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AlexLaloix
186 abonnés
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3,5
Publiée le 26 juin 2026
C'est une série à part, c'est le cas de le dire. Cette première saison de "Widow's Bay" nous plonge dans un univers aussi étrange qu'intrigant, où les secrets et les histoires terrifiantes s'entremêlent. Le démarrage est assez énigmatique et il faut un peu de temps pour entrer dans l'ambiance, mais plus les épisodes avancent, plus la curiosité prend le dessus. La série réussit à mélanger horreur et humour noir avec beaucoup d'efficacité, sans jamais tomber dans le gore lourd ou facile. Certains épisodes sont plus réussis que d'autres, mais l'ensemble parvient à maintenir le mystère jusqu'au bout. On a envie de comprendre ce que cache cette île et ce qui attend réellement ses habitants. Le final de saison est un peu décevant, mais malgré cela, la série d’Apple TV reste une proposition originale et intrigante qui mérite qu'on se laisse embarquer. - 14/20 Critique sur Widow's Bay (saison 1) Vue du 03 mai au 18 juin 2026 sur Apple TV
Le synopsis dit que quelque chose ne tourne pas rond sur l'ile de Widows Bay, moi je dis qu'en tout cas tout tourne rond dans l'élaboration de cette série absolument magnifique en tous points. En premier je parlerais du ton un peu maussade et froid des couleurs, de ce grain très texturé qui donne beaucoup de relief à l'image. Il n'y a rien d'avenant dans le traitement des couleurs, ce qui lui permet de créer cette sensation de doute, cette sensation de peur même. J'ai adoré ces très larges plans, souvent fixes, parfois parcourus de légers travellings qui contribuent a alimenter cette espèce d'ambiance épouvantable. J'ai aussi beaucoup aimé ces plans très rapprochés ou l'on peut justement lire la peur sur le visage des personnage de manière claire et limpide. Ces tons rouges sur gris qui me viennent à l'esprit lorsque je repense à la série réveillent en moi cette sensation d'effroi. Tout dans la photographie semble nous dire l'inverse du discours de Loftis : malgré ses efforts pour nous convaincre qu'il fait bon vivre sur son île, l'image ne cesse de nous suggérer qu'une menace se cache derrière cette façade.
Ce qui m'amène donc à parler de la mise en scène de Widow's Bay. L'île est clairement un personnage à part entière de la série, si ce n'est le principal carrément. Cette île qui rugit, qui gronde, qui s'énerve, on a le sentiment qu'elle scrute sans cesse le moindre des faits et gestes de ses habitants et qu'elle réagit en conséquence et de manière souvent intransigeante. La confrontation entre l'île et son maire, Tom Loftis, constitue l'élément central et moteur de la série. Widow's Bay opère un bras de fer constant avec Loftis pour lui montrer que c'est elle qui tient les rênes...
En parallèle de ce duel, l'histoire se met en place petit à petit en semant ses graines au travers de chaque episode avec une thématique bien spécifique a chaque fois. Ces thèmes donnent froid dans le dos sans tomber dans la facilité du jumpscare, et les fois ou ça arrive c'est très bien pensé et dans la cohérence du récit. Et pour contrebalancer ces moments d'épouvantes, il y a un fond humoristique un peu barré qui nous permet de souffler et nous dire que "bon ça peut faire peur mais au final pas tant que ça". Le casting est bien choisi. D'abord, il y a ces personnages secondaires qui gravitent autour du personnage principal. Je pense à Wyck par exemple qui constitue un peu la clé du récit tant il aide Loftis a s'élever dans son parcours initiatique pour comprendre l'île. Je pense aussi à Rosemary avec son caractère bien trempé, son visage très marqué par les rides, ses traits profonds, sa voix rauque et graveleuse, ses clopes qu'elle fume sans arrêt, toujours présente dans le coin d'une salle pour envoyer une réplique salée qui va permettre de faire avancer le récit. Il y a bien sûr Patricia (dont l'épisode centré sur son personnage est le plus réussi pour moi) qui est la Robin de Loftis, très juste et courageuse malgré son apparence fragile. Le shérif Bechir, très cartésien, dont le seul but est de maintenir l'ordre dans tout ça. Evan, le fils de Loftis, à qui on a envie de mettre des baffes au début car il fait connerie sur connerie. Puis Loftis, un homme assez chevronné, à la limite du désagréable au début, mais finalement très empathique et qui se voit évoluer de manière considérable.
