House of Cards
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septembergirl
septembergirl

664 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 26 août 2016
Une série qui nous plonge au sein même du système politique américain en nous proposant de suivre la course à la présidentielle de Frank Underwood, député du parti démocrate à la Chambre des représentants, ambitieux et sans scrupules. Kevin Spacey, au premier plan, excelle ; particulièrement à l'aise dans son costume de politicien aux dents longues, il se trouve accompagné d'une Robin Wright également des plus convaincantes. La série est réaliste et riche en rebondissements. Une réalisation qui sort du lot !
Céline G
Céline G

3 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 6
0,5
Publiée le 12 janvier 2019
Saison très décevante,fin qui veut rien dire a évité ! si c'était pour une saison 8 aussi incipide autant rien faire !
Unc-Scrooge
Unc-Scrooge

53 abonnés 615 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 11 avril 2013
Petit nouveau du jeu des grandes séries américaines, Netflix a su frapper fort avec son House of Cards : Kevin Spacey en tête d’affiche d’une franchise (dont les premiers épisodes sont) signés Fincher (vague écho à l’arnaque Boardwalk Empire…), le network attire rapidement l’attention. Au final, House of Cards propose une série intimiste dont les manigances politiciennes feraient frémir tout bon citoyen. Mais outre le côté paranoïaque du Capitole, il faut surtout admettre que la série se révèle très efficace : scénario à rebondissements, développement d’une multitude d’histoires parallèles dans le but de servir une vraie surprise finale, bon jeu d’acteurs (en grande partie grâce au charismatique de Spacey), réalisation, générique et Bande Originale très soignée… Une saison suffit pour prouver le potentiel de la série. Restera à la deuxième vague d’épisodes la tâche de confirmer…
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,5
Publiée le 2 mars 2020
À l'heure des séries de piètre qualité, qu'il fait bon de se régaler devant une qui sort du lot. Les acteurs sont excellent. Merci à Kévin spacey en passant... La série est filmé avec un soucis du détail, il y a énormément de longues séquences filmés sans coupures ce qui fait ressortir une fois de plus le jeu des acteurs. Un exemple plus particulièrement à l'épisode 2 de la quatrième saison, un passage de presque 3 minutes et un monologue de Kévin spacey absolument fabuleux. Quelle intensité dans l'écriture... Merci bien sûr aux scénaristes.
Tous les personnages voient leurs histoires être développées, on ne se concentre pas seulement sur le couple principal.
Bref, une grande série sortie de Netflix il faut le dire même si c'est très rare...
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 10 mars 2020
La série presente un decors des plus réaliste, de plus la relation qu'entretien claire Underwood (Robin Wright) et son marie Franck Underwood(Kevin Spacey) et d'autant plus fascinant. Un amour charnier se presente entre eux et un gout pour la politique propre à leurs convictions les plus farouches.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 22 août 2020
un vrai chef d'oeuvre en terme de série politique j'ai adorer suivre surtout les trois premières saison avec un Kevin spacey a la manette entre machination, coup bas, la politique et ses travers le tout dans une série télévisé, mais je n'ai trop compris la mort du Président (Kevin spacey) a partir de la saison 6, je conseillerai cette série a plein de monde
L?c!s_H00d
L?c!s_H00d

