L'histoire avait fait grand bruit. Le 2 juin 2026, Julien Courbet était aux commandes d'un numéro inédit d'Appel à témoins. Une émission qui a finalement valu une mise en garde à M6 de la part de l'Arcom.
Appel à témoins : un faux témoignage remarqué
Pour fêter les cinq ans d'existence d'Appel à témoins, Julien Courbet a présenté une émission spéciale sur l'affaire Xavier Dupont de Ligonnès. Et, au cours du programme, le présentateur de 61 ans a donné la parole à un témoin assurant avoir reçu la confession de Xavier Dupont de Ligonnès concernant le meurtre de sa femme et de ses quatre enfants à Nantes (Loire-Atlantique). Ce dernier est recherché depuis avril 2011 pour ces faits. Et l'homme en question avait ajouté que l’évêque de Carcassonne Bruno Valentin lui avait donné son accord pour faire ces révélations, malgré le secret de la confession. Mais il n'en était rien !
Bruno Valentin a rapidement assuré que ce soit-disant "Père Marc" n'existait pas. "Il est assez incroyable de voir un média comme M6 diffuser ce témoignage", avait-il déploré. Et d'ajouter qu'il allait parler de "cette séquence trompeuse" à l’Arcom. En parallèle, le soi-disant témoin avait fini par reconnaître ses mensonges, poussant M6 à présenter ses excuses. Et l'Arcom a bien reçu la fameuse saisine et avait confié à Ici Provence qu'un examen de cette séquence aurait lieu "pour voir dans quelles mesures M6 a manqué à ses obligations". Sans manquer de préciser que les excuses avaient été prises en compte.
L'Arcom réagit après l'erreur de M6
Il a fallu attendre le 3 novembre 2026 pour découvrir la décision de l'Arcom. Elle "a estimé que le bien-fondé du témoignage, diffusé en direct, aurait nécessité des vérifications supplémentaires, a fortiori considérant son caractère sensationnaliste". Ainsi, M6 a été mise en garde "contre le renouvellement d’un manquement aux exigences d’honnêteté et de rigueur qui s’imposent à elle dans la présentation de l’information et des programmes qui y concourent". L'arcom ne s'est en revanche pas prononcé sur le "caractère éventuellement diffamatoire", car ce n'est pas dans son spectre mais celui du "juge judiciaire".