Breaking Bad
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legend13
legend13

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Critique de la série
5,0
Publiée le 6 septembre 2022
Une des meilleures séries qui m'ai de (re)voir. Scénario très bien ficelé d'un bout à l'autre, une réalisation sobre et efficace. Bref une série palpitante devant laquelle on ne s'ennuie jamais. Même la conclusion est une réussite indéniable. Que dire des acteurs ? Tous excellents. On s'attache aux personnages facilement et on adore en détester certains. Bryan Cranston est bien entendu monumental dans le rôle de ce père de famille qui part en vrille. Et l'évolution de Walter White est tout bonnement incroyable. Mais le reste du casting est également au top et nous propose de grand moment d'émotion.
Bref, avec "Breaking Bad" l'excellent Vince Gilligan prouvait à tout le monde qu'il pouvait porter une série d'envergure sur ses épaules.
Une grande série à voir et à revoir avec grand plaisir.
Plume231
Plume231

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Critique de la série
4,0
Publiée le 10 mai 2015
Généralement je sais au bout de quelques minutes ou au pire au bout d'un épisode si je vais aimer ou pas une série. Si ça me plait pas, j'insiste pas et je passe à autre chose. Mais "généralement" ne veut pas dire "toujours"... Vision des premiers épisodes de "Breaking Bad", série dont j'ai inévitablement énormément entendu parler, considérée par beaucoup comme étant une des meilleures séries de tous les temps, assez mitigée. Je trouve que le rythme cahoteux et que l'intrigue tourne en rond. Je laisse tomber. Mais bizarrement mon instinct me dit, renforcé par quelques avis recherchés à droite à gauche, que je suis peut-être en train de passer à côté de quelque chose. Je décide finalement d'aller jusqu'au milieu de la saison 2 et de laisser définitivement tomber si ça ne marchait pas.
Et puis finalement, petit à petit l'ensemble trouve son rythme, l'intrigue devient d'abord intéressante pour devenir de plus en plus passionnante. Et puis vers la fin de la saison 2 quand arrive le personnage de Gus Fring, méchant incroyablement charismatique, aussi fascinant que détestable (Giancarlo Esposito, absolument formidable !!!), on sent qu'on va passer aux choses sérieuses. Pratiquement dans le même temps d'autres personnages secondaires aussi charismatiques, aussi fascinants et aussi formidablement incarnés apparaissent ou étaient déjà là mais sont subtilement creusés.
La saison 2 est excellente, la saison 3 est grandiose, la saison 4 et 5 sont carrément des purs chefs d'oeuvre d'intensité, hyper-prenantes, bourré de nombreuses véritables séquences d'anthologie que je ne peux pas citer sous peine de spoiler mais la vache..., qui ne ménagent pas en rebondissements très surprenants, utilisant notamment magistralement le flashback et le flashforward pour cela, et en scènes d'un suspense souvent insoutenable. Le tout s'achève sur un final INOUBLIABLE. Pas besoin de blue meth pour être défoncé, la série suffit très largement, ça c'est sûr.
Et puis, il y a nos deux protagonistes.
Jesse Pinkman, petit dealer toxico minable à qui on a envie de refiler de temps en temps des claques mais qui va s'avérer malgré tout attachant en étant de la série le personnage le plus humain et le plus vulnérable en subissant des événements qui vont très vite le dépasser. Aaron Paul dans la peau de ce personnage est brillant, pas d'autre qualificatif possible. IL est le personnage.
Et puis bien sûr, il y a le d'ores et déjà légendaire Walter White, modeste professeur de chimie mais scientifique génial atteint d'un cancer qui va finir par devenir parrain de la drogue, personnage ambigu, partagé entre une femme enceinte aimante mais sérieusement casse-burnes, un fils handicapé, et un beau-frère inspecteur travaillant aux stups, doté d'un instinct très efficace mais qui l'empêche juste de voir que la solution est juste sous son nez, qui va nous mettre face au sociopathe qui est en nous en obligeant le spectateur a se demander si à sa place on n'aurait pas été des fois aussi impitoyables et aussi manipulateurs pour parvenir à ses fins. On ne peut pas le juger, on n'y arrive pas à cause de cela. L'interprétation IMMENSE de l'IMMENSE Bryan Cranston parachève de rendre pleinement son personnage vrai.
Je suis d'accord. Comme beaucoup, je pense que "Breaking Bad" est finalement une des plus grandes séries de tous les temps.
shindu77
shindu77

