Querer
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39 critiques spectateurs

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velocio
velocio

1 536 abonnés 3 492 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 4 juillet 2025
Après 30 ans de mariage durant lesquelles elle a subi les violences psychologiques et physiques infligées par Iñigo, son mari, Miren décide de quitter le domicile conjugal, de demander le divorce et de porter plainte : dorénavant, leurs enfants sont grands et, sa mère qui vient de mourir lui ayant légué son appartement, elle a un toit à elle pour dormir. Cette mini série étant largement au niveau des meilleurs films de cinéma du moment, on va continuer en parlant de film à son sujet. Ce film, donc, aborde de façon magistrale les sujets de l'emprise et du viol dans le cadre du couple. Il montre les difficultés que peuvent rencontrer des femmes pour échapper à un mari qui s'est révélé violent et manipulateur mais qui, heureusement ou malheureusement pour elles, n'a jamais frappé son épouse. Tout cela est fait avec une grande sobriété et l'interprétation est remarquable. En particulier, l'interprétation de Nagore Aranburu qui interprète avec une justesse incroyable le rôle de Miren.
BerndGan
BerndGan

9 abonnés 186 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 28 juin 2025
Excellent série. Tout semble vrai et ce n'est pas manichéen. Les personnages interprètent très bien le rôle de leur personnage. Jusqu'à la fin il est possible d'avoir des doutes sur les vérités de chacun. On note quand même une certaine solidarité masculine, a contrario du détournement de la gente féminine (l'emprise patriarcale ?). Je la recommande.
Sulana Luce
Sulana Luce

11 abonnés 119 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 20 juin 2025
Une capture saisissante des violences conjugales.
Miren nous mène dans les confins de l’innommable où la pudeur et le silence cèdent la place à la parole.
La douleur se libère.
Très belle distribution !
A voir sans hésiter !
David B.
David B.

53 abonnés 592 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 19 juin 2025
J’ai été profondément ému par cette série, magnifiquement interprétée, qui transpire d’émotions contenues, les traversent une à une, pour une fin salvatrice pour les justes, et spoiler: cruellement pour le bourreau empêtré dans son déni.
Goéland
Goéland

38 abonnés 196 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 9 juillet 2025
Au Pays basque, de nos jours, une femme dans la cinquantaine, mère de deux enfants désormais adultes, mariée depuis 30 ans ans, prend conscience de l'emprise que son mari a eu sur elle et des violences qu'il lui a fait subir. Elle entame une procédure de divorce et porte plainte pour viol, appuyée par une avocate sure. La série traite cette histoire avec une profondeur, une finesse, une sensibilité, une approche sociétale remarquables. Tenu en haleine, le spectateur regarde tous les épisodes sans pouvoir faire de pause. Les acteurs sont formidables (Nagore Arunburu, Pedro Casablanc, en particulier). Une réussite totale, à valeur pédagogique.
christophe D10
christophe D10

32 abonnés 960 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 28 octobre 2025
Une minie série espagnole de 4 épisodes, très intense, qui relate les violences conjugales, sans agression physique, subies par une femme sous l’emprise de son mari, et les conséquences profondes pour toute la famille, lorsque l’épouse décide de divorcer et de porter plainte.
C’est remarquablement interprété, la mise en scène n’en fait jamais trop, et les 4 épisodes passent vraiment très vite.
A voir !
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 260 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 11 mai 2026
Avec Querer, on est face à une œuvre d’une puissance rare, qui s’attaque à un sujet extrêmement sensible : l’emprise et le viol conjugal. Sans jamais chercher le choc frontal, Alauda Ruiz de Azúa installe un malaise diffus, profondément réaliste. La mise en scène est d’une sobriété impressionnante, sans jamais atténuer le côté coup de poing de la série. Ici, la violence n’est jamais montrée : elle est ressentie, suggérée, intériorisée, et n’existe frontalement que dans les témoignages. C’est précisément ce qui la rend si troublante et lui donne une épaisseur remarquable.

On suit une femme qui parvient, après des années, à surmonter la peur pour fuir. Ce basculement est traité avec une grande finesse : il n’y a rien de spectaculaire, seulement un lent processus intérieur, fait de peur, de doute, puis de courage. Et la série ne s’arrête pas là : elle montre avec une grande lucidité l’épreuve que représente la procédure judiciaire, froide, éprouvante, où la parole de la victime est constamment mise à l’épreuve.

Mais Querer va plus loin en refusant toute lecture simpliste. Elle évolue en permanence dans une zone grise dérangeante, donnant à entendre la parole de la victime, mais aussi celle du mari, qui affirme ne pas comprendre ce qu’on lui reproche. Ce choix narratif évite tout manichéisme : on ne regarde pas un “monstre” face à une “victime parfaite”, mais un couple enfermé dans une perception radicalement différente de la réalité. Cela met en lumière un point essentiel : dans ces situations, la violence peut être invisible, banalisée, parfois même niée par celui qui l’exerce.

Même les choix de noms et de titres participent à cette lecture. Le prénom de l’héroïne, Miren (“regarde” en espagnol), agit comme une injonction adressée au spectateur : ouvrir les yeux sur une réalité encore largement incomprise ou minimisée. Quant au titre Querer, il porte un double sens fort : “aimer” et “vouloir”. Deux verbes qui résument à eux seuls l’ambiguïté du couple, entre affection revendiquée et désir imposé, comme si la série interrogeait en permanence la frontière entre les deux.

