Adolescence
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Luiz
Luiz

10 abonnés 149 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 5 avril 2025
Bien que liés par l’intrigue des 4 épisodes émanent diverses problématiques vécues par les différents personnages. La facon de tourner amène du dynamisme parfois malvenu dans des endroits exigus (épisode 1). Le dernier épisode est peut être trop long, trop lourd… l’épisode 3 est extrêmement bien travaillé, il y a un tel jeu de postures/ d’attitude digne du grand Tarantino !
Serve Philippe
Serve Philippe

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 4 avril 2025
ADOLESCENCE - minisérie britannique (2025, 4 épisodes d'une heure chacun). Netflix.

En seulement 4 heures (4 fois 1 heure), la minisérie britannique ADOLESCENCE frappe vite et très fort, aussi bien au fond que sur la forme. On peut la classer en "drame familial", centré autour du thème hélas très présent dans notre société des Incels et de ses déviations perverses, masculinistes et misogynes. Je renvoie ici à la fiche Wikipédia consacrée au concept incel, bien détaillée.

La série a été unanimement louée pour son exposition et dénonciation de cette sous-culture, jusqu'au Premier Ministre britannique travailliste Keir Starmer qui, après l'avoir vue avec ses deux enfants adolescents, a décidé que cette production Netflix devait être diffusée et discutée dans tous les lycées du royaume.
Mais ne ramener ADOLESCENCE qu'à ce fond sociologique et sociétal – passionnant, sans le moindre doute – en passant sous silence tout à la fois son impact sur la famille du jeune garçon (Jamie, 13 ans) accusé du meurtre d'une de ses camarades, ainsi que la forme même qu'emprunte cette série me semble très dommageable pour celle-ci.

Chacun des quatre épisodes est filmé en temps réel (une heure) et en une seule prise, un long plan-séquence plus ou moins recentré sur un lieu unique (l'épisode trois, remarquable) ou, au contraire, ne cessant de se déplacer d'un lieu à l'autre en accompagnement du ou des personnages au centre de l'épisode concerné. Ici, nous touchons à un somptueux travail de mise en scène, de réalisation, avec une caméra toujours très fluide, tantôt au plus près, tantôt avec une distance bienvenue. Il n'y a aucune tricherie, pas de raccords invisibles faisant croire à un plan-séquence alors qu'en réalité deux ou plusieurs plans seraient montés, pas d'effets spéciaux au même objectif, non, chaque épisode déroule un authentique plan-séquence. L'effet provoqué est un attachement du spectateur à l'action qui se déroule sous ses yeux. Nous sommes happés et entraînés, attachés aux basques du personnage incarnant à tel ou tel moment un point de vue subjectif : ( l'inspecteur de police, Jamie, son père dans l'épisode 1 ; l'inspecteur dans le 2 ; Jamie et surtout une psychologue dans le 3 ; le père, accompagné de son épouse et sa fille dans le 4).

L'ambiance est lourde, glaçante, profondément captivante et même hypnotique. Impossible de résister au désir impérieux de visionnage des quatre épisodes l'un derrière l'autre. Les quatre heures passent comme dans un souffle empli de tension extrême.

Si le fond de l'affaire nous frappe de plein fouet (sans jamais une once de morale assénée malgré un pathos qui ne se cache pas), ADOLESCENCE brille aussi par son casting absolument parfait, comme dans toute bonne série britannique qui se respecte.
Dans le rôle (son premier à l'écran) de Jamie, le jeune Owen Cooper (de deux ans plus âgé que son personnage) s'avère une fantastique révélation. Stephen Graham (le père), à l'origine du projet et coscénariste, déjà admiré dans le puissant téléfilm Help (2021, au côté de Jodie Comer) ou la série Bodies (2023) offre une interprétation dévastatrice d'émotions réfrénées finissant par exploser dans l'épisode final. Soulignons aussi la superbe performance d'Erin Doherty (la princesse Anne des saisons 3 et 4 de The Crown) dans le rôle de la psychologue de l'épisode 3.

ADOLESCENCE marquera durablement l'histoire des séries et s'avère d'ores et déjà comme une très sérieuse prétendante au titre de la meilleure de l'année, même si celle-ci n'a fait que commencer.
Loïc M.
Loïc M.