116 abonnés 1 681 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 30 janvier 2017
Une série qui a fini par rentrer dans la légende des séries TV. Malgré un démarrage vraiment poussif selon moi, le Siri n'a de cesse montée en puissance. Au final, c'est véritablement une grande série. Les saisons quatre et cinqsont exceptionnels véritablement. Il fallait surtout se montrer patient avec la série car le démarrage était quand même assez compliqué et surtout très très lent. C'est une série à recommander.
anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 5
4,0
Publiée le 20 mai 2014
Et voilà, l'aventure "Breaking Bad" s'achève enfin pour moi, avec quelques mois de retard suivant la diffusion du finale de la série. Avec une première saison fantastique, puis trois saisons suivantes très sympathique à regarder, cette cinquième saison renoue avec la qualité de la première. Je pense que le fait d'avoir séparé cette saison en deux parties a permis aux scénaristes de conclure l'histoire de Walter White en fournissant des épisodes bien remplis en terme de scénario, de rebondissements, etc (pour ainsi dire, si les autres saisons possédaient leurs épisodes de remplissage, il n'y en a aucun dans cette ultime saison). Toujours grâce à la prestance des personnages que sont Walter, Jesse, Mike et consort, ajouté à une écriture meilleure que lors des précédentes saisons, cette saison 5 se veut clairement anthologique. Rien n'est à jeter. Ayant un rythme beaucoup plus soutenu et nerveux, le sort de chaque personnage se boucle dignement. Mon seul regret concerne la toute fin de la série spoiler: , qui, pour ma part, aurait mérité d'être rallongé de plusieurs bonnes minutes afin de sceller pleinement le sort de Jesse et de la famille de Walter.
Cependant, "Breaking Bad" est l'une des meilleures séries qu'il m'ait été donné de voir ces derniers temps, et c'est avec un petit pincement au coeur que je me dis qu'il n'y a pas d'épisodes supplémentaires à savourer. Toutes les bonnes choses ont une fin, comme qui dirait.
maxime ...
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 5
5,0
Publiée le 24 octobre 2020
L'apogée de la Série se situe bien ici ! Chaque instants est décisif, on atteint un stade ou la folie est maintenant devenue permanente et cette dernière ne se prive pas pour jouer son rôle ...

Autant, le début de la précédente saison fonctionnait sur un faux rythme et alternait sa cadence pour mieux saisir sur le coup autant cette cinquième partie ne joue plus avec le tempo mais embrasse définitivement sa course poursuite. On ressent l'urgence, les impasses, les décisions prises avec un impact nouveau. Avec un autre regard, cette série de bouleversement insensés ne trouve encore que plus d'humanité. On démarre sur les chapeaux de roue comme le veut l'adage avec cette " discussion " entre Jesse, Walt et Mike ou le pic humoristique contraste avec le contexte très tendue de la situation. On enchaine avec les aimants pour foutre le souk au commissariat puis vient ce braquage dantesque du train le tout avec une ribambelle d'embrouilles en tout genres qui stimule les sens. De l'adrénaline en veut-tu en voilà ! On est donc servit coté action car la suite sans trop en dire ne cesse de redistribuer les cartes mais si un point fait office de centre à tout cela se serait bien la psychologie de sa distribution.

