Nudes (2024)
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laurent gay
laurent gay

135 abonnés 177 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 5 février 2024
Série qui s'adresse autant aux adolescents qu'aux parents. Cette série dresse 3 portraits d'adolescents pris dans l'engrenage de Nudes. Cette série à le mérite de dénoncer un phénomène particulièrement à la mode aujourd'hui, celui de filmer des corps dénudés et de les poster sur les réseaux sociaux, dans un monde où la pornographie s'est démocratisé auprès des jeunes, cette série est un rappel à l'ordre liés aux dommages psychologiques que cela peut engendrer.
David M
David M

9 abonnés 8 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 6 février 2024
Excellente série qui j'espère en fera réfléchir plus d'un ou plus d'une !
3 histoires pour 3 tranches d'âges différentes.
L'histoire de la collégienne serait pour moi un excellent support à diffuser dans les collèges pour les 13/14ans.
J'espère que les réalistateurs de cette série iront vers un autre registre pour une prochaine saison, celle du harcèlement de manière générale.
Les jeunes générations n'ont aucune conscience de la portée de leurs actes, et Internet est tellement incontrôlable que certains actes peuvent littéralement détruire des vies.
Hady P.
Hady P.

8 abonnés 37 critiques Suivre son activité

Critique de la série
1,0
Publiée le 9 février 2024
Dès les premières minutes du premier épisode on est plongé dans une ambiance qui se veut à l'Américaine. Les situations et le comportement des personnages sont peu crédibles. Sur l'ensemble de la saison on est sur une série clichée de teenager qui ne traite même pas le difficile sujet qu'elle prétend traiter.
Marie Crombez Van Huffel
Marie Crombez Van Huffel

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 1 février 2024
Un immense bravo à Andrea Bescond pour cette série très bien tournée sur un sujet brûlant et important à traiter.
Cette série est également portée par casting formidable !
Merveilleux jeunes acteurs … Victor Sofia et Ada
À voir absolument
Hector184
Hector184

7 abonnés 28 critiques Suivre son activité

Critique de la série
1,0
Publiée le 12 février 2024
J'en ai regardé trois épisodes. La série est plus destinée aux jeunes (langage, utilisation exponentielle des réseaux sociaux). Mais pour les générations plus avancées, dont je fais partie, elle révèle surtout, et c'est bien triste, l'affligeante médiocrité de la jeunesse actuelle. Cette médiocrité est d'autant plus effrayante que le jeune Victor est issu d'un milieu privilégié, beau, intelligent, promis à un brillant avenir. Or, lui et sa bande de futurs médecins, quel est leur but premier dans la vie : espionner leurs copains et copines en train de faire l'amour (on se croirait chez des commères de village au début du XXe siècle) filmer, toujours filmer le moindre événement, filmer encore et toujours et poster pour faire le buzz. Franchement, je n'aurais pas envie d'aller consulter des médecins comme ceux dont on voit les embryons dans ce groupe de camés, buveurs, pervers espions....
LaNcelot44
LaNcelot44

38 abonnés 162 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 17 février 2024
Pour aborder le phénomène éponyme, la série fait le choix de proposer un triptyque dont chacune des histoires est confiée à un réalisateur différent. Donc disons le tout de suite le niveau est très inégal... La première partie du triptyque, Victor, est excellente. Complète, complexe, nuancé, centrée autour de la notion de conséquence. La deuxième, Sofia, en prend alors le contre-pied total avec une fresque beaucoup plus individuelle, personnelle, empathique aussi. Les conséquences ? Disparues. La justice ? A peine sommairement évoquée. Les personnages ? Apathiques. Viens alors la troisième, Ada, qui ne sait trop où se placer, oscillant entre la froideur des plans et la vulgarité des dialogues. Bref, je suis sûr que tout le monde trouvera une partie qui lui parlera dans cette série, et pas forcément la même que moi, mais l'absence de cohérence de l'ensemble va sans doute en perdre plus d'un. Mention aux acteurs qui sont dans l'ensemble tous assez bons dans un exercice assez délicat !
Philippe D
Philippe D

