"No Limit", les dessous d’une production signée Besson
jeudi 22 novembre 2012 - 00h30

Le 15 Novembre dernier, les deux premiers épisodes de "No Limit" - première série télévisée de Luc Besson à être diffusée - réunissent plus de 7 millions de téléspectateurs. AlloCiné est allé à la rencontre de l’équipe...

No Limit est diffusée tous les jeudis sur TF1 à 20h50

Vincent Elbaz joue Vincent Libérati dans "No Limit"

©François Lefebvre / EuropaCorp TV / TF1

C’est en l’absence de Luc Besson, retenu sur le tournage de Malavita avec Michelle Pfeiffer et Robert De Niro, que le 24 Octobre dernier, les journalistes rencontrent à l’occasion de la projection-presse de No Limit les producteurs Thomas Anagiros et Benjamin Dupont-Jubien, les réalisateurs Didier Le Pêcheur et Julien Despaux, ainsi que la directrice artistique de la fiction de TF1 Nathalie Laurent. Le co-créateur de la série Franck Philippon, le cascadeur en chef Alain Figlarz et les comédiens Vincent Elbaz, Anne Girouard, Damien Jouillerot, Vanessa Guide, sans oublier la jeune Sarah Brannens, sont également présents.

 

La genèse

Cette série résulte de la volonté du studio EuropaCorp d’explorer la petite lucarne, que ce soit à l’international avec les séries XIII et Le Transporteur, ou en langue française, avec No Limit. Pour rappel, la branche télé de la société de Besson est née de la fusion de Cipango et Europa deux ans et demi auparavant, une fusion découlant directement de la volonté du réalisateur du Grand bleu de travailler pour la télévision. Le point de départ de No Limit vient de Besson et du scénariste Franck Philippon, lesquels voulaient construire une histoire autour d’un père et de sa fille, en y injectant un mélange d’action, de comédie familiale et humaine, avec un soupçon de loufoquerie. Une fois TF1 dans la boucle, le scénariste s'est mis pleinement à l'écriture de... No Limit, un titre qui s’est imposé suite à une discussion avec l'équipe créative. Pour eux, il correspond à l’univers du héros, tout en faisant référence à un terme technique de la plongée (la fameuse, et très dangereuse, "apnée no limit"), et sa sonorité anglaise permet également de se démarquer des productions habituelles de la chaîne.

 

 

Quelques chiffres :

- 2 équipes de tournages

- 9 millions de budget (un tiers supérieur à celui des autres séries de TF1)

- 14 jours de tournage pour les deux premiers épisodes

- 12 pour les 4 épisodes suivants

- Durée totale du tournage : 4 mois et demi...

 

Comme l'expliquent les producteurs et Nathalie Laurent, cette série estampillée Besson se devait de tenir ses promesses. Les acteurs et les membres de l'équipe technique ont d'ailleurs travaillé comme s'ils tournaient une saison pleine de 13 épisodes. Pour rendre les scènes d'actions plus spectaculaires, ils n'ont pas hésité à avoir recours à de grandes structures, à l'image du cargo vu dans les deux premiers épisodes. La grande majorité de la série est d'ailleurs tournée en décors naturels. Quant à la structure H.Y.D.R.A., bien que réalisée en studio, elle a été conçue de sorte à ce que les scènes s'y déroulant puissent être tournées en plan-séquence. L'équipe a aussi eu la chance de pouvoir collaborer avec l'Armée Française et a ainsi pu tourner sur des zones militarisées, par exemple une frégate, qui a servi de décor au sous-marin.

 

 

Anne Girouard, l'interprète de Juliette dans "No Limit", était auparavant la Guenièvre de "Kaamelott"

©EuropaCorp Télévision / François Lefebvre / TF1

Un jeu... physique !

Depuis le lancement du projet, la production pensait à Vincent Elbaz, un comédien charismatique, aussi crédible dans le registre de l'émotion que de l'action et de l'humour. Et c'est Luc Besson en personne qui a démarché l'acteur, lequel se dit "heureux que la proposition soit directement venue du réalisateur-producteur et d'EuropaCorp TV", même si Elbaz s'est quelque peu interrogé sur la viabilité d'un tel projet en France, notamment parce que l'action et les cascades y occupent une place importante. Des doutes dissipés très rapidement après le recutement du très expérimenté, et réputé, Alain Figlarz, coordinateur des cascades de la série. Vincent Elbaz a suivi un entraînement spécifique, portant sur plusieurs techniques de combat dont le close-combat, le Pencak-Silat [Art martial indonésien, utilisé notamment par Matt Damon dans La Mémoire dans la peau] et le Krav-maga. A charge pour le chorégraphe de rendre tout cela "esthétique", sans créer quelque chose de trop "agressif", et de faire en sorte qu'il n'y ait pas trop de sang à l'écran (et échapper ainsi à une interdiction pour les moins de 12 ans). C'est aussi pour cette raison que, dans la série, il n'y a pas beaucoup de "morts"...

 

A l'inverse de son frère à l'écran, Anne Girouard n'a pas reçu d'entrainement particulier, mais avait toujours un spécialiste à ses côtés pour la guider au maniement de l'arme. En outre, du fait de sa grossesse, elle n'a pas pu tourner certaines scènes d'action, une frustration qu'elle aimerait effacer dès la prochaine saison, si celle-ci est confirmée. Juliette, son personnage, constitue un des nombreux ressorts comiques de la série, notamment parce que cette flic se sent comme un poisson hors de l'eau à Marseille, où se déroule la série. Elle ne supporte pas le Mistral, est sévèrement allergique et râle constamment auprès de son coéquipier, le "véritable" Marseillais.