Oui, les quatre saisons précédentes ont révélés des moments extrêmement forts, distillés ici et là. Comme indiqué plus haut dans cette critique, l'urgence fait tomber les masques ici et que dire du rendu ... On passe par tout les états avec eux, la complexité de leurs sentiments nous est déballés avec à la fois maitrise, talent et avec une compassion comme seul un Chef d'Œuvre en est capable. Le développement est pousser à son paroxysme et marque l'histoire, oui j'insiste, il marque l'histoire de la série et de l'Art avec un Grand A ! Walter White et sa Famille sont tous et toutes fascinants dans l'écriture mais encore plus dans le rendu. L'évolution du premier et sa dévotion pour son crime embarque tout sur son passage. Le professeur mal dans sa peau du début à laisser à mesure place à un être terrifiant, capable de tout. L'Anti-Héros le plus fascinant jamais crée pour moi. Ou du moins celui qui incarne le plus magnifiquement possible l'idée que je m'en fais.

Dans le désordre il nous sort : spoiler: un assassinat commandité contre les ex employés de Mike par une bande de Nazillon, il abat ce dernier dans un accès de rage qu'il regrette aussitôt, il accepte en revanche le meurtre du gosse abattu par Todd sans bronché et le valide après-coup ... Il n'a plus aucune empathie et ne tempère sa colère que lors de ses magouilles pour servir ses intérêts. Il fait la même chose avec les siens, Skyler n'a plus de force ou presque pour lutter, Jesse est à bout, tout deux n'ont que bien trop compris l'étendu de la situation. Flynn lui continue d'être manipulé et sert son père dans son chantage affectif hyper déboussolant. Il y'en a bien un qui se montre combattif et qui se refuse à la résignation, Hank. La bravoure et l'éthique avec laquelle il s'emploi entre en parallèle avec les agissements de Walt. Le duel qui est livré entre l'un et l'autre sur l'échiquier est épique et déchirant ! Sa mort frappe, ses mots à l'attention de son beau-frère n'ont que plus d'effet. Des morts il y'en a d'ailleurs beaucoup d'autres. En crève-cœur comme pour Hank donc, mais aussi pour Mike d'une certaine manière. C'elle d'Andréa est elle affreuse, la plus choquante de la série pour moi. L'Assassinat de Gale aussi, il y'a une certaine connexion. La mort se montre horrible dans sa représentation. La vie aussi à sa part d'abomination. Tout se petit monde pètent un câble et il y'a de quoi. Cette dispute entre Walt et Skyler arbitré par Flynn en est peu être sa séquence la plus marquante. L'affrontement au couteau, le plaquage du fils, l'enlèvement d'Holly, une mère qui cours désemparé dans cette rue qu'elle remonte tout les jours ... La succession d'évènement est très rapide et se veut brutal. On retiens son souffle en préambule des larmes ! La rédemption commencera avec cet appel ...


Cette saison 5 de Breaking Bad atteint un niveau de violence inégalable. Jesse et sa torture, Skylar dans ses ultimes retranchements, Marie dans son incompréhension et sa vengeance, Flynn face à la vérité, Saul dans sa perte ... Le visage humain de tous est dévoilés et laissent les blessures vives. Il y'a une multitudes d'émotions qui se bousculent et marquent indélébilement les esprits à la vue de cette fin tragique. Sa ne peu pas être pire ? Non ? Et bien si ! Pourtant, on comprend. On suit la logique, ou son illogisme c'est selon. On pardonne, on -s'- aime, alors on comprend. Cette conclusion m'a envoyé bien loin, j'ai cherché par tout les moyens à limité ma consommation d'épisodes concernant cette fin car je la connaissais déjà et me dire que tout est fini ... Et bien là tout de suite je n'y arrive pas. Je n'oublierai aucun d'entre eux, Walt, Jesse, Hank, Marie, Flynn, Saul, Gustavo, Mike ou encore Badger, Skinny Pete, Tio, Tuco, Todd, Steve ... Cette expérience fut unique.

