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    Polémique sur "Django Unchained" : 4 questions à l'Historien François Durpaire
    15 janv. 2013 à 05:00
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    Alors qu'une vive polémique a entouré et un peu écorné aux Etats-Unis la sortie de "Django Unchained", notamment sur le thème du film mais surtout sur l'usage du mot "Nigger" dans l'oeuvre de Tarantino, nous avons posé quelques questions à François Durpaire, historien, spécialiste des Etats-Unis et des minorités.

    Attendu dans les salles ce mercredi, Django Unchained a alimenté ces dernières semaines une vive polémique aux Etats-Unis, notamment entre Spike Lee et Quentin Tarantino, en raison de la manière dont il aborde l'esclavage aux Etats-Unis mais surtout l'usage du mot "Nigger" dans le film. Un mot particulièrement tabou au pays de l'oncle Sam.

     

    Nous en avons profité pour poser quelques questions à François Durpaire, historien, spécialiste des Etats-Unis et des minorités. Agrégé d'histoire en 1996, auteur d'une thèse de doctorat soutenue en 2004 sur le rôle des Etats-Unis dans la décolonisation de l’Afrique noire francophone (1945-1962), il enseigne depuis 2007 à l’IUFM de Versailles (Université de Cergy) où il est en charge de la formation des enseignants. Membre du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, il est l'auteur de plusieurs ouvrages. Dernier ouvrage paru : Histoire des Etats-Unis, dans la collection Que sais-je ? (PUF, 2013). On lui doit également le documentaire Barack Obama : un rêve métissé, produit par BBC Worldwide. Il tient régulièrement un blog, consultable ici.

    AlloCiné : Une vive polémique est née dernièrement, autour de l’usage du mot "Nigger" dans le film de Tarantino, qui a notamment pour toile de fond l’esclavage. Comment peut-on expliquer qu’une telle polémique naisse alors qu’il s’agit avant tout d’une œuvre de fiction ?  Pourquoi ce mot est-il si tabou aux Etats-Unis, et même semble-t-il chez les journalistes ?

    François Durpaire : Ce mot est très légitimement tabou aux Etats-Unis aujourd'hui. Sa connotation est très fortement raciste et dégradante. La question est cependant de savoir si ce terme peut être utilisée dans une oeuvre historique, comme c'est le cas du film de Tarantino. Et cela semble incontournable. Comment désigner les "Noirs" au XIXe siècle sans utiliser les mots de cette époque ? Utiliser la terminologie présente - "Blacks" ou "African Americans" apparaitrait totalement anachronique, voire ridicule.

     

    AlloCiné : Spike Lee a annoncé en décembre dernier qu’il n’irait pas voir le film de Tarantino, notamment "par respect pour ses ancêtres"; comme s’il ne reconnaissait pas le droit à un réalisateur non noir de traiter ou même d’évoquer le sujet. Peut-on élargir le propos, au sens où la communauté afro-américaine ne souhaite pas voir quelqu’un extérieur à elle traiter / évoquer ce sujet ?

    François Durpaire : Spike Lee est très loin de représenter l'ensemble des 33 millions de Noirs américains. La plupart d'entre eux ne voit aucune objection à ce qu'un réalisateur, quelle que soient ses origines, ne traite de ce sujet. Amistad de Steven Spielberg, qui traitait de la Traite et indirectement donc de l'esclavage, n'avait suscité aucune polémique. Et des acteurs noirs de premier plan participent au film de Tarantino : Jamie Foxx, Kerry Washington, Samuel L. Jackson. Ils ne sont pas moins légitimes que Spike Lee qui n'a aucune légitimité à parler "au nom des Noirs". Comme du reste les propos d'un réalisateur "blanc" n'engagent pas l'ensemble des Blancs...

     

    AlloCiné : Dans les années 70, avec le cinéma de la Blacksploitation, l’usage du mot "Nigga" était courant. A-t-on constaté / observé depuis un glissement sémantique dans l’usage et le sens de ce mot ?

    François Durpaire : Il s'agit d'un usage détourné. Qui se prolonge jusqu'à aujourd'hui dans certains textes de rap. Mais c'est évidemment très différent lorsqu'il s'agit de membres de la communauté qui s'approprient des mots portant les stigmates de cette histoire, pour mieux les dépasser.

