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Audrey L
813 abonnés
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Critique de la saison 2
4,0
Publiée le 15 août 2018
En-deçà de la première saison, cette suite n'est pourtant pas à négliger, car les intrigues filent à toute allure avec la guerre qui s'en mêle ! Mon personnage favori, spoiler: William (bien que peu visible sa bouille me revenait subjectivement bien), est décédé dans d'atroces souffrances, inutile de décrire la sortie des mouchoirs qui en a résulté. La preuve que la série est prenante et sait jouer la carte de l'émotion sans forcément dégainer les habituels violons (une rare chose aujourd'hui). D'autres personnages suivent dans la tombe ou presque, vous n'avez pas fini de soupirer pour ceux que vous aimez, et de râler pour les romances qui tournent autour du pot ! Un peu le point qui est en-dessous de la saison précédente : les relations amoureuses que l'on voit venir à cent mètres, qui piétinent inutilement (sans que l'on ne croit au subterfuge d'attente une seule seconde) pour terminer comme on l'avait prédit dès le départ... L'épisode de Noël est l'apothéose de ces happy-ends prévisibles, dommage. La série nous a habitué à beaucoup plus réfléchi et intelligent. Il n'en reste pas moins qu'on serre les dents pour ce pauvre Bates qui en bave comme jamais dans cette saison (on s'exclame souvent : quel pauvre homme ! Ne peut-on pas le laisser clopiner tranquillement ?!) et l'on s'émeut comme jamais de la tragédie qui touche la petite commise de cuisine, dont le dénouement heureux arrache tous les cœurs tendres. Vous l'aurez compris, chacun continue de commenter et de donner son avis sur "survivra/ survivra pas" ou "l'épousera/ l'épousera pas", encore un merveilleux moment de partage dont les intrigues s'assombrissent !
Une saison qui prépare le terrain pour les adieux finaux... La série au générique tintinnabulant que toute la famille fredonne devant son poste de télévision continue de nous ravir de ses intrigues principales, même si ces dernières piétinent ouvertement pour essayer de durer le temps de la saison (quand on compare avec les saisons précédentes, il ne s'est presque rien passé), au profit de petites affaires de couloirs comme le flirt de la Comtesse avec un "amateur d'art" (qui reluque autant les toiles que la dame), les disputes violentes entre le Comte et l'institutrice (personnage insupportable, on est bien contents lorsque Robert la met à la porte à chaque fois), et les relations tendues d'Edith avec le couple de fermiers qui gardent Marygold (une intrigue qui s'épuise vite et dure trop longuement). En revanche, le personnage de Thomas prend de la profondeur après un événement marquant dans cette saison (meilleur rebondissement, très ingénieux et apitoyant à souhait), le fait qu'il "se calme" nous le rend sympathique voire indispensable (oui, c'est possible). On regrette par contre les allers-retours redondants de la police au château pour l'affaire Bates, qui s'éternise et dont on ne sait pas si on en verra jamais le bout... Pauvre petit couple dans la tourmente, on peut dire que ces deux-là s'aiment à la folie (quand aujourd'hui on se sépare pour la couleur d'un canapé...) et on attend de les voir s'en sortir, si possible avec un bambin dans les bras... Le deuil de la mère de Matthew se fait tout en douceur, sans jamais offenser le personnage disparu, et va de l'avant avec une idée maritale plutôt intéressante. Un peu redondant, mais un Thomas qui vire de bord pour devenir très attachant, un mariage final qui est chaleureux et progressiste, de bonnes pistes pour la suite et une saison finale qu'on veut enchaîner dans la foulée !
Retour à Downton Abbey à l’heure ou fait rage le premier conflit mondial, de 1914 et 1918, voire plus, pour une seconde saison mouvementée chez nos lords et domestiques britanniques. Entre peines de cœurs et mobilisation nationale, entre grandes romances et trahisons, la vie du château n’est donc jamais sereine, qu’il s’agisse de celle des propriétaires comme de celles des servants. Les conflits ou amitiés instaurés durant la première saison sont mis à mal, les évènements guerriers bouleversent l’ordre établi, des personnages cruciaux vont et viennent, certains se rebellent alors que d’autres s’efforcent de respecter coutumes et bienséance. Jamais à l’abri du scandale, du drame, ce petit monde en voie de disparation, rappelons que la série revient sur les derniers instants de cette bourgeoisie bientôt désuète, se mobilise, s’entredéchire, se complait mais jamais ne semble être à cours de prétextes pour qu’éclatent révélations et autres grandes déchirures.
