House of Cards
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Couscous
Couscous

50 abonnés 444 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 20 août 2015
Kévin Spacey et Robin Wright nous plonge dans des affaires d'état magouilleuses et dans d'autres complots que le gouvernement renferme. Humour et suspens bien présent. Une série à voir.
Jutjut
Jutjut

10 abonnés 211 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 19 octobre 2015
Un peu compliqué à comprendre notamment pour nous français car on ne connaît pas toutes les subtilités du système politique américain mais on est suspendu du début à la fin au sujet ! Bravo à Kevin spacey!
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,5
Publiée le 1 septembre 2013
Très bonne série, "racontée" par un Kevin Spacey campant un Frank Underwood plus sournois que jamais. Les coulisses du pouvoir comme vous ne l'avez jamais vu. Ne ratez surtout pas l'épisode commandé par Mr President Barack Obama, où de vrais politicien donnent la réplique à Kevin "Frank Underwood" Spacey.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 6 mars 2014
House of Cards,

La série Originale de Netflix est une idée des plus géniales, non pas par l'inventivité d'une idée transcendante, mais par l'utilisation de la politique américaine pour créer une fresque directe et passionnante, dénigrant la morale humaine dont Frank Underwood n’hésite pas à nous faire remarquer avec ses nombreux clins d’œil aux spectateurs. En parlant de Francis Underwood, ce Whip au Congrès Démocrate est des plus fascinants du petit écran américain actuel, de plus en plus cynique, viscéral, planificateur, charismatique, hypocrite et par cela incroyable de vraisemblance au cours de la série, tout ça en raison de sa grande humiliation lors de la nomination du Secrétaire d’Etat. S’emparant de l’influence de la presse, utilisant son influence sur le Congrès et sa ruse sans égal, il planifie une machination destructrice, totale, ayant des risques pour chaque personne impliquée, qui ravageras le Gouvernement. Avec son épouse Claire, femme sibylline qui se dévoile de plus en plus avec les évènements se produisant, se forme un parallèle à MacBeth mais où les deux membres du couple serait Lady Macbeth posant leurs influence sur les autres. La politique américaine est donc dépeinte dans House of Cards comme tricherie, mensonges et vices, sans la condamner, mais en la façonnant comme naturelle. On note pourtant une neutralité générale et impressionnante, aucuns (ou rares) sourires et rires des personnages, le sérieux et les regards symboliques dominent, paradoxalement pour notre plus grands plaisir, ce qui nous permet de nous concentrer sur les dialogues impeccables écrits par le créateur, Beau Willimon. La présence de l’immense Kevin Spacey pour camper Francis Underwood est une raison plus que suffisante pour regarder et tomber sous le charme de House of Cards. De plus, une autre raison, est la présence du réalisateur visionnaire David Fincher qui réalise les deux premiers épisodes et met sa patte sur les autres épisodes, ce ton noir-bleu-taupe, ces travellings lents et innovants, ce rythme Fincheresque, tout cela caractérise l’ambiance d’House of Cards, rappelant The Social Network, Fight Club, Zodiac. Le supplément, comme amorcé ci-dessus, est la complicité entre Frank et le spectateur, les séquences de discussion entre Kevin Spacey et la caméra. Ici, c’est un effet qui marche, le spectateur se sent au cœur de la Maison Blanche, au cœur du plan d’Underwood, entre incompréhension, peur, rire, jouissance, et identification à Francis.
En plus de ça, les personnages entourant notre Politicien préféré renforce la qualité de ce show par des interprétations captivantes. Michael Kelly est complètement génial dans son rôle de chef de cabinet Doug Stamper, Corey Stoll bouleversant, Gerald MacRaney très bon en riche antagoniste, et plus important, Robin Wright, parfaite en Claire Underwood vacillante entre douceur et cruauté.
Comme le dit si bien Francis Underwood, pas de place aux sentiments pour les personnages dans House of Cards, seul la réussite de cette machination monstrueuse est nécessaire.
Même pour une personne n’ayant aucune notion ou même intérêt en Politique américaine, on apprend, on se passionne, on commence à raisonner comme Francis Underwood, on finit par aider Francis pour atteindre son but, et on s’en réjouit. Chaque épisode fait monter la tension et l’attirance du spectateur, on entre dans l’univers de cette version de Washington, où l’on en devient presque diégétique.
Une série à dévorer sans plus attendre, tellement la qualité de tout ce qui la compose rayonne à l’écran.
Yoann W
Yoann W