 

Ci-dessous la bande-annonce de No Limit :


No Limit

 

En profondeur...

Tout au long de cette saison, les nombreuses cascades feront le plaisir des inconditionnels du genre, mais s'il y a un élément qui se rappelle au héros, aux plus mauvais moments, c'est le mal dont il souffre. Sa tumeur au cerveau constitue un des fils rouges de la série qui perdure, évolue et pimente même  chaque scène d'action. Un ingrédient important permettant de densifier ses rapports aux autres. Cette idéerésulte d'une discussion entre les auteurs, qui ont regardé la manière dont ces maladies étaient gérées dans d'autres séries, notamment Breaking Bad.

Evidemment No Limit offre d'avantage que des scènes d'actions. Les liens entre les personnages sont cruciaux à l'histoire et à sa progression. Vincent Liberati étant le pivot de cet univers, c'est par lui que se révèlent l'évolution des relations entre les protagonistes, et particulièrement avec sa fille, véritable fil rouge de la saison. Un rôle de père qui est une nouveauté pour Vincent Elbaz, lequel apprécie de voir que les rôles qui lui sont proposés évoluent, même s'il reste, ici, dans un registre de père dysfonctionnel.

 

 

Sarah Brannens joue Lola, la fille de Vincent...

©EuropaCorp Télévision / François Lefebvre / TF1


Si les deux comédiens ne se connaissaient pas avant le début du tournage, la connexion entre eux s'est faite assez vite. Dès le premier jour de tournage même, organisé à 3 heures et demi du matin ! Cette scène figure dans le deuxième épisode lorsque Juliette demande à Vincent s'il n'aimerait pas garder sa fille le temps de l'absence de son ex-femme. Les acteurs expliquent: "On a tout de suite cherché un rapport frère-soeur, les personnages n'avaient pas de temps mort pour se raconter, on s'est demandé ce qui pouvait se créer entre nous pour y donner corps. On a donc trouvé des petites choses qui se retrouvent dans ces scènes". La dernière relation forte est celle liant le héros à Tony Massart. Un lien qui n'avait pas été développé à l'origine dans le scénario. Comme l'ont en effet révélé les producteurs, Tony devait mourir ! Mais le personnage et l'interprétation de Damien Jouillerot les ont convaincus d'en faire finalement un personnage régulier.

 

Vincent Elbaz déclare avoir pris beaucoup de plaisir à tourner pour la télévision, comme il l'a déjà fait par le passé avec D'Artagnan, Au bas de l'échelle, Le Péril jeune (à l'origine téléfilm développé pour Arte) ou encore Extrême Limite (une expérience qui l'a marqué). Ses prochains projets sont destinés au cinéma, trois films sont en préparation, et le comédien déclare également sa forte envie de retrouver les planches. Pour l'anecdote, en tant que téléspectateur, il suit actuellement les séries Treme et Breaking Bad et révèle avoir beaucoup aimé Six Feet Under, 24 et The Wire.

 

 

Vincent Elbaz et Sarah Brannens

©François Lefebvre / EuropaCorp TV / TF1

 

Propos recueillis par Yannick Moreau  à Paris le 24 octobre


SPOILERS - SPOILERS - SPOILERS

Toujours d'avantage de scènes d'actions, de situations cocasses, de rebondissements, de voyous et de chinois dans les épisodes à venir. Quatre épisodes avant une conclusion qui laissera à coup sûr les téléspectateurs sur leur faim.

La deuxième saison est actuellement en cours d’écriture et les auteurs promettent encore plus d’action, de comédie, d'émotion et de suspense… Et ces prochains épisodes seront aussi l’occasion d’explorer davantage le passé des personnages et de développer de nouvelles interactions entre eux.

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Commentaires

  • empeureur18

    un mélange d’action, de comédie familiale et humaine, avec un soupçon de loufoquerie
    voila tout est dit
    chez nous ça donnes ça hors limite et aux us ça donnes BURN NOTICE
    deux poids deux mesures

  • KIDICARUS

    Peut etre, mais la série se laisse regarder avec plaisir.
    On passe une tres bon moment, l'image est belle et les mise en scene est dynamique.
    Seul chose que je voudrais voir s'améliorer, c'est les combats et le jeu d'acteur qui est pour moi pas assez naturel.
    Les marques ne sont encore prise, peut etre une préparation un trop rapide, mais qui pourrait disparaitre des le prochain épisode.

  • belli

    une série plus qu'honnête en comparaison avec les séries tf1. Elbaz est bien car il y a de la comédie, chose qui lui va très bien. C'est bien réalisé et le casting est bon. Le scénario est pas top mais ça passe, on sait que c'est pas vraiment ça qui compte ici. On voit l'argent sur l'écran et c'est déjà énorme je pense.

  • Benjamin F.

    Le peu que j'en ai vu m'a donné l'impression d'un mix improbable entre "24 heures chrono" et "Plus belle la vie"...

  • Aficionado

    N'importe quoi cette série.. franchement mauvais, plat, comme tout ce qu'à touché Besson ces dernières années.

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