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    Critics’ Choice Awards 2019 : Roma, Black Panther et The Americans en tête des récompenses
    Par Gauthier Jurgensen (@GauthJurgensen) — 14 janv. 2019 à 12:28
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    Côté cinéma, c’est de nouveau un réalisateur mexicain qui a été célébré par la Broadcast Film Critics Association. Alfonso Cuarón succède en effet à Guillermo Del Toro. "The Americans" et "La Fabuleuse Mme Maisel" triomphent chez les séries.

    Walt Disney / Marvel / Netflix / Jeffrey Neira/FX

    Et de deux ! Alfonso Cuarón a reçu le Critic’s Choice Award du meilleur réalisateur après l’avoir déjà décroché en 2014 pour Gravity ! Son dernier film diffusé par la plateforme Netflix, Roma, remporte aussi le prix de la meilleure photo (encore pour Cuarón lui-même), du meilleur film en langue étrangère et tout simplement du meilleur film de l’année 2018. En recevant la distinction du meilleur réalisateur, Alfonso Cuarón a déclaré : "Les films ne peuvent pas abattre des murs, mais ils nous offrent une fenêtre ouverte sur l’autre côté." Une référence immédiate au fameux mur que le président des Etats-Unis d’Amérique a promis d’ériger le long de la frontière mexicaine.

    Avec sa performance étonnant dans Vice, Christian Bale est sacré meilleur acteur et meilleur comédien dans une comédie. Glenn Close (The Wife) et Lady Gaga (A Star Is Born) reçoivent conjointement le prix de la meilleure actrice. C’est aussi le cas d’Amy Adams et de Patricia Arquette pour dans la catégorie meilleure actrice dans un téléfim ou série limitée. Avec The Assassination of Gianni Versace, American Crime Story reçoit aussi deux récompenses (meilleure série limitée et meilleur acteur dans une série limitée pour Darren Criss), tout comme Barry (meilleur acteur et meilleur second rôle masculin dans une série comique pour Bill Hader et Henry Winkler).

    BAFTA 2019 : La Favorite porte bien son nom avec 12 nominations

    Mais les deux plus grandes consécrations du côté des séries vont au drame The Americans saison 6 et à La Fabuleuse Mme Maisel saison 2 qui reçoivent trois prix majeurs chacun (meilleur drame et meilleurs acteurs dans un drame pour The Americans, meilleure comédie et meilleures actrices dans une comédie pour La Fabuleuse Mme Maisel).

    A noter : deux films portés par la communauté afro-américaine reçoivent plusieurs prix. Trois pour le blockbuster Black Panther : meilleurs costumes, décors et effets visuels. Deux pour Si Beale Street pouvait parler, avec le meilleur scénario adapté pour Barry Jenkins et meilleure actrice dans un second rôle pour Regina King. Et un pour Green Book, où Mahershala Ali reçoit le prix du meilleur acteur dans un second rôle.

    Grand absent de cette cérémonie, à la surprise générale : Bohemian Rhapsody repart bredouille.

    Le palmarès cinéma complet des Critics' Choice Awards 2019 :

    La bande annonce de Si Beale Street pouvait parler

    Si Beale Street pouvait parler Bande-annonce VO

     

    La bande annonce de La Favorite

     

    La bande annonce de Vice

     

    La bande annonce de Black Panther

     

    • Meilleure Comédie : Crazy Rich Asians
    • Meilleur Acteur dans une Comédie : Christian Bale (Vice)
    • Meilleure Actrice dans une Comédie : Olivia Colman (La Favorite)
    • Meilleur Film de SF/Horreur : Sans un bruit
    • Meilleur Film Etranger : Roma

    La bande annonce de A Star Is Born

     

    • Meilleure chanson : "Shallow" (A Star Is Born)
    • Meilleure musique : Justin Hurwitz (First Man - Le Premier Homme sur la Lune)

