Downton Abbey
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Audrey L
Audrey L

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Critique de la saison 1
5,0
Publiée le 20 juin 2018
Une série très réussie pour peu que vous aimiez les soap-operas aboutis, sans aucune mièvrerie (chose rare, à souligner) et avec un soin du détail déconcertant. Le premier atout de Downton Abbey est son décor, et rien que sur ce point, vous serez copieusement servis : un château (et non une abbaye, pour l'anecdote !) somptueux, aux pièces immenses et comblées de fioritures exquises qui font rêver d'aller sur place pour voir... Et dire que la série a pris place dans ce château car elle n'avait pas les moyens de faire tous les décors en studio... Parfois, le manque de moyens est une excellente chose... De même pour le casting, n'ayant pas les moyens de s'offrir plus de quelques "têtes connues" (Maggie Smith et Hugh Bonneville notamment), la série a fait appel à de nombreux comédiens novices de la télévision, et l'on ressent alors une véritable envie d'être là, de composer au mieux son personnage, d'interagir avec les autres qui se sont battus pour faire partie de l'aventure... Les intrigues sont souvent tournées autour de la vie des domestiques (qui veut faire un sale coup à qui, qui aime qui...) et des mariages des filles déshéritées à l'improviste (qui épousera qui...). Bien sûr, les publics qui n'apprécient pas ce genre d'intrigues (somme toute un peu "potins et commérages", on se l'avoue), ou encore ceux qui cherchent l'humour formaté et les scènes d'action, faites demi-tour. Mais si vous voulez simplement vous rincer l'œil sur des décors splendides, suivre (et faire toutes sortes de commentaires avec) des comédiens enthousiastes par leur rôle, ou encore découvrir des intrigues humaines qui s'imbriquent délicieusement les unes dans les autres, foncez. Le genre de série qu'on regarde à plusieurs et où tout le monde y va de son petit commentaire, un bon moment à partager !
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 6
4,5
Publiée le 27 février 2017
Ultime détour dans le Yorkshire, alors à la croisée des époques, pour une tournée en forme d’adieu. Thomas Fellowes, fort du succès certain de sa série depuis alors 5 ans, prend un soin tout particulier à conclure son désormais monument de la télévision britannique avec des notes à la fois mélancolique, peut-être poignante, mais surtout positive. Une page se tourne, pour nous autres comme pour les protagonistes de cette saga familiale remarquablement orchestrée depuis ses prémices. Sans doute plus vive, plus pertinente, que les deux, voire trois, saisons précédentes, cette dernière volée d’épisode se veut tout simplement l’une des meilleures.

Oui, incontestablement, Downton Abbey s’achève sur une note positive, de manière optimiste, annonce d’un grand changement social duquel la vie de château avait protégé, ou rendu inconscients, la famille Crawley et tout le personnel à son service. Du majordome sur le déclin à l’aide cuisinière en plein bouleversement amoureux et professionnel, en passant par le conte, sa comtesse de femme, leurs enfants, petits-enfants, les femmes de chambres et les différents valets, tous entre finalement, semble-t-il avec quelques vingt ans de retard, dans le vingtième siècle. Les bouleversements sont touchants, à tous les coups, et le propos, une fois n’est pas forcément légion dans Downton Abbey, est pertinent.

On fait nos adieu, on apprécie une dernière fois notre voyage dans ce monde singulier, captivant et l’on se prend immédiatement de nostalgie une fois la page tournée des quelques joies, bons moments, que la série aura offerte tout du long. Incontestablement une réussite télévisuelle, britannique surtout, qui aura marqué le Soap opéra de son empreinte. 17/20
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 3
3,0
Publiée le 12 décembre 2016
Ronronnant comme un bon vieux moteur infaillible, la série fastueuse de Thomas Fellowes semble pourtant s’enliser dans une certaine forme de facilité. Bien sûr, quelques sujets de fond marquent encore la série d’une certaine finesse d’écriture. On peut aussi saluer la parfaite harmonie qui régit les rapports entre les personnages, principalement les domestiques. On peut, finalement, toujours s’émerveiller du jeu subtil de Maggie Smith, véritable harpie bien supérieure en intérêt que bons nombre de ses collègues. Mais force est d’avouer que Downton Abbey prend désormais des tournures de Soap allégé, se nourrissant aux grandes crises existentielles, aux retournements de situations téléphonés, ne pouvant s’émanciper de clichés et autres péripéties que l’on voit venir à des kilomètres.

