J'ai commencé à regarder "Urgences" en octobre pour Goran Visnjic, par curiosité. J'ai regardé le premier épisode puis je suis direct passée à la saison 6, là où le docteur Luka Kovač fait son apparition. Maintenant je peux dire que regarderai très probablement les saisons manquées plus tard. Les épisodes se suivent et se ressemblent pour ce qui est de la médecine, avec un bon nombre de termes incompréhensibles qu'on apprend plus ou moins à connaître ou à apprivoiser tout le long de la série, ainsi que des images chirurgicales parfois assez crues. Et surtout, cet aspect médical (et politico-social engagé) n'est pas là que pour combler et servir de fond à la série, non, il est très présent, parfois même peut-être trop, et relativement proche du réel. Et puis il y a les histoires de cœur, d'amitiés, de familles, et de déboires. Ces histoires sont souvent très fortes et remplies d'émotions. Des blessés par ci, des morts par là, et d'autres qui quittent le Cook County, tout ça touche particulièrement et avec la plus pure des émotions. On pleure mais on rigole aussi beaucoup. On tombe sous le charme de certains personnages, d'autres moins ou pas du tout, et même d'autres pour lesquels on change d'avis au fil des aventures. On apprend à les connaître et on vit presque avec eux. Une attache qui laisse un manque lorsque certains quittent la série pour telle ou telle raison, tel ou tel destin, et on se sent comme abandonné, à presque imaginer la suite de leurs vies. Mais d'autres arrivent et les remplacent plus ou moins. "Urgences" est un renouvellement continu de personnages, d'intrigues, de surprises, de clins d'œil à certains épisodes passés. Quinze saisons, c'est beaucoup, mais jamais trop dans ce cas-ci. On est en février, et si j'ai diminué ma fréquence de visionnage après le départ du grand Croate, j'ai continué à suivre toutes ces histoires parce que ces gens ont fait comme partie de ma vie. Le dernier épisode vient de se terminer, et une sorte de vision globale de ces dix saisons et quatre mois passés m'est apparue en entendant la musique du fameux générique et en voyant l'image de l'hôpital s'éloigner, et qui m'a fait réaliser que... C'était fini. Et que ça fait quelque chose.