5 abonnés 1 critique Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 5 février 2024
Je viens de regarder cette série que j'ai dévore en deux jours .J'ai adoré. Bravo à tous les jeunes acteurs. Vous faites voir à la jeunesse qu'elle n'est pas seule.mais pour cela il faut parler. Ne vous faites pas voler votre adolescence. En attendant merci pource bon moment .
22sur20 | Alex
22sur20 | Alex

106 abonnés 309 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 26 février 2024
NUDES : 13,5/20

Victor. Sofia. Ada.
3 personnages. 3 histoires différentes.
1 thème commun : le cyber harcèlement.

On y découvre 3 jeunes à des âges différents, dont 1 est coupable et 2 sont victimes.

La série est maligne dans sa mise en scène et nous permet de nous rendre compte à quel point une vidéo hot qui peut sembler anodine pour les jeunes d’aujourd’hui (le papy qui parle tsai ) ou une nude prise sous la couette peut détruire une vie.

On se dit que sur le coup c’est drôle, que ça va faire des vues, des likes, que c’est fun, que « ça va », sans s’imaginer les conséquences.

J’ai beaucoup aimé le côté « préventif » de ces 3 histoires qui décortiquent le déroulement du cyber harcèlement par l’origine de la cause puis par les effets dévastateurs sur la vie de ces jeunes. Je pense même que cette série pourrait en aider certain à prendre conscience que sur les réseaux tout peut aller très vite (surtout avec le boom de Snapchat, Insta, Tiktok etc) et qu’il ne faut pas baisser sa culotte trop vite, et avec nimporte qui !

J’ai particulièrement été touché par la 3eme histoire avec Ada qui est une ado embobinée par un pédophile tordu qui arrive à la manipuler pour qu’elle nude avec lui et lui extorquer de l’argent. Les 3 épisodes qui composent l’histoire d’Ada semble avoir eu une attention particulière dans la photographie beaucoup plus diversifiée et marquante que les 2 autres.

Je regrette un traitement un peu trop exagéré par moment (genre absolument TOUS les élèves du lycée qui film à son insu la nana qu’il ont vu sur la video nude, faut doser), et des fins d’histoires pour les 3 personnages un peu trop « happy end ».

Les NUDES c’est bien,
Les garder pour soit c’est mieux
(sur iPhone : Photos/Masquées, tu connais !)

Plus de notes sur insta : 22sur20
Nathou13
Nathou13

4 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 3 février 2024
tres bonne serie , les acteurs sont justes, les histoires collent a la realité… Cette serieca le mérite de denoncer et sensibiiser aux violences sexuelles , notamment via les rs, auxquelles les jeunes( femmes) sont confronté.es.
Eliott
Eliott

3 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 6 mai 2024
Passionnant, nécessaire, beau et touchant.
Gros coup de coeur pour les épisodes où nous suivons Sofia, brillament incarnée par une jeune actrice du nom de Léonie Dahan-Lamort, elle dégage une réelle puissance hypnotique tout en étant capable de nous transmettre finement une palette d'émotions des plus subtiles.
Les actrices l'accompagnant sont toutes aussi justes et sensationnelles. Série à voir à tout prix !!!
Seb L
Seb L

13 abonnés 56 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 22 mai 2024
L'histoire avec Victor est excellente et pleine de suspense, les 4 premiers épisodes valent vraiment dé tour, l'acteur qui joue Victor est vraiment très bon.
Ma M
Ma M