Ne soyons pourtant pas trop dur avec cette troisième saison, l’extension relativement logique aux deux précédentes. Musicalement, bande-son s’entend, la série britannique nous offre ses traditionnels moments de bravoure. Il en ira de même avec la photographie, des images rendant bien toute la beauté de cette propriété ronflante, en voie de désuétude. Le domaine, le château, l’escapade en Ecosse de l’épisode spécial clôturant la saison, tout est remarquable d’authenticité, respirant bon la nostalgie d’une époque révolue. Gros moyens, donc, pour la production, qui prend à cœur de ne pas offrir à ses éventuels détracteurs matières à leur donner tort sur le plan artistique. Soyons-en certains, qu’il s’agisse de cette troisième saison ou de l’intégralité de la série, de gros efforts ont été produits en ce sens.

Coté interprétation, si certains s’en s’on aller pour que d’autres débarquent dans l’univers de la famille de Lord Grantham, on ne pourra pas passer à côté d’un déséquilibre qualitatif. Si certains, toujours Maggie Smith en comtesse cynique, ou encore Michelle Dockerty, forte d’un certain charisme, parviennent à illuminer bon nombre de scène de leurs présences, d’autres semblent regarder passer le train sans sourciller, ou pire encore, alourdir sincèrement la série. On pense surtout, dans ce domaine, aux incessants regards de chiens battus de Cora, noble épouse qui ne trouve pas réellement sa place dans la famille, dans la série. Bref, tout ça pour dire que si le travail d’équipe fonctionne globalement bien, des comédiens ne sont malheureusement pas à la hauteur des plus valeureux d’entre eux. Mais ne serait-ce pas là le signe d’une petite défaillance à l’écriture? Qu’importe.

En bref, une troisième saison qui se laisse voir sans faire de vague, qui œuvre à poursuivre la tradition initiée deux ans auparavant. Notons que les prétendus moments forts de la saison ne sont de loin pas les meilleurs instants. Quoiqu’il en soit, si ces neuf épisodes peuvent laisser un arrière-goût un brin rance, on se réjouit de découvrir la suite des évènements. Le plus important est donc sauvé. 12/20
Caine78
Caine78

7 752 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 2
4,0
Publiée le 27 octobre 2016
Peut-être un petit cran supérieur à la première saison, ce second volet nous plongeant au cœur de la Première Guerre mondiale s'avère riche en événements tout en développant avec toujours autant de finesse et de psychologie les différents personnages, affinant les traits de caractère de chacun pour les rendre aussi imparfaits et (parfois) contradictoires qu'attachants. C'est que la guerre est inévitablement l'occasion de révéler le courage et les peurs de chacun, le tout avec une délicatesse d'écriture et un sens du classicisme tellement élégant et maîtrisé jusqu'au bout des doigts qu'on est régulièrement touché, voire vraiment ému à plusieurs reprises, à l'image de ce magnifique personnage qu'est Lady Sybil, sans parler d'un casting toujours aussi royal... Non, vraiment, il n'y a rien à jeter dans cette deuxième saison de haute volée, aussi riche historiquement qu'humainement : réussite totale.
Eselce
Eselce

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Critique de la série
4,0
Publiée le 5 novembre 2016
Une série qui présente les anciennes traditions anglaises au sein d'un grand domaine, Downtown Abbey. J'ai beaucoup aimé l'humour, les rites et l'évolution de ceux-ci sur une période d'une dizaine d'années, allant du naufrage du Titanic à 1925. La série offre une vision de ce que pouvait être la vie de l'aristocratie anglaise avec son lot de domestiques, de romance joyeuse ou malheureuse et l'évolution du monde ouvrier qui réclame peu à peu son dû, notamment une certaine considération malgré des différences d'ordre hiérarchique et naissance noble. Bien tourné, humour fin, personnages empathiques et antipathique, une bonne série sans vulgarité ni fausse note, presque à l'eau de rose, par moment.
Audrey L
Audrey L