    Le palmarès séries complet des Critics' Choice Awards 2019 :

    La bande annonce de The Americans saison 6

     

    La bande annonce de La Fabuleuse Mme Maisel

     

    La bande annonce de The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story

     

    La bande-annonce de Roma, grand gagnant des Critic's Choice Awards 2019

     

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    Commentaires
    • ghyom
      Quelle qualité d'argumentation qu'on pourrait résumé à : J'ai raison parce que je suis d'accord avec moi-même. Je suis soufflé. ^^Maintenant, en grandissant, tu apprendras que l'art c'est un ressenti toujours personnel et qu'il n'y a pas de vérité absolu, pas de bon sens. Et que quelqu'un a tout à fait le droit de ne pas ressentir les choses comme toi, de ne pas apprécier les mêmes choses que toi, d'attacher plus ou moins d'importance que toi à divers aspect, d'apprécier ou d'être gêné par des choses différentes des tiennes, etc. ça n'en fait pas un mec complètement à l'ouest qui a de la matière fécale dans les yeux. Ton avis ne vaut ni plus ni moins que celui d'un autre. Redescends un peu de ton nuage nombriliste et apprends à respecter les avis contraires.
    • Anthony B
      Si, j'ai raison, c'est juste du bon sens.
    • Stringer B
      Ah mais évidemment que ce sont des choix d'acteurs et d'actrices, on est d'accord. Mais ce que je dis, c'est que si tu regardes les grands acteurs qui ont une grosse notoriété aujourd'hui aux US, très peu ont une filmographie aussi complète, versatile, et parfois aussi controversée que les grands acteurs et les grandes actrices de la génération du Nouvel Hollywood... DiCaprio tu ne le verras jamais prendre un rôle comme par exemple celui de De Niro dans 1900 ou de Brando dans le Dernier Tango à Paris, ou comme celui de Harvey Keitel dans Bad Lieutenant. Tu verras peut-être un Michael Shannon ou un Ethan Hawke ou un Willem Dafoe faire ce type de rôle, bref un type qui a une réputation de character actor mais pas l'aura d'une grande star. Et ça, ça veut bien dire qu'aujourd'hui même les grands acteurs, s'ils ont une aura de star, ne prennent plus certains types de rôle. Jamais DiCaprio ne prendrait un rôle comme celui de Ethan Hawke dans First Reformed (et pourtant, quel film !).Après fondamentalement je maintiens qu'en Europe ou en Asie, tu auras des interprètes moins soucieux de maintenir une image de marque et du coup des possibilités de prendre sans pression des rôles plus rudes et polarisants : regarde les carrières de Meryl Streep et Jessica Lange, certainement les deux plus grandes actrices du cinéma américain de ces 50 dernières années, et compare les aux carrières d'une Isabelle Huppert ou d'une Isabelle Adjani ; jamais tu trouveras un rôle comme celui de Huppert dans Elle dans la filmo de Meryl Streep. Pourtant, Huppert et Adjani ont tourné aussi aux Etats-Unis. Je ne dis pas que Lange ou Streep sont moins talentueuses. Pas du tout. Mais faut voir dans quel système de production elles ont émergé et fait la majeure partie de leur carrière, et faut voir ça aussi du côté de Huppert et d'Adjani.
    • ghyom
      qui ont proposé des rôles à des actrices qui ne voulaient pas les prendre pour des raisons d'image.C'est donc le choix de l'actrice. Le rôle il existe et il est proposé. Si les grandes stars ne veulent pas c'est leur problème. Mais ces rôles là existent. Ils seront dans des petits films indés, joués par des acteurs débutants ou moins renommés mais c'est pas par manque de propositions.
    • Stringer B
