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"Blueberry" : rencontre avec Vincent Cassel et Jan Kounen !
9 févr. 2004 à 07:00
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AlloCiné a rencontré le cowboy Vincent Cassel et son réalisateur Jan Kounen à l'occasion de la sortie, ce 11 février, du western chamanique "Blueberry". Une interview surnaturelle...

Sept ans après le controversé Dobermann, Jan Kounen revient sous les feux de l'actualité ce mercredi 11 février avec Blueberry, l'expérience secrète, ambitieux western surnaturel sur fonds de chamanisme. Pour cette adaptation très libre de la bande-dessinée de Charlier & Giraud, le cinéaste a confié le rôle du marshall Mike Bluberry à Vincent Cassel. AlloCiné, aidé des questions de quelques internautes, s'est entretenu avec les deux hommes. Une invitation au voyage...

AlloCiné : Comment devient-on Mike Blueberry, alors que que le rôle est, à l'origine, écrit pour un acteur américain ?
Vincent Cassel : A l'époque, le dernier acteur américain en date qui devait jouer Blueberry (Val Kilmer, NDLR) voulait reculer le film d'un an. Ca engendrait trop de problèmes. Jean Giraud a alors dit à Jan Kounen : "Pourquoi ne pas prendre Vincent ?", alors que Jan m'avait dit des années auparavant qu'il n'y aurait rien pour moi dans le film ! Quand Jan est venu me voir, je n'ai donc pas accepté tout de suite, je lui ai dit : "OK, je veux bien, mais il faut d'abord qu'on voit quelques petits trucs ensemble." J'avais un petit regret sur Dobermann, je trouvais qu'on n'avait pas poussé le truc assez loin. Il m'a donc laissé la porte ouverte, on a travaillé sur le script, on a trouvé des origines un peu différentes aux personnages, pour que tout d'un coup le fait que je joue le rôle ne soit pas un problème mais plutôt un avantage.

Jan Kounen : Le plus délirant dans cette histoire, c'est que c'est vraiment Vincent qui est à l'origine de tout. Le thème de l'expérience mystique et le chamanisme, ça vient de lui. Il m'a fait découvrir tout ça quand il m'a offert les bouquins de l'ethnologue Carlos Castaneda, spécialiste du chamanisme amérindien. Moi, j'étais plutôt parti sur le Tibet, sur les moines tibétains... Quelque part, il est donc à l'origine-même de Blueberry.

Comment a évolué le scénario ?
Jan Kounen : Dès le départ, ce devait être un western mystique. Le western était intéressant pour moi à condition de l'amener ailleurs. Cet ailleurs, c'était les Indiens. D'entrée, ce devait être un film sur deux perceptions de la réalité, s'attacher à ce qui définit une civilisation, comment elle voit le monde, son rôle, comment elle pense l'univers. La seule chose qui est vraiment différente entre Blueberry tel qu'il a été conçu au départ et Blueberry tel qu'il est aujourd'hui, c'est qu'entre-temps il s'est passé six ans où je suis allé dans la jungle rencontrer des chamans, faire beaucoup de sessions avec eux et vivre moi-même les expériences que je fais vivre au héros. Quand tu abordes un sujet comme le chamanisme et que tu vas vers l'expérience, elle te modifie en tant que personne. Après être allé cherché l'inspiration, nourrir mon imaginaire, j'ai du retranscrire le vécu, faire partager des images. Avec Blueberry, tu as d'un côté le western en tant que tel avec les chevauchées, les cowboys, les saloons, les duels... De l'autre, tu as le côté "surnaturel", qui est presque une partie documentaire pour moi, qui sont des choses -ce qui se passe entre Vincent et les chamans- que j'ai vécu. Des mots, des attitudes...