La série s’attarde aussi, avec la même justesse, sur la façon dont ce drame fait voler en éclats la cellule familiale. Les enfants ne sont pas de simples témoins : ils sont pris dans un conflit de loyauté, tiraillés entre leurs parents. Là encore, rien n’est simplifié. La série montre comment certains schémas peuvent se reproduire, suggérant une forme d’hérédité dans les comportements masculins, sans jamais enfermer ses personnages dans des rôles figés. Cette absence de jugement rappelle d’ailleurs le travail déjà amorcé par la réalisatrice dans son impressionnant premier film, Les dimanches, où les relations familiales étaient observées avec la même nuance.

Au cœur du dispositif, Nagore Aranburu livre une performance saisissante, tout en retenue. Elle porte la série avec une économie de mots impressionnante : une grande partie des émotions passe par le regard, les silences, les hésitations. Sa relation avec ses enfants est particulièrement touchante, faite de protection, de fragilité et d’une douleur contenue.

On peut aussi rapprocher Querer de la série Adolescence dans sa manière de questionner la construction des rapports hommes-femmes et la transmission de certains comportements. Dans les deux cas, il ne s’agit pas seulement de dénoncer, mais de comprendre comment ces mécanismes s’installent, et d’ouvrir les yeux des spectateurs.

Parce qu’on connaît tous, de près ou de loin, quelqu’un qui est concerné, Querer est une série essentielle qui poursuit un double objectif. D’un côté, elle cherche à donner du courage à celles qui subissent, en montrant que franchir le pas est possible, même si le chemin est difficile. De l’autre, elle tend un miroir à certains hommes, qui peuvent se reconnaître, ou être déstabilisés, en réalisant que des comportements qu’ils ne perçoivent pas comme violents peuvent l’être.

C’est sans doute là que réside la force de la série : ne jamais asséner de vérité simple, mais obliger chacun à regarder, à douter, et peut-être à comprendre. Disponible sur ArteTV jusqu’au 19 juin, c’est un bijou télévisuel à découvrir absolument.

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Jack75020
Jack75020

5 abonnés 41 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 23 juin 2025
Une série intimiste qui retrace avec brio le parcours d'une victime ordinaire. Le récit est juste et bouleversant
Coolcat
Coolcat

5 abonnés 48 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 23 juin 2025
Très bien jouée, très bien écrite, une série courte et efficace sur un thème pas souvent abordé au cinéma. Beaucoup de subtilité, tout n'est pas dit, ni montré, on se fait son avis soi-même sur ce qu'a été la réalité, on n'est pas que spectateur, on interagit. Intelligent!
Oneyed Jack
Oneyed Jack

6 abonnés 85 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 22 juin 2025
Une mini-série sobre et efficace portée par des prestations impeccables, dévoilant l'emprise de violences conjugales et les conséquences sur la famille de leur dévoilement. Oeuvre cinématographique utile et questionnante.
Lenabelle
Lenabelle

2 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 19 juin 2025
C'est très bien joué effectivement et filmé. Cependant je vais également aller à contre courant des critiques 5 étoiles. Je l'ai regardée car on me l'avait conseillée, notamment pour son traitement de l'ambivalence. Mais personnellement, j'ai été déçue par l'écriture. On ne comprend pas le positionnement de certains personnages comme les amis ou même les fils, ni leur revirement. Il y a trop de non dits, cela dessert le propos, on finit par ne plus comprendre la mécanique de l'emprise. Le film L'amour et les forêts est plus réussi sur ce point.
Christou
Christou

1 critique Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 15 juin 2025
Tout à fait d'accord avec les messages qui ont été formulés ( je préfère à "critiques" qui n'en sont pas).
Cette série est sobre, élégante pour aborder un ou des sujets qui, hélas, ne le sont pas. Pour ma part, c'est l'exact résumé de ma vie, mis à part le côté juridique.
Et quand on essaie d'en parler, on ne vous croit pas !
Merylle Beyind
Merylle Beyind

1 critique Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 12 juin 2025
On en parle trop peu une douleur et une détresse tellement sournoise qu'elle est très difficle à prouver. je salue le jeu des acteurs principaux qui ont su me faire vivre leur histoire . cette série mérite biien plus de reconnaissance et il est temps que le cercle se brise. dans une telle situation personne ne gagne tout le monde perds. merci encore pour cette claque.
Mayté A
Mayté A

6 abonnés 125 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 3 août 2025
Série espagnole très intéressante et poignante. Raconte la difficulté que peut rencontrer la justice à reconnaître le viol conjugal comme un crime. L histoire est racontée avec beaucoup de finesse et de délicatesse. Le jeu plein de sensibilité des deux acteurs principaux (Nagore Aranburu dans le rôle de Miren et Pedro Casablanc dans celui du mari) est bouleversant. Les actrices et acteurs secondaires sont aussi excellents. Le vécu de Miren avec son mari abusif est très bien raconté, de façon sobre et impactante. Les scènes au Tribunal sont aussi très crédibles. Cette série a amplement mérité tous ses prix lors des différents festivals.
Zélie Z
Zélie Z

10 abonnés 1 critique Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 9 novembre 2025
Une série vouée à marquer les esprits, et suffisamment précise, puissante et intelligente pour faire bouger les lignes. Une claque profonde et nécessaire, interprétée par des formidables.