      Ben en ce qui concerne Jordan Belfort et Calvin Candie, si je vois une ressemblance, et je trouve même l'exemple parlant, parce que l'un est le rôle principal et l'autre est un méchant qui meurt un an avant la fin du film. Mais ce sont deux personnages qui veulent toujours dominer la scène, qui la mettent en mouvement, qui sont prompts à crier ou à s'énerver, qui sont peu 'all over the place' aussi. Dans le détail de la performance c'est très différent, évidemment, parce que Candie est un personnage vraiment flippant, ce qui n'est pas le cas de Belfort qui est un personnage pathétique, au fond. Mais ces deux personnages ont en commun qu'ils sont tous sauf en retrait. Et pourtant l'un d'eux n'est même pas un premier rôle. Et Frank Wheeler, même s'il appartient à un univers thématique différent, c'est comme Jordan Belfort, un personnage de menteur, qui fait semblant de se réformer, mais qui n'est pas capable de renoncer à son style de vie, qui s'énerve. Je n'ai jamais vu DiCaprio jouer le rôle du mec ordinaire, du comptable ennuyeux, du type timide, tout ce répertoire là lui est globalement inconnu. Je ne dis pas que c'est particulièrement de sa faute, mais il faut reconnaître qu'il aime ces personnages un peu 'larger than life', qui aiment bien hurler partout et qui n'ont que la violence verbale ou physique comme solution. Son rôle de Hugh Glass, curieusement, était peut-être le rôle où son personnage est écrit comme étant le plus en retrait. Tom Hardy tenait dans le film le rôle dans lequel j'aurais plus attendu DiCaprio. C'était rafraichissant de voir DiCaprio dans quelque chose qu'il n'a que très rarement exploré à savoir le silence. Mais c'est très rare dans sa filmographie.PS : non, même si Bale tourne aussi avec de grands réals, ça n'a rien à voir avec Di Caprio.Tu ne verras jamais DiCaprio faire une petite pause et faire de la voxographie ou de la performance capture avec un Andy Serkis dans Mowgli, ou tourner dans Terminator Renaissance avec un réal moyen, tourner avec des réals honnêtes mais pas extraordinaires comme Terry George (dans The Promise) ou Scott Cooper (Hostiles); sur les vingt dernières années, DiCaprio a fait un film avec un réalisateur pas incroyablement réputé ou avec une étiquette 'auteur' c'est Blood Diamond (une excellente performance au passage). C'est le seul rôle. Sinon, c'est du top réal tout le temps. Bale, tu as bien une douzaine de rôles sur les vingt dernières années où il tourne avec des réals comme Mary Harron, Kurt Wimmer, James Mangold, John Singleton McG, David Ayer, John Madden qui sont considérés comme au mieux des bons faiseurs pour les prod, au pire des réals médiocres ou surfaits. Jamais tu ne trouves ce type de nom dans la filmo de DiCaprio à part durant ses premières années de carrière.
    • Stringer B
      Ben, écoute, lis les interviews de réalisateurs comme Michael Haneke ou Verhoeven qui ont tous les deux eu des aventures de développement de films qu'ils voulaient au départ faire aux Etats-Unis et qui ont proposé des rôles à des actrices qui ne voulaient pas les prendre pour des raisons d'image. Je ne me rappelle pas pour quel film c'était pour Haneke, mais Verhoeven au départ voulait tourner 'Elle' aux Etats-Unis et a proposé le rôle principal à des actrices et/ou à leurs agents et s'est vu adressé des fins de non-recevoir répétées de la quasi-totalité d'entre elles à part d'une actrice (Jennifer Jason Leigh, je crois) qui était prête à faire le film (mais la prod US attachée au projet ne voulait pas d'elle, et voulait un nom plus ronflant). Tous les réalisateurs un peu transgressifs de cette catégorie là ont une ou deux histoires de ce genre concernant leurs films. Je ne dis pas que c'est une règle, attention, mais c'est clairement un facteur à prendre en compte. Le ciné indé aux Etats-Unis est beaucoup moins diversifié qu'on se plait à le dire; c'est souvent le même type de drame romantique ou réaliste et les rôles se ressemblent. Autant le ciné US dans son ensemble a en tant