Mon compte
    La série événement "The 100" sera-t-elle le nouveau "Lost" ?

    La CW lance sa série la plus ambitieuse depuis sa création, "The 100", à la fois space-opera, teen soap et thriller fantastique. Et si c'était le nouveau "Lost", toutes proportions gardées ? Voilà pourquoi il ne faudra pas la rater...

    © The CW Television Network

    De quoi ça parle ?

    Après une apocalypse causée par l'Homme lors d'une troisième Guerre Mondiale, les 318 survivants recensés se réfugient dans des stations spatiales et parviennent à y vivre et à se reproduire, atteignant le nombre de 4000. Mais 97 ans plus tard, le vaisseau mère, The Ark, est en piteux état. Une centaine de jeunes délinquants emprisonnés au fil des années pour des crimes ou des trahisons sont choisis comme cobayes par les autorités pour redescendre sur Terre et tester les chances de survie. Dès leur arrivée, ils découvrent un nouveau monde dangereux mais fascinant...

    C'est avec qui ?

    Henry Ian Cusick (Desmond dans Lost), Isaiah Washington (celui par qui le scandale est arrivé dans Grey's Anatomy), Paige Turco (vue dans Person Of Interest), Kelly Hu (croisée dans Arrow) et les débutants : Bob Morley, Eli Goree, Eliza Taylor...

    © The CW Television Network

    La série la plus ambitieuse de la CW ?

    Alors que l'on pensait que la chaîne américaine CW avait fait le tour du genre du teen soap avec le bitchy Gossip Girl, le mélodramatique 90210, le saignant Vampire Diaries, le rétro The Carrie Diaries ou l'historique Reign, la voilà qui se lance dans une aventure ambitieuse, audacieuse même, avec The 100, ado mais pas trop. Certes, une bonne majorité des héros de la série n'ont pas encore atteint la vingtaine mais pas question ici de s'épancher longuement sur leurs troubles hormonaux et leurs insatisfactions amoureuses.

    Il ont des choses bien plus importantes à faire comme découvrir un nouveau monde, s'émerveiller de sa beauté, déjouer ses pièges et organiser une micro-société en apprenant à vivre ensemble, loin des adultes et de leur passé douloureux. S'accoupler et perpétuer l'espèce n'est pas la priorité, même si le moment viendra où cette question cruciale se posera. Un retour aux origines, à la nature, qui fait irrémédiablement penser à Sa majesté des mouches, entre autres réfèrences.

    The 100 ne se contente pas d'être une série d'aventure façon survival à la Hunger Games, elle ose aussi s'aventurer sur le terrain miné du space opera, rendu populaire par Star Trek à la grande époque et plus récemment par Battlestar Galactica. Une partie des intrigues se déroule en effet sur The Ark, le vaisseau spatial, en compagnie des têtes pensantes de cette communauté Terrienne décimée. Jeux de pouvoirs, rebellion, trahisons et grands secrets sont au programme.

    Visuellement, après Arrow, la réponse télévisuelle convaincante aux blockbusters cinématographiques à la mode, la CW a choisi de mettre les moyens pour que The 100 tienne la route et que son ambition ne soit pas que narrative. Tourné à Vancouver en décors naturels et en fonds verts, le show est soigné et épique dans sa réalisation. De plus, il adopte un modèle câblé avec 13 épisodes par saison, évitant les redites et le remplissage qui en ont tué plus d'un avant lui. Toutefois, on ne validera pas les propos d'Isaiah Washington au sujet de la série : "Nous allons amener la chaîne au niveau de Mad Men et Breaking Bad".

    Le nouveau "Lost" ?

    Oser comparer une nouvelle série à Lost est risqué, osé, de la folie ? Il faut pourtant reconnaître que, toutes proportions gardées, la promesse est la même et les points communs sont nombreux. On parle ici aussi d'un groupe de survivants, qui se crashent -non pas en avion mais en navette spatiale- au beau milieu d'une Terre sauvage, d'une nature hostile, semblant au premier abord vierge mais qui va se révéler peuplée. Par qui ? Par quoi ? Des "autres"... Et des bêtes, des monstres ? L'atmosphère y est tout aussi étrange, en opposition à la beauté du paysage et son immensité.

    Les personnages eux-mêmes sont les moteurs de l'histoire, comme dans Lost. Ils sont au centre de divers conflits moraux et de questionnements personnels qui ont une dimension universelle. Ils sont le résultat d'une somme d'expériences passées complexes, de troubles identitaires nées de deuils impossibles et de désenracinements profonds. Ils sont perdus, "lost". Comme des mini Jack, des mini Kate, des mini Sawyer ou des mini Locke. Il ne faut pas s'attendre à ce que The 100 soit à la hauteur de la série culte, d'autant qu'elle n'en a ni la prétention ni l'aura, mais elle ne démérite pas.

    Qu'en pense la presse US ?

    Selon le Washington Post :

    "Cela me fait mal de le dire mais avec The 100, la CW lance avec brio ce nouveau programme, calqué selon les caractères de production de la chaîne, et s’inspirant de séries d’aventures à gros budgets comme Lost, Terra Nova et Revolution, avec un soupçon de Hunger Games. A ceci près que les personnages sont plus intéressants que dans Terra Nova et Revolution. Peut-être est-ce dû au fait que j’attendais avec impatience une série de science-fiction qui ne soit pas idiote, mais le fait est que j’ai regardé les premiers épisodes de The 100 avec plaisir." 4,5/5

    VOIR NOTRE SELECTION DES CRITIQUES PRESSE US DE LA SERIE

    FBwhatsapp facebook Tweet
    Commentaires
    Back to Top