     

    AlloCiné : Le sujet de l’esclavage aux Etats-Unis est aussi revenu avec le film de Spielberg, "Lincoln". Où en sont les Etats-Unis dans leur travail de mémoire justement concernant la question de l’esclavage et de la ségrégation ? Ont-ils encore du mal à se pencher sur leur passé concernant ces sujets ?

    François Durpaire : On peut constater que Hollywood s'est très peu penché sur l'esclavage. On peut penser qu'il y a une difficulté avec cette histoire, mais plus fondamentalement, c'est que de nombreux artistes ont considéré que l'histoire la plus essentielle à traiter est l'histoire de la ségrégation et des droits civiques, traitée à de nombreuses reprises au cinéma, comme Mississippi Burning, Malcolm X, etc. Pourquoi ? Parce que l'esclavage n'a pas abouti à une égalité réelle, et qu'il a fallu attendre les années cinquante (du XXe siècle) pour que cette égalité émerge.

     

    Propos recueillis par Olivier Pallaruelo le 11 janvier.

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    Commentaires
    • Guarina Danez
      @ alastor78 :c'est très juste ce que tu dis , et je suis en total accord , notamment sur certains clichés à la fois dans la blaxpoitation et de certains personnages noires des films de Tarantinoet c'est vrai que paradoxalement Django n'en est pas exempt.
    • alastor78
      @thewhiteknight Pour rebondir sur ce que dit Guarina, le fait que Tarantino soit étudié dans des écoles et universités n'a rien d'exceptionnel en soit, en fait vu la popularité du cinéaste le contraire m'aurait étonné, ce qui ne veut pas pour autant dire que ses films soient entrer dans l'histoire. C'est courant dans les études culturels de tout type (littérature, cinéma, art, etc) de se pencher sur des auteurs contemporains populaires comme Tarantino, Burton, Spielberg ou Peter Jackson pour le cinéma. ça n'est pas tant une façon de montrer en quoi ces cinéastes sont géniaux qu'un moyen de cerner les courants du cinéma contemporains. A plus haut niveau comme les séminaires intègres les centres d'intérêt et thématiques de recherche des étudiants on se rend compte qu'on peut enseigner littéralement n'importe quoi. J'ai déjà vu circuler des mémoires sur les films Twilight, pas sûre que ça en fasse des oeuvres immortels pour autant. @Guarina je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis dans ton dernier message. En littérature on a déjà quelques auteurs qui s'insurgent contre une littérature noire basé sur ces clichés. Je pense à Percival Everett qui avait dans son roman "Erasure" fait la critique et la parodie des romans de gare ciblant les adolescents noir-américains et bourrés de clichés, des romans qui sont malheureusement très populaires et très nombreux. Il faut garder en tête que les films de type blaxploitation dont Tarantino s'inspire ont eux aussi véhiculé ces clichés et qu'on peut tout à fait être sceptique en voyant un auteur, qui plus est blanc, reprendre à son compte l'imagerie de ces films là. J'ai bien aimé Django, mais le personnage est un cliché de l'afro-américain cool, sexy et violent. On ne peut pas réellement considérer ça comme un modèle positif et lire par exemple dans le dossier de allociné que Tarantino "se venge" du racisme par son biais me semble parfaitement ridicule. D'une certaine manière Tarantino continue involontairement de véhiculé des stéréotypes. Je ne sais pas si vous vous souvenez de la sitcom scrubs mais il y a un épisode ou le Docteur Cox dit à Turk (qui est donc noir) qu'il n'est pas "black" parce que il passe son temps a essayer d'être un "black cool et branché" et qu'il n'y a pas plus blanc comme attitude que ça. C'est exactement ce que Spike Lee reproche à Tarantino et je ne pense pas qu'il soit le seul.
    • Guarina Danez
      @Mougush:quand tu dis : ''Mais j'ai toujours trouvé que Samuel Jackson était "black" dans sa façon de jouer ''1) d'abord tu peux dire noir , c pas une insulte :)je ne comprends pas trop ce que ça veux dire d'avoir une façon noir de jouer.... c'est bien ça ce problème que Spike lee (et d'autres) dénonce, la perception de l'autre à travers des stéréotypes notamment véhiculé par le cinéma.
    • OriginalKaa
