La Haine
Note moyenne
4,1
38392 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

875 critiques spectateurs

5
354 critiques
4
324 critiques
3
90 critiques
2
57 critiques
1
24 critiques
0
26 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2022
Enfin vu pour la première fois La Haine, l'un des films français les plus cultes. Et je ne suis pas déçu. Évidemment, ça reste un film très tapageur dirons nous : les personnages sont tout le temps en train de crier et s'embrouiller, du coup c'est peut-être un peu fatiguant à suivre à la longue. Cependant, le message du film est toujours autant d'actualité et la manière dont il est passé à travers l'histoire de ces 3 jeunes de banlieue qui sont plus ou moins clean est incroyable. Le chemin parcouru par ces 3 gars jusqu'à à la fin est assez dingue et prouve bien le climat hostile qui règne dans ces cités et qui n'est bon pour personne, que ce soit citadin comme policiers. Bref, un grand film et des acteurs au top, d'une puissance politique et émotionnelle forte. A voir absolument !
FR Saas
FR Saas

16 abonnés 277 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2022
Le film décrit de manière assez triste une jeunesse de banlieue enfermée dans une bulle de médiocrité et déconnecté du monde et de ses réalités.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2022
Le film de Mathieu Kassovitz, la révélation d un réalisatrice d acteurs mais surtout une vision d une banlieue. Intrigue bien menée jusqu'à au paroxysme... et fatal dénouement.
Ritchie B.
Ritchie B.

4 abonnés 157 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2022
PFFFF...

Ce film a une puissance qui reste d'actualité.
Très cliché (sur la ghettoïsation, les jeunes de banlieues, la vie de la cité), mais tellement de profondeur...
Ce qui fait un grand film c'est qu'il reste intemporel.

2022 je viens de visionner ce film, 17 ans qu'il est sorti.
Rien n'a changé...
Pascal M.
Pascal M.

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 janvier 2022
Ce film "La Haine" ne m'as pas vraiment marqué... Parfois cité dans les discutions quand j'étais jeune, je l'ai revisionné en 2021 et il ne m'as pas vraiment emporté... De mon point de vue, le scénario est maigre, les dialogues plus que moyen... Je n'ai pas senti quelque chose de particulier qui se dégage de ce long métrage... J'ai quand même apprécié le style de film en blanc et noir ainsi que le point de vue de la camera dans certains plans mais le reste est vide, selon moi...
J'ai visionné ce film histoire de dire que moi aussi, j'ai vu le film "La haine" mais ce dernier sera vite oublié.... Je suis déçu...
kingbee49
kingbee49

53 abonnés 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2021
Un incontournable des années 90 dont le mérite est d'offrir une photographie sociale assez juste de la vie en banlieue et du désarroi de la jeunesse même si, quelques années avant, Jean Claude Brisseau avait déjà frontalement abordé le sujet dans "De bruit et de fureur ". "La Haine" est un espèce de road movie à l'esthétique un peu trop léchée mais sa force est bel et bien sa direction d'acteur et l'aspect tragicomique de cette succession de sketchs organisés en film. Par contre la référence à Taxi driver" me parait hors sujet. C'est un truc de cinéphile.
Julien R
Julien R

8 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 novembre 2021
Excellente réalisation ! Du cadrage, du mixage son. Toutefois, politiquement, c'est un film vide; qui n'amène ni réflexion ni revendications. De ce point de vue c'est décevant.