qu'industrie une grande force dans le fait qu'il ne hiérarchise pas trop les genres et est assez diversifié de ce point de vue-là, autant les rôles vraiment controversés sont de plus en plus compliqués à trouver même pour de grands acteurs, que ce soit au sein de la prod US, ou même dans la prod étrangère, tant l'image des acteurs est contrôlée. Il est loin le temps où un De Niro pouvait aller tourner 1900 chez Bertolucci, où même le temps où un Keitel pouvait aller jouer dans Bad Lieutenant avec Abel Ferrara. Les top acteurs d'aujourd'hui aux Etats-Unis ou qui travaillent presque exclusivement aux Etats-Unis ont rarement l'opportunité de trouver des rôles aussi controversés, à part des iconoclastes comme un Nicolas Cage ou des character actors historiques à la Willem Dafoe, des gars comme ça.
    • ghyom
      Moué... là aussi pas totalement convaincu. Quels points communs dans les rôles de Jordan Belfort et Calvin J. Candie, entre Hugh Glass complètement physique et Frank Wheeler (Les Noces Rebelles) tout en émotion ? Pour moi Bale et DiCaprio font des carrières similaires. Ils tournent quasi exclusivement pour des grands réals. La principale différence étant que Bale joue dans 1 à 2 films par an quand DiCaprio joue plutôt dans un film par an voire tous les 2 ans.Concernant Jared Leto c'est pour moi sa meilleure performance. Ce mec est un acteur très inconstant et qui peut facilement tomber dans la caricature mais là il a atteint un level assez ouf à mes yeux.
    • ghyom
      Moué... pas convaincu. L'acteur américain peut faire les choix de carrière qu'il veut. Il peut choisir une carrière dans le blockbuster/film populaire comme il peut choisir une carrière dans les films indés ou alterner les 2 dans les proportions qu'il souhaite. Et si le cinéma US reste différent du cinéma européen il n'en offre pas moins une grande diversité de rôles. Charge aux acteurs et à leurs agents de choisir s'ils préfèrent les gros chèques ou les rôles complexes (le mieux étant les deux on est d'accord ^^), rester faire toujours la même chose ou explorer d'autres registres.Mikkelsen a eu plus d'opportunités parce qu'il a aussi choisi de les saisir. Ca n'en fait peut être pas un meilleur acteur intrinsèquement mais ça en fait au moins un plus intéressant.
    • Hunnam29
      C'est claire que les Oscars sont très trèèèès sensibles aux biopics et aux transformations physiques. Je ne me remets toujours pas de Eddie Redmayne qui pique la statuette pour un énième biopic, alors que Michael Keaton jouait le rôle de sa vie dans Birdman cette année (seul film non biopic pour les nominations des meilleurs acteurs d'ailleurs). Après, faut avouerque parfois c'est impressionnant cette façon d'incarner un personnage. Que des (grands) acteurs sont excellents dans les rôles. Mais les maquillages/transformations physiques y sont pour beaucoup parfois, et ça devient un peu un exercice de style de faire ça. Comme si on visait particulièrement les statuettes. Sans parler de beaucoup des films qui sont très très académiques et classiques dans le fond et la forme. Genre Bohemian Rhapsody, Churchill, La Dame de Fer, Le Discours d'un Roi... C'est quand même du cinéma super académique, qui lorgne vers l'ennui. Par contre parfois, les films peuvent être plus originaux et surperbes (Amadeus, Aviator...), et là c'est justifié.
    • Stringer B
