Le pitch ne fait pas rêver :
« Après avoir été honteusement viré, Andrew "Coop" Cooper, un gestionnaire de fonds d'investissement encore affecté par son récent divorce, décide de cambrioler les maisons de ses voisins du très aisé village de Westmont. Et les secrets et liaisons cachés derrière ces riches façades pourraient être plus sérieux qu’il ne l’avait imaginé. »
, il peut faire penser à une série nanard, mais il n'en est rien.
En suivant Coop (Jon Hamm)
dans ses ennuis et ses décisions décalées, finalement on s'introduit sans s'en rendre compte dans la vie de ces personnes riches mais qui s'ennuient, dont aucune n'est réellement heureuse, et toutes se cherchent plus ou moins.
On ne tombe pas dans la caricature du quotidien de ces hommes d'affaires au boulot, ni même dans celle de leurs épouses en train de faire du shopping, mais on écoute, on comprend, on compatis -ou non- à la vie de millionnaires tristes.
Et quand tout bascule pour Coop, on bascule un peu avec lui finalement. Le parcours est chaotique mais on le suit avec intérêt, on se prend à comprendre son jeu, à penser un peu comme lui.
Dans cette série étonnante, il n'y a un peu d'émotion, juste assez pour ne pas tomber dans le mélo. Un peu de suspense, mais pas trop pour ne pas tomber dans un thriller policier. Et dans la voix off du personnage principal, presque philosophique, quand il pose un regard sur tout ça il y a beaucoup de choses humaines, vraies, mais qu'on oublie souvent.
Cette série est écrite avec une réelle et véritable fin, mais comme elle a fonctionné, bien sûr une saison 2 est prévue pour 2026. Par contre il est peu probable qu'elle soit aussi bien écrite ; comme d'habitude on va probablement avoir une rallonge à la Netflix.
Bref, « Vrais voisins, faux amis » mérite largement que l'on s'attarde sur ses neuf épisodes, ne serait-ce que pour se changer vraiment les idées, enfin, avec une série originale.