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Critique de la saison 3
5,0
Publiée le 10 octobre 2018
En un mot : impeccable. Sous tous rapports, impeccable : l'intrigue prend les chemins dont on avait rêvé pour certains personnages (Edith spoiler: qui publie dans un journal
, et surtout Mr Bates spoiler: qui revient - enfin ! -à Downton
...), les rebondissements nous coupent l'herbe sous les pieds pour d'autres personnages (Sybil, on ne s'en remet pas...) et des nouveaux viennent jouer les trouble-fêtes (les deux nouveaux valets et la nouvelle aide de cuisine, qui ajoutent des relations romantiques et désabusées - un peu trop ? - dans le paysage de plus en plus dramatique de Downton). En bref, une excellente saison qui voit poindre les milles drames qui frappent Downton, qui voit le Comte et Matthew (et Tom lorsque cela manque d'avis prolétaire) faire une alliance houleuse pour sauver les fonds financiers du domaine, et surtout qui voit le retour d'un personnage qu'on aime tous beaucoup (en tout cas, chez nous) mais qui va provoquer quelques changements pour Thomas...dont on a pitié, dans son malheur. Si, si. Le rebondissement qu'il essuie est tellement mêlé de propos discriminatoires qui aujourd'hui nous font bondir (mais étaient plutôt la mentalité de l'époque comme le souligne bien l'épisode concerné) que l'on a pitié pour Thomas, le vil personnage qui attirait les jurons jusque-là. C'est dire l'ingéniosité de cette série, et son côté addictif. Comme une seconde famille sur laquelle on adore spéculer à plusieurs, prendre les paris sur qui partira et qui reviendra, et surtout sur nos petits préférés que l'on transpire de voir disparaître, la saison trois nous prouvant que tout est possible... Plus sombre, plus complexe, avec des rebondissements impressionnants, une saison absolument haletante et jouissive !
Audrey L
Audrey L

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Critique de la saison 4
4,0
Publiée le 28 février 2019
Une bonne saison (on se répète à chaque fois, mais la série brille par sa constante qualité, alors répétons-nous avec joie), dont les intrigues passionnent comme un feuilleton à suivre seul, en famille ou entre amis. Le grand coup de théâtre (pour ma part) que l'on suit de près est spoiler: le meurtre du violeur d'Anna Bates
, qui fait quelques vagues du côté dudit Mr Bates... On attend de voir ce que la police dira, ce que les preuves laisseront comprendre, et surtout comment cela se terminera pour ce couple charmant (mes préférés). Très près derrière suivent les intrigues sur Lady Edith ( spoiler: va-t-elle garder son bébé ? Va-t-elle finalement tout avouer et reprendre sa fille au château ? Et où est passé son fiancé ?
), sur la nouvelle femme de chambre de la Comtesse qui cache un lourd passé, sur les galanteries que font deux prétendants à la main de Mary (que le meilleur gagne...). Et bien sûr n'oublions pas les adorables bambins de la famille qui ont bien grandi, et la doyenne (qui est devenue arrière-grand-mère) qui n'a pas sa langue dans sa poche ! On se passionne un peu moins pour l'entreprise porcine que monte Mary, pour le flirt de Tom avec l'institutrice, et pour les cours particuliers que prend la petite commise de cuisine (les moments creux de cette saison, qui tentent d'ajouter des galères supplémentaires à la vie de la maison pour ralentir l'avancement des grandes intrigues, mais on préfèrerait voir aboutir nos grandes questions plus vite à la place de celles-ci...). La Team Bates continue de serrer les dents, le personnage d'Edith prend de l'importance, les nouveaux venus d'Amérique sont très agréables (surtout les grands-mères qui ne se supportent pas !), malgré quelques intrigues secondaires moins palpitantes, la série reste sur sa bonne lancée.
Freelfe T.
Freelfe T.