220 abonnés 395 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 7 juin 2015
"House of Cards" était une série qui m'intriguait énormément. Les nombreuses éloges faites envers cette série, David Fincher comme metteur en scène et Kevin Spacey étaient les 3 plus grandes raisons. C'est donc avec enthousiasme et excitation que j'ai commencé la première saison. J'en suis ressortis du visionnage conquis. La deuxième encore plus grâce à l'INCROYABLE et INTENSE cliffhanger de fin de saison. La troisième est quant à elle moins aboutie mais n'en reste pas néanmoins non-passionnante.
Rares sont les séries ou films politiques qui me passionnent de bout en bout. Avec House of Cards je suis émerveillé. David Fincher ("Gone Girl") instaure le style très classieux de réalisation, brillamment poursuivit par les autres et nombreux réalisateurs tels Robin Wright, Joel Schumacher ou encore Jodie Foster. Chaque épisode est filmé avec élégance et noblesse et la mise en scène est d'une très grande esthétique. Les nombreux travellings et contre-plongées sont d'une beauté tout à fait renversante. La photographie, oscillant particulièrement vers le bleu marine lors de la première saison, est elle aussi sublime et ultra-léchée. La musique contribue elle aussi à l'ambiance délicieuse de "House of Cards" et est d'une beauté sonore majestueuse. Toutes ces qualités visuelles ont pour but de rendre la scénario encore plus magnifique qu'il ne l'est déjà. L'histoire vacille entre drame familiale, politique et thriller avec une habileté grandiose. Les sujets et thèmes abordés (que sont par exemple la question du couple ou du pouvoir pour ne citer que les plus minimes) sont tous superbement retranscrits à l'écran par Beau Willimon. Les personnages sont eux-aussi écrits avec une grande finesse et qualité d'écriture. Frank Underwood est certes un manipulateur peu scrupuleux mais il est fascinant de complexité et d'un attachement très efficace. On le suit durant toute son ascension (ainsi que sa femme Claire) et nous séduit indubitablement par son charisme et ses répliques et apartés grandioses. Mais que sont des antihéros sans des excellents comédiens ? Kevin Spacey ("Se7en") et Robin Wright ("Millénium : les hommes qui n'aimaient pas les femmes") portent à eux deux la série toute entière. Leurs interprétations sont excellentes et leur complicité très marquée.
Après avoir encensé cette fantastique série, voici malheureusement que je m'attarde aux quelques défauts, bien que très minimes. Tout d'abord, un manque de rythme durant quelques épisodes, malgré les cliffhangers et certaines séquences d'une rare intensité ; puis une troisième saison moins recherchée que la seconde : certes les enjeux sont plus grands et plus importants, mais il manque un certain charme scénaristique. Cependant elle reste satisfaisante et bien écrite.

Au final, "House of Cards" est une série majestueuse et imposante qui s'affiche comme l'une de mes séries préférées de ce moment.
"It only takes ten seconds to crush a man's ambitions"
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,5
Publiée le 16 mai 2015
Kevin Spacey nous livre une interprétation remarquable d'un homme de poigne qui souhaite évoluer dans les hautes sphères politiques américaine. Entre échiquier géant, où l'on découvrira des stratégies parfaitement ficelés, et des relations foireuses entre les meilleurs ennemis du monde, House of cards se place dans l'excellente et le jouissif. Du haut vol.
ConFucAmuS
ConFucAmuS

649 abonnés 1 036 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 4
4,0
Publiée le 13 septembre 2019
On avait laissé ce bon vieux Frank Underwood dans une situation peu enviable. À l'issue de la saison 3, il restait président des États-Unis certes, mais ses chances de ré-investiture était menacée par l'intègre Heather Dunbar. Et sa propre femme, Claire, le laissait tomber. Après trois saisons passées à manipuler, trahir et écraser les adversaires, était-il temps pour le vieux briscard de battre en retraite et capituler? Que nenni, c'est plutôt le moment du branle-bas de combat, à en juger par la ferveur qui anime cette saison 4. Après une troisième saison parfois jugée mollassonne, Beau Willimon et son équipe de scénaristes accélèrent le rythme et parviennent à faire de cette saison 4 le point de convergence. Frank se retrouve dès le départ sous pression, et doit se battre sur tous les fronts. En une saison, il va devoir continuer la lutte contre Dunbar, enrayer l'ascension d'un jeune loup du parti républicain et surveiller les agissements d'une Claire Underwood qu'il s'est aliéné. Vaste programme! Et ça commence fort. Les rebondissements s'enchaînent aussi vite que les coups bas, de nouveaux pions rentrent progressivement dans la partie tandis que d'anciens font leur retour. Ça s'agite pas mal autour de l'échiquier, tant et si bien que Frank n'a plus autant d'occasions pour nous parler. On ne peut pas lui en vouloir, vu l'intensité de la situation. Ceux qui s'étaient un peu ennuyés devant la précédente saison seront sûrement ravis de retrouver House of Cards plus féroce que jamais. Les parallèles avec le réel sont toujours là et pertinents : le programme PRISM de la NSA, le groupuscule terroriste ICO (copie conforme de Daesh). Bref, des éléments bien actuels qui sont autant des menaces que des armes politiques de premier choix. Qui mieux que Frank Underwood pour s'en servir? Depuis le tout premier épisode, l'animal est autant un manipulateur qu'un accusateur. Il n'est donc pas surprenant d'aimer le voir pourfendre la bienséance en utilisant la démagogie de manière éhontée. Et à ce petit jeu-là, Kevin Spacey est un Grand. Plus que ça, un Géant. Il trône une fois de plus sur une saison plus sombre mais également plus fulgurante. Robin Wright ajoute encore plus de beauté et de complexité à Claire, sans conteste l'un des personnages féminins les plus intéressants de la télévision. Rayon nouveau venu, Joël Kinnaman fait une entrée fracassante en Will Conway, candidat républicain charmeur et rusé. Neve Campbell illumine dans le rôle de la directrice de campagne Leann Harvey. Cette saison 4 permet également au brillant Michael Kelly d'approfondir le personnage de Doug Stamper, sans oublier l'épatant Mahershala Ali en Remy Danton. Il y en a beaucoup d'autres, mais en dire plus pourrait nuire à la surprise (et croyez moi, il y en a). La réalisation est d'un niveau d'excellence peu ordinaire (David Fincher peut être fier). À la fin de cette saison, les ténèbres entourent la Maison-Blanche et le tumulte gronde. La saison 5 (la dernière, selon toutes vraisemblances) s'annonce comme un feu d'artifice dévastateur. L'attente sera longue...
lhomme-grenouille
lhomme-grenouille

