Comme pour la première saison, on assiste à une masterclass, tant il faut du talent pour faire aimer une série où deux protagonistes parlent les 3/4 du temps, et rendre cela intéressant.
Dans le même esprit qu’un Bakemonogatari, où chaque dialogue révèle, peu à peu, la psychologie du héros.
J’aime que les personnages sont toujours bons, bienveillants, même s’ils ont des facettes moins agréables, qui leur donnent un côté moins « lisse » et humain.
On pourrait résumer les deux saisons à l’idée de voir des personnages en apparences parfaites, faire des erreurs, les éloignant de leurs zones de confort, et montrant leur véritable visage.
Dans la seconde saison, on enquête tout d’abord sur un pyromane.
Chose peu courante, c’est l’apprenti-journaliste Urino qui mène l’enquête, tandis que Kobato n’est plus qu’un personnage en arrière-plan.
Là-aussi, on saluera la qualité d’écriture, tant les développements de l’histoire, et vers la fin du chapitre, le retour à Kobato comme enquêteur, montre le talent des auteurs.
Le deuxième et dernier chapitre conclut l’histoire en nous refaisant voir la première affaire où Kobato et Osanai se sont rencontrés et ont décidé d’enquêter ensemble.
Un « hit and run » des plus banals, mais qui réserve au fur et à mesure de l’enquête son lot de surprises.
On est toujours autant pris à la fois par le « mystère » à élucider, que par la personnalité des deux protagonistes auxquelles il est si facile de s’attacher.
Une série volontairement lente, sans grand effet de mise en scène, sobre en permanence, rejetant le spectaculaire, qui emmène le spectateur tout doucement dans son histoire, réalisée d’une main de maître.
Impossible de savoir s’il y aura une suite, les héros ayant terminé le lycée, mais je serai toujours partant pour voir plus de série de la même qualité.