Point fort sur les violences policières mais qui encore une fois n'est qu'un pur constat
Barbe d’or
Barbe d’or

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 novembre 2021
Un monument de l’histoire du cinéma.
La première plongée filmée dans les cité.
La musique est génial, les comédiens…
Je suis fan !!!!
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2021
23 ans séparent « La haine » de « Les misérables », mais ils parlent tous deux de la même fracture sociale que rien n’a réduit malgré les années. Les deux prouvent que la violence policière est toujours plus légitime aux yeux de la société que l’émeute urbaine. Entre les deux, un changement de point de vue ; une première fois le film adopte le regard des jeunes de banlieue et une seconde fois celui des policiers. Film coup de poing, il remporta le prix de la mise en scène à Cannes et le César du meilleur film en 1996.
Reprenons le critique de Critikat pour un film intemporel devenu culte :
« Comme les films noirs dont il est inspiré, La Haine raconte l’histoire d’une chute causée par la poursuite d’un fantasme. Les trois personnages principaux du film ne sont pas animés par un désir charnel ou attirés par l’appât du gain, ils fantasment seulement l’idée de reprendre possession de leur image. Quand ils ne sont pas cantonnés au simple statut de spectateurs de programmes de télévision ou de publicités, Saïd (Saïd Taghmaoui), Hubert (Hubert Koundé) et Vinz (Vincent Cassel) restent prisonniers de rôles cousus de fil blanc : celui de la petite frappe, du dealer ou encore de la victime de violence policière, soit autant de variations des clichés typiques du « malaise des banlieues ». Dans un contexte d’émeutes provoquées par une bavure dans leur quartier, Hubert et Vinz s’affrontent sur les moyens de redéfinir leur rôle dans la société sous le regard de Saïd, leur ami, personnage par lequel nous entrons dans le film.
De l’autre côté du miroir
Il est important de relever que ce témoin propose un regard amical sur les deux autres protagonistes. En 1994, un tel choix de point de vue sur des personnages « issus des banlieues » est encore rare. Nous nous plaçons ici à hauteur d’homme, Saïd nous offrant un rapport privilégié pour rencontrer ses deux compères. Vinz est le premier à être présenté, par l’entremise d’une scène de rêve (choix qui remet en question le statut de certaines images qui l’accompagneront par la suite). Dans un plan resté dans les mémoires, c’est lui qui prononce la célèbre réplique de Robert De Niro issue de Taxi Driver : « C’est à moi qu’tu parles ? » Le miroir s’apparente ici à un écran face auquel il reste seul, spectateur de lui-même. Vinz n’est en fait jamais sorti du rêve : le poster derrière lui qui encadre sa tête place son imaginaire en dehors de sa réalité immédiate. En cela, il est le personnage le plus enfantin du trio, son cabotinage s’apparentant le plus souvent à une simple posture. Un peu plus tard, devant la télévision qui diffuse les images des émeutes auxquelles il aurait participé, il rage de ne pas avoir été filmé. C’est que Vinz veut devenir un personnage de télé, preuve suprême d’une existence sociale à l’apogée de l’ère de la petite lucarne. Quand il trouve un pistolet perdu par un policier dans la cité, il y discerne la possibilité de se retrouver au cœur d’une grande scène tragique : celle d’un meurtre par vengeance, sorte de sacrifice pour « rétablir la balance » et s’extraire de l’éternel rôle de victime.
Hubert fait office quant à lui d’adulte au sein du trio. Il voit d’un mauvais œil les projets de Vinz et tente de le dissuader de commettre l’irréparable. Persuadé que la haine attise la haine, il cherche à s’en sortir par le haut afin de quitter cet enfer et se réinventer ailleurs. Il est, d’une certaine manière, représentatif d’une forme de réussite légitimée par les discours des gouvernements successifs, de celles qui prouvent que le travail paie et ouvre les portes d’un monde meilleur pour les plus méritants. Hubert est un personnage rassurant et profondément sympathique, qui parvient de justesse à éviter que Vinz ne se serve de son arme en le confrontant à l’impasse où le mène son projet. Mais cette idée d’élévation par la vertu se révèle être elle aussi un fantasme, quand une nouvelle bavure