3 610 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 2
5,0
Publiée le 10 janvier 2015
Personnellement, je trouve que le monde de la politique est un univers passionnant et beaucoup trop méconnu par le monde du cinéma et de la série. Qu’on se limite jusqu’à présent qu’à la « petite maison dans la West Wing » était quelque-chose qui me chagrinait beaucoup. Heureusement, depuis il y a eu « Borgen » pour la version soft des gentilles démocraties d’Europe du nord, mais surtout, il y a maintenant aussi la version trash : cet « House of Cards ». Dans la première saison, j’avais aimé l’esprit hypocrisie / coups-bas / cynisme / jeux d’alliances / actes qui en cachent d’autres et – je l’avoue – ce début de seconde saison m’a au départ fait un petit peu peur. En effet, pour ses débuts, cette saison 2 s’orientait davantage vers un aspect polar, oubliant finalement l’univers politique dans lequel la série baignait. Heureusement, ce n’était là qu’un artifice (bien foutu d’ailleurs, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit) le temps de positionner de nouveaux pions. Or, une fois la chose faite, la nouvelle partie d’échecs est juste splendide. Il y a trois choses que j’adore dans cette saison 2. D’abord, c’est ce talent d’écriture. La série parvient à faire en sorte que chaque fin d’épisode soit un cliffhanger de malade qui rende totalement accro. Sachant que la série n’a aucune limite morale, il est souvent bien difficile d’anticiper ce qui va pouvoir survenir. Ensuite, si le suspense fonctionne aussi bien, c’est que bras de fer annoncé à la fin de la saison 1 entre Underwood et Tusk montre toute la confusion qui s’opère dans les arcanes du pouvoir entre lutte de personnes et lutte d’institutions. En cela la série fait tomber un miroir aux illusions qui froid dans le dos, osant ramifier cette démarche jusqu’aux enjeux internationaux. En cela c’est vraiment brillant. Et enfin, là où je trouve cette série juste exceptionnelle, c’est que chaque péripétie conduit à un nombre incroyable de questionnement sur le fonctionnement de notre monde et sur la moralité de chacun. Franck est-il un salopard qu’on se doit d’haïr ou bien est-il au contraire le seul gars qui a compris comment fonctionner le système et comment survivre en lui ? « House of Cards » est une série d’autant plus captivante qu’elle est effrayante. Or, pour ma part, je n’attends qu’une seule choses : ressentir de nouveaux frissons, ceux que me procureront la saison 3…
ConFucAmuS
ConFucAmuS

