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L'appât
note moyenne
2,9
735 notes dont 62 critiques
19% (12 critiques)
31% (19 critiques)
18% (11 critiques)
23% (14 critiques)
3% (2 critiques)
6% (4 critiques)
Votre avis sur L'appât ?

62 critiques spectateurs

shmifmuf
shmifmuf

Suivre son activité 84 abonnés Lire ses 1 760 critiques

5,0
Publiée le 25/01/2013
Ce film dérangeant est l'occasion pour Bertrand Tavernier de montrer de la façon la plus naturelle, et par conséquent violente, des actes atroces commis par des jeunes sans repère qui n'ont aucune conscience de la cruauté de leurs actes. Marie Gillain est désarmante de sincérité dans ce rôle abject où son personnage ne fait plus la différence entre réalité et fiction.
chrischambers86
chrischambers86

Suivre son activité 1034 abonnés Lire ses 10 112 critiques

3,5
Publiée le 10/06/2009
Avec "L'appât", Bertrand Tavernier s'inspire d'une histoire vraie pour suivre la dèrive de trois jeunes criminels! L'affaire remonte à dècembre 1984, Valèrie Subra (18 ans) et ses deux complices sont arrêtès pour les meurtres de deux hommes que l'adolescente a "appâtès" avant que ses deux copains ne les dètroussent! Pour autant, Tavernier ne cherche à faire ni un constat ni un plaidoyer! Soucieux de prèserver une certaine opacitè dans les comportements, le rèalisateur ne montre pas le dètail des crimes! Plutôt que filmer les habituels effets sanglants, il prèfère rester derrière la porte aux côtès de la remarquable Marie Gillain, ètonnante femme enfant, qui branche son walkman pour ne pas entendre les cris des victimes...et c'est encore plus impressionnant! Une mise en scène nerveuse, de grands comèdiens pour un film qui fait froid dans le dos entrainant le spectateur dans un crescendo dramatique et sans issue...
Caine78
Caine78

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4,0
Publiée le 24/05/2015
Dans le genre fait divers sordide adapté au cinéma, je demande « L'Appât ». La grande force du film de Bertrand Tavernier est d'avoir su transformer des personnages a priori abjects en voyous presque sympathiques, en définitive plus dépassés par les événements qu'ouvertement sadiques. Le fait d'y avoir intégré un fort ancrage social ne fait que renforcer ce sentiment, à travers une époque où la jeunesse commençait à ne plus croire en rien, déjà marquée par le chômage et la pauvreté, omniprésents. Ce n'est pas une œuvre réellement aimable ou plaisante, mais c'est une œuvre forte, souvent captivante et remarquablement construite, faisant preuve d'une très grande acuité psychologique pour ses trois héros, brillamment interprétés (mention spéciale à Marie Gillain, exceptionnelle). C'était probablement la période la plus riche du cinéaste, et « L'Appât » en est une nouvelle démonstration de force.
Val_Cancun
Val_Cancun

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3,5
Publiée le 13/07/2013
S'inspirant d'un fait divers authentique, Bertrand Tavernier signe avec l'appât une oeuvre forte, dérangeante, qui s'appuie sur un superbe trio de comédiens (Sitruk - Gillain - Putzulu), qui incarnent parfaitement cette jeunesse désoeuvrée et meurtrière. Marie Gillain en particulier, dont je ne suis pourtant pas fan, irradie littéralement de jeunesse et de beauté en égérie du crime. Ce qui trouble, c'est le fait que ces personnages apparaissent sympathiques, on s'identifie aisément et on compatit à leurs petites galères. Avant de réaliser que ces grands enfants ne partagent absolument pas nos valeurs, et sont capables l'air de rien de commettre les pires horreurs. Tavernier semble démontrer que seul, aucun d'entre eux n'aurait pu basculer dans l'horreur, que c'est leur association qui provoque un tel déchaînement de violence.
Rik13
Rik13

