Après l'oppressant Nid de Guêpes, Florent Emilio Siri réalise un nouveau film coup de poing. Jamais la guerre d'Algérie n'aura été aussi troublante sur grand écran. Mise en scène nerveuse, tension permanente, Siri a réussit le pari fou de nous embarquer de manière honnête dans une époque oubliée, cachée. Albert Dupontel est une nouvelle fois époustouflant, son jeu d'acteur est remarquable. La fin est troublante mais réaliste : ceux qui l'ont vu pourront en témoigner, toute morale, toute justice disparaît dans les 10 dernières minutes du film. Un très bon film de guerre français (c'est tellement rare qu'en tant que bon citoyen il fallait le souligner au plus vite).
Le film a le mérite de traiter de la guerre d'Algérie et il nous montre quelques côtés sombres de cette triste partie de notre histoire. Toutefois, j'ai trouvé à certains moments quelques incohérences dans le scénario. Par exemple, une fois, c'est le personnage de Dupontel qui pète les plombs, ensuite, c'est Magimel... Bref, bon film mais aurait pu être mieux (à mon sens).
un tres bon film montrant que la guerre d'algerie montre des cruautés ignoble mort enfants femmes et des tortures viols - la perte d'amis et perte de la raison - il montre que les algeriens ont beaucoup souffert
magimel et dupontel loin de la caricature d'eux-mêmes qu'ils peuvent parfois être quand ils sont en roue libre, une réalisation épique et maîtrisée. un scénar intéressant, bref du bon, et du lourd
Au-delà de l’aspect historique, avec une description très réaliste et pragmatique de la guerre d’Algérie, le film est très intéressant par le rôle de ses personnages, ne sachant pas faire la part des choses entre une humanité bafouée en permanence et les nécessités de la guerre.
Après de nombreux livres sur cette guerre, il manquait un long métrage. Florent Emilio-Siri nous sert un film coup de poing, assez réaliste et avec un excellent casting. Mais il se laisse aller à une "américanisation" du film et en perd un peu de sa saveur.
Un très bon film de guerre, dans la même veine que le Platoon d'Oliver Stone. Sauf qu'au lieu du Viet-Nam, on suit un petit groupe de soldats français en mission de "pacification" dans les montagnes de Kabylie. La plus grande qualité du film est d'avoir évité tout parti pris sur un sujet encore sensible. Ici (comme dans la réalité) il n'y a pas de "bons" et de "mauvais", aucun camps n'a le monopole de la cruauté et de la barbarie. La force du film repose également sur ses acteurs, notamment l'excellent Benoit Magimel dont le basculement vers la folie est très bien rendu à l'écran. Pour les amateurs de fusillades l'action est également au rendez vous, pas aussi spectaculaire que dans les superproduction d'hollywood (ici pas de chocs titanesques entre deux grosses armées, mais de grosses escarmouches) mais très nerveuse et surtout plus adaptée au contexte du film (voir nos soldats français dessouder des dizaines de fell à eux tout seul aurait enlevé toute crédibilité au film). L'ennemi intime est un film visuellement magnifique, qui permettra (peut être) de jeter un regard nouveau sur ces pages douloureuses de l'histoire de France et d'Algérie.
Ce film vaut par son traitement sans fard de la violence et des exactions perpétrées par les uns et les autres. On le voit chaque jour, dans tous les coins du monde monde : la barbarie n'est pas le seul fait de nazis mais un phénomène courant dans tous les conflits de la planète, de l'Afrique à la Tchétchénie, de la Palestine à l'Irak, de la Bosnie à l'Argentine. On pourra simplement regretter un manque de recul, le réalisateur s'attachant à un petit groupe d'hommes sans jamais élargir son point de vue.
On le remarque un peu au début, on le sent de plus en plus et au final c'est terriblement marqué : comme annoncé à droite à gauche, "l'Ennemi Intime" est une sorte de relecture de "Platoon" à la sauce française. C'est particulièrement choquant sur deux aspects : d'abord le questionnement, très bien abordé dailleurs sur la présence Française en Algérie et la difficile relation entre la Métropole et cette autre France pour certains, ou cette colonie pour les autres. Mais surtout comme dans le film d'Oliver Stone, on y suit la lente descente aux enfers d'un jeune soldat, totalement idéaliste qui va peu à peu se laisser ronger par la crauté et la violence de la guerre, bien malgré lui. Pour cela il faut dire que la fin est un peu décevante, et surtout sans surprises. Autrement il faut souligner que ça fait quand même plaisir de voir quon peut aussi tourner des films de guerre en France, la question commençait à se poser, et de surcroit celui-ci est plutôt bon. La photographie est très belle et Siri nous fait parfois profité de très belles scènes ou d'autres dont on sent les références (l'attaque de l'avion façon Apocalypse Now). Mais là où le film brille le plus c'est qu'il parvient à aborder de manière assez large es principaux problèmes que représentait la Guerre d'Algérie : tortures, difficulté d'avoir confiance, embuscades, guerre du vice et du renseignement. Tout ceci parait furieusement contemporain quand on regarde ce qu'il se passe en Irak et encore davantage en Afghanistan.