9 abonnés 104 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 9 mai 2014
C'est, à la base, tout simplement excellent. Un sans faute sur tous les points : original, très dur, très bien joué,... Mais en plus : il y'a Kevin... Et Kevin, on peut pas y toucher. Note maximale donc.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 9 octobre 2014
Rien que la présence de Kevin Spacey et Robin Wright au casting de cette série représente une raison valable de la regarder d'urgence . Ils y incarnent un couple prêt à tout pour accéder au sommet de la nation américaine . Impitoyables , insouciants des autres , ils utilisent les gens à leur guise et gâchent leur vie sans conséquence et sans arrière pensée , voici les Underwood . Vous vous dites que l'on devrait les détester mais non on est pris d'admiration devant ce couple surtout Frank et ses "citations" cultes , sa démarche , son intelligence . Mais cette série ne repose pas seulement sur ces deux personnages , tout le casting est irréprochable et les intrigues sont tout aussi passionnantes . Mais attention à ne pas tirer en longueur juste deux saisons de plus seraient suffisantes à mon avis .
PS : spoiler: Les deux premières saisons nous ont montré l'ascension du couple et j'espère que la troisième et la quatrième représentera la descente aux enfers
anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 4
3,0
Publiée le 15 avril 2016
J'ai beaucoup moins aimé la saison 4. spoiler: trop de politique (bon c'est un peu le théme aussi) mais trop de blablabla. de meeting à rallonge. de visites bouche trou dans la maison de maman. dans les autres saisons il y avais avant qu'il ne devienne président, des gens à faire taire
etc... bref j'ai trouvé beaucoup moins de rythme. Il est vrai que ce n'est pas non plus une série policière je comprends bien. Un peu trop soporifique pour moi.
anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 2
0,5
Publiée le 3 avril 2014
Cynique, amoral, pas un personnage pour en racheter un autre : NUL
Bruno d
Bruno d

16 abonnés 98 critiques Suivre son activité

Critique de la série
1,5
Publiée le 18 octobre 2013
tres mauvaise surprise,encensée j'etais impatient de decouvrir la serie de fincher et paf!
tres ennuyeux et tellement peu crediblé,bourrés de clichés sur la politique genre tous pourri,le personnage de robin wright ne sert a rien,l'actrice qui joue la journaleux on a l'impression qu'elle a douze ans,bref decrochage au bout de six episodes en esperant que ça booste un peu et rin,je me souvient de la serie profit qui parlait du meme sujet mais en entreprise etait plus culottée et te collait le derche a ton fauteuil
kevin spacey il faut continuer de faire des films
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

1 432 abonnés 4 332 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 5
4,5
Publiée le 24 novembre 2017
Le parcours des Underwood jusqu'à cette cinquième saison était ascensionnel, le couple n'hésitant jamais très longtemps pour mettre de côté les quelques principes qui les habitent quand il s'agit d'écarter ceux ou celles qui pourraient leur faire obstacle sur la route qui mène au pouvoir suprême de la Maison Blanche. Aidés du fidèle Doug Stamper (Michael Kelly) prêt à sacrifier sa vie pour la "cause", Frank et Claire n'ont pas ménagé leur peine depuis le début de la série, le bilan se montant à trois cadavres encombrant les placards d'une présidence toujours sous le coup d'une révélation, qu'il leur faut maintenant conforter avec l'élection qui s'annonce comme le théâtre principal de cette cinquième saison. Déjà un peu usé par l'exercice du pouvoir et un attentat manqué, Frank Underwood doit maintenant faire face à un triple défi. Tout d'abord mater les ambitions de Will Conway (Joel Kinnaman), un jeune candidat républicain charismatique, ancien héros de guerre. Ensuite, les affaires qui ne cessent de vouloir remonter à la surface malgré les efforts de Doug Stamper qui veille comme un chien de garde sur les secrets du couple. Enfin et sans doute le pire, son épouse qui depuis un moment étanche sa libido dans les bras du scribe (Paul Sparks) en charge de l'hagiographie présidentielle, commence à réclamer son dû en s'imaginant dans la peau d'une vice-présidente pour le mandat qui s'annonce, voire plus si affinités. La cohésion sans faille au sein de ce couple parfois diabolique est un élément indispensable pour continuer à marcher sur la corde raide sans jamais tomber et Frank ne le sait que trop bien. C'est toute cette charge émotionnelle que va devoir gérer Frank Underwood durant cette cinquième saison dont certains ont affirmé qu'elle était la plus faible voire celle de trop. Si l'action progresse sans doute trop lentement, s'appesantissant trop lourdement sur l'épisode de l'élection étiré en longueur plus que de mesure, on pourra apprécier la très fine exposition des tourments psychologiques qui minent les protagonistes principaux de ce long voyage politique qui sentent venir avec anxiété l'heure de rendre des comptes. La fin justifie-t-elle l'emploi de tous les moyens ? C'est à cette question lancinante et prosaïque que tente de répondre le scénario en empruntant par instants la voie du fantastique. La série semble désormais interrompue suite à la défection bien malgré lui de son héros. Peut-être est-ce au final la meilleure chose qui pouvait arriver à cette série qui fera date ?
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