3 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,5
Publiée le 7 février 2024
Les quatre premiers épisodes de la série sont décevants, et le choix de centrer l'intrigue sur le présumé coupable soulève des questions. Par ailleurs, en suggérant son innocence pendant les premiers épisodes et en mettant en avant les épreuves, les troubles et les émotions de Victor, la série risque de minimiser la gravité des actes reprochés et de susciter de la sympathie pour un individu potentiellement responsable de violences sexistes et sexuelles.
spoiler: Le revirement ultérieur, révélant la véritable nature perverse et la culpabilité du personnage
, semble peu réaliste. Le passage d'un étudiant populaire en médecine ordinaire à un prédateur antipathique est abrupt, et cela soulève la question de savoir si les auteurs de revenge p rn doivent nécessairement être représentés comme des individus prédateurs ou psychopathes, comme le suggère la caractérisation de Victor à la fin de la série. Bien que les deux profils puissent exister, une nuance entre le brillant populaire de la classe et le prédateur aurait pu offrir une représentation plus fidèle de la diversité des personnes impliquées dans de tels actes. Les auteurs de tels actes et la réalité des agresseurs dans ces situations ne peuvent pas nécessairement correspondre au stéréotype du prédateur sans scrupules.

De plus, le personnage de Sarah, la victime, est relégué au second plan, voire ignoré, à l'exception de la manière dont Victor la perçoit. Cette approche réduit Sarah à un rôle passif et limite sa dimension humaine, ce qui nuit à la compréhension des conséquences du revenge p rn sur sa vie. En négligeant de donner une voix et une perspective authentique à Sarah, la série échoue à fournir une représentation complète et éclairante donnant le sentiment que le personnage de Sarah devient une simple pièce du puzzle de l'intrigue, plutôt qu'un être avec ses propres sentiments, expériences et luttes. La série échoue à fournir une représentation complète et éclairante des dommages émotionnels, sociaux et psychologiques causés par cette forme de violence sexuelle.

Par ailleurs, les sujets essentiels comme le consentement, la double peine pour les victimes, les droits des victimes et la justice dans les cas de violences sexistes et sexuelles sont traités de manière superficielle dans la série. En ne leur accordant pas une exploration approfondie, la série ne parvient pas à sensibiliser efficacement le public aux enjeux de ces sujets omniprésents dans la question des violences sexuelles.

Enfin, bien que la représentation réaliste de l'impunité dont bénéficie souvent l'agresseur dans de tels cas soit un aspect important à la fin de la série, cela ne suffit pas à compenser les lacunes dans le traitement du sujet. Alors que la série dépeint de manière crédible les conséquences minimes pour l'agresseur (Victor), elle échoue à véritablement sensibiliser le public aux conséquences que subissent les victimes. Les choix de scénario de ces épisodes semblent peu judicieux, et l'histoire semble manquer le coche malgré son ambition de traiter un sujet sérieux tel que le revenge p rn. C'est dommage
lunaticx
lunaticx

1 critique Suivre son activité

Critique de la série
1,0
Publiée le 20 février 2024
Les sujets abordé durant cette saison aurais pu être super pour une bonne prévention. Mais au final les scénarios sont surjoué ou mal mis en scène. En particulié le dernier, l'interprétation est surréaliste. Vraiment dommage. Tout est éxagéré...
Malou Sofasogoodseries
Malou Sofasogoodseries

3 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 23 février 2025
VICTOR
Étudiant en faculté de médecine issue d’une famille bourgeoise, Victor (Baptiste Masseline) est un meneur charismatique tout juste élu président du bureau des élèves. En couple avec Capucine (Raïka Hazanavicius), elle-même étudiante, son quotidien est rythmé par les fêtes, le sport et les études. Son père s’apprête à entrer au ministère lorsqu’un scandale éclate. Victor est convoqué par la police au sujet de la publication d’une sex-tape dont il serait l’auteur. Il aurait enregistré la séquence au cours d’une soirée étudiante dans laquelle une mineure, Sarah Dulac (Louise Labèque) est filmée en plein ébat.