A ce titre, la série de Thomas Fellowes s’oriente on ne peut plus clairement vers le soap familial traditionnel, rebondissant sans cesse sur toutes formes de roublardises pour que soit maintenu un perpétuel cycle de bouleversements. C’est souvent d’un académisme télévisuel ronflant, ça en serait même parfois presque navrant de classicisme. Pour autant, le phénomène fonctionne agréablement, du fait sans doute d’un contexte remarquablement retranscrit à l’écran, celui d’une époque en phase de total changement, un début de 20ème siècle au croisement entre désir de modernisme et respect des valeurs des aïeux. Comme ce fût le cas sur les sept premiers épisodes composant la première saison, les scénaristes parviennent parfaitement à nous faire saisir les enjeux sociaux, moraux, de l’époque, parfait tableau des valeurs, de la hiérarchie des domestiques aux soucis d’intégrité des nobles.
La série peut également s’appuyer, pour contrecarrer son apparente banalité, sur un solide casting. Des comédiens comme Hugh Bonneville, Maggy Smith et j’en passe parviennent à suffisamment relever le niveau pour que l’ensemble soit niveler par le haut. Si c’est parfois poussif, Downton Abbey n’est pourtant jamais désagréable à suivre. On retiendra pourtant, durant cette seconde saison, quelques séquences ou intrigues un peu en deçà de la valeur globale du show, comme le prétendu retour salvateur de l’héritier initial, dont on ne sait rien et dont l’interprète est très mal grimé en grand brûlé. Affaire à suivre, même si l’on voit mal la production s’orienter sur un chemin aussi aléatoire.
Exposant toutes ses faiblesses, la série parvient toutefois à convaincre les masses, voire mieux au vu du succès de la série dans son pays et à l’international. Accessoirement l’épisode écrit spécialement pour la période des fêtes de fin d’année, d’une durée de plus d’une heure trente, est un remarquable prolongement des huit épisodes qui compose cette seconde saison. Bon point. Bref, du divertissement somme toute basique, mais du divertissement basique de qualité. On ne demande donc qu’à découvrir la suite. 13/20
Ne vous attendez pas à un rythme d'enfer avec 50 morts et 10 scènes de cul à chaque épisode. Si vous décidez de la regarder vous allez plonger dans une série lente mais élégante, réalisée avec des costumes superbes, des acteurs vraiment excellents mettant en valeur des personnages charismatique, le tout filmé avec profondeur, autour de Downton Abbey, dans des décors réalistes. Un scénario simple mais efficace qui glisse au fil des saisons sans prise de tête. Vous allez adorer ou détester, mais vous ne resterez pas indifférent.
Au terme de la 1ère saison, c’est une très belle série, so british, dont on comprend le succès outre-manche : l’élégance des costumes, la beauté des décors, de la lumière, un casting exceptionnel, puisque TOUS les acteurs jouent à la perfection, pour nous offrir la vie d’un comte et de sa famille à Dowton Abbey dans les années 20 et aussi celle de tout le personnel à leur service. Le charme de la série tient particulièrement à croiser plan par plan les 2 milieux, comme une valse, sur fond d’amour spoiler: (ou pas) , d’héritage d’histoire contemporaine. Seul « desapointment », le rythme trop lent. Cela manque un peu de nervosité et de panache spoiler: (sauf l’épisode du beau turc Kamul qui disparait, hélas, trop vite). On doute de pouvoir tenir 6 saisons
A mon sens une des meilleures séries historiques qui soit. Certes sentimentale mais aussi très proche d’une réalité historique sociale à une époque de grands changements dans toutes les classes sociales britanniques. La réalisation quasi parfait n’ajoute que plus de valeur à cette série : un bijou !
Une des meilleures séries au monde! Un régal. L'histoire prend place au début du XXe siècle, et se concentre sur une noble famille et son personnel, dans cette énorme demeure qu'est Downton Abbey. On y découvre le fonctionnement que nécessite un si grand domaine; ses conventions, son protocole, les relations qu'entretiennent les gens "d'en bas" avec ceux "d'en haut", et comment va changer ce petit monde entre l'avant guerre et l'après.