      Tarantino pour faire un film, c'est bien. Spike Lee, pour penser un film c'est bien aussi !
    • Guarina Danez
      entièrement daccord avec alastor78 !encore une fois je ne rentrerais pas dans le débat Tarantino vs Spike lee ,mais juste pour dire @ TheWhiteknight que les film de Spike lee sont étudiés et que Spike lee participe à de nombreuse conférences ( notamment sur les stéréotypes véhiculés par le cinéma) et que ses œuvres font l'objet de pas mal essais Universitaires.... par ailleurs , malgré quelques réserves , j'ai beaucoup aimé Django Unchained !
    • TheWhiteKnight
      Spike Lee!!! Un guignol qui veut s'approprier cinématographiquement parlant la cause des noirs. Tarantino est un pur géni amoureux du cinéma et non pas d'une cause particulière. Et sinon mon chère alastor78 Les films de Tarantino sont déjà dans l'histoire et pulp fiction est étudié à l'academy art of school. Et pour une majorité de cinéphile ces films sont déjà culte. Après je comprend que cela ne plaise pas à tout le monde. Amicalement
    • alastor78
      Commeon parlait de Tarantino en tant que réalisateur, je me suis permis de ne considérer que ce rôle la dans mon message et donc de ne pas mentionner les films qu'il a pu produire ou scénarisé. Je reviens néanmoins un peu sur ce que j'ai dis car si je ne pense qu'aucun de ses films n'entrera véritablement dans l'histoire du cinéma parce qu'ils n'ont simplement pas assez de profondeur, il a démocratisé la série B et ouvert le genre à un public plus cinéphile, incitant d'autres cinéastes à faire de même. D'autre part je ne vois pas en quoi le fait qu'il fasse ce qu'il aime est contradictoire avec ce que j'ai dis. Beaucoup d'artistes font ce qu'ils aiment et ça n'empêche pas de trouver des choses à redire à leur oeuvres. En l'occurence, même s'il aime les films de type blaxploitation je trouve son incursion dans le genre un brin condescendante. L'un n'empêche pas l'autre.Et oui ils ne cherchent pas la même chose lui et Spike Lee mais j'expliquais justement pourquoi je trouvais la démarche de Spike Lee plus ambitieuse que celle de Tarantino.
    • KIDICARUS
      Dire que Tarantino veut passer pour un black est ridicule dans le sens où aujourd'hui il fait ce qu'il aime et apporte le pourquoi de son cinéma avec des hommages à sa culture de cinéphile acquise grâce au vidéoclub qui se meurt aujourd'hui chez et qui a pourtant fait naitre des réalisateur français comme lui.Mais dire que son talent est inférieur à Lee est faux; déjà il ne cherche pas la même chose, et enfin dire qu'il ne marque pas le cinéma américain est encore plus faux.Car tarantino, ce n'est pas que les film hommage comme ce dernier, killbill ou boulevard de la mort.C'est aussi Tueur né, true romance pour des films non tournés par lui meme, ou bien une nuit en enfer( meme si l'histoire ne vient pas de lui), réservoir dog et pulp fiction. Apres Tarantino est de bon conseil avec ses amis ou personne aimant le cinéma; Roth, rodriguez, roger avary. Pour la fin, je dirais si tout les réalisateurs pouvaient faire le film qu'ils souhaitent comme le fait Tarantino.je suis sur que le cinéma serait meilleur.Rendez nous nos vidéo club à l'ancienne et abattez le piratage.
    • alastor78
      @outburst considérer que Spike Lee ne lui arrive pas à la cheville me semble assez aberrant. Le cinéma de Tarantino est peut être sympathique mais il est constamment dans l'hommage. Derrière ses airs cool et geek c'est pour moi un cinéma qui a toujours 20 ans de retard et qui n'a jamais pris le train du modernisme en marche. On est dans la nostalgie, dans le pastiche mais jamais dans l'idée de dépasser les films citer (c'est d'ailleurs un parfait exemple d'opposition entre pastiche de style et réappropriation post-modernisme). Tarantino ne s'approprie pas les oeuvres qu'il évoque, il les salue (même si sa mise en scène assez singulière donne l'impression inverse) et si on aime le cinéma de Tarantino c'est aussi parce qu'on aime les films qu'il cite. Spike Lee n'a pas fait que des chef d'oeuvre, on est d'accord mais c'est à l'inverse un cinéaste toujours tourné vers l'avant, qui nourrit une réflexion et qui n'est pas simplement dans l'hommage. Pour résumer ça