37 abonnés 245 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 6
4,0
Publiée le 6 avril 2016
Et voilà une merveilleuse série qui se conclut ! Qu'est-ce que j'ai adoré cette dernière saison ! Les personnages sont toujours aussi géniaux et bien joués, leur évolution est intéressante et j'ai beaucoup apprécié cette conclusion.
Bert R
Bert R

27 abonnés 344 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 5 mars 2022
Quelle série..... un véritable bonheur de partager la vie de cette famille. tout en délicatesse. suivre les évolutions avec ses découvertes pour l'époque. Le téléphone, la voiture, l'électricité.... série pleine d'humour à l'anglaise. Le rôle de Violet et Isabelle sont juste de la dentelle.
cameradine
cameradine

23 abonnés 90 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 3 juin 2016
Au moment de commencer la dernière saison, je m'attendais à ressentir de la frustration une fois arrivée au bout de la série ; je me disais que ce serait triste de ne plus « retourner » à Downton et que cela me manquerait ; mais je ne m'attendais pas à être autant remuée par le final de l'épisode spécial. C'est en effet la consécration de six saisons remarquables, tant sur le fond que sur la forme.
Sur le fond, déjà, il y a tant à dire. Le créateur de la série, Julian Fellowes, a su avec brio dépeindre une époque et ses enjeux : l'Angleterre des années 1910 aux mitan des années 1920, son organisation, ses traditions, ses bouleversements et les mutations qui ont conduit petit à petit notre société au monde moderne. C'est presque un cours d'histoire, mais cela ne serait que ça sans le soin apporté à la galerie de personnages, très nombreux. Le scénario fait pourtant la part belle à chacun d'entre eux. L'aide-cuisinière n'a pas moins d'importance que l'aînée des filles du comte (même si la vie de Lady Mary a plus de chances de bouleverser l'ensemble de la maisonnée que l'inverse), et l'on remarque souvent à quel point ces deux mondes, celui des nobles et celui des domestiques, sont interdépendants. Il y a bien sûr divers caractères, des personnages plus ou moins aimables, mais chacun révèle tôt ou tard sa part d'humanité, se montre tour à tour cocasse, pathétique, horripilant ou bouleversant, et l'interprétation toujours juste des acteurs, qu'ils soient des personnages récurrents ou juste de passage, renforce l'attachement qu'on leur porte à chaque saison. Le rythme plutôt soutenu permet de développer diverses intrigues en même temps, et d'avoir du suspense en permanence (beaucoup d'humour aussi). On est même surpris, lorsqu'on regarde en arrière, de la progression de certains personnages, souvent symptomatiques de leur époque.
Sur la forme, Downton Abbey est tout aussi remarquable : la mise en scène est discrète mais efficace, les décors sont somptueux, et quant aux costumes, cette série est une véritable revue de mode ! La beauté des toilettes attire même l’œil du néophyte qui n'a jamais porté le moindre intérêt au style des années folles. Robes et fleurs s'accordent avec goût dans chaque scène. Et pour les amoureux de la langue anglaise, tous les accents sont un délice.
Après toutes les péripéties auxquelles on a assisté au cours de ces six saisons, les derniers épisodes et l'épisode spécial de la saison 6 mettent en place les derniers éléments du puzzle afin que l'on quitte Downton et ses occupants l'esprit tranquille : Julian Fellowes répond à nos attentes avec bienveillance, car tout est bien qui finit bien, ou presque (une seule ombre au tableau : spoiler: la maladie de Carson
). Et je vous jure qu'après la dernière scène, vous n'écouterez plus jamais « Auld Lang Syne » (« Ce n'est qu'un au revoir ») sans une pensée émue pour Downton Abbey !
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,0
Publiée le 19 octobre 2016
A l’heure ou l’Europe s’apprêtait à entrer en guerre, à l’heure où le prestigieux Titanic sombrait dans l’Atlantique nord, Julian Fellowes et ITV nous emmènent dans l’intimité d’une faste propriété d’une Angleterre encore soumise aux règles du noble et du servant. Un somptueux château, un terrain soigneusement entretenu, une famille de Lords autour de laquelle gravite toute une hiérarchie de domestiques, du Majordome à la dernière femme de chambre, voilà le cadre de Downton Abbey, portrait fin, malin, d’une société bourgeoise et autoritaire à la fois, de nos jours, enviée et décrédibilisée. Julian Fellowes ne se contentera pas, durant cette première salve de 7 épisodes, de nous immerger gratuitement dans ce riche univers, préférant attaquer de front une problématique d’héritage qui rythmera, on s’en doute rapidement, l’intégralité de la série.