est commise sous ses yeux. C’est alors Hubert qui pointe le pistolet vers les forces de l’ordre, menant à son terme le projet de Vinz. Cette fin, parfois décriée comme une touche finale de noirceur gratuite, permet à La Haine de ne pas se limiter à une simple leçon de morale. Si le destin des personnages se retrouve totalement bousculé dans le dénouement, c’est qu’il était plus difficile que prévu de s’en écarter : aussi méritant que puisse être un « jeune de banlieue », il reste plus exposé aux violences policières, c’est ainsi. C’est en cela que consiste toute l’importance de la Haine : le film part de la situation particulière de ses personnages pour proposer un regard humaniste à plus grande échelle, rappelant au passage que l’effondrement d’une société n’est en rien causée par la prétendue déchéance morale de ceux qui sont en bas de l’échelle sociale.
« Et qui nous protège de vous ? »
Kassovitz l’assume, ne serait-ce que par des citations explicites : La Haine est profondément imprégnée des films néo-noirs de la fin des années 1970 qui implantaient des structures de film de genre dans des décors réels. Nourrissant son deuxième long-métrage de déambulations dans des rues filmées comme des labyrinthes, Kassovitz fait le choix de cadres très composés. Les publicités, les tags, les images télévisuelles ou encore les formes des bâtiments attirent le regard, dessinant un monde envahi d’injonctions. Cette approche stylisée contraste avec une démarche qui se voudrait « prise sur le vif », parfois presque documentaire, mais elle se justifie par le choix du point de vue. La caméra arpente les différents quartiers de l’agglomération parisienne par le biais du regard des trois personnages. Or, ceux-ci en sont réduits à réagir à ces injonctions, seules prises qu’ils ont sur une ville qui les rejette. Vinz voudrait imiter des personnages des films, Hubert porte un regard politique sur les mensonges publicitaires, tandis que Saïd se les réapproprie au moyen de sa bombe de peinture. Paris met en scène leur exclusion, maintenant derrière ses murs ce qui leur est interdit : comme le dit Saïd, ils sont enfermés dehors (du périphérique comme des immeubles).
Lorsque le trio parvient à entrer quelque part, un piège se referme sur eux. Sur ce point, aucune scène n’égale celle du commissariat parisien : dans la terrible séquence de la garde à vue, le point de vue change et adopte pour la première fois celui d’un policier. La violence observée n’est en effet plus celle des trois protagonistes, il s’agit de celle des forces de l’ordre. Nous sommes aux côtés d’un jeune policier assis en retrait, placé en spectateur des exactions de ses collègues. Surgit alors un autre imaginaire : celui du racisme, de la violence acceptable, de la puissance par l’humiliation. Apparaît même un fantasme, là-aussi : celui d’une violence jugée légitime, proférée impunément grâce à son invisibilité. Désapprobateur mais impassible, le policier silencieux donne à ressentir la honte de ne pas réagir en ne disant rien, en baissant les yeux. Il ne faut pas laisser de trace, voilà le secret du métier, explique son collègue. Cette violence qui cherche à s’effacer se retrouve justement être, vingt-cinq ans plus tard, le thème central des Misérables de Ladj Ly, film dans lequel trois policiers tentent de mettre la main sur des images filmées d’une bavure. Mises côte à côte, les deux œuvres déploient une étonnante symétrie en ce qui concerne les enjeux liés aux images de violence. Le constat reste le même : la négation des violences policières attise les flammes plutôt qu’elle ne les éteint. C’est pourquoi l’image d’ouverture du film de Mathieu Kassovitz frappe peut-être plus encore qu’à l’époque de sa sortie. Cette affiche montrant une Terre frappée par un cocktail Molotov relie en effet la situation sociale en banlieue parisienne à une réflexion plus ample sur la propagation de la haine. Le fantasme à l’origine de la chute d’une société n’est en effet pas celui de banlieusards que certains veulent voir comme « ensauvagés », il s’agit plutôt de cette croyance mondialisée selon laquelle les coups de matraques sont plus excusables que la colère sociale. »
Donc un film incontournable
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
GéDéon
GéDéon