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4,0
Publiée le 18/10/2011
"L'Appât", réalisé par Bertrand Tavernier, est un drame qui s'inspire librement d'un fait divers. Deux jeunes garçons et une jeune fille issus des beaux quartiers décident de voler leur argent à des hommes riches en les piégeant dans leur appartement. Mais leur stratagème tourne au drame lorsqu'ils commettent l'irréparable contre une de leur victime. De voleurs, ils sont devenus des assassins. Bien interprété, ce film est marqué par la candeur et l'inconscience de ces jeunes gens, tellement omnibulés par l'appât du gain qu'ils ne perçoivent même pas l'ignominie de leur acte. C'est ce qui les rend d'autant plus monstrueux. Grâce à une bonne réalisation, Bertrand Tavernier met en lumière, à travers ce fait divers, les aspects les plus sombres de la nature humaine et dépeint une société en pleine déliquescence.
DarioFulci
DarioFulci

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4,0
Publiée le 02/05/2011
Un fait divers symptomatique d'une société bercée d'illusions et sans conscience des réalités. Bertrand Tavernier comme à son habitude transcende le sujet pour lui donner un écho tout particulier. Plus de vingt ans après les faits, plus de 15 ans après le film, le sujet est plus que jamais au plus près d'une certaine réalité. Réussir est toujours un objectif. Mais la façon d'y parvenir doit être la plus simple possible. N'idéalisent-ils pas Tony Montana ? Les USA les font rêver, s'y rendre sera déjà un succès. Le premier de leur réussite, forcément. Quitte à ce que cela se fasse aux dépens des autres. Des rêves illusoires que l'on prend pour des réalités à portée de mains. L'héroïne n'a pas peur de renier sa dignité, elle ne se pose même pas la question, puisque la réussite de ses objectifs disproportionnés est à la clé. Et s'il y a des victimes, ce n'est pas si important. Sa vie précaire ne tourne qu'autour de combines tout aussi précaires censés lui ouvrir les portes de la gloire et de la richesse. De l'inconscience qui se conjugue à celle de deux jeunes paumés. La scène finale met en relief le cheminement du drame: sans se rendre compte des évènements, déconnecté de la réalité, on se dit que ce n'est pas grave.
cylon86
cylon86

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4,0
Publiée le 06/04/2011
Un film qui marque les esprits par la violence de son sujet mis en scène avec brio par Bertrand Tavernier. Le scénario est parfaitement écrit mais ce sont les acteurs qui ont la part belle, chacun étant habité par son rôle dont Olivier Sitruk, bluffant et imprévisible et Marie Gillain, exceptionnelle. Très grand film, à la fois drame poignant et film noir glaçant.
saori666
saori666

Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 108 critiques

4,0
Publiée le 30/09/2010
Ces jeunes rêvent d'ouvrir un magasin aux Etats-Unis, mais pour celà il faut de l'argent, ils ont la naïveté de croire qu'ils vont réussir en cambriollant des notables grâce au carnet d'adresse de Marie Gillain qui joue très bien et qui est crédible dans ce rôle. Inspiré d'une histoire vraie, ce film est excellent. Le scénario fait froid dans le dos car des évènements semblables ont vraiment eu lieu.
Akamaru
Akamaru

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3,0
Publiée le 16/05/2010
Bertrand Tavernier s'inspire d'un fait divers sordide pour établir une observation fine et pessimiste de la jeunesse génération 1995,en mal de repères et d'idéaux."L'Appât",de teneur réaliste,est impressionnant,d'abord car il confronte des jeunes paumés à leur inconséquence,et à leurs actes.La fille du trio séduit les bobos parisiens,puis les 2 hommes interviennent masqués pour les dévaliser.Leur inexpérience pour le vol leur vaut d'être entraînés dans une spirale infernale,qui ne peut que mal finir.Pour Tavernier,le coupable n'est aucun de ces 3 là,mais la société moderne,aux images télévisuelles dévastatrices,à l'idéalisation du fric et de l'apparence.Le scénario de qualité,s'attelle à une inspection en profondeur des conditions de vie de ces 3 jeunes,au profil qu'on pourrait penser éloigné des assassins.Marie Gillain,femme-enfant candide,impulsive,immature,respire la fougue de ses 18 ans,et les prestations d'Olivier Sitruk et Bruno Putzulu sont également étonnantes.La démonstration,légèrement réactionnaire(une habitude chez Tavernier),trouve son émotion dans une réalité sans fard.Ours d'or à Berlin 1995.
Flavien Poncet
Flavien Poncet