Je n'attendrai sans doute pas six ans avant de la revoir comme ce fut le cas cette fois.
anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 2
3,5
Publiée le 9 avril 2014
Et je continue l'aventure "Breaking Bad" avec cette saison 2 qui, après une première saison de grande qualité, se devait de poursuivre la série avec brio. Le problème, c'est que quand on commence sur les chapeaux de roue, la suite se révèle être la plupart du temps moins bonne. Si "Breaking Bad" reste toujours une série de qualité, j'ai trouvé cette saison 2 un poil en dessous de la saison 1, moins riche en rebondissements (si ce n'est dans les derniers épisodes) et s'étalant plus sur la longueur. De ce fait, la première partie de cette saison 2 tourne un peu en rond et il faut attendre les six derniers épisodes pour retrouver l'essence même de la saison 1. Quoi qu'il en soit, le plaisir de suivre les aventures de Walter White reste intact. Malgré la légère baisse de rythme, on retrouve toujours l'envie de suivre les épisodes, les scénaristes trouvant toujours un bon moyen de garder intact l'attention des spectateurs. Malgré la baisse de qualité par rapport à la saison 1, "Breaking Bad" demeure une série de qualité, innovante et à l'écriture ingénieuse. Et c'est parti pour la saison 3...
Ridjy C
Ridjy C

35 abonnés 206 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 26 décembre 2022
Sûrement la série la plus réussie que j'ai pu voir. Tout les ingrédients sont là. Pour moi la série la mieu écrite de l'histoire. Bryan Cranston est magistrale, son personnage tellement humain, brillant parfois énervant. Le seule côté de la série qui était un peu pénible était d'essayer de supporter le personnage de Skyler qui par moment me sortait par les yeux. Mais cette série est juste brillante. Trop de qualités réunis pour une seule série.
anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 4
4,5
Publiée le 15 juin 2014
Toujours aussi excellente cette série ! Cette saison 4 est vraiment stressante ! On a constamment l'impression que les protagonistes vont mourir ! Au niveau de l'intrigue, cette saison est sans doute celle où l'histoire est la mieux construite. Et la fin est juste grandiose ! Les acteurs se sont encore améliorés (je savais pas que c'était possible) et certaines scènes sont vraiment fortes et parfois dures psychologiquement. L'humour est aux abonnés absents dans cette saison. Les musiques sont également particulièrement bien choisis. Bref, excellente saison qui reste très légèrement moins bien que la 3ème.
schumiforever
schumiforever