8 abonnés 19 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 26 mars 2025
Un chef d'oeuvre de réalisation sans faute, des acteurs incroyables. Les épisodes en plan séquence nous maintiennent au plus proche du storytelling si prenant. Un sans faute.
drolistique
drolistique

7 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 6 avril 2025
Serie bof ... On nous a vendu le plan séquence et c'est vrai que c'est agréable à regarder mais je trouve que le film n'a aucune profondeur au final : on ne creuse aucun des personnages alors que l'on comprend que tous ont des choses a approfondir. ca manque de quelques éléments et c'est forcément le plan séquence qui a empêché de les montrer ...
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,0
Publiée le 13 mars 2025
Bon....
j'en sors juste et j'ai vraiment été chamboulé...
je crois que tout le monde devrait voir cette série en particulier les adultes
parce que ça éveille la compassion et la réflexion sans jamais tomber dans la morale
le 3eme épisode est simplement bluffant d'intelligence
quant à l'épilogue il nous transperce d’émotions
j'aurais pu mettre 5 étoiles mais au tout début j'ai eu du mal à rentrer directement dedans
j'ai trouvé le jeu d'acteur un peu léger... mais sur la globalité de la série c'est plutôt l'inverse
cette série est à considérer dans son ensemble
les sujets sont très actuels
c'est traité de manière moderne avec une mention spéciale pour la manière de filmer
et de suivre l'action qui se déroule sous nos yeux....
voilà je ne dis rien de l'histoire que je vous laisse découvrir....
sylvain b.
sylvain b.

2 abonnés 51 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 7 avril 2025
Mini serie qui au-delà du sujet sociétal brulant de l'influence parfois néfaste des réseaux sociaux traite surtout au travers de ses 4 episodes des rapports (de force?) humains en situation de stress, et c'est bien là le très grand intérêt car on sait dès le premier episode que Jamie est bel et bien l'assassin:
- 1er ep. Rapport pere fils. Jamie en GàV avec son père qui petit à petit découvre l'horreur commise par son fils.
- 2e ep: rapport adultes encadrants/enfants; dans cet episode policiers et profs se confrontent dans l'enceinte du lycée aux enfants, le gouffre générationnel et la cruauté de cette population leur sautent au visage.
- 3e ep rapport de force psy/enfant en difficulté: le plus prenant pour moi. 1h d'un combat qui prend aux tripes, un vrai suspens dans une pièce de 20m2 avec seulement 2 protagonistes. Très puissant.
-4e ep Rapports intra familiaux et culpabilisation: le plus émouvant indéniablement mais celui auquel j'ai le moins adhéré.

Jouer sur ces 4 rapports de force qui mettent en scène des personnages différents dans des contextes différents permet à la serie d'eviter l'écueil de l'enquête de police habituelle (Qui et pourquoi) pour capter l'attention de tous les publics (Parents et ado) par le biais de personnages standards auxquels il est très facile de s'identifier.

C'est rapide, efficace et bien joué. Bref à voir absolument.
Laurent B
Laurent B

52 abonnés 4 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 17 mars 2025
À la fin de ce voyage, je suis resté sans voix. Pas simplement ému ou impressionné, mais profondément bouleversé. Peu de séries m'ont procuré cette sensation d'authenticité troublante. Ce que j'ai vu dépassait l'interprétation : c'était la vie elle-même, brute et sincère. L'immersion était si complète que j'oubliais parfois qu'il s'agissait d'une fiction, partageant intimement chaque émotion des personnages.

La réalisation d'Adolescence est exceptionnelle, chaque épisode tourné en un unique plan-séquence, sans coupure visible. La préparation nécessaire est sidérante. La caméra devient une complice discrète, accompagnant avec subtilité des moments de tension silencieuse ou d'émotion pure. Je me suis souvent demandé comment ils avaient pu rendre si naturellement une telle vérité émotionnelle.

La scène du trajet en van du dernier épisode est un moment de cinéma magistral. Une séquence simple mais réalisée avec une intensité émotionnelle inattendue. C'est là tout le talent d'Adolescence : ne jamais forcer le drame, laissant simplement les instants ordinaires prendre une ampleur remarquable.

J'ai failli passer à côté d'Adolescence, pensant qu'il s'agissait d'un drame lent comme tant d'autres. Mais dès les premières minutes, j'ai compris avoir fait le bon choix. Le rythme est lent mais jamais ennuyeux ; chaque silence, chaque regard compte. Le résultat est une expérience puissante qui reste longtemps en mémoire.