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Critique de la saison 1
4,0
Publiée le 5 septembre 2017
La réputation de qualité des séries américaines n'est plus à démontrer même si elle est parfois un peu surestimée. Kevin Spacey alias "Keyser Söze" chez Bryan Singer dans le mythique "Usual Suspects" (1995) puis criminel psychopathe machiavélique dans le non moins célèbre "Seven" de David Fincher (1995), retrouve près de vingt ans plus tard avec Frank Underwood, député démocrate sans scrupule un rôle tout aussi marquant qu'il a eu tout le loisir de faire évoluer sur les cinq saisons de la série "House of Cards". Une série inspirée par son homologue anglaise que le scénariste Beau Willimon étoffe et surtout adapte au contexte américain. La première saison produite entre autres par David Fincher et Kevin Spacey pour le compte de la chaîne télévisée Netflix qui se lance dans sa première série originale situe le contexte et surtout forge l'image des personnages principaux. On suit donc la trajectoire d'un couple politique charismatique comme en connait ces dernières décennies la politique américaine dans le camp démocrate (les Clinton, les Obama). Frank Underwood est à la chambre des représentants le whip du parti démocrate, celui qui est en charge d'animer les élus et de veiller à ce que le Président en place ait à sa disposition les majorités utiles pour ses projets de lois. Avec sa femme Claire (Robin Wright) ils ont passé un pacte pour gravir autant de marches que possible vers le sommet. Les choses commencent mal pour Frank qui se voit refuser le poste ministériel qui lui était promis. Il doit alors envisager un autre plan pour continuer sa progression. C'est le poste de vice-président qu'il va désormais s'employer à conquérir. Chaque épisode de la série est mis en scène par une pointure du grand écran ou par des réalisateurs rompus au format des séries. David Fincher ouvre le bal suivi de James Foley, Joel Schumacher et Carl Franklin. On est certes dans un schéma classique de suspense politique désormais décliné dans chaque pays du monde occidental selon les mœurs locales ("Borgen", "Baron noir" ,"Les hommes de l'ombre") mais "House of Cards" apporte une touche de dérision assez inédite grâce au recul permanent dont fait preuve Frank Underwood qui interpelle régulièrement le spectateur par un regard complice face caméra pour expliquer les manœuvres qu'il déploie ou se moquer cyniquement de ses adversaires. Dans cet exercice, Kevin Spacey est impayable, adoptant selon le cas un regard patelin à mi-chemin entre celui d'Hitchcock lors de ses célèbres introductions des épisodes de sa série "Hitchcock présente" et celui attristé du petit chien Droopy sorti tout droit de l'imagination fertile du grand Tex Avery. Ce contact privilégié du héros avec le spectateur explique sans doute la popularité de la série qui ne s'est jamais démentie au cours des cinq premières saisons. Au-delà de la fiction qui nous occupe très agréablement, on constate une fois de plus que l'essentiel de l'énergie des hommes politiques qu'ils soient américains, français ou autres est essentiellement tournée vers la conquête du pouvoir et qu'à ce titre tous les coups même les plus tordus sont permis. Tout ceci est passionnant décliné en séries télévisées mais prend un tour tragique et inquiétant quand on songe que la fiction n'est pas très loin de la réalité. Le scénario parfaitement calibré est suffisamment habile pour varier les plaisirs et ne jamais s'appesantir sur les péripéties qui se succèdent afin de ne pas lasser un spectateur toujours prompt à zapper au sein de l'univers foisonnant des séries US. Une première saison qui met en appétit, Frank Underwood n'ayant pas hésité sur les treize épisodes à se salir les mains et surtout celle de son plus proche collaborateur Doug Stamper (Michael Kelly) afin de prendre la place du vieux vice-président en place. Ne doutons pas que son chemin même semé d'embûches ne s'arrêtera pas là.
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