Suivre son activité 144 abonnés Lire ses 1 073 critiques

2,5
Publiée le 10/02/2009
Reconnu, grâce à son Ours d’or au festival de Berlin, comme l’un des meilleurs films de son auteur, «L’Appât» (France, 1995) de Bertrand Tavernier ambitionne, derrière sa modeste mise en forme, de brosser le portrait d’une jeunesse gavée d’images, «enfants de Coca-Cola et de Marx» comme disait Godard, fils de la société du spectacle. Un groupe d’amis composés de deux jeunes hommes et d’une fille fomentent un coup pour pouvoir voler de l’argent aux bourgeois parisiens. Très vite, le film de Tavernier découpe le monde entre les grands riches et les petits pauvres, obligés de vivre à trois dans un appartement désordonnée où semble tourner en boucle «Scarface» de DePalma. Entre les deux, le scénario semblent ne rien considérer. Ce principe d’exagération est une récurrence du cinéma de Tavernier, elle permet de souligner le point de vue de l’œuvre et d’en exposer la thèse. Pourtant «L’Appât» est loin d’être un film à thèse. Comme toujours chez Tavernier, le personnage, l’humain dont il se fait l’image prime sur l’intrigue, sur le monde qu’il habite. Synecdoque de la société, le personnage éveille les maux d’un pays et saillit les pulsions qui le menace. «L’Appât» esquisse une jeunesse, et par extension un avenir, régi par le monde des images, gouverné par un modèle fictionnel dicté par des films. Et comme le film, comme la télévision, comme tout régime moderne d’images, cette jeunesse se fait l’outil d’une économie immoraliste, où un être en vaut un autre. Preuve en est Nathalie, innocente jeune femme manipulée par son petit ami Eric, qui sert de leurre aux bobos parisiens pour que ses amis leur extorquent leurs biens. L’Autre, sous l’impulsion d’une surconsommation des images, devient un objet, une fonction dans l’arithmétique du désir. Le désir et sa déraison, leur dispersion dans la société est un risque que dénonce Tavernier. Inspirée de faits réels, l’intrigue ne saurait être considéré comme une surestimation du pouvoir des images.
vicvitess
vicvitess

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5,0
Publiée le 27/12/2007
Sans conteste le meilleur rôle de Marie Gillain. Ce film apparement banal lui permet d'exprimer son talent et plus largement d'exposer une histoire diaolique. Une descente aux enfers progressive, glaçante. Le pire est que les jeunes personnages atteignent le point de non retour sans s'en rendre compte. Tavernier signe selon moi un de ses meilleurs films. La fin est particulièrement effrayante. Remarque: Les autres rôles ne sont pas en reste, nous à faire à Sitruk, Putzulu, Berry, tous trois en grande forme.
loulou451
loulou451

Suivre son activité 58 abonnés Lire ses 1 498 critiques

2,5
Publiée le 06/08/2007
Primé à Berlin, le film de Tavernier vaut surtout par l'interprétation brillante de Marie Gillain et de Bruno Putzulu. Les deux acteurs portent littéralement le film sur leurs épaules. Car la mise en scène de Tavernier, loin de valoir tant de lauriers, demeure très académique. Par trop bien souvent. De son côté, Olivier Sitruk, en assassin mégalomane, peine à se hisser au niveau de ses deux compères. Au final, cet "Appât" bénéficie surtout d'une histoire vraie à couper le souffle. Le scénario colle au faits divers sans trop extrapoler et c'est tant mieux.
Ezri L.
Ezri L.

