Mon compte
    Beaune 2014: Jour 3: Le drôle d'hommage de Cédric Klapisch à Paul Haggis

    L'hommage insolite du Président Cédric Klapisch au scénariste et metteur en scène Paul Haggis, les films en compétition du jour, The Raid 2 en avant-première européenne et le mot de la jurée Fanny Valette.

    Le témoin clé

    © Laëtitia Forhan

    C’est un drôle d’hommage auquel à eu droit hier soir Paul Haggis...Le Président du Jury, Cédric Klapisch, s’est chargé de remettre le prix au scénariste et réalisateur canadien, lui faisant dans son discours une déclaration d’amour et de haine…

    Oui car comme le cinéaste de L'Auberge Espagnole le souligne très justement "Les Français adorent les Américains et leur cinéma, mais les Français aiment aussi détester les Américains. Quand on m’a demandé de faire le discours d’hommage j’ai tout de suite accepté. Je ne pouvais refuser d’honorer l’homme qui est derrière Collision, Dans la vallée d'Elah et qui a écrit Million Dollar Baby et j’en passe…

    Ensuite j’ai regardé sur internet tout ce que vous aviez fait… Il y a Walker, Texas Ranger, sans parler du fait que vous avez fait l’erreur de faire un remake d’un film français (Pour elle / Les trois prochains jours)… Et puis je me suis dit que finalement ce n’était pas grave car il y a une chose que l’industrie américaine ne pourra jamais copier : c’est le vin français !"

    Un drôle d’hommage auquel Paul Haggis a répondu amusé, "C’est ce qui se passe en général dans les histoires d’amour, on aime les gens qui nous détestent, et on déteste les gens qui nous aiment. Et puis les Américains le rendent bien aux Français". Déçu que la récompense ne soit pas un vignoble, Paul Haggis a ensuite confié plus sérieusement, adorer le cinéma français de la Nouvelle Vague :"Goddard, Truffaut et Chabrol ont eu une grande influence sur mon apprentissage du cinéma."

    Les enquêtes du jour

    © Memento Films Distribution / ARP Sélection

    La compétition se poursuivait avec la présentation du film chinois Black Coal, dans lequel un inspecteur enquête sur la mort d'un employé d’une carrière minière, mais doit rapidement abandonner l’affaire après avoir été blessé lors de l’interpellation des principaux suspects. Cinq ans plus tard, deux nouveaux meurtres sont commis dans la région, tous deux liés à l’épouse de la première victime. Devenu agent de sécurité, Zhang décide de reprendre du service. Mis en scène par Diao Yinan, Black Coal a déjà reçu l'Ours d'or au dernier festival de Berlin.

    Le norvégien Wolf du jeune metteur en scène Jim Taihuttu. Tourné en noir et blanc, le film suit Majid, un voyou en liberté conditionnelle vivant dans une banlieue; tentant de se réinsérer grâce à la boxe, il est rattrapé par ses vieux démons et  est engagé comme homme de main par un gros bonnet.

    Les deux films sortent sur nos écrans le 11 juin.

    A la loupe

    Jim Taihuttu (Wolf) - © Laëtitia Forhan

    Le jeune metteur en scène néerlandais Jim Taihuttu nous avoue que son film, Wolf  "dépeint la réalité des banlieusards des Pays-Bas mais également de l'Europe entière. Ce film pourrait se dérouler n'importe où en Europe. Les gens savent que ce qui se passe en dehors de la capitale n'est pas brillant, mais ils ne veulent pas en savoir plus. Faire ce film est une manière de leur montrer ce qui peut se passer de l'autre côté du périphérique.

    Il y a 2 semaines je déjeunais avec le roi de la Hollande et le maire d'Amsterdam et ils étaient choqués et touchés par ce film.  Ils n'ont jamais eu l'occasion de rencontrer les jeunes qui vivent comme le protagoniste de mon film et étaient bouelversés par l'idée que ça existe dans leur pays.

    J'aime faire des films qui parlent aux gens. C'est comme un devoir de citoyen. Je préfère faire ce genre de fillm que des films de robots par exemple."

    Le mot du juré

    © Zelig Films Distribution

    Chaque jour un membre du jury de la compétition officielle nous donne l'ingrédient indispensable pour faire un bon polar. Une sorte d'indice pour deviner quel film de la compétition remportera leur faveur... Aujourd'hui, Fanny Valette s'est prêtée au jeu.

    "Pour un bon polar, il faut une bonne intrigue, intelligente, fine, originale et qu'on ne voit pas venir à des kilomètres. Quand c'est trop attendu c'est décevant, si vous devinez le résultat de l'enquête au début du film c'est d'un ennui !"

    Laëtitia Forhan

    FBwhatsapp facebook Tweet
    Commentaires
    Back to Top