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Critique de la saison 2
4,0
Publiée le 5 septembre 2017
La première saison de "House of Cards" avait clairement annoncé la couleur. Frank Underwood (Kevin Spacey) est un parangon d'ambition qu'aucun scrupule n'arrêtera pour parvenir sur la plus haute marche du pouvoir de la plus grande puissance mondiale. Déjà parvenu au poste de Vice-président après un enchevêtrement de coups de billards à plusieurs bandes où la manipulation et les mauvais coups ont joué à plein, Frank Underwood sait pouvoir compter sur Claire son épouse (Robin Wright) qui ne lui rend rien en matière de cynisme. La vision du pouvoir de Beau Willimon, le jeune scénariste de la série produite par David Fincher pour Netflix est pour le moins noire, les arcanes du pouvoir n'étant à ses yeux qu'un théâtre d'ombres où chacun n'est mu que par la peur du coup de poignard dans le dos qui menace ou par la tactique à mener pour monter la marche supérieure. Frank Underwood est à ce jeu le plus fort, concentrant sur sa personne tout l'arsenal du parfait opportuniste, sachant voir plus loin que les autres, anticiper les mauvais coups ou y réagir sans perdre son sang froid. Mais le plus important est sans aucun doute les risques qu'il est prêt à prendre pour écarter ceux qui pourraient le gêner. Dans cette seconde saison tout aussi passionnante que la première, il entend clairement s'emparer du poste de Président en provoquant de longue main une procédure d'impeachment, sachant très bien qu'il n'a aucune chance de parvenir à ses fins par la voie électorale. Garrett Walker (Michel Gill) est sans aucun doute un Président intègre et doté d'un solide pouvoir d'analyse mais il semble avoir besoin d'un mentor en permanence à ses côtés pour orienter ses choix. C'est Raymond Tusk (Gerald McRaney) un industriel de l'énergie atomique qui occupe cette place enviable. Dès lors, le combat s'engage pour prendre le contrôle de l'hémisphère droit du cerveau d'un Président d'autant plus hésitant qu'il est rapidement confronté à des problèmes de couple qui ne sont sans doute pas arrivés par hasard. Les ingrédients sont peut-être toujours un peu les mêmes pour ce délicieux pot-au-feu servi par les chefs cuisiniers de premier plan que sont les David Fincher, James Foley ou Jodie Foster mais la sauce au Kevin Spacey est tellement onctueuse que l'on prendrait bien un peu de rab pour une troisième saison.
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

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Critique de la saison 4
3,5
Publiée le 6 septembre 2017
Le mandat du Président des Etats-Unis ne dure que quatre ans. Pour Frank Underwood (Kevin Spacey) qui a pris la suite du Président en exercice dont il a réussi à provoquer la destitution ce ne seront que deux ans de jouissance d'un pouvoir durement gagné. La saison précédente a montré que le poids de la Maison Blanche use prématurément son locataire y compris un Frank Underwood au cuir pourtant plus que tanné. Entre deux théâtres d'interventions extérieures qui l'amènent le plus souvent à ferrailler avec Viktor Petrov (Lars Mikkelsen), le Président russe, Frank doit commencer à penser à sa réélection. La partie ne s'annonce pas facile, les rancœurs accumulées dans le camp démocrate qu'il a passé son temps à manipuler et les exigences de plus en plus pressantes de Claire (Robin Wright) son épouse ne lui facilitant pas la tâche. Le Président s'essouffle donc un peu et cette quatrième saison avec lui qui a du mal à prendre son envol. De manière opportuniste, l'équipe de scénaristes coachée par Beau Willimon va puiser dans l'histoire profonde du pays en faisant de Frank Underwood le troisième Président à être victime d'un attentat. Contrairement à John Kennedy et comme Ronald Reagan, Frank reste en vie mais gravement touché. On le voit "House of Cards" pour alimenter sa fiction se nourrit de toute l'histoire des Etats-Unis et particulièrement de ses moments les plus intenses (Guerre de Sécession, épisode de la Baie des Cochons, attentat de Dallas,...). Pendant l''absence de son époux, Claire gère les affaires à la place du Vice Président atone qui avait été justement choisi pour sa transparence. Une bouffée d'air bienvenue qui lui permet de renoncer au divorce pour aider Frank à battre Will Conway (Joel Kinnaman) son jeune adversaire républicain qui forme avec son épouse Hannah (Dominique McElligott) un couple tout aussi redoutable. Les Underwood enfin revigorés vont pouvoir livrer leur ultime combat. A coup sûr dans cette partie les coups viendront tout autant du camp adverse que d'un passé sulfureux qui n'en finit pas de remonter à la surface. Après un début un peu hésitant qui démontre une fois de plus la difficulté du format série à tenir la distance sur plusieurs saisons, l'histoire est habilement remise sur les rails. La cinquième et ultime saison à ce jour peut donc nous emmener jusqu'au deuxième mandant de Frank Underwood .
gunbuster
gunbuster