plus clairement, Spike Lee dit quelque chose sur le monde d'aujourd'hui, il réfléchit et ses films sont le produit de son travail de réflexion, Tarantino se réfugie dans son univers et ne cherche pas à exprimer quelque chose de singulier ou de personnel à la différence d'autres cinéastes du même registre. Si on prend les oeuvres des deux cinéastes dans leur globalité je crois qu'un film comme La 25eme heure, filmé pendant les événements du 11 septembre dit par exemple plus sur l'Amérique contemporaine que l'ensemble de la filmo de Tarantino, aussi sympathique soit elle. Je crois que Spike Lee, pour quelque films comme ça, a davantage marqué l'histoire du cinéma mais ça seul le temps nous le dira. Quand à la polémique je pense que UnknownX met le doigt sur quelque chose de pertinent. C'est peut être involontaire mais il y a quelque chose d'un peu condescendant dans la fascination de Tarantino pour les films de type blaxploitation. On a effectivement l'impression qu'il essaye de passer pour un "black cool" en singeant ces films là et c'est un peu ridicule.
    • UnknownX
      Spike Lee n'aime pas Tarantino car selon lui Tarantino veut se la jouer "Nègre-blanc" et c'est normal qu'un Black Panther en vienne à cracher sur ce genre d’habitude. Pour les Black Panthers un blanc singeant le fait d'être black mérite d'y passer. Spike Lee considère que Taratino n'est qu'un clown et qu'il rabaisse l'esclavagisme au rang de divertissement. Spike Lee n'a rien contre les autres réalisateurs dit "sérieux" du style Spielberg etc qui ne cherchent pas à passer pour des blacks cool.
    • Mougush
      @ Guarina Danez : on avait déjà bien comprit sur ton premier post ;DPlus sérieusement, il est bien évident que la voix d'un homme ne représente pas la voix d'un peuple. Mais j'ai toujours trouvé que Samuel Jackson était "black" dans sa façon de jouer, dans son attitude et je le vois mal jouer dans un film qui pourrais lui sembler raciste. Après tu as raison, son appréciation n'est pas que la population afro américaine, mais je comparais plus la sienne avec celle de Spike Lee.Quant à la représentation de l'esclavage parodique ou popculturisé, Tarantino s'est inspiré du western spaghetti, ce n'est pas un film qui a pour unique but de dénoncer cette période (une des périodes plutôt) vomitive de l'histoire américaine... C'est pas La Liste de Schindler son film ! Et quand les gens sortent du cinéma, aucun va se dire : l'esclavage c'est sympa en fait !C'est en cela que Spike Lee m'agace, on dirait un chien fou qui aboie sur le facteur au lieu de mordre les cambrioleurs !
    • Guarina Danez
      @ Mougush et Outburst :à l'argument , le plus bateau des rappeurs qui utilisent le mot nigger' sache que pas plus que Samuel L Jackson ,bien que noir également, ils ne réprésente ce que peux penser l'ensemble de la population noire américaine. Des élites noires et médiatiques ont mis un bémol sur cette vision 'popculturisé' de l'esclavage,de la même façon que certains ont apprécié, tout ça pour dire que le film bien qu'apprécié techniquement, ne fait pas l'unanimité sur sa façon dont il présente l'esclavage, une façon trop parodique?@Outburst:je pense que Spike est tres doué,très créatif et talentueux à cheval entre Hollywood et le cinéma indépendant ,je n'en dirais pas plus,parce que ça me semble absurde de défendre Spike lee ,je pense que la filmo de Spike lee parle d'elle même -Spike lee connait suffisamment Hollywood pour connaître la vision 'biaisé' qu'elle donne des non-blanc. -Spike lee connait suffisamment Hollywood pour savoir que le sujet de l'esclavage n'a été que très peu traité, et toujours du point de vue des blancs. -Spike Lee connait suffisamment Hollywood pour savoir que le projet de Toussaint Louverture par Danny Glover à été refusé. si Tarantino à le mérite de casser le tabou sur la violence de l'esclavage il suscite le débat sur la méthode. J'aime aussi bien Tarantino pour Pulp fiction et Jackie Brown que Spike Lee pour Malcolm X, Inside Man, la 25eme heure.
    • Guarina Danez