Du naufrage du Titanic, justement, découlent les évènements qui composeront cette saison, soit la mort de l’héritier du domaine. Cela forcera dès lors le Lord à la tête de son empire à faire un choix moral épineux. Mais l’homme prend ses responsabilités, dans son rôle de père de trois filles et dans celui de gardien d’un patrimoine qu’il ne peut laisser filer pour d’aussi bonnes raisons soit-il. La vie de château n’est donc pas toute rose, nous dit Julian Fellowes, avec son approche d’apparence complexe mais finalement radicalement efficace de ce milieu si particulier. Doit-on veiller à ce qu’une dynastie persiste en sacrifiant sur l’hôtel de l’honneur femmes et enfants? Il semble que oui. Mais tout sera sujet à être remis en question, au fur et à mesure de découvertes, d’interventions et autres manigances. Non, la vie de château n’est pas rose, certes, mais elle peut s’avérer passionnante, du moins suffisamment intrigante pour qu’une telle série puisse voir le jour, et perdurer six années durant.

L’approche narrative est donc optimale. Qu’en est-il des autres critères? D’aucuns pourraient reprocher à Downtin Abbey son timbre un peu niais, une saga familiale coincée entre la guimauve des Feux de l’Amour et la rigueur des références actuelles en matière de dramas. Oui, la bande-originale, à la fois belle et désuète, renforce le questionnement. A chacun son avis. Pour ma part, si j’ai émis quelques doutes durant le pilote, je me suis très vite laissé emporter par ce riche univers, ce composé habile de personnages de tous acabits, cette intrigue relativement pointue et par la qualité de la mise en scène, classieuse, comme il se doit. Quand bien même les scénaristes auront, en fin de saison, brûler quelques étapes, ou seront passés trop rapidement sur quelques faits susceptibles de bouleverser l’ordre établi, l’harmonie générale aura été maintenue tout du long. Appréciable, très appréciable même, en dépit de quelques lenteurs certes explicables.

Coté comédiens, chacun fait remarquablement son boulot, sans réelle finesse mais sans fausse note. Engoncés dans des rôles clairement définis, les acteurs et actrices du show, suffisamment nombreux, mais pas trop, s’efforcent de lire leurs partition, ne débordant pas d’un iota de leur cahier des charges. On sent, dès lors, la production, ou du moins le créateur de la série, très à cheval sur le rôle de chacun, à l’image de la hiérarchie établie dans la maison, celle régissant les activités du personnel. Mais s’il fallait citer un interprète sortant du lot, je m’avancerai à mettre en avant la vétérante Maggie Smith, en mode vieille chouette, harpie malingre dont aucune des apparitions ne passent inaperçues. En conclusion, et ce n’était pas gagné d’avance, j’attends fermement la seconde saison. C’est bon signe. 15/20
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
2,0
Publiée le 23 janvier 2018
Beaux costumes et décors malgré une histoire vide dressant le portrait de riches bourgeois se croyant mieux que tout le monde et de leurs serviteurs soumis. En voyant la réputation de cette série je croyais pouvoir accrocher mais j’ai abandonné face à l’ennuis qu’elle procure.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
3,0
Publiée le 9 janvier 2018
ça me tentait pas et puis... je me suis laissé porté par l'intrigue. Du Gosford Park en série. Sympa.
Julien B.
Julien B.

9 abonnés 234 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
5,0
Publiée le 28 octobre 2016
Un chef d’œuvre, du Balzac en série TV.
On entre dans ce huis-clos où lutte des classes et lutte des sentiments se heurtent sur fond de contexte historique détaillé qui évoque ces moments clé du 20ème siècle : 1ère guerre mondiale, grippe espagnole, suffragettes, condition de la femme, déclin de la noblesse au profit de la bourgeoisie industrielle...
Magistral !
Waka J.
Waka J.

42 abonnés 111 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,5
Publiée le 28 février 2020
Pour amateurs du genre, oscillant entre Soap Opera et série historique.
Je m'attendais à plus de finesse, d'esprit "british", de mordant : j'ai trouvé cela convenu et ennuyeux.
Ce n'est pourtant pas une mauvaise série, mais je n'en suis pas le publique "cible".