des plus marquantes (pour les Andalous, mais sans doute aussi pour les Espagnols). Déjà, en soi, Séville est une ville sublime, "la précieuse", tant on voit en elle tout l'imaginaire espagnol (flamenco, sévillanas,, tapas, etc). L'Expo 92 va etre un moment unique, joyeux, festif, tout en proposant ce que les pays ont de plus avancé (on y découvre ce qui deviendra internet, entre autres) et sera, assez difficilement, recyclé en un quartier d'affaire, de renouveau. Avec cet Expo, arrive aussi la gare TGV (AVE en fait) et la ligne rapide Madrid-Séville. "El Curro", l'embleme de l'Expo est ce personnage mascotte, souriant, joyeux et vif. La réalité est que l'Expo 92 a à la fois tardé à renaitre vraiment mais beaucoup de magnifiques pavillons sont aussi disparus (pas celui de la France), rendant nostalgiques les Sévillans, de cette époque bennie. C'est la dessus que Alex de la Iglesia dresse son thriller, somme toute assez classique, d'un maniaque fou qui brule ses victimes, en utilisant le masquer de Curro. Le seul interet de cette série est justement qu'elle célébre, certes avec noirceur, cette Expo 92 et Séville indirectement.