649 abonnés 1 036 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 3
4,0
Publiée le 10 mars 2016
Le marathon House of Cards passe toujours comme du petit lait. Le paradoxe de cette troisième saison est d'arriver à conjuguer les intrigues politiques écrasantes (comme pour la saison 2) avec une dimension intimiste plus travaillée (comme la première cette fois).
Les critiques émises par rapport à la deuxième partie (considérée comme trop froide par certains) ont eu leur effet. Ce nouvel acte offre un panoramique plus qu'intéressant sur les personnages clefs de la série, qui se révèlent plus que par le passé.
En même temps, on ne pouvait s'attendre à moins. À force de coups bas et d'hypocrisie fielleuse, Frank Underwood accédait à la présidence des États-Unis. Lui et sa femme Claire n'avaient donc plus rien à conquérir...Du moins, on le croyait. Car si s'emparer du pouvoir n'a pas été de tout repos pour eux, le conserver le sera encore moins. En première ligne lors de scandales internationaux (cette fois avec la Russie), le couple présidentiel est également la cible d'ennemis de l'intérieur. L'opposition républicaine bien sûr, mais également leur propre parti, qui cherche à les pousser vers la sortie. Sans compter que le bras droit de Frank, Doug Stamper, est laissé pour mort. Attaqués de toute part, le nouveau président et sa femme pourraient y laisser beaucoup de choses...
Le couple Underwood est poussé dans ses retranchements, ce qui conduit inévitablement à un gain d'humanité, même si l'ambiguïté demeure (au moins autant qu'avant). Les seconds rôles (Doug Stamper, Remy Danton, Jackie Sharp,...) s'approfondissent nettement à mesure que l'étau se resserre sur eux. Et les nouveaux venus s'imbriquent habilement dans les évènements qui vont secouer la vie à Washington. Kim Dickens, Paul Sparks et surtout Lars Mikkelsen (en métaphore à peine voilée de V.Poutine) parviennent à donner du souffle à cette nouvelle saison.
Signe d'une évolution visible, les adresses de Frank Underwood aux spectateurs sont moins nombreuses. Nous ne sommes plus dans l'optique d'un plan peaufiné jusque dans ses moindres détails. Mais plutôt dans un contexte volatile qui parvient même à déstabiliser le président des U.S.A. Les machinations qu'il concocte butent sur beaucoup d'obstacles, et de taille.
Comme beaucoup l'espéraient, les Underwood se retrouvent plus malmenés qu'avant. Pris à parti dans des scandales géopolitiques ou sociétaux, Frank et Claire montrent des signes de "faiblesses". Car indépendamment de leurs volontés, il y a aussi les convictions personnelles, la douleur et la peur qui rentrent en ligne de compte. Ce qui laisse toute latitude aux interprètes pour briller. Spacey et Wright sont toujours aussi parfaits dans des rôles de personnages complémentaires mais que la discordance guette. Certaines prises de position (notamment vis à vis du personnage de Petrov) sont claires mais sans pour autant se démarquer d'une véracité politique (qu'on peut encore plus accréditer aujourd'hui). Propagande? Cela ne tient pas, car la série remet toujours ses "héros" en perspective de ce qu'ils défendent -ou prétendent défendre.
House of Cards assume son côté tragédie Shakespearienne de manière plus palpable qu'avant, s'en toutefois oublier les affres politiques. Les différents metteurs en scène gardent l'esprit instauré par Fincher sans se laisser écraser (plusieurs effets de style apparaissent ci et là). Et l'émotion fait son retour (après une saison 2 plus clinique), de manière subtile voire quelquefois brutale. C'est toujours une joie d'accompagner tous ses anti-héros sur un sentier de plus en plus dangereux. House of Cards garde son pouvoir de séduction et de fascination avec une aisance qui confine presque à l'insolence.
MC4815162342
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 4 octobre 2013
House of Cards est une série exceptionnelle, c'est pas le truc politique ou tu comprend rien et tu t'emmerde, c'est bourré d'action (psychologique) et de violence (morale), Kevin Spacey est carrément époustouflant, Robin Wright est merveilleuse, Kate Mara est parfaite, Michael Kelly est impeccable, le reste du casting est lui aussi superbe, la réalisation est magistral surtout sur les deux premiers épisodes réalisé par le monumental David Fincher (Alien 3, Seven, Fight Club ou encore Zodiac), des plans magnifiques, y'a pas un plan bâclé, le scénario lui est à la fois complexe et tendu, la vie politique vu par Kevin Spacey alias Frank Underwood, un personnage sans scrupule ni pitié parfois flippant et parfois drôle, un personnage passionnant comme tous les autres d'ailleurs, la mise en scène est nickel, la bande son est sublime, les décors sont grandioses, bref une série à voir absolument.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 5 août 2013
Une série juste exeptionel, Kevin Spacy joue le rôle d'un démocrate prêt a tout pour monter en grade Manipulations, Trahisons, Sexe, Drogue tout ses aspects ne sont pas laisser en compte. La série nous offre une qualité exeptionel et rare, Réalisé par le super David Fincher connue pour ses film Seven et Fight club qui sont tout les 2 d'une qualité exceptionnel. Avec House of cards nous avons le meilleur de fincher et le meilleur de spacy. Mais Spacy n'est pas le seul acteur impressionnant tout les acteur de la série sont tous très bon et n'ont rien a envier a kevin spacy. House of cards et surement la meilleur nouveauté de cette année 2013 et a un brillant avenir derrière elle.
erwan73
erwan73

6 abonnés 13 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 13 avril 2013
les 5-6 premiers épisodes sont vraiment bien, puis plus rien. ça s'étire en longueur pour pouvoir produire des épisodes et remplir une saison. ça se voit même aux réalisateurs: les premiers sont tournés et écrits par de grands noms, puis graduellement, ils filent les manettes à d'autres pour faire tourner la boutique. dommage, ça partait vraiment fort, en particulier grâce à des supers acteurs. mais à partir du milieu de la saison 1, on s'ennuie ferme!
lhomme-grenouille
lhomme-grenouille