Pour éviter d'en dire plus, j'affirmerais juste que Widow's Bay c'est un sacré vent de fraicheur dans la sphère cinéphile contemporaine. Ces alternance entre aspects humoristiques et horrifiques fonctionnent à merveille faisant des clins d'oeil à l'univers de Stephen King et autres Stranger Things. On est gentiment invités dans cet univers mystique au gré des épisodes qui ont chacun une identité propre tout en suivant un fil conducteur très cohérent menant à un final grandiose dont la dimension tragique est très jouissive. On sent totalement la patte d'Hiro Murai dont j'étais déja tombé amoureux avec Atlanta. J'attends la suite avec impatience, je pense que c'est une histoire qui à encore énormément de choses à raconter !
A la fin du premier épisode de Widow's Bay, je n'étais pas vraiment convaincu que cette nouvelle série d'Apple TV+ allait réussir à me captiver. En tant qu'amateur d'horreur et de suspense, j'ai même trouvé le démarrage assez lent.
Mais très rapidement, la série parvient à nous entraîner dans son univers. On apprend à connaître les habitants de cette île isolée, à partager leur quotidien et, surtout, à découvrir les nombreux secrets qu'ils tentent de dissimuler. Plus les épisodes avancent, plus l'intrigue gagne en mystère.
Ce que j'ai aimé, c'est la manière dont Widow's Bay mélange horreur et humour sans trop de scènes gore ou les effets de choc. Elle privilégie une approche plus psychologique, où l'atmosphère et les non-dits jouent un rôle essentiel.
Matthew Rhys confirme une nouvelle fois l'étendue de son talent. Habitué à se réinventer d'un rôle à l'autre, il offre ici une nouvelle facette de son jeu, tout en nuances et en ambiguïtés.
Mention spéciale pour l'épisode 6, Notre Histoire, qui nous plonge dans un fascinant retour en arrière au XVIIIe siècle. C'est probablement mon épisode préféré de la saison car il enrichit la mythologie de l'île et apporte un éclairage passionnant sur ses origines.
Si j'ai beaucoup apprécié l'ensemble, je dois avouer que les dernières minutes de cette première saison m'ont laissé un peu refroidi. J'ai trouvé la conclusion légèrement précipitée, comme si certains éléments avaient été bouclés un peu trop rapidement.
Widow's Bay reste une très belle surprise qui donne envie de découvrir ce que pourrait nous réserver une deuxième saison.
Je me suis lancé dans Widow's Bay sans grande attente particulière, et j'ai passé un vrai bon moment sur cette première saison, même si je reste avec l'impression qu'il y avait matière à quelque chose d'encore plus riche. Le postulat de départ est amusant : Tom Loftis, maire un peu lâche et pas franchement respecté de cette île isolée au large de la Nouvelle-Angleterre, veut relancer le tourisme local malgré les habitants superstitieux qui jurent que l'île est maudite, et évidemment, une fois les touristes arrivés, les vieilles légendes se remettent à devenir bien réelles. Matthew Rhys porte la série avec beaucoup de justesse dans ce rôle de maire pataud et sincère, et l'alchimie avec le reste du casting, notamment Kate O'Flynn et Stephen Root, fonctionne vraiment bien, portée par un ton hybride entre comédie de bureau et horreur à la Stephen King qui donne à la série une identité assez singulière et rafraîchissante dans le paysage actuel. L'ambiance de l'île, entre brouillard inquiétant, légendes locales et petite communauté un peu grinçante, est bien installée épisode après épisode, et certains twists sur l'histoire du fondateur de la ville et la malédiction familiale sont plutôt bien amenés. Le souci, c'est que la série effleure souvent plus qu'elle n'approfondit vraiment son mythe : on sent qu'il y aurait eu moyen de creuser davantage l'histoire du culte fondateur, les enjeux autour du fils de Tom ou même certains personnages secondaires qui restent un peu en retrait alors qu'ils avaient du potentiel. Le mélange comédie-horreur, s'il fonctionne globalement bien, fait aussi que certains enjeux dramatiques perdent en intensité, comme si la série avait peur de trop s'aventurer dans le sérieux au risque de perdre son ton léger, ce qui donne parfois une sensation de surface plutôt que de vraie profondeur narrative. Au final, cette première saison de Widow's Bay reste une découverte plutôt réussie et prometteuse, portée par un excellent casting et une ambiance bien maîtrisée, mais j'aurais aimé une histoire encore plus riche et détaillée sur cette île et sa malédiction, ce qui laisse penser que la vraie montée en puissance de la série arrivera peut-être avec la saison 2.
Super première saison, haute en suspense, et qui mêle habilement l'épouvante et l'humour ; c'est bien mis en scène et remarquablement interprété. Une bonne surprise.
jadore la serie surtout la saison 1 ça ressemble au monde a lanvers de stranger things des frére duffer jai apris que recement la serie a etait renouvelé pour une saison 2 enfin ça sera la prochaine serie a suçcée sur la plateforme
jespere que il aura d'autre saison 9 ou 10 on verra bien ou ça ira dans quel que année sur apple tv