431 abonnés 1 675 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 3
3,0
Publiée le 14 avril 2015
Je dois avouer être plutôt déçu de cette 3ème saison.
Car si la série ne manque pas d'analyse brillante sur les défis inhérents au poste de Président des États-Unis, elle perds de vue les intrigues et ne s'appesantit pas suffisamment sur ses personnages.
Plus que dans les 2 autres précédentes saisons, on a vraiment l'impression de regarder un épisode sur 3, tant les évènements passent du coq à l'âne sans véritable continuité.
Superficiel restera le terme qui me viens à l'esprit. Un mélange de snapshot et de sneak out, une vision trop parcellaire et succincte de l'histoire et un manque criant de développement des personnages.
Sur le fond, la série pointe avec justesse les failles de la politique moderne, des hommes politiques, des institutions et de la démocratie toute entière.
Il y a un thème fort cette saison : la solitude du pouvoir. Ceux qui ont toujours voulu le pouvoir, ont dû tout sacrifier, mentant en permanence et jouant un rôle bien loin de ce qu'ils sont réellement.
Et quelques personnages de cette saison seront confrontés à ce choix, même dans un moment vital, ils se demanderont si cela en vaux la chandelle.
Chaque personnage qui a cette crise existentielle, avec ses haut et ses bas, ira se confronter à son moi profond et prendra une décision sans retour en arrière possible, et faire la paix avec sa conscience ou bien l'enterrer très profondément.
Reste que je ne suivrais pas d'hypothétique prochaine saison, je pense que la mise en scène est trop froide, trop distante et manque d'empathie ou d'antipahie.
gunbuster
gunbuster

431 abonnés 1 675 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,0
Publiée le 17 mars 2013
Cette série suit la vie d'un politicien manipulateur et machiavélique, Franck Underwood.
Et contrairement aux autres séries qui donnent dans le drama réaliste et glacial façon Boss, ici, on voit l'envers du décor, ce que pense ce politicien, les ficelles qu'il tire, les plans qu'il manigance avec des résultats qu'on ne comprends que bien après, les faveurs qu'il obtient auprès de hauts fonctionnaires qu'il saura utiliser plus tard dans d'autres affaires, etc.
Et dans chaque épisode, on comprends un peu mieux le personnage, l'univers de la politique et le thème central de la série : le pouvoir et la manière de l'obtenir.
Kevin Spacey trouve ici un rôle à sa mesure, particulièrement bien écrit. Et tout ne se passe pas forcément comme il le souhaite, et une enquête de journalistes commence à voir à travers ses compromissions, les secrets qu'il a enterré, etc.
Le rythme est très lent, pas de twists final, pas de rebondissement, pas de climax, mais plutôt une progression régulière et continue de l'intrigue au fil de la saison.
Par contre, la série n'a pas de fin, les intrigues ne sont pas terminées, ce qui donne un côté un peu inachevé, et la porte à une éventuelle seconde saison.
La réalisation s'inspire beaucoup du travail de direction photographique de David Fincher, qui est l'un des producteurs de la série. Elle est contrôlée, juste en tout moment, et avec une certaine classe.
On regrettera l'absence de continuité entre la fin d'un épisode et lé début du suivant, où l'on sait que telle intrigue est finie sans qu'on nous le montre concrètement, ce qui est frustrant.
Autre nouveauté, cette série est uniquement disponible en VOD et n'est pas produite par une chaîne de télé, les 13 épisodes étant accessibles en intégralité le même jour.
Une série de qualité, qui traite d'un thème classique, mais avec un nouveau point de vue. À suivre.