10 abonnés 242 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 3
2,5
Publiée le 6 juillet 2015
Pour qui a trouvé du charisme aux mutiques jumeaux du cartel ou de l'intérêt aux démêlés professionnels et conjugaux de Skylar, c'est sûrement une bonne saison. Sauf que mis bout à bout, les trop nombreux ralentissements et "éloignements" de la trame principale deviennent gonflants au point de vouloir accélérer certains épisodes qui se trainent en insistant sur des détails (l'épisode de la mouche!). Sinon la qualité globale de l'écriture assure une belle continuité à l'ensemble et continue de nous mener en bateau entre les projets de carrière de Walt et l'enquête chaotique de Hank, le retour à la réalité de Jessie et la traque du cartel, vers un final "cliffhanger" retentissant.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 17 avril 2015
(Dithyrambique [adj.] se dit de quelqu'un volontiers excessif, empathique et pompeux dans ses éloges)
S'il y a bien une oeuvre excellente à tel point que j'en suis jaloux, alors c'est bien "Breaking Bad". Tout est là, tout y est parfaitement à sa place, et tout est si bon que c'en est insolent (faudra vous habituer aux superlatifs parce que c'est pas fini). C'est simplement grâce à ça que la série reste gravée dans la tête une fois un épisode terminé: on peut s'amuser à chercher des similitudes et des parallèles entre l'épisode 1 et l'épisode 52 (foreshadowing partout tout le temps!!!), à analyser les concordances entre l'intrigue et le thème ou même à décrypter chaque élément de ce monument parce que dans "Breaking Bad", TOUT a un sens des noms des épisodes à ceux des personnages (it's all good, man...m'enfin ça c'est juste une théorie) et TOUT à partir de l'épisode 1 est calculé pour amener à la suite, puis à la fin. Et quelle fin ! Contrairement à la majorité des séries où il ne se passe généralement pas grand-chose pendant 45 minutes et d'un coup cliffhanger de ouf et chacun crie au génie, l'intrigue de BrBa reste active chaque instant. Qui plus est aucune série ne peut se targuer d'avoir des personnages principaux ou secondaires aussi travaillés et attachants que BrBa. Walt, Jesse, Hank, Gus, Mike ou Junior, les personnages révèlent leur profondeur au fur et à mesure que l'intrigue progresse, et c'est un véritable pincement au cœur de les quitter. D'autant plus qu'ils sont tous campés par des acteurs extrêmement talentueux offrant nombre de prestations inoubliables. J'en veut pour preuve cette prestation dans l'épisode "Crawl Space", lorsque Walter (interprété par un Bryan Cranston impressionnant d'implication dans son rôle) laisse éclater sa rage avant d'être pris d'un rire hystérique. Celui qui a vu comprendra mais à mon sens, aucun autre acteur si talentueux soit-il n'aurait pu si bien jouer cette scène. L'impact sur le spectateur n'en est que plus grand: j'ai beau avoir vu pas mal de films, jamais je ne m'était autant investi émotionnellement dans une histoire. L'évolution de Walt, par exemple, s'opère aussi bien à l'écran qu'en dehors. Au début de l'intrigue Walt inspire vraiment la pitié, au fil du temps les réactions évoluent: il suscite le respect en devenant quelqu'un, même en étant conscient qu'il est une ordure ses motivations restent très louables. Et petit à petit Heisenberg prend le dessus jusqu'à devenir le véritable bad guy de la série, de telle sorte que durant la saison 5 je me suis moi-même surpris à serrer très fort le poing devant mon écran, lorsque celui-ci devient véritablement une pourriture. Mine de rien c'est très fort pour moi qui ne suis pas si émotif devant un écran, ici la fin m'a même fait verser une larme, exploit qu'aucun film n'a encore accompli. Ajoutez à cela la sensation toute particulière de connaître les personnages mieux qu'eux-mêmes, après les avoir vu pendant deux ans évoluer, souffrir, grandir, faire des erreurs et en apprendre, à ce niveau je dirais que c'est même propre à la série. Définitivement s'il y en a un devant qui tout le monde ferme sa gueule quand il s'agit de développer des personnages c'est bien cette série. Et c'est parce que malgré sa réalisation très cinématographique très inspirée des westerns (qui va de paire avec la formidable OST), Gilligan a compris ce qui rendait une telle chose quasi impossible au cinéma: dans une série, on est libre de prendre son temps. Et celle-ci ne s'en gêne pas, ils ont été pousser le vice jusqu'à dédier un épisode entier à la chasse d'une mouche ! Un épisode absolument délicieux, d'ailleurs, et qui détermine vraiment qui aime ou pas la série. Mais malgré cela "Breaking Bad" ne parait jamais long, encore moins redondant et jamais ô grand jamais en panne d'inspiration, chose dont peu de séries peuvent se vanter (bon j'avoue pour le coup c'est du pur fanboyisme, certains aspects sont un peu rushés comme spoiler: Skyler White qui a simplement l'intuition que son mari vend de la drogue, mouais...ou bien la cleptomanie de Marie qui ne dit pas grand-chose. Ou même la façon dont Jesse comprend soudainement tout pour Brock et la ricine, mais c'est vraiment une goutte d'eau dans un océan