3 610 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 3
2,0
Publiée le 17 septembre 2015
Avant cette saison 3, « House of Cards », pour moi, c’était un peu le « Game of Thrones » de bien d’autres : c’était cette série qui avait su me prendre très rapidement alors que je ne m’y attendais pas ; c’était cette série qui avait fini par créer chez moi une véritable fascination puis une addiction ; c’était cette série pour laquelle je comptais secrètement les mois et les jours avant l’avènement de la prochaine saison à venir… Et là, pour cette troisième saison, histoire de ne rien louper, je m’étais renfilé les deux précédentes, ce qui fut l’occasion d’ailleurs pour moi de les apprécier encore davantage. Or, je dois bien le dire, les trois à quatre premiers épisodes de cette nouvelle mouture m’avaient d’abord rendus confiant. Je trouvais que les auteurs de la série savaient poursuivre ce qui avait été commencé ; qu’ils avaient su remarquablement montrer la perversité du monde de la politique où – un peu comme à « Game of Thrones » justement – on ne survit qu’en montant, mais pour mieux chuter une fois arrivé au sommet… Et oui, je trouve que, non seulement c’était une bonne idée de montrer que même président, le perfide Underwood n’avait pas le droit de baisser le garde et que toute forme de naïveté, de relâchement, d’espérance d’accalmie même au sommet, était encore le meilleur moyen de se livrer en pâture... Donc oui, dans un premier temps, je trouvais cette nouvelle saison bien partie, et les quelques détails qui me dérangeaient étaient suffisamment secondaires pour que cela n’altère pas mon plaisir et mon espoir. Seulement voilà, passé l’épisode 6, le point de non-retour fut atteint. A partir de là, ces détails autrefois secondaires passent clairement au premier plan et là, il ne devient plus possible de masquer les faiblesses de cette troisième saison. Entre ce traitement très fragile, simpliste et presque caricatural des questions de politiques internationales ; les torsions maladroites du scénario pour essayer de donner une place au personnage de Claire ; et surtout la volonté d’insérer davantage de situations humaines et émotionnelles au sein des enjeux de l’intrigue ; toutes ces négligences et autres facilités ont très vite finies par me sortir de l’état d’esprit qui me faisait adorer « House of Cards ». Moi, j’adorais le fait que la série soit sans concession ; j’adorais le fait que cette série sache adopter ce ton cynique mêlant la noirceurs des vieux polars américains avec la dimension tragique des pièces politiques élisabéthaines… Oui, j’adorais ce reflet noir que nous renvoyait la série de notre système démocratique, ne laissant aucune chance à toute forme de survivance de mythe. Et là, comme si le succès avait fait soudainement peur, comme si les auteurs avaient craint d’égratigner la sacro-sainte fonction présidentielle, voilà que la série sombre dans une étrange simplification des enjeux, dans une forme de romantisme et d’angélisme dégoulinants, pire surtout, dans des ressorts faciles dignes de séries plus ordinaires. Parce que oui, en fin de compte, c’est ça qui me dézingue le plus dans cette saison là. Ce n’est le fait que « House of Cards » soit totalement passé à côté de son sujet – bien au contraire – je considère même que les choix d’enjeux étaient les bons. Non, le problème n'était pas dans le choix de fond, mais bien plus la légereté de traitement. J’en veux pour exemple de cette faiblesse la conclusion de cette saison (que je ne spoilerai pas) : elle est en soi intéressante pour ce qu’elle ouvre comme piste pour la saison à venir (la dernière j’espère), mais la manière dont elle est amenée est en totale contradiction avec l’esprit de la série. Les choix des uns et des autres, l’enchaînement des événements et des situations qui conduisent à cet aboutissement, sont tellement forcés, illogiques par rapport aux habitudes des personnages, que le tout devient subitement artificiel et creux. C’est con, mais moi, à partir du moment où je me rends compte que les scénaristes s’arrogent désormais le droit de changer les aptitudes, méthodes et logiques de chacun en fonction de ce qui les arrange, cela rend le résultat bien plus banal. Et oui, au final c’est bien ça ce que je reproche à cette saison 3. Elle n’est pas totalement mauvaise, certes, mais quelle tristesse que désormais, elle soit rentrée dans le rang des séries consensuelles, avec tout son lot de lourdeurs et de contradictions… Venant d'une série de ce gabarit, avec un tel potentiel, c'est juste du gâchis. Pour le coup, j’aurais préféré un autre traitement à mon addiction, ça c’est certain…