La guerre d'Algérie traitée au cinéma, n'aurait pu être qu'un banal film de guerre, avec un realisateur peu delicat. Mais Florent-emilio Siri n'est pas de ceux là, et realise ici un film grandiose ; avec certes des scènes d'actions spectaculaires, mais surtout beaucoup de moments intimistes. En effet, les personnages sont très developpés : Benoit Magimel et Albert Dupontel sont excellents. Le realisateur nous montre comment la guerre detruit les hommes psychologiquement. (et physiquement) En bref : un grand film français.
Un film qui traite de la guerre d'Algérie, voilà une bonne initiative, car il ne sont pas courant. Petit à petit, la France a pris conscience de l'inutilité de cette guerre qui n'aurait jamais dû commencé. Dans ce film, point d'acte héroïque qui enlèverait toute crédibilité aux personnages. Il s'agit juste d'hommes qui combattent chacun pour leurs idéaux, qu'ils soient fondés ou pas. D'ailleurs, les algériens sont tiraillés entre le camp de la France et celui du FLN, ne sachant plus pourquoi ils combattent. Et "l'ennemi intime" restranscrit très bien cette ambiguïté. Sont-ils des traîtres ? Mais qu'est-ce qu'un traître quand on décide de rejoindre sa patrie ? Florent Emilio Siri nous narre cette guerre en se montrant très objectif, et n'hésite pas à montrer les tortures et les actes de barbarie perpétrés par le FLN et la France. Les acteurs sont très convainquants, bravo à Benoît Magimel et Albert Dupontel en particulier. Un très bon film émouvant et réaliste.
Ah tiens ! Un film de guerre qui ne se déroule pas pendant la seconde guerre mondiale ! Ça change au moins ! Ça permet en tout cas à Florent Emilio Siri (qui a refusé de réaliser Die Hard 4 pour s'occuper de ce projet) de filmer une guerre dans des décors que l'on est peu habitués à voir, de superbes décors naturels, d'ailleurs. La réalisation n'est pas mauvaise, mais elle ne marque pas non plus par une grande originalité. Les paysages sont cependant magnifiquement filmés, et donne un aspect étrange aux propos. Car ici, on n'est pas dans la crasse et la boue des guerres ayant opposé l'Allemagne à la France, on est dans des paysages ensoleillés, malheureusement parfois tâchés de sang... Côté scénario, ce n'est pas non plus beaucoup plus original. La guerre transforme les hommes, oui. Ça on l'avait déjà compris avec pas mal d'autres films. Benoit Magimel et Albert Dupontel s'en sortent cependant bien dans leurs rôles respectifs, mais je n'ai pas plus accroché que ça aux personnages, si bien que leurs états d'âmes m'ont un peu laissé indifférent. D'autres personnages comme le vieil algérien ou le jeune garçon sont bien plus intéressants à mon avis. Mais bon, lassé des films de guerre, je dois admettre que celui-ci m'a fait au moins tenir jusqu'au bout, car il présente des faits ici moins connus, là où d'autres films nous ressassent sans cesse la même histoire.
Pour une fois que le cinéma français s'attaque à un genre jusque là dominé par Holywood (malgré un "frères de sang" coréen excellent!), on ne va pas faire la fine bouche surtout quand celui-ci est extrèmement bien réussi! La lumière rappelle un peu le diptyque d'Eastwood sur Iwo Jima, la réalisation est efficace, les acteurs font partie de ce que l'on a de mieux avec un Dupontel toujours hallucinant et à fond dans ses rôles, le scénario est prenant et la dureté des combats qui agit comme la gangrène sur l'esprit idéaliste du lieutenant joué par Magimel ne pouvait pas être mieux représentée à l'écran. Un film de guerre qui ne lésigne pas sur l'atrocité psychologique et physique que subissent et font subir les combattants de cette "guerre".
Un très bon film sur la guerre d'Algérie, un sujet méconnu et peu traité par le cinéma. Siri allie un traitement sans faute du sujet (sans manichésime ni parti pris) à une technique sublime. En efffet, la réalisation est très réussie, décors somptueux, BO de qualité, un scénario intéressants, des personnages bien approfondis, des scènes de combats et de torture réalistes (sans être gore pour faire du gore). Par ailleurs, le duo Magimel/Dupontel tient la corde. Seule petite ombre, une fin quelque peu romancée mais l'ennemi intime reste une référence du film de guerre français.