      Mads Mikkelsen est un excellent acteur, mais je pense aussi qu'il doit le fait qu'on ait pu constaté l'étendue de sa panoplie au fait qu'il a commencé et qu'il encore à ce jour un acteur du cinéma européen plutôt qu'US et que peu importe à quel point je peux me plaindre du nombrilisme de l'industrie européenne et notamment française qui se gargarise de sa tradition naturaliste dés qu'il le peut, c'est une industrie qui permet à ses acteurs de faire des choix audacieux niveau films. Je pense que peu d'acteurs aux Etats-Unis auraient pris un rôle comme celui de Mikkelsen dans les films Pusher de Nicolas Winding Refn, ou même dans un film comme la Chasse. Tu prends la carrière d'une actrice comme Isabelle Huppert (ou même Binoche par exemple); aucune actrice américaine ne pourrait avoir ce type de filmographie, même une actrice qui serait devenue vraiment audacieuse avec les années. Les meilleures actrices US ou qui bossent principalement aux Etats-Unis aujourd'hui (Amy Adams, Cate Blanchett, Emma Stone) n'auraient jamais pu avoir la filmographie qu'avait Huppert à leur âge vu comment marche l'industrie aux Etats-Unis et vu comment l'image des actrices et acteurs reste très contrôlée. Pour en revenir à Mikkelsen, du coup, je ne pense pas que ça fasse de lui un meilleur acteur qu'un Bale ou un autre, simplement il a joui de plus d'opportunités d'étendre son répertoire.
    • Stringer B
      On est d'accord sur Oldman : c'est une bonne performance. Mais comme Al Pacino dans 'Le Temps d'un Week-End', t'as l'impression que ce n'est pas un gros challenge pour lui et qu'il pourrait jouer le personnage dans son sommeil comme on dit.Je ne sais pas si Bale est moins fort qu'un DiCaprio ou qu'un Mikkelsen par exemple. DiCaprio est un excellent acteur, mais je pense que ce qui le distingue d'un Bale ce sont ses choix de carrière. DiCaprio, il y a en gros dix, douze ans ans, a clairement décidé de ne tourner qu'avec des grands réals et personne d'autre. Bale a aussi favorisé des grands réalisateurs mais est resté tout de même plus ouvert. Ca a donné des performances très intéressantes (dans The Big Short, j'ai beaucoup aimé par exemple ou dans Hostiles) et aussi des trucs parfois mauvais lorsque c'était mal écrit (son John Connor dans Terminator Salvation est assez mauvais, mais honnêtement, il n'y avait rien à faire de ce rôle qui était mal écrit dés le départ).DiCaprio a un peu pris un chemin à la Day-Lewis, où il n'occupe plus que des premiers rôles et avec des grands réals. Et pour moi, ce chemin est un chemin très noble et perfectionniste, et je le respecte mais il aussi ses limites. Parce que dans leurs cas respectifs, ça veut dire presque systématiquement jouer le premier rôle ou alors le méchant, et très souvent le même type de performances, toujours différentes, certes, mais toujours un peu 'larger than life' ; Day-Lewis est un immense acteur, et sa filmographie est parfaite, au sens où il n'y je pense, aucun mauvais film et presque que des grands films dedans, mais ce sera rarement des personnages qui ne domineront pas la scène d'une façon ou d'une autre, et il n'y a presque aucun second rôle. Or, le second rôle permet bien souvent d'exprimer une autre palette des acteurs dans leur occupation du cadre, dans l'attention qu'ils réclament à la caméra. C'est pour ça que je préfèrerai toujours un acteur comme Robert De Niro à un Day Lewis. On peut dire ce qu'on veut des vingt dernières années de De Niro (elles sont essentiellement constituées de navets, c'est vrai) mais durant les vingt cinq années d'avant, il a peu ou prou tout joué. Et ça, c'est clairement parce qu'il a accepté de tourner avec des réals et dans des films souvent bons mais pas forcément incroyables ou à la hauteur de la complexité de sa performance (dans l'Eveil ou encore Les Incorruptibles), et aussi parce qu'il a accepté d'occuper des seconds rôles. Tu ne trouveras jamais une performance comme celle de De Niro dans Angel Heart dans la filmo de Day-Lewis. Une performance établie sur peu de temps de présence, mais qui hante le film.Pour moi, la différenciation entre Di Caprio et Bale est un peu comparable (même si je pense que Di Caprio n'est pas encore aussi