Vincent, connaissais-tu la bande-dessinée "Blueberry" avant de rejoindre le projet ? (question de Ferrero)
Vincent Cassel : Oui, mais ce qui m'a toujours le plus intéressé, c'était Moebius, l'autre personnalité de Jean Giraud. J'ai vu beaucoup d'internautes sur AlloCiné, qui se demandent : "Comment peut-on traiter Blueberry comme ça ? On ne peut pas tout changer comme ça !" Ce qui m'intéresse, ce n'est pas de faire l'adaptation radicale d'une BD, c'est quand on peut l'emmener plus loin. Ce qu'il faut savoir, c'est que l'identité de Moebius, Jean Giraud se l'est inventé après avoir eu une expérience psychotropique au Mexique, en mangeant des champignons. Il a alors commencé à développer cette seconde identité, avec un style de dessin et une envie propres à amener ses personnages à un autre niveau. Jean Giraud a toujours voulu essayer de signer un Blueberry en tant que Moebius et rendre le personnage plus sensible, avec plus de failles, dans un univers plus délirant. Mais Jean-Michel Charlier ne l'a jamais laissé faire ça car il voulait garder un personnage un peu à l'ancienne, plus rustre, plus cowboy de base. Nous, nous avons juste fait le Blueberry que Moebius rêvait de faire depuis le début.

Jean "Moebius" Giraud a-t-il participé à l'élaboration du film ? (question d'Alienous)
Jan Kounen : Tout à fait. C'est lui qui m'a d'abord conseillé Vincent pour le rôle. J'avais son aval, c'était très important. Il était très attaché au projet. Si tu connais le côté Moebius de Jean Giraud, tu établis toutes les connexions avec notre Blueberry. Le film lui rend hommage. J'ai une relation presque filiale avec Moebius qui est celui qui a éduqué mes perceptions, qui m'a poussé à entrer aux Arts Déco et à explorer tout ces mondes. Le plus beau, c'est que cette filiation, je l'ai découverte après, en apprenant que Jean était parti au Mexique prendre des champignons et que, troublé, il avait créé Moebius après ça !

Comment se prépare-t-on à devenir un vrai cowboy ?
Vincent Cassel : Ma préoccupation principale était d'être crédible dans le personnage. Non pas dans le personnage de la BD, mais crédible dans le rôle d'un marshall, dans un western, tourné par Jan Kounen en 2004 ! Il fallait que je me donne les moyens d'être crédible en cow-boy américain. J'ai donc dit à la production : "OK, mais vous me laissez partir au Texas pour travailler !". Ils m'ont donc foutu un coach sur le dos, pour l'accent, puis je suis parti travailler dans un ranch pendant un petit moment, monter énormément de chevaux différents, travailler dans les champs avec des vaches, avec des juments, dans les plaines texanes, entouré de vrais cowboys !

C'est ta seconde collaboration avec Jan après "Dobermann". Quel regard portes-tu sur lui en tant que cinéaste ? Comment a-t-il évolué depuis sept ans ? (question de Chien fantôme)
Vincent Cassel : Je pense que c'est un metteur en scène avec un talent visuel indéniable. Là ou dans Dobermann, le sens était enfermé dans la forme, je pense qu'avec Blueberry, il y a de sa part une réelle volonté de communiquer quelque chose. Il y a toujours cette forme absolument incroyable qu'ont les films de Jan, mais je trouve que, fait nouveau, le fond a pris le pas sur cette forme.

Comment définiriez-vous le chamanisme, qui est quelque chose d'assez obscur pour le grand public ?
Vincent Cassel : Le chamanisme, c'est l'art de guérir dans la culture indigène, amérindienne, mais aussi en Finlande. En fait, en France aussi on avait des chamans il y a longtemps : ça s'appelait des druides. Le chamanisme, c'est un peu s'interroger sur comment l'homme se situe et peut vivre au milieu de notre environnement, avec tout ce que ça comporte, c'est à dire la nature mais aussi le cosmos. Comment se situer au milieu de tout ça une fois que tu as enlevé toutes les barrières de notre éducation, de notre culture, de notre société. Tout ce qui fait que nous sommes dans un "couloir" et que nous nous disons : "Ca, c'est une lampe, ça c'est une caméra, ça c'est normal, ça ce n'est pas normal." Si tu enlèves tout ça, c'est extrémement flippant, car tu n'as plus aucun repère. Donc, comment arriver à vivre au milieu de tout ça une fois que tu as enlevé tous les repères qui font notre confort ?