). Au final l'histoire dans son idée de base (vraiment très schématisée) n'a rien d'exceptionnelle, c'est le sempiternel scénario que Scorsese affectionne tout particulièrement: L'histoire du type qui réussit dans un milieu criminel, et qui finira par chuter du fait de sa réussite. "Breaking Bad" c'est simplement le squelette de "Scarface", des "Affranchis" ou du "Loup de Wall Street" dans un contexte différent et sur une durée élargie et ça, Vince Gilligan ne se l'est jamais caché. Mais c'est traité ici d'un point de vue si humain, chose que personne n'avait encore fait, que l'on oublie ça volontiers, surtout quand on admet que le cinéma n'a jamais rien inventé. Et je ne peux rêver mieux, moi que les histoires de gangsters et autres mafieux saoulent excepté lorsque l'accent est mis sur l'aspect humain. Et puisque je n'arrive à le placer nulle part ailleurs je termine de balancer tout ce qui me fascine dans cette série comme si j'écrivais un blog: j'adore la façon dont cette série trouve de la poésie dans la science, en dressant constamment des parallèles entre les règles de base de la chimie et les événements du scénario ou la psychologie des personnages. J'adore que la série parle de drogue sans être moralisatrice pour autant, cherchant à nous faire comprendre comment les gens en viennent à se droguer et le réconfort qu'ils y trouvent plutôt que de pointer du doigt les drogués style "la drogue c'est mal m'voyez", dénonçant non pas la prise de drogue en elle-même mais tout le marché qui l'entoure. Enfin, la série en dit à mon sens bien plus sur ce qu'est être un homme que n'importe quel film de mafieux, genre construit autour de cette question mais seule une série est suffisamment longue pour creuser la question en profondeur, le résultat est une leçon de vie, une vraie.
Une série si minutieusement réfléchie aussi bien en terme d'efficacité qu'en terme de sens, ça ne se refuse pas. Et le public le lui rend bien: "Breaking Bad" a su en quelques années transcender sont statut de divertissement pour bâtir par le biais de ses fans une véritable mythologie vis-à-vis de ses personnages et de ses thématiques fortes. Un mot pour la fin: All Hail the King, et par là j'entends, Walter White, Bryan Cranston, "Breaking Bad", Vince Gilligan.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 261 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 13 octobre 2021
Comme souvent, la période post-oscars c'est un peu le vide intersidéral, que ce soit au niveau du ciné et des séries, bref je me fait chier...
Bon OK, on va quand même avoir le droit aux épisodes finaux de Games of throne et Avengers (mais mon côté geek m'enlève surement un poil d'objectivité, même si ils risquent de me rappeler à quoi ressemble le moment ou tu jouis...)
Tout ça pour dire que je me suis réattelé à Breaking Bad pour fêter les dix ans du show
Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est simplement une des meilleures productions cinématographiques des années 2000 (et je dis cinématographique, car à ce niveau là c'est carrément une leçon de cinéma)
Pourtant, je l'avais découvert sur le tard, au bout de la 3e saison, suite au tapage qu'elle faisait et aux récompenses qu'elle raflait un peu partout, et à la fin de la première saison, je m'étais dit "Bon OK, c'est pas mal, mais de là à un tel engouement?"
Sauf, que Breaking Bad (à l'instar de GoT cité un peu plus haut), ça prend son temps pour poser les bases, afin de monter en puissance comme rarement, pour finir en apothéose
Putain, ça fait plaisir quand un show finit au sommet plutôt que de sacrifier la série sur l'autel du pognon (Dexter, Damages, Lost..)
Le niveau d'écriture, le développement des personnages et la mise en scène sont exemplaires.
Ca mélange les genres avec brio : Thriller, drame, humour (certes souvent noir), polar, voir même western. Et parfois ça se permet des épisodes improbables (l'épisode de "la mouche" est un bijou à lui seul)
Rien n'est laissé au hasard, et surtout c'est crédible et cohérent (pas comme toutes ces séries auxquelles je me suis essayé avant d'abandonner devant tout ces WTF plus débiles les uns que les autres (Casa del Papel, Murder et autres You...)
Bref, si vous ne connaissez pas FONCEZ, si vous avez déjà vu FONCEZ (c'est encore meilleur la deuxième fois)