fort que Day Lewis, et que Bale n'est pas aussi fort que De Niro). Bale est capable de performances incroyables (Dans Le Prestige, il est fabuleux, dans 3h10 pour Yuma aussi, dans l'Empire du Soleil à 14 ans il est extraordinaire) mais n'a pas eu la même exigence vis-à-vis de sa carrière que DiCaprio par exemple et est un expérimentateur un peu plus débridé, ce qui l'a conduit à se laisser aller par moments dans de l'acting un peu virtuose mais sans profondeur (comme celui qu'on a pu évoquer), mais aussi à essayer des trucs qu'un DiCaprio n'aurait pas osé tenter.Après on est d'accord sur David O'Russell. Pour moi c'est vraiment du gâchis ce réal, parce qu'il a je pense vraiment du talent en tant que metteur en scène, mais qu'il a un rapport limite pornographique aux performances de ses acteurs et que ça l'empêche de vraiment faire de grands films. Je sais que c'est cliché de dire ça, mais préfère largement ses premiers films comme Les Rois du Désert ou I Love Huckabees où il semblait moins obsédé par ses acteurs, que ses films des années 2010, les The Fighter et American Hustle etc etc.Sur Jared Leto et Dallas Buyers Club, en même temps je suis d'accord avec toi, et j'ai préféré sa performance à celle de McCo, mais en même temps, je trouve ça abusé qu'il ait reçu un Oscar pour sa performance; je trouvais son rôle pas si incroyablement écrit que ça et j'avais nettement préféré ce qu'avait proposé Fassbender dans Twelve Years a Slave. Et de façon générale, je trouve que c'est trop rare que Leto disparaisse vraiment derrière ses personnages, il y a souvent de l'ego dans ses performances quand même.
    • ghyom
      Attention ! Je n'ai jamais dit que Bale était un mauvais acteur. Je dis juste que je le préfère dans des rôles en retenu comme Hostiles dernièrement. Tu cites les Batman, je le trouve également très bon dedans (même s'il y a 2-3 tics dont on pourrait se passer à mon sens). Après Bale reste pour moi assez loin de DDL, Di Caprio ou Mads Mikkelsen pour citer des acteurs de la même génération.Personnellement j'ai bien aimé Les Heures sombre et je trouve Gary Oldman plutôt bon dedans. Oui il a fait mieux mais sa performance reste intéressante et ne se limite pas à un mimétisme qui n'a à mon sens que peu d'intérêt. Mais oui, effectivement, comparé à DDL dans Phantom Thread ça ne méritait pas l'Oscar (et que dire de Vicky Krieps même pas nommée alors qu'elle fournit une performance d'une intelligence et d'une subtilité comme on en voit qu'une tous les 10 ans tous sexes confondus, bref...)The Fighter, je n'aime que très moyennement ce film. Et je n'aime pas beaucoup David O. Russell non plus pour les mêmes raisons que tu cites. Et quand un réalisateur qui filme ses acteurs au lieu de ses personnages rencontre un acteur qui a une fâcheuse tendance à être dans la démonstration, la pose, le show of (le terme anglais est je trouve ce qu'il y a de plus approprié, c'est the show of C. Bale) plutôt que dans l'effacement et l'interprétation bah c'est juste too much pour moi. Je veux entrer dans le film donc croire aux personnages et à ce qu'on me raconte. Je dois oublier les personnes réelles et croire à la réalité des personnages et surement pas me dire à chaque plan tiens voilà Bale (ou n'importe quel autre acteur) qui joue ci ou qui joue ça. C'est aussi pour ça que je préfère largement l'interprétation de Jared Leto à celle de McConaughey dans Dallas Buyer Club (sans qu'il soit mauvais) pourtant dans des registres quasi identiques (transformation physique, Actor's Studio à fond les ballons, etc.). L'un a réussi à se faire totalement oublier derrière son personnage alors que l'autre en faisait parfois un peu trop. Et la même année McCo aurait du être récompensé pour Mud dans lequel il est bien meilleur.
    • Stringer B