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4,0
Publiée le 27/04/2007
A la manière du générique de début où apparait le titre du film et, qui n'est pas sans rappeler le travail de Saul Bass pour "La mort aux trousses" de Hitchcock, les trois protagonistes vont tisser un entrelacs inextricable de causalités (méfaits anodins qui prendront de plus en plus d'ampleur) qui les mèneront vers leur inexorable perte sans qu'ils en prennent réellement conscience. En dressant le portrait de trois jeunes ni bons ni mauvais (interprété avec brio par son trio de comédiens), baignant dans un marasme d'inculture (ou plutôt de "sous-culture") désolant et pour lesquels dénommer la France "L'hexagone" est déjà un signe de snobisme intellectuel, Bertrand Tavernier, visionnaire, dépeint une génération toute entière en manque évident de repères solides et d'éducation, dévorée d'ambition, de rêves de richesse mais qui préfèrent les chemins de traverse de la facilité pour les réaliser... Des adulescents un peu déconnectés d'une certaine réalité par l'omniprésence latente de la télévision, creuset intarissable de réalités virtuelles et enjolivées où le jeu et/ou la violence apparaissent comme autant de moyens de parvenir à ses fins. Ce portrait sonne d'autant plus juste et troublant aujourd'hui, dix ans plus tard, tant ce phénomène s'est accru de manière inquiétante auprès de la jeunesse. Plutôt que de se livrer à une reconstitution minutieuse du fait divers dont il s'est inspiré, le réalisateur s'attarde à décortiquer la vie de ses personnages extraordinairement banals (donc humains), leurs motivations, leurs conflits (internes et externes), le tout sans psychologisme pesant, faisant ainsi de "L'appât" un film à la fois simple et complexe, lucide et sombre, touchant et dérangeant (sans jamais tomber dans la complaisance de la provocation glauque), beau et effrayant. Très bon, en définitive.
requiem81
requiem81

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5,0
Publiée le 13/05/2006
Stupéfiant. Ce film décrivant un fait réel m'a troublé. J'ai été mal à l'aise durant tout le film. Marie Gillain étale son talent et joue dans un registre qui lui va à ravir. Un film vraiment malsain sur l'insouciance de certain jeunes qui vivent dans le rêve et c'est bien là ce qui frappe... A voir mais pas par n'importe qui. Ce drame urbain semble vraiment d'actualité.
BadLt
BadLt

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4,0
Publiée le 10/01/2006
C'est l'histoire de 3 jeunes, 3 amis qui vivent dans l'insouciance et partagent un rêve, faire fortune en Amérique. C'est l'histoire de ce rêve qui tourne au cauchemar. Et c'est la démonstration que la société n'est pas seulement la victime de ce cauchemar mais qu'elle en est aussi l'origine. Les cibles de Tavernier sont bien entendu les médias, notamment la télévision, et puis le cinéma, plus précisément le faste et la violence auxquels il nous accoutume. Soit 2 piliers d'une société dominée par l'argent et la frime, les apparences. Et puis c'est quand même le récit d'enfances tourmentées, que ce soit celle de Bruno, abandonné par ses parents, ou celle de la petite soeur de Nathalie (Marie Gillain, qui crève l'écran) laissée elle aussi par ses parents. Les grands absents de ce film sont bien les parents, qu'on ne voit jamais ou presque, et peu importe puisqu'ils sont aveugles. Le constat est implacable, impitoyable : sous ces jeunes qui nous semblent d'abord ordinaires se cachent des criminels sans aucune morale, complètement déconnectés de la réalité. Ils ne croient qu'en l'argent et leur propre douleur, oubliant celle des autres et parfois celle de l'Autre (les disputes entre Nathalie et Eric; le refus de croire la douleur d'Eric, enfant abandonné). Ils n'ont d'autres repères que ceux que leur offre la société consumériste et exhibionniste d'aujourd'hui : Nathalie s'extasie devant des stylos Mont Blanc, une Porsche, un PDG qui gère des magasins à ne plus pouvoir les compter... Ce qui est glaçant dans L'appât, c'est que le film n'a rien d'une fiction mais s'inscrit pleinement dans la réalité. Mais ce qu'il y a de pire encore c'est que le film a 11 ans déjà, les faits en ont 20 et rien n'a changé.
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