Contrairement à d'autres séries du genre, qui prennent plus ou moins de libertés quant à l'adaptation et la retranscription du mode de vie de l'époque, Downton Abbey respecte les traditions et le contexte historique, que ce soit au niveau de relations humaines, ou encore des costumes. En résumé, c'est une série de moeurs, mais l'on ne s'ennuie jamais. Les intrigues sont plutôt légères, et les seules inquiétudes sont de savoir si le thé sera servi à l'heure, ou bien d'éviter que M. Untel soit assis à côté de Mme Machin à table, ce genre de choses..
Chaque personnage a une personnalité bien marquée, le casting est tout bonnement incroyable (à regarder en VO évidement!): Maggie Smith (Lady Violet) est bien loin du gentil professeur de Harry Potter, et ce pour notre plus grand plaisir! Michelle Dockery (Lady Mary) joue les hautaines mieux que personne, et enfin Jim Carter (Carson) et son air continuellement outré.
Elégance, raffinement et sans oublier humour British. CHEF D'OEUVRE
Une demeure anglaise dans les années 1910. Intrigues, duels, amours, naissances, décès toutes les étapes de la vie d'une famille d'aristocrates à travers les années... Downton Abbey est une série d'une grande élégance à la hauteur du statut de cette famille. L'originalité de cette histoire c'est l'existence de deux histoires en une. Nous suivons avec passion l'existence des plus riches tout en découvrant le quotidien du personnel qui œuvre dans l'ombre avec une efficacité redoutable. Les intrigues s'entrechoquent et parfais s'emmêlent pour mieux nous divertir et parfois nous faire rêver. Une réussite à ne pas manquer.
Je DETESTE Downton Abbey, à peu près autant que Carglass, Comme j'aime et Groupe Verlaine, dans un genre un peu différent. Ces histoires ennuyeuses qui traînent en longueur, ces personnages prétentieux qui s'écoutent parler, ce cadre lourd et sombre, ces valeurs artificielles et archaïques, on s'en fiche. Et cette musique, ce fond audio horripilant et obsédant... Mais voilà : mon épouse adore et elle est scotchée à chaque épisode... Downtown Abbey, un nouveau motif de divorce ?
Quelle jolie découverte ! Une série dans un autre temps que le nôtre, un autre univers, d'autres mœurs. Des costumes d'époque et des images très belles. Une musique qu'on reconnaît et qui nous suit tout au long de l'enchaînement des épisodes, qu'il est difficile de ne pas regarder sans s'arrêter ! Je ne saurais pas dire pourquoi on s'attache autant aux personnages, car ils sont parfois sournois et détestables, et pourtant on les adore vraiment. Il ne faut pas s'attendre à de l'action ou de grandes scènes, tout est minimaliste et presque en huis clos et c'est là tout le coup de maître de cette série. J'ai un peu moins aimé les saisons 4-5 que j'ai trouvé parfois un peu creuses et longues, cependant quand la série s'est terminée il a été difficile de quitter le château de Downton et tous ses habitants.
Une note peut-être un peu sévère, mais qui témoigne surtout d'une légère baisse de régime après deux premières saisons de haute volée. Certaines intrigues et sous-intrigues deviennent moins passionnantes, voire franchement poussives pour certaines, et on sent que les créateurs commencent à avoir un peu de mal pour tirer le meilleur d'un récit jusque-là aussi dense que riche. Ne soyons toutefois pas trop durs : cela reste une merveille d'écriture et on prend toujours un réel plaisir à se mouvoir dans cet univers toujours aussi élégant et raffiné, l'amour qu'a Julian Fellowes pour chacun de ses personnages transpirant à chaque instant, les apparitions de Shirley MacLaine s'avérant particulièrement mémorables, tout comme ses réjouissantes joutes verbales avec Maggie Smith, sans oublier un épisode final exemplaire permettant de conclure la saison en beauté... Surtout, ce troisième volet marque un tournant (très) important avec spoiler: la disparition de deux personnages essentiels (et très attachants ), je n'en dirais évidemment pas plus. Au final, et malgré un léger sentiment de facilité, « Downton Abbey » n'en reste pas moins addictive et ô combien plaisante : appréciable, forcément.
