Mon AlloCiné
De Galveston à Super 8 : Elle Fanning revient sur 5 de ses rôles marquants
Par Propos recueillis par Maximilien Pierrette à Deauville le 1er septembre 2018 — 10 oct. 2018 à 19:00
facebook Tweet

De "Galveston", en salles cette semaine où elle joue sous la direction de Mélanie Laurent, en passant par "Super 8" et ses deux prestations chez Sofia Coppola, Elle Fanning revient sur cinq de ses rôles marquants à notre micro.

Raquel dans "Galveston"
1. Raquel dans "Galveston" +
"Je vois Raquel comme deux personnes différentes : elle est comme une enfant de 12 ans, si jeune et innocente, un peu naïve, car elle est très jeune ; mais il y a beaucoup de féminité en elle, c'est quelqu'un qui a vu et vécu beaucoup de choses (...) Et c'est effectivement l'un de mes rôles les plus adultes, ce que je trouve bien, maintenant que je ne suis plus une ado, un tout nouveau monde de personnages à jouer s'est ouvert à moi. Des femmes plus âgées et différentes, en accord avec ce que j'aime le plus voir sur grand écran : des femmes complexes auxquelles je peux m'identifier."
Lire la suite

20 ans... dont 18 carrière. L'hommage du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2018 à Elle Fanning, qui a reçu le Prix Nouvel Hollywood, était donc plus que mérité. L'occasion de revenir avec l'actrice sur cinq des rôles les plus emblématiques de sa filmographie déjà bien riche, en commençant par le film le plus récent (et le plus sombre) : Galveston, où elle donne la réplique à Ben Foster devant la caméra de la Française Mélanie Laurent.

RAQUEL ARCENEAUX - GALVESTON

La transition parfaite entre les rôles d'enfants et ados, et les rôles d'adultes ?
Oui, dans un sens. Car je vois Raquel comme deux personnes différentes : elle est comme une enfant de 12 ans, si jeune et innocente, un peu naïve, car elle est très jeune ; mais il y a beaucoup de féminité en elle, c'est quelqu'un qui a vu et vécu beaucoup de choses. J'étais donc bien consciente de ces deux facettes du personnage que je devais mêler, et nous avons beaucoup parlé de cette dichotomie avec Mélanie. Et c'est effectivement l'un de mes rôles les plus adultes, ce que je trouve bien, maintenant que je ne suis plus une ado, un tout nouveau monde de personnages à jouer s'est ouvert à moi. Des femmes plus âgées et différentes, en accord avec ce que j'aime le plus voir sur grand écran : des femmes complexes auxquelles je peux m'identifier.

Et le hasard veut que ce soit une femme qui m'ait donné ce rôle (rires) Mélanie a vu tout cela en moi et je la remercie de m'avoir choisie pour jouer Raquel alors qu'elle aurait pu choisir quelqu'un de plus âgé à l'époque. Mais je suis content qu'elle ait vu cela en moi.

Une différence de sensibilité entre Mélanie Laurent et les réalisateurs américains avec lesquels elle a travaillé ?
Oui. Surtout dans sa façon d'être en tant que personne. C'est quelqu'un de passionné et un peu strict quelque part, qui fait en sorte de maintenir l'unité de l'équipe de tournage car c'est un vrai leader, alors que nous avions peu d'argent et de jours pour tourner. Il lui a fallu conserver cette spontanéité tout en respectant un emploi du temps serré. Elle a dû jongler avec beaucoup de choses mais je pense aussi que ce qui rend Galveston si bien, c'est qu'elle est française. Le film est très américain, il se déroule dans le Sud, au Texas, avec des personnages très américains aussi, et Mélanie a su voir cet aspect différemment. Elle a également coupé beaucoup de dialogues en disant que nous n'avions pas besoin de tous ces mots.

Cela correspond à cet esprit français des longs plans dans lesquels les personnages ne disent rien mais expriment beaucoup en même temps. J'adore le cinéma français pour ce type de raison, et elle a su faire en sorte que le film soit romantique même s'il parle de sujets difficiles. Elle a aussi donné plus de place à mon personnage car dans le livre, et même la première version du scénario, nous avions du mal à sentir Raquel : son histoire n'était pas expliquée, elle n'était pas aussi complexe, et Mélanie a précisé qu'il s'agissait de la femme du film et qu'elle comptait autant que l'homme.

Galveston Bande-annonce VO

ALICIA - LES PROIES & CLEO - SOMEWHERE

J'avais 11 ans lorsque j'ai joué Cleo dans Somewhere pour Sofia Coppola. J'avais déjà évolué sur des plateaux de tournage avant, mais c'était mon plus gros rôle et ma première vraie expérience sur un gros film. Je suis très content que ça ait été avec Sofia, car ses plateaux sont très chaleureux et son style est très authentique. Elle cherche à ce que vous soyez naturel, et j'ai aimé faire partie de son univers, surtout que j'ai juste eu à être moi-même dans un sens (rires) Sofia est la meilleure sur ce plan, elle parvient à vous mettre à l'aise de façon à ce que l'on oublie qu'il y a des caméras autour. Un vrai amitié est née entre nous pendant que nous tournions Somewhere et nous cherchions à re-travailler ensemble ensuite.

Quand le projet Les Proies s'est présenté, elle a envoyé un e-mail à Kirsten [Dunst] et moi-même pour nous dire qu'elle nous voulait vraiment dans le film. Elle avait également hâte de faire de moi une méchante (rires) Elle était impatiente de me transformer en Alicia à cause de ce petit plus du personnage.