      De toute façon le fait que les récompenses dites 'majeures' soient la chasse gardée de quelques genres (biopics, drames plutôt naturalistes, films intimistes et lyriques) et que les catégories dites plus techniques (les VFX entre autres) soient devenus la chasse gardée des blockbusters (quelque soit le genre, même si évidemment les films de super-héros dominent forcément aujourd'hui) trahit le conservatisme des cérémonies de récompense, entre autres de l'Académie des Oscars et sa propension honteuse à hiérarchiser les genres. En 2016, quand The Revenant et Spotlight se sont partagé les deux prix majeurs et que Mad Max Fury Road a embarqué la plupart des récompenses techniques, on a bien vu que c'était déjà beaucoup pour l'Académie. Il fallait quand même pour une académie incroyablement noyée dans ses propres préjugés sur la dignité des genres et des formes d'art, reconnaître qu'un film post-apo qui poétisait deux heures action non-stop et proposait un récit allégorique sur le desastre écologique et le masculinisme toxique des mythes libertaires était peut-être un meilleur film, et/ou le fruit d'un meilleur réalisateur qu'un drame réaliste sur des enfants abusés par l'Eglise ou un film historico-épique sur la relation violente entre l'Amérique blanche et les cultures qui lui ont préexisté sur le territoire (j'ai aimé ces deux films, après). C'était probablement beaucoup trop (je dis juste que Mad Max Fury Road était une proposition de cinéma plus radicale).Je ne parle même pas du snub complet qu'a été The Dark Knight en 2009, film qui n'a même pas été nommé pour son script.
    • Stringer B
      C'est pour que ça me fait marrer quand les gens crachent sur le fait que Black Panther soit dans ces cérémonies de récompense. Jamais dans aucun monde il ne devrait être nommé pour des récompenses majeures (même si Michael B Jordan était un bon second rôle dans un film somme toute très correct), mais par contre personne ne s'alarme autant qu'on récompense une fois sur deux des biopics médiocres depuis huit décennies, qui relèvent pourtant (comme Black Panther) de la même insupportable tendance de ces cérémonies à récompenser des films qui flattent l'orgueil des votants ou produisent des émotions bon marché (on a le même problème en France dés qu'un type fait un drame réaliste qui est médiocre mais parle de trucs 'importants' et que Vincent Lindon est dedans).
    • Stringer B
      Roma est un film assez incroyable, franchement, regarde-le. Je ne dis pas que c'est mon préféré du réalisateur parce que c'est trop tôt pour le dire, surtout pour un réalisateur aussi prodigieux, mais honnêtement ça fait partie de ce que j'ai vu de mieux cette année.Bohemian Rhapsody est je pense, depuis Collision et The Reader, une des plus grosses arnaques de l'histoire récente de la saison des récompenses. Je fais exception de la performance de Rami Malek qui arrive à élever un matériau extrêmement médiocre ; mais ce film est d'une médiocrité rarement vue dans ces cérémonies, qui pourtant n'ont jamais eu beaucoup de flair.Et puis, à choisir entre une très bonne performance qui élève un matériau médiocre et une excellente performance qui rend justice à du bon matériau, je choisirai la seconde ; Ethan Hawke devrait être dans cette sélection pour First Reformed.
    • Stringer B
