Half Man
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AlexLaloix
AlexLaloix

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Critique de la série
4,5
Publiée le 11 juin 2026
Après la mini-série choc "Mon petit renne", Richard Gadd frappe encore plus fort avec "Half Man", sans aucun doute l’une des meilleures séries de l’année. À travers cette relation complexe et destructrice entre deux frères, la mini-série livre un récit aussi captivant que perturbant. Chaque épisode nous rapproche un peu plus de l’inévitable et explore avec justesse les traumatismes, la masculinité et l’emprise psychologique. Portée par des performances exceptionnelles, aussi bien du côté des versions jeunes qu’adultes des personnages, cette série HBO Max est une œuvre intense, brutale et bouleversante. Une véritable claque dont on ne ressort pas indemne et qui risque de nous rester longtemps en mémoire.
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18/20
Critique sur Half Man (série)
Vue du 27 avril au 01 juin 2026 sur HBO Max
AlexLaloix
AlexLaloix

179 abonnés 1 416 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,5
Publiée le 11 juin 2026
Après la mini-série choc "Mon petit renne", Richard Gadd frappe encore plus fort avec "Half Man", sans aucun doute l’une des meilleures séries de l’année. À travers cette relation complexe et destructrice entre deux frères, la mini-série livre un récit aussi captivant que perturbant. Chaque épisode nous rapproche un peu plus de l’inévitable et explore avec justesse les traumatismes, la masculinité et l’emprise psychologique. Portée par des performances exceptionnelles, aussi bien du côté des versions jeunes qu’adultes des personnages, cette série HBO Max est une œuvre intense, brutale et bouleversante. Une véritable claque dont on ne ressort pas indemne et qui risque de nous rester longtemps en mémoire.
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18/20
Critique sur Half Man (saison 1)
Vue du 27 avril au 01 juin 2026 sur HBO Max
Perchman.fr
Perchman.fr

25 abonnés 364 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 30 mai 2026
J’ai adoré Half Man, une mini-série qui impressionne par la précision de son écriture et la richesse de ses dialogues. Chaque échange semble minutieusement travaillé, donnant une vraie profondeur aux personnages et à leurs relations. En seulement six épisodes, la série déborde d’idées et parvient à construire un récit dense, captivant et parfaitement maîtrisé. La mise en scène est constamment inspirée, tandis que le développement de l’intrigue trouve un excellent équilibre entre révélations, tension et émotion. Le casting est tout simplement remarquable. Les interprètes des versions jeunes et adultes des personnages livrent tous des prestations impressionnantes, avec une mention particulière pour Jamie Bell, absolument magistral dans un rôle complexe et exigeant. La série n’hésite pas à bousculer son public avec plusieurs révélations choc et des scènes parfois difficiles à regarder. Elle mélange habilement thriller, drame, violence, émotion et même quelques touches d’horreur, sans oublier un humour discret mais efficace qui allège ponctuellement l’atmosphère. Une œuvre intense, ambitieuse et profondément marquante, qui exploite pleinement son format court pour livrer six épisodes d’une qualité remarquable
tenzenchoku
tenzenchoku

24 abonnés 11 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 16 juin 2026
Tension physique et psychologique extrême entre ces 2 personnages deglingués. Magnifiquement interprété, des dialogues ciselés. Et finalement le plus deglingué n’est pas celui qu’on croit.
Argos Panoptès
Argos Panoptès

23 abonnés 215 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 2 mai 2026
Très bonne série dramatique comme sait le faire HBO. Le pitch est prenant. La réa est nickel et la casting est convaincant. La patte british est présente dans les cadrages et la musique. Très bonne surprise. J'ai très envie de voir comment Niall va évoluer.
Cyrille B.
Cyrille B.

6 abonnés 28 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 23 mai 2026
Cette série sur le thème de l’emprise psychologique et les relations toxiques est excellente.
Pas grand chose à critiquer tant le produit final est captivant.
ManuFromParis
ManuFromParis

12 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,5
Publiée le 31 mai 2026
La mise en scène et l’interprétation sont époustouflantes mais le montage et la narration volontairement déconstruits, finissent par lasser et desservir l’histoire à force de tout faire pour masquer les deux informations capitales pour justifier l’acte final d’un point de vue scenaristique: spoiler: le fait que Ruben ait été abusé sexuellement par son père de manière répétée et que Niall ait couché avec la femme de son frère et soit donc le père du fils de Ruben.

