Enfin un beau feuilleton ! Enfin pas une énième histoire de meurtre ds un sordide policier ! On a l'impression de respirer ..... On en demande encore......
Bien rare qu’une création TF1 se fasse expulser de sa propre plateforme une fois le dernier ép diffusé, encore plus après une semaine de replay pour ce dernier. Mais le fait que la prod est été assurée par Disney sauve la mise mais n’empêche, ça fait très tâche. Un programme unique qui devait d’apparence rendre hommage au premier cabaret parisien (ou l’un d’entre eux du moins) et tous ses coulisses jusqu’à bien sûr, ses soirées endiablées. spoiler: Finalement nous auront eu un mélange policier, mi thriller, mi inventeur pour la course à l’expo universelle et « un peu » de cabaret. Visuellement sans faute dans tous les sens, 1899 est parfaitement repris et l’on en profite pour découvrir la vie d’antan mais pas si différente d’aujourd’hui. Niveau cast on est largement servis avec aussi des talents respectant leur temps et place, Alice Dufour en meneuse de revue d’effeuillage sensuelle révolutionnaire, Claire Romain (« Cat’s Eyes »…) à la fois sœur et prostituée torturée ou chaque scènes closes donne envie de massacrer les responsables, Victor Meutelet l’inventeur gay que l’on pourrait comparer à Gustave Eiffel (sans trop exagérer). L’inspecteur Hugo Becker qui met du temps à s’enivrer de la Céleste de Montmartre, son seul défaut aura été de limite parler en chuchotement et dans sa barbe. Pablo Pauly le directeur/metteur en scène, obséder de la réussite artistique et des nouveautés à apporter au lieu, lui aussi gay, il fera de son duo la révolte sociale non voulue et haie. La « guest » Cristiana Reali en matriarche sévère et haineuse, vivant dans un passé constant à la finalité cruelle. La classe Thibault de Montalembert (« Franklin »…) en maître judiciaire n’ayant rien perdu de sa classe verbale, son final tendu fut nickel. Il faut donc dire la mi-teinte que j’ai pour cette minisérie dont l’affiche sublime digne d’ « Infinity War » me disais clairement la plongée héroïque dans les strass de l’ancien siècle, si les scènes nocturnes sont réussies, la suite est quand même parsemée de longueurs et cette enquête entrave le bon déroulement du reste. Le final une fois encore est à la fois apothéose et malheureux cache misère de cette partie policière qui n’avait franchement pas sa place. J’en garderai donc les magiques séquences pailletées.