SOFIA
Sofia (Léonie Dahan-Lamort), 16 ans, se rend à une soirée en compagnie de Camille (Anna Biolay) et Marisia (Prune Richard), amies du lycée, et de Yasmine (Shirel Nataf), sa meilleure amie d’enfance. Elle va tenter d’approcher Alex (Naomi Ekindi) une fille de Terminale. Yasmine se sent un peu à l’écart puisqu’elle est issue d’un milieu différent et ne boit pas d’alcool. Elle s’agace lorsqu’elle découvre que Sofia lui a caché son homosexualité depuis tant d’années, mais se laisse peu à peu aller à l’ambiance de la soirée en décidant même de boire. Le lendemain matin, les adolescentes découvrent qu’une vidéo a fuité dans laquelle on peut y voir Sofia et Alex se donnant du plaisir dans la petite cabane de la maison ayant accueilli la fête. Qui a posté cette vidéo et pourquoi ? C’est ce que va tenter de découvrir Sofia en proie à la peur et la honte, heureusement soutenue par ses amis et son père (Gringe).

ADA
Ada (Nelligan) a quatorze ans et est fille d’agricultrice. À l’école, ses amies parlent de règles et de petits amis. De son côté, c’est le calme plat. Fan de K-pop, elle rêve d’avoir un copain et de ressembler à Chloé (Leeloo Eyme), la plus belle, riche et populaire, de sa classe. Un jour, sa meilleure amie Maëlys lui crée un profil sur une application de rencontre. Ada n’y croit pas ses yeux lorsque Matéo (Thibault Bonenfant), le plus beau du lycée, matche son profil. Une discussion digitale s’engage alors, propulsant l’adolescente sur un petit nuage. Tout dérape lorsque le jeune homme lui demande des photos d’elle dénudée et que ces dernières se retrouvent publiées sur des forums. Un inconnu la contacte et lui propose de l’aider à faire disparaître ces clichés moyennant une somme d’argent. Ada entre alors dans une spirale infernale.

✅Points positifs:
 Interprétation générale bluffante
Narration fluide et intrigues crédibles
Tout en suggestion, sans vulgarité, ce qui est incroyable pour la thématique
 Personnages intéressants
Réalisation vraiment propre
Bingewatching mode activé

❎Points négatifs:
La façon dont les ados parlent, mais bon, j’imagine que c’est réaliste, juste je n’aime pas.
Pas convaincue par l’acting de celles qui interprètent Capucine et Alex.

Comme j’aime me faire surprendre de la sorte ! Je lance la série et dans l’ordre découvre que c’est français et que ça joue très bien. He oui, je me suis faite berner par le titre en anglais : NUDES. Je me doutais de ce dont la série allait traiter, mais n’avais pas connaissance du fait que cette première saison serait découpée en trois histoires distinctes. Je fus donc confuse lorsque sur plusieurs épisodes, un VICTOR en lettres capitales ne cessa de s’imposer sur tout l’écran au point de penser l’espace d’un instant m’être trompée de série. Ce n’est qu’au bout du cinquième épisode que j’ai compris, lorsque le prénom de SOFIA a remplacé celui de Victor, et qu’une nouvelle histoire m’était contée. Enfin, les trois derniers épisodes racontent la mésaventure d’ADA. Le titre de la série correspond d’ailleurs davantage à ce qui arrive à celle-ci plus qu’à Sofia et Sarah dans l’histoire de Victor, puisque ces deux dernières sont victimes d’une publication et partage de vidéos à caractère sexuel dans lesquelles elles apparaissent, à leur insu. Il s’agit de sex-tapes postées sans leur accord. De plus, dans chaque intrigue, les victimes sont mineures, ce qui porte le crime à un niveau pédopornographique.

J’ai beaucoup à dire sur cette série, mais je peux d’emblée vous assurer que j’ai adoré NUDES. Les acteurs jouent vraiment bien mis à part certains qui débutent encore, mais sincèrement, je suis plutôt très impressionnée par l’authenticité qui se dégage de cette série qui plus est française. Certaines longueurs parfois, dialogues ou scènes inutiles, néanmoins dans l’ensemble le rythme est juste. Le casting est très réussi. Agréablement surprise de découvrir Gringe en papa poule. Il m’a fallu un peu de temps pour réaliser que « Ah ben oui, c’est possible, il a bel et bien l’âge d’être le daron maintenant aha ». Apparition amusante quand je me faisais par ailleurs la remarque que les instru ressemblaient au style d’Orelsan dont je viens au passage de voir le documentaire signé Clément Cotentin, disponible sur Prime également et que je recommande plus que chaudement. Un bijou.

Pour en revenir à l’intrigue, au fond. On nous présente trois situations, trois jeunes femmes tantôt victimes de slut-shaming, manipulation, catfishing ou revenge porn, etc. En bref, des destins ébranlés suite au partage non consenti de photos ou de vidéos à caractère sexuel. spoiler: Dans la partie VICTOR, c’est le point de vue du malfaiteur puisque c’est lui qui a filmé et publié la vidéo volée dans laquelle Sarah Dulac, 17 ans, excellente étudiante en médecine, se laisse aller dans une chambre avec un autre étudiant. Lorsque la vidéo est postée, elle décide de porter plainte contre Victor. La série commence sur la convocation au bureau de police durant laquelle cet impétueux étudiant, leader et charismatique, comprend qu’il risque une peine de prison, d’anéantir la réputation de sa famille et de compromettre la promotion de son père, aux portes du ministère. D’abord présenté comme fou amoureux de sa petite amie Capucine avec qui il étudie et s’entraîne, leur relation passionnelle s’effrite inexorablement jusqu’à ce qu’elle rompe avec lui. On découvre alors un autre visage de ce garçon non sans nous rappeler le personnage de Nate dans Euphoria, qui ne comprend pas le « non », imbu de sa personne, narcissique et caractériel. Issu d’une famille aisée, n’ayant pas l’habitude des portes qui se ferment devant lui, supportant difficilement l’autorité et le rejet. Du côté de la victime, c’est la descente aux enfers. Elle sait que sa vidéo est irrécupérable, qu’elle sera sans cesse republiée. Elle s’isole et tombe dans une profonde dépression. Elle voit les perspectives de son avenir professionnel s’assombrir et tentera même de mettre fin à ses jours. Un point m’a pourtant surpris et c’est là que l’on voit que le matraquage wokiste fonctionne puisque dix ans plus tôt, de semblables événements auraient renversé la culpabilité en direction de Sarah. On l’aurait traitée de salope et tous les connards auraient rigolé avec Victor. Ici, c’est lui que l’on pointe du doigt. Des hommes de son âge s’insurgent du fait d’avoir osé compromettre l’intégrité de cette pauvre étudiante jetée en pâture. On voit l’évolution salutaire des mentalités et cela fait plaisir. Ce comportement se retrouve également dans la partie centrée sur SOFIA. Lorsque la vidéo est diffusée, elle se fait charrier, mais pas réellement provoquer, ni de manière dangereuse ou graveleuse par des ados ou jeunes hommes mal intentionnés. Même ses amis de la cité l’aident et lui assurent n’avoir pas regardé la vidéo par respect. Il semblerait donc qu’un travail d’éducation en profondeur ait enfin opéré. Évidemment, les anciennes réactions n’ont pas disparu et bien sûr que Sofia se fait cyber-harcelée et insultée. Mais majoritairement par des femmes. Même dans l’enceinte du lycée, ce sont les adolescentes qui émettent les pires réflexions. Dans l’affaire SOFIA, je dois bien avouer que la qualité de l’acting baisse d’un cran. La scène dans la cabane est absurde. Les actrices ne sont clairement pas lesbiennes et c’est tellement évident que c’en est ridicule. Ce que j’apprécie dans cette série, c’est sa capacité à présenter des faits graves qui traitent de crime et de pornographie tout en suggérant l’acte en lui-même. On ne voit rien si ce n’est une paire de seins à distance. On est loin d’ELITE, EUPHORIA et c’est tant mieux. Il n’y a qu’une vraie scène de sexe et elle ne concerne même pas l’une des vidéos. C’est une scène compréhensible puisqu’elle affine le personnage de Victor. Mais là, les baisers entre Sofia et Alex… Des presque smacks. Abusez-pas. Même le gros chat de ma mère y met plus de passion quand il fait sa toilette. J’ai moins aimé ce volet, car cela tournait à un Cluedo un peu naze avec des scènes improbables de récupération de téléphone et de déverrouillage de code