Personnellement je trouve que le deuxième point est la grosse faiblesse du scénario: spoiler: évidemment cette trahison est insupportable pour tout le monde et pour Ruben en particulier, mais de là à pousser Ruben à une vengeance de cette ampleur, accomplie de sang froid, je trouve que ce n’est pas crédible.

Par ailleurs, toute la violence de Ruben est finalement justifiée par spoiler: le fait qu’il n’ait jamais accepté d’avoir parfois joui des sévices sexuels perpétués par son père
mais là encore je trouve cet enjeu dramaturgique trop artificiel pour justifier la violence finale du personnage.

Au vu de la bande annonce, je n’avais pas très envie de regarder la série car généralement je n’aime pas ces histoires de relations d’influence et de dépendance toxiques, mais je me suis laissé tenter à cause des excellentes critiques et du casting de premier ordre. Et bien finalement je regrette et j’aurais préféré ne pas y avoir été confronté parce que je n’ai pas cru à l’acte final et pour moi toute l’histoire s’est écroulée à cause de ça.

Si on schématise, spoiler: c’est l’énième histoire d’un criminel traumatisé par un abus sexuel.
Si j’ai une immense compassion pour les victimes de ces crimes abjectes, j’en ai un peu marre de ces scenarios alembiqués et racoleurs qui poussent toujours plus loin les limites de la violence comme seule fondation dramatique et scenaristique.
StephHapiot62
StephHapiot62

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Critique de la série
3,5
Publiée le 31 mai 2026
Mini-série intense avec de très bons acteurs, elle ne laisse pas indifférent.
J'aime retrouvé ce rythme de diffusion d'1 épisode par semaine.
Ynot
Ynot

2 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 12 mai 2026
Cette mini série est très captivante. Nous suivons l'histoire de deux "frères" à travers leurs vies adolescentes et adultes. Les personnages sont profonds. L'histoire est dure.
Les acteurs jouent très bien.
Virginie Lecomte
Virginie Lecomte

2 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 26 avril 2026
Pour le moment, je n'ai vu que le premier épisode qui nous fait entrer dans la vie de ce jeune garçon qui voit le retour de ce "frère" et surtout qui nous donne très vite envie d'en savoir plus. On devine qu'il s'est passé quelque chose en les deux mais c'est tout pour le moment. Série réaliste et violent mais vraiment bien joué.
Kali
Kali

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Critique de la série
5,0
Publiée le 28 mai 2026
Half Man, Richard Gadd remet le couteau dans la plaie:

Après "Mon petit renne", on pouvait croire Richard Gadd au bout de son malaise. Erreur. Half Man creuse plus profond, plus froid, plus loin.
Tout part d'un mariage. Ruben débarque à la noce de son frère Niall, tendu, fébrile, et la fête vire à l'explosion. De là, la série remonte trente ans en arrière, des années 1980 à aujourd'hui, pour dérouler le fil d'une fraternité qui se délite. Pas une fraternité de sang, d'ailleurs : Ruben et Niall deviennent frères lorsque leurs mères entament une relation amoureuse. Ce lien fraternel d'emprunt devient aussitôt la frontière ambiguë du récit.
Car le cœur du film est là, et c'est ce qui le distingue. La série traite frontalement d'une crise de la sexualité : à mesure qu'il grandit, Niall comprend spoiler: qu'il est gay, mais l'homophobie subie à l'école et les insultes de Ruben lui-même l'enferment dans la peur et la honte. Sa propre masculinité toxique et son homophobie intériorisée sont les seuls obstacles entre lui et sa sexualité, aucun facteur extérieur. Entre les deux hommes circule une chimie souterraine, un désir jamais formulé mais constamment perçu.