https://www.facebook.com/CritiquesCinemaetFestivaldAvignon
Psydered
Psydered

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Critique de la saison 2
3,0
Publiée le 14 juillet 2015
Une seconde saison dans la lignée de la première, l'histoire suis son court et on suis le périple de notre cher Walter dans des endroits inattendus. Toujours aussi plate que la première saison, la série a eu le temps de bien fixer toutes les intrigues. Des personnages intéressant autant bien principaux que secondaire, la traque commence contre Walter et la brigade des "Stup" et il faut dire que ça rajoute un peu de piment a la suite des aventures.
Psydered
Psydered

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Critique de la saison 3
3,0
Publiée le 14 juillet 2015
Cette troisième saison a gagné en rythme, plus d'action, une légère augmentation de la durée des épisodes et bien sur un casting toujours au top. Malgré tous ces effort de la part de la réalisation je n'arrive toujours pas a accrocher a fond, je trouve qu'il manque quelque chose. Un gros effort à été fait sur Jess Pinkman et on en apprends bien plus sur lui qu'auparavant. L'histoire tiens toujours la route malgré que ça commence a devenir du "replay" car le but est toujours le même...
Psydered
Psydered

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Critique de la série
3,5
Publiée le 15 juillet 2015
Breaking Bad est pour moi une bonne série, pas une série excellente ni énorme mais juste bonne, je m'explique : Durant les deux premières saison l'ambiance se pose ainsi que le scénario donc il ne se passe pas grand chose, comme je le disais dans les critiques individuelles de saisons, c'est très plat. C'est a partir de la troisième saison que la série commence un peu a se réveiller. Il se passe plus dee choses, on est a l'affût du moindre indice, car il faut se l'avouer, le réalisateur a mis le paquet de ce côté la. Chaque objet a son histoire et tout est bien penser pour y rattacher tel ou tel scène. On peut voir aussi le stupéfiant changement des personnages principaux que ce soit Skyler, Walter, Junior ou Jess (et j'en passe)... En tout cas ce que je pense c'est que cette série a été vraiment trop surestimé sur tout les niveau, elle ne vaut pas son statut de meilleure série de tous les temps. Je peut vous dire que je me la suis faite juste après l'excellente "Sons of Anarchy" et il y'a une grosse différence artistique et scénariste. Breaking Bad reste tout de même une bonne série a regarder.
andika
andika

115 abonnés 323 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 28 avril 2015
5 saison, 62 épisodes de pur bonheur (à une exception près). Cette série est un petit bijou, subversif à souhait qui montre l'évolution absolument incroyable de deux protagonistes, Walter White aka Heisenberg et son acolyte Jesse Pinkman. Au cours des saisons, les enjeux deviennent de plus en plus graves, importants et dramatiques. L'intensité ne cesse d'aller crescendo pour arriver à des moments de tension extrême comme par exemple le dénouement de la saison 4.
L'ultime saison est un modèle où le personnage principal se développe tel son cancer et devient de plus en plus néfaste, une descente dans les ténèbres que rien ne pourra entraver.
Une série noire, qui embrasse le nihilisme. L'écriture est très riche et très profonde et les personnages sont brillants et charismatiques. À ce propos, je me dois de mentionner tout particulièrement le personnage de Gus Fring joué par Giancarlo Esposito, qui est tout simplement la classe incarnée.
Breaking Bad est ce qui se fait de mieux à la télévision et pour ne rien gâcher, cette série a eu le mérite de s'arrêter au bon moment. A ne manquer sous aucun prétexte. 5 étoiles bien méritées.