136 abonnés 713 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2021
Avec son deuxième long-métrage en tant que réalisateur, Mathieu Kassovitz signe une œuvre qui sert désormais de référence. En suivant la journée de trois amis issus d’une cité sensible (Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui), l’histoire dépeint l’univers des banlieues et les tensions qui les opposent aux forces de l’ordre. En prenant fait et cause pour ces jeunes délaissés par la société, le cinéaste expose au grand jour une facette jusque-là méprisée par les institutions. Bref, un sujet traité avec subtilité et humanisme dont l’actualité récurrente prouve l’intemporalité de ce drame fort justement récompensé du César du meilleur film en 1996.
tisma

356 abonnés 2 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2021
Un film boulversant et vraiment perturbant. On suit ces 3 jeunes qui nous embarquent dans leur vie quotidienne tiraillante. Les acteurs nous transportent et c'est troublant.
Le 4ème homme
Le 4ème homme

42 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2021
1995-2021
Ce film est toujours d'actualité !
Au départ, je ne suis pas vraiment "branché" vers cet univers de banlieue. Mais force est de constater que l'on rentre dans le film pour ne plus le lâcher !
Réalisation tout à fait remarquable, très moderne dans un très beau noir et blanc.
Les acteurs sont très bons, et notamment Cassel criant de vérité !
Leandre H
Leandre H

10 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2021
Film célèbre car représentatif de son époque, il est triste de voir que le sujet est encore d’actualité aujourd’hui. Kassovitz a fait son choix, et charge la société (représentée par la police et les bourgeois bien-pensants) des maux qu’il représente ici. On assiste à une journée ennuyante pour les 3 personnages, campés par un trio au sommet. Le désoeuvrement se lit sur leurs visages. Et il y a l’atmosphère électrisée par une récente échauffourée. La tension monte, lentement mais sûrement.

Ils n’ont rien fait de mal, et l’on bouillonne avec eux lorsqu’ils sont victimes d’agents de police racistes et abusifs. Cependant l’institution policière aurait mérité davantage de nuance. C’est un film extrêmement à charge contre eux, et contre le système médiatique qui est responsable d’une certaine polarisation de l’opinion publique.

On y voit un beau noir et blanc anachronique, et qui met en valeur les contrastes visuels. Métaphoriquement, on pourrait y voir une révolte graphique contre le manichéisme (noir/blanc) qui est l’un des sujets du film. Néanmoins, le film n’est pas objectif.
Des plans magnifiques sont tirés d’une pellicule granuleuse, certains restent mémorables. Cassel explose dans son rôle, et les 3 manipulent avec adresse le verlan, et tout un langage qui doit leur permettre de faire face à une situation qu’ils n’ont pas choisie (la violence, la cité, etc).

C’est un film de gauche, et il semble compliqué de le comprendre pleinement si l’on ne connaît pas l’histoire de France, son rapport à l’immigration, et la société française de ces années-là (politique, culture, etc).
La subjectivité de Kassovitz en fait un grand film, qu’il faut voir en gardant la tête froide.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 octobre 2021
Très bon film représentant une certaine réalité avec une honnêteté incroyable. le film sonne vrai de A à Z c'est incroyable on a l'impression que les personnages sont fait pour leur rôle. Film à voir, il est à mon sens un classique du cinéma français et il sera toujours d'actualité, car selon moi il n'a pas pris une ride depuis 26 ans.
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juin 2023
Un chef-d'oeuvre bien avant les récents Misérables. Ce qui prouve, malheureusement, que rien n'a changé en un quart de siècle dans nos banlieues. Tant que dure la chute, tout va bien. C'est au moment de l'atterrissage que ça va se compliquer. C'est chronomètré comme "24h Chrono" ce qui donne le même rythme. Et pourtant, on sent que la violence sort de l'ennui. 10 ans plus tard, c'est la révolte des banlieues. Prophétique...
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse