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Corentin G.
21 abonnés
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Critique de la série
5,0
Publiée le 21 juillet 2026
Cette série est une véritable claque émotionnelle. Elle parvient à créer une tension permanente en 5 épisodes seulement tout en développant des personnages d'une grande profondeur, auxquels on s'attache très rapidement. La réalisation est élégante, la photographie soignée et digne des années 80, et la bande-son accompagne parfaitement chaque moment fort.
HBO Brasil vient de nous inventer la série synthétique : ils se sont dit "tiens, les autres pays ont eu leur série sur les débuts du sida, ben nous on va prendre un peu de tout ça et on va le mettre à notre sauce". Alors, la base c'est le "It's a sin" britannique (pour la chronique de la bande de potes touchés un à un par la maladie), on ajoute un peu de "120 battements" pour un minimum de militantisme, de "Dallas buyer's club" pour la partie contrebande de médocs... et on pompe éhontément la dernière séquence de "The Deuce" pour la retranscrire presque telle quelle à la toute fin. Ah oui, même la musique est du copier-coller cheap, ils ont pris des titres de Madonna et autres tubes dance de l'époque, avec quelques notes changées pour ne pas payer les droits ! Tout ça filmé à la TV Globo, avec force gros plans, effets de batterie et, surtout, the Brazilian signature... les ralentis, meu Deus! Comme dans les novelas, les acteurs/actrices sont plus sur leur physique et leur abonnement à la gym que sur leur talent et l'ensemble est tourné dans trois décors de studio. Cela dit, tout cela a curieusement une certaine fraîcheur et sincérité, largement dû au fait que les acteurs soient gays "dans la vraie vie" (du coup, on croit vraiment aux scènes de sexe, étonnantes de naturel et de sensualité). Le côté novela étant assez efficace, on est vite accro aux aventures de cette sympathique engeance, et on écrase une petite larme de temps à autre. Pour une série dont le sujet est la lutte contre l'oppression et l'homophobie du pouvoir, on est étonné que ledit pouvoir ne soit JAMAIS mentionné, ni indirectement, ni par le nom de tel ou tel responsable politique. Le seul vague responsable que l'on voie, à part les petites mains répressives, est le RH de la compagnie aérienne, 2 mn dans le dernier épisode.