Je pourrais quasiment faire un copier-coller de ma critique concernant la saison 4 tant cette dernière m'a pratiquement fait la même impression. A savoir que si "Downton Abbey" demeure une série agréable, peuplée de personnages que l'on a appris à aimer, bien menée, bien photographiée, (très) bien jouée, il faut reconnaître que les intrigues n'ont clairement plus la saveur des débuts, certaines paraissant totalement anecdotiques voire uniquement dans une logique de "remplissage". Ce mal est d'ailleurs un peu généralisé, aucune histoire ne parvenant réellement à susciter la passion ici. Reste qu'une fois encore, Julian Fellowes est suffisamment habile et élégant pour que cet avant-dernier volet garde un réel charme, le soin porté à l'écriture et à la manière dont est développée le récit évitant joliment l'ennui, d'autant qu'il n'est vraiment pas interdit d'être réjoui à plusieurs reprises par quelques scènes aux petits oignons... Bref, cela se termine doucement, mais n'empêche pas de prendre un minimum de plaisir pendant près de neuf heures : je regarderai (évidemment) la conclusion de cette série ayant su créer un engouement comme peu y étaient parvenues avant elle.
Cette cinquième saison de "Downton Abbey" est celle de la rupture, puisqu'on y voit la quasi totalité du clan Grantham succomber aux sirènes de la modernité qui menace leur monde depuis la fin de la première guerre mondiale : Mary assume complètement sa liberté sexuelle (en tant que femme, le droit d'essayer au lit un prétendant avant d'aller plus loin...), le départ aux USA sera une affirmation d'indépendance retrouvée pour Tom - qui est devenu au fil du temps l'un des personnages les plus sympathiques de la famille -, le mariage de Rose avec un juif occasionne bien des remous mais pas forcément du côté Grantham, qui acceptent finalement assez facilement - même sous le sceau du secret - l'enfant d'Edith, tandis que même la fabuleuse Lady Violet révèle un grand secret amoureux qui achève de l'élever au pinacle des personnages les plus charismatiques de la série TV moderne. Même du côté des domestiques, les choses bougent (enfin), les carcans explosent, encore que plus difficilement que chez les maîtres, ce qui est un faux paradoxe, les esclaves étant traditionnellement plus effrayés encore par un renversement de l'ordre établi. L'excellente astuce (même si elle est peut-être un peu systématique) des scénaristes de "Downton Abbey" pour justifier ce séisme, c'est de confronter le clan à des intolérances plus enracinées, plus haïssables que les leurs, à des conflits qui leur feront réaliser que "les lignes ont bel et bien bougé", dans la société britannique mais surtout dans leurs cœurs. Finalement, les seuls points noirs de cette belle saison sont le marasme incohérent de l'intrigue policière autour de Mr et Mrs Bates, et un épisode de Noël excessivement consensuel et sucré, qui ne rend pas justice à l'intelligence de ce qui a précédé.
Evidemment c’est plein de bons sentiments et c’est même parfois un peu ´´too much’´, mais c’est tellement bien fait et c’est si délicieusement british, qu’on se laisse facilement prendre a cette saga britannique sur la vie d’une riche famille d’aristocrates et de leurs serviteurs, au debut du vingtième siècle et on regarde les 6 saisons sans quasiment jamais s’ennuyer. L’interprétation est remarquable, et on s’attache assez vite aux nombreux personnages. Les decors et les costumes sont vraiment superbes. Au bout du compte malgré ses quelques défauts, une ´feel good’ serie très distrayante qui se regarde avec un vrai plaisir.
J’avoue avoir trouvé vraiment la première saison, par contre, la seconde saison est bien ; et, j’en suis le premier surpris. L’intrigue est beaucoup mieux et l’ensemble est plus intéressant accompagné par une mise en scène minimaliste bien qu’un peu trop théâtrale.
Dans sa globalité, je trouve que le récit est très prenant ; néanmoins les ellipses entre les épisodes sont peut-être trop conséquentes et soulèvent trop de zones d’ombre. Sinon, les protagonistes sont plus attachants que lors de la saison précédente et ont une évolution cohérente et intéressante voire touchante pour certains. Malgré des épisodes très (trop) longs, la narration est très efficace et laisse place autant au progrès du scénario.
En ce qui concerne la réalisation, il va de soi qu’elle est propre. Evidemment, la photographie est magnifique et la plupart des plans d’ensemble sont très marquants. Chaque mouvement de caméra est relativement réfléchi et intelligent ; pour ma part, je les trouve un peu théâtraux et clichés, mais ils vont dans le sens de l’intrigue et de son propos. Ce serait enfoncer une porte ouverte mais la musique est magnifique et inoubliable. En somme, malgré quelques éléments stéréotypés, la réalisation est vraiment qualitative.
Après une première saison un peu boring, je recommande cette suite qui sait se renouveler et qui arrive à jongler entre drame, romance, histoire…