Jan Kounen : Je parlerais d'art de guérison. Contrairement à notre culture où l'on sépare le spirituel du soin, de la thérapie, avec d'un côté la religion et de l'autre le docteur, avec le chamanisme c'est un peu unifié. Le chamanisme n'est pas une religion. Aucun chaman n'écrit de choses qui vont modéliser la réalité. Par contre, l'expérience chamanique que tu vis, toi, va tenter de rétablir tes équilibres.

Vincent Cassel : Le film parle de valeurs assez précises. Pourquoi il est tellement important de respecter la nature. Pourquoi il est tellement important d'apprendre à se connaître et à se respecter. Pourquoi, à travers l'enseignement que l'on peut tirer de son inconscient et de soi-même, on peut commencer à comprendre un peu les autres et à les respecter.

Parlez-nous des expériences chamaniques à proprement parler...
Jan Kounen : Les expériences chamaniques représentent quelque chose de très fort. C'est un peu l'équivalent du NDE (Near Death Experience), quand les gens meurent puis reviennent peu après. Durant certaines expériences, j'ai vraiment cru que c'était terminé. Les chamans disent qu'ils peuvent aller avec le corps dans le monde spirituel. Un monde dans lequel, normalement, nous ne sommes pas invités...

Vincent Cassel : Je pourrais un peu comparer ça aux rêves et cauchemars marquants que l'on fait et aux bribes que l'on en retient ensuite. Avec les plantes qu'utilisent les Indiens, on garde des souvenirs beaucoup plus aigus de tout ça, pour la simple et bonne raison que l'on ne dort pas. C'est un peu comme faire un rêve ou un cauchemar, mais éveillé. Pour faire une comparaison, tu vois la sensation que tu as quand on saute d'un avion en parachute et que tu tombes en chute libre ? C'est au moins aussi fort que ça ! C'est une sensation physique extrémement puissante qui peut vraiment déstabiliser. Ca donne des repères qui sont autres, qui peuvent aider à relativiser. Ca peut changer quelqu'un. Franchement, une fois que tu es passé par là, l'idée de fumer un joint paraît ridicule ! (rires)

Avez-vous une anecdote particulière en tête, quelque chose de fort à retirer du tournage ?
Vincent Cassel : Quant on a tourné la première scène chamanique du film, en pleine nuit, j'ai senti que presque tout le monde était en train de décrocher de ce que nous étions en train de faire. Quand je dis "nous", je parle de Jan Kounen, Rodolphe Chabrier, responsable des effets spéciaux pour McGuff, et moi-même. Nous, on avait traversé l'expérience chamanique et on savait très bien à quoi ça devait ressembler. Mais le reste de l'équipe ne le savait pas. On savait tout ce qui allait apparaître à l'écran, qu'il y allait avoir un dialogue avec des serpents lumineux, un esprit dragon qui allait me tourner autour,... Mais pas eux ! Alors quand on s'est mis à tourner ça, je pense que, vu de l'extérieur, avec les dialogues qu'on avait entre nous, les gens commençaient à nous prendre un peu pour des fous. Jan est venu me le dire à l'oreille à un moment et on explosé de rire ! Et j'ai senti qu'à travers ce rire-là, l'équipe a pris un peu peur. Ils se sont dit : "Merde ! En fait, ils sont complètement tarés !" Je pense qu'après, quand ils ont vu le film et qu'ils ont vu de quoi on parlait, ils ont réalisé que c'est eux qui n'avaient rien compris...

La bande-dessinée offre de nombreuses possibilités de suites. Seriez-vous partant pour donner une suite à "Blueberry" ? (question de Minnch)
Jan Kounen : J'ai déjà l'impression qu'entre Dobermann et Blueberry, il y a une suite. C'est le personnage qui avance, donc peut-être que je referai un film avec Vincent, qui sera une suite de ce que j'ai envie d'explorer dans la vie. Mais il n'y aura pas de véritable suite, pas de Blueberry 2. Par contre, je ferai un film qui suit, qui se passera à une autre époque, avec d'autres personnages, mais qui, dans la problématique, continue d'avancer. Maintenant, la suite directe de Blueberry qui fait peut-être aussi une chose entière, c'est mon documentaire Other worlds (en salles dans six mois, NDLR), qui commence par les derniers mots prononcés dans Blueberry : "Bienvenue dans les autres mondes." Ce documentaire éclairera en quelque sorte la partie mystérieuse de Blueberry et en donnera toutes les clés.