      @ Mougush et Outburst :à l'argument , le plus bateau des rappeurs qui utilisent le mot nigger' sache que pas plus que Samuel L Jackson ,bien que noir également, ils ne réprésentent ce que peux penser l'ensemble de la population noire américaine. Des élites noires et médiatiques ont mis un bémol sur cette vision 'popculturisé' de l'esclavage,de la même façon que certaines ont apprécié; tout ça pour dire que le film bien qu'apprécié techniquement ne fait pas l'unanimité sur sa façon dont il présente l'esclavage, une façon trop parodique? @Outburst: Je pense que Spike est très doué,très créatif et talentueux à cheval entre hollywood et le cinéma indépendant ,je n'en dirais pas plus,parce que ça me semble absurde de défendre Spike lee ,je pense que la filmo de Spike lee parle d'elle même. -Spike lee connait suffisament Hollywood pour connaître la vision biaisé qu'elle donne des non-blanc. -Spike lee connait suffisament Hollywood pour savoir que le sujet de l'esclavage n'a été que tres peu traité, et toujours du point de vue des blancs. -Spike Lee connait suffisament Hollywood pour savoir que le projet de Toussaint Louverture par Danny Glover à été refusé. etc,etc.. si Tarantino à le mérite de casser le tabou sur la violence de l'esclavage il suscite le débat sur la méthode. J'adore aussi bien Tarantino pour Pulp fiction ,Jackie Brown que Spike Lee pour Malcolm X, la 25 heure et Do the right thing....
    • Paqpaq94
      Spike Lee a une dent contre Tarantino depuis Jackie Brown... en 1997 ! Déjà, il lui reprochait la même utilisation de ce mot. Déjà, Samuel Jackson jouait dans le film et déjà il avait défendu Tarantino. Depuis, Spike Lee a fait pas fait grand chose à part l'excellent Inside Man.
    • Mougush
      Il est marrant le Spike Lee. Dans "Do the right thing" (excellent film par ailleurs) les protagonistes utilisent les mots nègres et youpin mais tout est normal !! Je peux comprendre qu'il est la haine envers les esclavagistes, mais Tarantino ou encore Eastwood, jusqu'à preuve du contraire il n'ont pas de plantation de coton au fond de leur jardin. Toujours prêt à faire un scandale et a faire parler de lui sur le des films qui ne sont pas les siens. D'autant plus que Samuel L. Jackson, si c'est pas un pur black power qui en impose je sais pas ce que c'est :) Le simple fait qu'il joue dans un film prouve que celui-ci n'est pas offensant pour la population afro américaine.
    • fox2703
      d'accord avec tout ce que tu as dis outburst pour moi c'est avant tout un moyen de faire le buzz .
    • Rodolphe Ernst
      le problème avec les américains, c'est qu'ils adorent revisité l'histoire en leur faveur.( a part quelque réalisateurs ) Alors quand ils sont confronté a leurs propres histoire..... et que celui-ci n'est pas glorieux bah rien ne va plus.
    • Outburst
      Spike Lee plus de talent que Tarantino? OUF je crois plutôt qu'il lui arrive même pas au talon.. Pas que je dise qu'il est mauvais, mais bon faut comparer ce qui est comparable et Spike Lee est loin d'être constamment dans l'excellence. Je dirai même plus que c'est lui qui propose le plus de film "moyens".Bref cette polémique est ridicule, l'emploi du terme est courant dans les films de QT, et d'ailleurs c'est toujours des personnages noirs qui emploient le terme, ou alors des personnages qui évoluent dans un contexte qui le justifie (cf Django). Et d'ailleurs si on écoute un peu de HipHop US on remarque qu'ils se gênent pas pour le caler dans toutes les phrases.Je crois que y'a juste de la jalousie et un désir de faire parler de soi là-dessous. Parce que les films de Spike Lee hors états-unis on en voit pas beaucoup dans nos salles..
    • Anthony Le Troadec
      Comment désigner les "Noirs" au XIXe siècle sans utiliser les mots de cette époque ? Utiliser la terminologie présente - "Blacks" ou "African Americans" apparaitrait totalement anachronique, voire ridicule.
    • bedsouin
      Pour le coup, on dirait que Spike Lee a un peu pété un boulard... Mais indépendamment de ça, c'est quand même un réalisateur qui a immensément plus de talent que Tarantino, qui lui ne propose plus rien de mieux que "moyen" depuis Kill Bill.Alors que Spike Lee est constant dans l'excellence. Je conçois donc qu'il n'ait pas aimé le dernier film de Tarantino.
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