      Autant je trouve que ta critique de Bale repose (pour l'instant) plus sur ta généralisation de la propension du cinéma américain à célébrer ses propres méthodes d'acting (ou du moins la façon dont ont été digérés les enseignements de Stanislavski par l'Actors Studio) que sur quoi que ce soit qu'il y ait à redire sur Bale lui-même, autant malheureusement on ne peut qu'être d'accord que la tendance de l'Académie à récompenser les biopics, et à travers ça les performances très marquées par des transformations et une physicalité très marquée, même si parfois la performance n'est pas aussi subtile qu'elle pourrait l'être, est un peu irritante.Gary Oldman est un acteur génial, mais c'est clair que sa performance en tant que Churchill est une des moins intéressantes de sa carrière ; la même année Daniel Day-Lewis (un acteur par ailleurs très method, ironiquement, très porté sur les transformations physiques, etc etc) était nommé pour Phantom Thread et niveau performance, c'était un cran au-dessus. Pareil pour McConaughey, pareil pour Eddie Redmayne, ou pour Colin Firth (tu compares avec un film comme A Single Man, y a un monde d'écart pour moi), ou même DiCaprio pour The Revenant.Après ça tient aussi au fait que les biopics sont très souvent médiocrement écrits, tristement académiques, à tel point que la performance ne peut que devenir artificielle, et que l'acteur se retrouve le plus souvent à élever le matériau qu'on lui donne à disposition. Pour avoir enfin vu Vice, qui n'est pas mauvais mais clairement moins bien que The Big Short et clairement pas à sa place dans la saison des récompenses je trouve, j'ai eu l'impression d'une performance de Christian Bale moins intéressante que d'autres. Pour ce qui est de The Fighter, je trouve que Bale produit une excellente performance, même si je l'ai préféré dans d'autres films : Il faut dire aussi que je ne suis pas fan de David O. Russell, je trouve que ses films, trop souvent, sont mis au service presque plus aux services des acteurs que de leurs personnages, et il est presque trop content de nous montrer à quel point ils sont bons, si bien que ça finit par nuire à la performance qui est presque trop disséquée et perd de sa puissance.Je maintiens par ailleurs, en ce qui concerne Bale, que son Bruce Wayne/Batman est, tout au long des trois films, une performance extraordinaire et fascinante (même dans The Dark Knight où il n'est plus au centre du film) et aussi intéressante que les 'performances à Oscar' de sa carrière, et j'ai également comme toi plus de tendresse pour des rôles comme dans Hostiles ou comme dans American Psycho, ou la physicalité de la perfomance est moins 'all over the place' comme on dit, mais plus subtile et plus impressionnante dans les moments où il se lâche vraiment.
    • Stringer B
      Oui enfin, trois quarts des sélections/nominations ne sont jamais faites pour de bonnes raisons ; Black Panther n'a pas moins sa place que la longue liste de films médiocres pris chaque année depuis plusieurs décennies aux Oscars et aux Golden Globes, etc. Dans cette longue liste, il est loin d'être le plus scandaleux. L'accueil critique dithyrambique du film, où tu sens que la critique a en gros décidé de ne pas être rabat-joie face au phénomène culturel que le film est devenu (et c'est un phénomène culturel, quoi qu'on en dise), m'a plus dérangé que sa présence dans la cérémonie des récompenses. Bohemian Rhapsody est dans la même sélection. Black Panther peut bien y être x)
    • ghyom
      Oui tu me dis que c'est un bon imitateur de Dick Cheney. Tant mieux pour toi. Tant mieux pour lui. Ca ne transforme pas ton appréciation personnelle en vérité absolue. Tchuss.
    • Anthony B
      C'est surtout que tu n'as aucun argument valable. Tandis que perso, je les donnes.
    • ghyom
      Ouais bah le talent de Bale je le vois bien plus dans un film comme Hostiles que dans The Fighter ou The Machinist. Le voir pendant 2h cabotiner et baser sa performance sur la transformation physique ou faire dans le mimétisme plus que sur la finesse de l'interprétation ça m'intéresse moyennement. Et si t'es pas d'accord je me passe de tes commentaires. Je préfère rester à l'ouest.
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