pin. S’il fallait donc en retirer un, ce serait celui-ci d’autant que le sujet était similaire au premier, seul le point de vue différerait puisque cette fois-ci, le personnage principal est la victime. À l’instar de la dernière partie, celle qui se concentre sur le piège qui va se refermer sur la vulnérable ADA. J’ai vu le truc arriver à des kilomètres, mais je pense que c’est une bonne piqûre de rappel pour les ados, même si je suis convaincue qu’en 2024, ils sont maintenant avertis. Les NUDES, c’est évidemment NON. On ne peut faire confiance à absolument personne sur Internet et dans le cas contraire, personne n’est à l’abri d’un piratage. Ici, Ada a quatorze ans et se retrouve dans une situation tellement banale qu’on ne peut que s’en désoler. Son crush de toujours s’intéresse enfin à elle. Ils échangent nuit et jour des sms et apprennent à se connaître. Elle est totalement happée par cet univers merveilleux qui s’ouvre enfin à elle, adolescente au physique banal, loin des filles branchées de sa classe puisque fille d’une agricultrice qui peine à joindre les deux bouts. Soudainement, celui qu’elle considère comme le plus beau du lycée la couvre d’attention et de compliments. Puis, il lui demande à en voir plus d’elle. Les fameuses NUDES. Parce qu’elle craint que cette enveloppe chaude d’attention dont elle est couverte lui soit brutalement retirée, elle cède. Le lendemain, elle est contactée par un certain Gregoire qui se présente comme étant membre d’une organisation de surveillance en ligne. Il l’informe du fait que ses photos sont à présent diffusées sur différents forums, qu’il est possible de les faire retirer moyennant des frais de prise en charge d’un montant de 1000 euros. Évidemment, à ce stade du piège, le téléspectateur ne peut que comprendre qu’il s’agit d’un scam. Je me suis d’abord dit que Mateo s’était associé à un autre élève dans le but d’extorquer des centaines d’euros à differentes victimes, avant de comprendre plus tard que ce pauvre garçon n’avait rien à voir avec tout cela et que dès le départ Ada n’avait jamais communiqué avec lui, mais un homme plus agé se faisait passer pour un ado comme c’est très souvent le cas dans les affaires de cyber-pédocriminalité. Du catfish pur et dur. Seulement cette pauvre enfant ne le comprend pas de suite et c’est là que je trouve cela un peu bancal, car elle réunit la somme de 600 euros en volant l’argent destiné à une sortie scolaire. De nos jours, les ados sont au fait de tout ce qui est tentative d’hameçonnage et compagnie. Un paiement se ferait en ligne au moyen d’une page sécurisée. Pas en espèce et encore moins en échange d’une énième photo. C’est là qu’elle aurait dû comprendre. Quel genre d’association pourrait bien perpétrer les mêmes crimes contre lesquels elle en protège les victimes ? Ada semble être une ado intelligente au départ, donc ici, j’ai décroché dans la narration, car cela devient absurde lorsqu’à nouveau, le vrai prédateur est débusqué puis piégé. Pour terminer, j’ai apprécié la scène finale qui vient clore cette première saison présentant des jeunes adultes traumatisés passant néanmoins très vite à autre chose sans pour autant apprendre de leur manque de prudence et discernement puisqu’à la fin, on voit Ada, Maëlys et Chloé, se filmant en train de danser de manière lascive sur Tik Tok et s’exposant encore et toujours plus face au danger que représente internet. Je vous invite également à lire l’article suivant qui donne quelques chiffres clefs sur le sujet.
Isia Ikdoumi
Isia Ikdoumi

2 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
5,0
Publiée le 2 février 2024
Waou... une série que tout les ados devraient regarder ! Tout y est, le jeu d'acteur, la mise en scène, le scénario... les scènes de danse sont magnifiques. Merci à Andréa Bescond