Adolescence ne donne aucune réponse facile. La série ne cède jamais à la facilité, préférant laisser l'ambiguïté faire son chemin. Elle exige patience et attention, mais en retour, offre une expérience inoubliable. Des heures après avoir terminé, j'y pense encore : preuve que cette série n'est pas seulement une fiction, mais un véritable reflet de la vie, complexe et bouleversante.
Boris B
Boris B

135 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 16 avril 2025
Quelle série ! Le dernier épisode m'a vraiment secoué
spoiler: alors oui il n'ya pas le procès mais c'est pas important, on sait deja tout

Cette serie montre surtout la souffrance autour d'un.geste de folie d'un garçon mal dans sa peau .
Les risques des réseaux sociaux pour les gamins.
Même Le gamin qui est passé à l acte est une victime et les parents dépassés par tout ça...
A voir absolument
ConFucAmuS
ConFucAmuS

650 abonnés 1 037 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 26 mars 2025
Puisqu'elle tire une partie de sa popularité sur son bagage technique, abordons la série du moment par ce prisme. Ça fait maintenant deux bonnes décennies que la technique du plan-séquence a le vent en poupe, par la grâce et l'inventivité de metteurs en scène appliqués tels Alfonso Cuarón, Park Chan-Wook ou Cary Fukunaga. Depuis, combien de productions ciné/télé nous sortent leur plan-séquence et combien en a t-on retenu ? Pour ma part, pas beaucoup. Une leçon s'impose rapidement : l'étalage on passe outre s'il n'a aucune valeur ajoutée dans la diégèse. Un aspect sur lequel la série Adolescence aurait un avantage certain puisque ses quatre épisodes sont précisément conçus en un plan unique. Mais ce n'est pas si évident.

Les chapitres sont pensés pour nous faire ressentir ce temps réel alors que la situation évolue pour cette famille et l'inspecteur en charge d'une affaire dans lequel le plus jeune membre serait impliqué. Un parti pris fort, mais qui se retourne parfois contre la série car des temps morts il y en a. Est-ce que le récit aurait été moins pertinent avec une mise en scène plus "classique" ? La question mérite d'être posée, ne serait-ce que pour les épisodes deux et quatre où l'intrigue se traine de temps à autre pour une ou plusieurs thématiques qu'on intègre en quelques minutes. Soyons honnêtes, ça n'altère pas le propos concernant la pédagogie dans le milieu de l'éducation et le fossé générationnel sur les nouveaux mode de communication. Mais si l'ennui menace malgré tout à plusieurs moments, c'est peut-être que l'approche n'était pas la plus adéquate.

C'est en revanche bien plus pertinent et réussi dans l'introduction et la partie 3 où l'on voit le sol se dérober peu à peu sous les pieds de Jamie (l'adolescent arrêté) et l'environnement changer de tonalité au gré de ses humeurs. Il faut à ce titre saluer la prestation admirable d'Owen Cooper qui parvient à faire passer beaucoup sans forcément que cela passe par la parole. Stephen Graham donne également une puissante incarnation dans le rôle du père, tiraillé entre ses devoirs parentaux et un sentiment de culpabilité sous-jacent. Ironiquement, je pense que l'épisode 3 est celui où l'usage du plan-séquence est justifiée alors que c'est le segment le moins "spectaculaire" si l'on peut dire. L'idée est d'assister à la mise à nu d'une personnalité complexe, bouffée de contradictions et sujettes à de violentes poussées d'émotions. Une table, deux personnages ; c'est fou ce qu'il en faut peu pour nous embarquer dans un voyage où l'empathie le disputera à la crainte.

Que la série fasse parler d'elle est une très bonne chose. Son succès m'apparait comme le symptôme d'angoisses bien réelles liées à un champs de défis, anciens comme nouveaux, qui se profilent devant cette période charnière qu'on appelle adolescence. Mais également un petit rappel utile des conséquences d'un évènement sur la vie d'une multitude sans qu'ils aient eu de rôle direct ou indirect dedans. On a beau le savoir, à moins de le vivre on est encore loin du compte. Adolescence porte tout cela dans ces quatre épisodes, et c'est bien pour une mini-série. Je reste cependant persuadé que l'ensemble aurait pu tenir en 2h30, délesté en partie de cet attirail technique et être aussi fort.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 909 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 10 avril 2025
Remarquable étude psychologique sur cette période, l’adolescence, si pleine de fragilités et si difficile à traverser. Au travers d’une histoire de meurtre, les réalisateurs anglais dressent plusieurs tableaux, l’ado meurtrier d’abord, puis son environnement scolaire, enfin ses parents qui, comme souvent, n’ont rien vu venir. Naturellement, le rôle des réseaux sociaux est dénoncé. A noter une extraordinaire performance des acteurs, notamment le jeune ado époustouflant de naturel et qui accomplit une performance hors norme en particulier au troisième épisode où il est confronté dans la quasi totalité de cette séquence à une psy chargée de « l’évaluer » et qui sera largement bousculée , au sens figuré, dans sa mission. A noter que le Roi Charles a préconisé que cette série soit visionnée dans tous les collèges du royaume. Je suis totalement de son avis. A noter une façon de filmer, caméra à l’épaule, particulièrement réussie et favorisant le côté anxiogène et réaliste de l’ensemble. Vraiment à voir.
Charles-Maxime
Charles-Maxime