AURORE - MALÉFIQUE

C'était très spécial de jouer un personnage avec lequel j'ai grandi. J'adorais les princesses quand j'étais petite donc, quand j'ai eu ce rôle, c'était énorme. Et j'aimais particulièrement La Belle au Bois Dormant à cause de la couleur rose : je trouvais que je lui ressemblais avec mes cheveux blonds quand je portais une robe rose (rires) C'était ma princesse ! Il est cool de pouvoir dire que je suis Aurore (rires) Et dans un film Disney. C'est assurément le plus gros projet auquel j'ai participé, nous sommes loin du cinéma indépendant, et je viens de terminer le tournage de la suite [l'interview a été réalisée au début du mois de septembre, quelques jours après la fin des prises de vues, ndlr].

J'aime aussi le fait qu'Aurore soit super féminine. Il y a une grande force dans le fait d'embrasser sa féminité, c'est très beau pour une femme. Et il y a aussi ce qu'Aurore représente pour les jeunes filles. Il est beau de voir des enfants vous reconnaître. Mais en tant qu'Aurore. Je n'avais jamais connu cela auparavant, mais je m'y suis habituée depuis.

Trouver l'équilibre entre gros projets et films indépendants
C'est une chose à laquelle je pense. Je viens par exemple de terminer la suite de Maléfique, et en octobre je vais tourner un film qui est vraiment très petit [All the Bright Places de Brett Haley, par la scénariste de Pentagon Papers, ndlr]. De l'envergure de Galveston, avec très peu de jours de tournage. Et j'aime faire les deux, il faut les avoir en tête. Mais je ne choisis pas un projet en fonction de l'argent et des jours de tournage. Si l'histoire est bonne, que j'ai envie de jouer le personnage et que je sens que c'est un film qui se doit d'être tourné et vu, c'est ce qui compte pour moi. Je me pose toujours ces question : "Pourquoi ce film est-il important ? Faut-il que les gens le voient ?"

ALICE - SUPER 8

J'adore ce film. Somewhere est très important mais Super 8 a aussi beaucoup compté lorsque les gens ont commencé à me voir comme une vraie actrice. Les spectateurs se réfèrent beaucoup à ce film et à certaines des scènes dans lesquelles je suis. Il ressemblait à l'un de ces classiques de Spielberg et je suis contente d'avoir pu côtoyer des enfants de mon âge sur le plateau, car vous êtes généralement entourés d'adultes. Il y a donc une énergie qui provient du fait que nous étions en train de jouer tous ensemble avec les garçons. J'étais la plus jeune. Mais la plus grande, pour l'anecdote (rires)

J.J. [Abrams] est très bon lorsqu'il s'agit de travailler avec des enfants, car est lui-même un enfant : il aime les applications mobiles, les gadgets et les nouveaux jeux. Il savait comment nous comprendre et il y a beaucoup de nostalgie dans ce film. Cette nostalgie vient aussi du fait que Super 8 parlait un peu de sa vie, lui qui a grandi en faisant des films de la même façon que les héros. Il y a beaucoup de lui dedans.

Je pense que la nostalgie des années 80 est très présente aujourd'hui car il y a beaucoup de classiques de cette décennie, comme Breakfast Club ou Rose bonbon. Moi je suis une enfant des années 90, mais quelque chose de révolutionnaire s'est passé dans le cinéma de la décennie d'avant, et c'est pour cela que tout le monde cherche à recréer ces films aujourd'hui. Je ne saurais pas expliquer vraiment pourquoi, mais il y a comme un effet "waouh" et le souvenir d'une époque pendant laquelle tout le monde aimait aller au cinéma. Un peu comme ce qu'il se passe aujourd'hui avec la télévision. Notre génération est ainsi.

Propos recueillis par Maximilien Pierrette à Deauville le 1er septembre

facebook Tweet
Sur le même sujet
Commentaires
Voir les commentaires
Suivez-nous sur Facebook
Diaporamas recommandés
Mowgli : la Légende de la jungle : quelle adaptation ciné est la plus fidèle au Livre de la jungle de Kipling ?
NEWS - Films à la TV
dimanche 9 décembre 2018
Mowgli : la Légende de la jungle : quelle adaptation ciné est la plus fidèle au Livre de la jungle de Kipling ?
Philippe Katerine a 50 ans ! De chanteur planant à acteur barré, retour sur une transition réussie
NEWS - Stars
samedi 8 décembre 2018
Philippe Katerine a 50 ans ! De chanteur planant à acteur barré, retour sur une transition réussie
Assassination Nation, Girls With Balls... 5 films d'horreur pop où les filles prennent le pouvoir
NEWS - Sorties Ciné
samedi 8 décembre 2018
Assassination Nation, Girls With Balls... 5 films d'horreur pop où les filles prennent le pouvoir
Captain Marvel, All Inclusive, Avengers 4... Les photos ciné de la semaine
NEWS - Vu sur le web
samedi 8 décembre 2018
Captain Marvel, All Inclusive, Avengers 4... Les photos ciné de la semaine
Voir tous les diaporamas ciné
Top Bandes-annonces
Roma Bande-annonce VO
L'Empereur de Paris Bande-annonce VF
Sponsorisé
Rémi sans famille Bande-annonce VF
Hunter Killer Bande-annonce VO
Mortal Engines Bande-annonce VO
Avengers: Endgame Bande-annonce VO
Bandes-annonces à ne pas manquer
Back to Top