Comment vous est venu l'idée de mettre un "faux Blueberry" sur les réseaux Peer-to-peer ? (question de Hanybal)
Vincent Cassel : Je n'ai rien contre le piratage, loin de là, je l'ai déjà fait ! Je trouve que le fait d'avoir accès, de chez soi, à quelque chose, c'est vachement bien. C'est même le futur. Il va falloir que le système intègre ça. Mais bon, j'ai remarqué pas mal de réactions assez violentes d'internautes qui disaient : "Le vrai piratage, c'est 7 euros pour aller voir un film !" Mais les gens ne se rendent pas compte de ce que c'est que de fabriquer un film, honnêtement ! Un film coute énormément d'argent, quand il se casse la gueule, il y a des gens qui se retrouvent vraiment dans une merde noire ! Quand c'est des groupes, on peut dire que c'est moins important, mais quand c'est des producteurs indépendant, c'est dramatique ! Donc moi, je ne pense pas que 7 euros ce soit trop pour aller voir un film, surtout quand il est bien. Quand il est bien, je pense qu'on a envie de le voir dans les meilleures conditions possibles, en salle. L'idée ici n'était pas de faire un discours moralisateur, genre "C'est pas bien de pirater !" C'est bon, on connaît, on l'a tous fait, ça fait partie de la vie d'un mec qui a un ordinateur et une bonne connection internet ! On voulait juste jouer avec ce système-là et rallier à la cause du film les gens qui vont sur le net pour faire ça. Ce n'était pas une punition : à la place du film, on donne des images inédites jamais diffusées nulle part ! Je trouvais que c'était un clin d'oeil assez complice, puisque ceux qui ont téléchargé ça pourraient d'abord être des potes à moi ou même moi, en d'autres temps...

Vincent, une dernière question : peux-tu nous parler de tes projets ? (question de TOUS les internautes !)
Vincent Cassel : Il y a d'abord Agents secrets (sortie le 31 mars), qui est définitivement le frère musclé de Scènes de crimes. On retrouve toutes les qualités de Frédéric Schoendoerffer. C'est un film sur la réalité d'être un agent secret. Un agent secret est un fonctionnaire de l'Etat, mais aussi un terroriste de l'Etat. Le film ne reparle pas d'un événement particulier mais de plusieurs, il y a une résonnance avec pas mal de trucs récents que l'on a vu à la télé. En voyant le film, en voyant comment ca se passe derrière et quels sont les types de trafics d'influence et d'intérêts qu'il peut y avoir, on se rend compte que les trois quarts du temps, quand on nous distille les choses à la télévision, on nous prend pour des cons. Et c'est intéressant de le savoir... non ? (rires)

Ensuite, je vais jouer dans Ocean's 12 (tournage à partir du mois d'avril, NDLR), la suite d'Ocean's eleven, toujours réalisée par Steven Soderbergh, avec les onze du début plus moi, le douzième. Pour moi, travailler avec Soderbergh et toute cette clique de Section Eight, je trouve que c'est vraiment le truc rêvé. Ce sont des Américains très pointus, ce sont quand même eux qui font un remake de Tarkovski (Solaris), qui rachètent les droits du Pigeon de Mario Monicelli ou des Neuf Reines pour en faire des remake. Ils ont une vraie sensibilité. Ils ont réussi à créer au milieu du cinéma américain une ambiance dans le travail que l'on retrouve assez peu là-bas. Donc, je crois que je vais m'y retrouver et puis c'est quand même le premier metteur en scène américain qui me propose le rôle d'un Français qui n'est pas le méchant, bien au contraire. Ca m'intéressait de saisir l'occasion et j'espère que je transformerai l'essai comme il se doit.