La réserve, capitale : ce n'est pas une histoire d'amour gay, et c'est précisément le propos. Là où Heartstopper ou Heated Rivalry offrent chaleur, représentation et résolution, Gadd offre le refoulement, l'autodestruction et un silence suffocant.

Gadd, qui se dit bisexuel, explique avoir voulu représenter ceux qui se sentent laissés de côté par les récits queer lumineux, ceux qui traversent une crise identitaire sans s'y reconnaître. La série est queer par la négative : une histoire de désir empêché plutôt qu'accompli.
Gadd ne ménage personne, à commencer par lui. La mise en scène est soignée, souvent glaciale, et l'Écosse des années 80, marquée par le sida, l'homophobie ambiante et la violence sociale y respire le vrai. Certaines crises de rage virent à l'agression sexuelle jamais verbalisée ni montrée, laissant le spectateur libre d'interpréter ; une tension quasi incestueuse irrigue les schémas de domination. On regarde la boule au ventre, et on continue quand même.

Le tandem porte tout. Gadd et Bell livrent le meilleur de leur carrière : Ruben se charge d'une démarche pesante et d'un registre vocal presque simiesque ; Bell, lui, incarne avec une sincérité déchirante une douleur dont la source remonte tout entière à l'homophobie intériorisée de Niall.

La noirceur est si totale que Première regrette l'absence du moindre rai de lumière sur six épisodes.

Reste l'essentiel. Sans jamais prononcer les mots « masculinité toxique », la série plonge dans la haine de soi des hommes sommés de se conformer, et demande ce qu'il advient d'un enfant terrifié dont l'identité tout entière dépend de l'approbation d'une brute. Half Man n'est pas une série confortable. C'est une série nécessaire, à déconseiller aux âmes sensibles. Ou à leur recommander, précisément parce qu'elle parle d'elles.
Manon Czeryba
Manon Czeryba

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Critique de la série
5,0
Publiée le 31 mai 2026
Série comme on en voit rarement qui abordent des sujets sensibles jamais abordé, elle est tout simplement grandiose même si elle peut mettre mal à l’aise certaines personnes. Les acteurs sont exceptionnels.
Karl
Karl

1 critique Suivre son activité

Critique de la série
0,5
Publiée le 7 juin 2026
Avec Half Man, la série semble s’inscrire dans une tendance contemporaine qui consiste à explorer les zones les plus sombres de la psyché humaine à travers la violence, le malaise et la transgression. L’ambiance est lourde, volontairement dérangeante, et met en scène un univers où le harcèlement psychologique et physique devient presque un langage narratif à part entière.

Pourtant, derrière cette façade de provocation, la série peine à dépasser son propre dispositif. Elle accumule les situations extrêmes et les dynamiques de domination sans leur donner une véritable profondeur dramatique ou psychologique. Le sentiment qui domine est celui d’un récit qui effleure ses thèmes plutôt que de les interroger. Les personnages évoluent au gré de leurs névroses, mais sans véritable progression, comme enfermés dans une mécanique répétitive où le choc remplace souvent la construction.

Certaines lignes narratives, notamment la bisexualité du protagoniste et sa relation avec la femme de son frère, apparaissent davantage comme des ressorts fonctionnels que comme des éléments réellement développés. Elles semblent surtout destinées à nourrir la tension dramatique et à préparer la résolution finale, plutôt qu’à enrichir la complexité des personnages.

Le final renforce cette impression d’écriture stratégique. La scène de Ruben blessé face au corps de son frère, mise en regard avec l’épisode précédent où il apparaît déjà “mort” sur un brancard, donne le sentiment d’un jeu de construction autour du suspense et de la saisonnalité, davantage que d’une nécessité narrative interne. L’ensemble laisse planer l’idée d’une continuité artificiellement ouverte, pensée autant pour relancer l’intrigue que pour clore un arc.

Au final, Half Man s’inscrit dans une esthétique de la provocation maîtrisée mais rarement transcendée. La série exploite des sujets sensibles et des images fortes, sans parvenir à les transformer en véritable réflexion. Elle reste ainsi à la surface de ce qu’elle prétend explorer : une œuvre efficace dans ses effets, mais qui laisse peu de trace une fois l’impact initial dissipé.