62 abonnés 58 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 15 avril 2025
Une mini-série qui donne à voir sur la jeunesse et notre époque sans jamais porter de jugement moral. Les faits exposés sont contemporains et d’une gravité extrême. Une distance est instaurée permettant au spectateur de s’approprier l’œuvre et de s’interroger intimement.

La mise en scène en plan séquence est exceptionnellement réalisée et rend le récit encore plus prenant. J’ai profondément été marqué par l’épisode 3 ainsi que par les derniers mots du père remontant la couette sur le nounours « I’m sorry son, I should have done better », ces mots ont un sens et mille à la fois, ils sont ceux d’une époque malade.
fan_de-cinoche
fan_de-cinoche

23 abonnés 222 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
2,0
Publiée le 25 mars 2025
Et si en fait ce n'était qu'une énorme fumisterie ?
Alors OK, les épisodes 1 et 3 sont très prenants : tout tient sur le monstrueux talent du jeune Owen Cooper dont la présence crève l'écran. Chaque scène avec lui est éblouissante.
Mais les épisodes 2 et 4, sans lui, relèvent à quel point la "performance" du plan séquence masque l'inanité du scénario. Alors, au lieu de suivre l'inutile enquête des flics dans l'épisode 2, on s'amuse à se demander comment spoiler: la caméra est passée de main en main par la fenêtre du lycée puis à repérer les légères vibrations quand on la visse au drône,
etc...
Amusant, mais toute la tension est retombée. Les acteurs sont bons mais ils n'ont rien à se mettre sous la dent.
Puis arrive le dernier épisode, où l'on attend un dénouement, une explication. Et, là encore, on va passer du temps à se demander où est fixée la caméra devant le van familial spoiler: (il est vrai qu'on n'a pas vu l'avant et le système de fixation qu'on peut imaginer accroché au capot puis démonté pendant que la famille traîne chez M. Bricolage)
.
Cet épisode est insipide et la façon dont le show-runner/scénariste/acteur principal surjoue le drame (le type passe son temps à s'essuyer de la morve sur toute la figure) est pour le moins gênante.
Quant à la fin ? Ben, il n'y en a pas, tout simplement. Laissant peut-être la porte ouverte à une saison 2 où on comprendra l'explication du geste du gamin spoiler: (qu'on peut imaginer bien plus complexe et qui donnerait enfin une explication à la focalisation exagérée sur le père, mais ce n'est qu'une extrapolation : fallait pas cliquer !)
.
Bref, comme dit l'autre "beaucoup de bruit pour rien" !
A part la découverte d'Owen Cooper qu'on n'a pas fini d'admirer !
Alexis
Alexis

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

Critique de la série
0,5
Publiée le 15 mai 2025
Série extremement médiocre et sans interets, avec un scenario d'une nullité désastreuse qui est en plus vraiment pas très développé. Toute la série est mauvaise, surtout le dernier épisode qui est une catastrophe cinématographique : il ne se passe rien. C'est vraiment surprenant dans son inutilité et la longueur démesurée des épisodes pour un contenu qui méritait 1h20 grand max pour l'ensemble.
Abyssinyan
Abyssinyan

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Critique de la série
4,0
Publiée le 1 mai 2025
Cette mini-série est assez prenante et l'histoire est bien réalisée. Chose que j'ai remarqué, c'est qu'il n'y a vraiment aucune coupure dans chaque épisode. Ça donne vraiment l'impression que c'est vrai, ça passe crème. Bien qu'intéressant, une 2e saison aurait été peut-être judicieux à sortir.. La mini-série s'arrête un peu brutalement et c'est dommage. Mais sinon, j'ai beaucoup aimé !
GIJoe
GIJoe

137 abonnés 629 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 9 avril 2025
Un chef d'oeuvre de sobriété, de psychologie, d'émotions et d'humilité.
Tout est réaliste. Les dialogues, les actions et réactions des personnages. Le jeu d'acteurs est bluffant. Aucun fard à l'américaine, rien de superficiel. Tout est juste. Bravo