Après avoir tourné à la fin de l'été dans un film de Kim Chapiron, du collectif d'artistes Kourtrajme, ou j'agirai également en tant que producteur, j'attaquerai Babylon babies à la fin de l'année. C'est l'adaptation de l'oeuvre de Maurice G. Dantec que mettra en scène par Mathieu Kassovitz. Ca va être un gros film, je pense franco-américain, qui va se dérouler sur plusieurs territoires.

Après tout ça, j'incarnerai le criminel français Jacques Mesrine dans un dyptique réalisé par Barbet Schroeder. Concernant le projet Bob Morane, on s'est malheureusement laissé avoir par le SRAS. On avait fait deux ans de repérages en Chine, mais il a fallu rapatrier toutes les équipes parce que des gens étaient en train de mourir là-bas. Finalement, le film n'a jamais eu le feu vert pour redémarrer. Je pense que les droits vont être rachetés par une autre société de production et que le film sera relancé un jour. Avec moi ? J'aimerais bien, mais on verra ce qui se passera à ce moment-là... On avait travaillé sur le scénario avec Christophe Gans et Roger Avary. Ca devenait super intéressant. L'idée n'était pas de faire un personnage "années 50" toujours prêt, toujours gagnant, une espèce de Tintin un peu plus physique. L'idée était d'emmener le personnage vers quelque chose de plus moderne, parceque je pense qu'aujourd'hui l'image du héros sans peur et sans reproches est quelque chose de désuet...

Propos recueillis par Clément Cuyer







RESERVEZ VOS BILLETS !!!




* A noter qu'à l'occasion de la sortie de Blueberry en salles, le site officiel de Vincent Cassel fait peau neuve. Par ailleurs, la bande-originale du film est déjà disponible dans les bacs accompagnée d'un DVD bonus.

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Commentaires
  • -Math7777-
    Blueberry moi, vivement mercredi!!
  • Rod-inou
    J'adore, que dis je, je venere Cassel J'adore Kounen (Dobermann est pour moi un film vraiment novateur sur beaucoup de plans) L'interview est sincere Le film m'a énormément déplu, et encore + si je sais que Moebius y a participé ... Kounen et Cassel, vous auriez ete parfait, sans cette tonne de synthese indigeste (car le reste est bien, avouons le)
  • qwesii
    Je suis impatient de voir Blueberry ! En attendant je suis assez consterné de voir que les propos de Maurice G. Dantec n'ont pas l'air de gêner Kasso et Cassel (cf leur projet commun). Pour avoir un aperçu de ses propos je cite Le Monde : "Dans les deux volumes de son journal, il dit détester l'ONU ("l'onuzisme"), "l'hypocrisie jésuitique antiraciste" et "la démocratie totalitaire humanitaire". Exilé au Canada, à la fin de 1998, il commente l'agonie de "Zeropaland" et prend la défense de l'Occident chrétien, citant pêle-mêle Léon Bloy, Pierre Drieu La Rochelle, Joseph de Maistre, Jean Madiran, à côté de Nietzsche, Deleuze, Cioran, Revel, Huxley ou Houellebecq. On trouve, disséminées dans près de 1 500 pages, des assertions comme : "Cinq skinheads violent une jeune Sri-Lankaise. Crime raciste. Cinq zulu-brothers violent une jeune Blanche. Drame des banlieues." Ou encore : "La seule minorité à qui on interdit le droit (moral) de se défendre : l'hétérosexuel blanc, riche et cultivé." Il assume, comme il le dit dans sa lettre au Bloc identitaire, d'être "définitivement étiqueté "fasciste" ou "white trash" par la presse des bobos". Dans ses lettres aux "identitaires", il commence par évoquer son "désaccord profond" avec le groupuscule sur la civilisation américaine et "l'importance stratégique du royaume d'Israël dans notre lutte contre l'Antéchrist coranique". Il salue leur "combat, sans doute bien difficile, pour empêcher la dissociation de la France, l'islamisation de l'Europe, la dissolution de l'Occi-dent (le vrai)". Il évoque son exil au Canada pour "protéger - sa famille des exactions de nos amis les Chances-pour-la-France -allusion au livre L'Immigration, une chance pour la France, de Bernard Stasi -", afin que sa fille ne devienne pas "la proie des bêtes sauvages"."
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