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    La Haine
    note moyenne
    4,1
    20340 notes dont 684 critiques
    43% (291 critiques)
    36% (246 critiques)
    9% (62 critiques)
    6% (42 critiques)
    3% (19 critiques)
    4% (24 critiques)
    Votre avis sur La Haine ?

    684 critiques spectateurs

    Ewen Blake
    Ewen Blake

    Suivre son activité 63 abonnés Lire ses 424 critiques

    4,5
    Publiée le 4 mai 2012
    "L'important ce n'est pas la chute..." Le propre des grands films est d'être intemporel. Et 17ans plus tard la réalité dépeinte par La Haine est toujours aussi brulante d'actualité. Il est d'ailleurs amusant d'entendre évoquée la nostalgie d'un âge d'or qui n'a jamais existé : "il y a quelques années, un dialogue était encore possible" est encore la formule favorite des politiques et journalistes d'aujourd'hui. Grand film La Haine n'en est pourtant pas parfait: le point de vue de Kassovitz, sans verser trop ostensiblement dans le manichéisme reste très subjectif. On peut notamment lui reprocher de n'expliquer l'oisiveté et la propension à tomber dans la délinquance de ces jeunes que par l'absence de stimulation et de perspective. Personne ne naît avec les mêmes chances et s'il est souhaitable de tout faire pour réduire ces inégalités il est illusoire de penser que nous partirons tous un jour sur un pied d'égalité. Certains naissent dans des quartiers difficiles, d'autres naissent handicapés, orphelins ou avec des gènes qui les rendront obèses. Même si nous n'avons pas de prise sur certains éléments de notre vie il ne tient qu'à nous de faire les efforts nécessaires pour nous en sortir. De mon point de vue, vivre dans des conditions difficiles ne suffira jamais à excuser les jeunes qui choisissent le chemin le plus simple. Ma deuxième critique sera pour le fatalisme qui se dégage de La Haine et qui d'une certaine façon justifie mon 1er point. Si l'on fait les efforts suffisants il est possible de quitter la banlieue malgré ce que la mère d'Hubert veut nous faire croire. Le fait de faire un bon choix n'est pas toujours sanctionné par une balle perdue. La conclusion du film est donc condamnable malgré son incontestable force dramatique cinématographique. Le thème de la rage et du désespoir a d’ailleurs rarement été aussi bien traité mais on aurait aimé que Kassovitz ne passe pas sous silence un fléau bien connu des cités : la flemme. Le rythme du film a été beaucoup critiqué. Je ne suis pas d'accord. Non seulement on est encore loin d'un Gus Van Sant mais en plus cette lenteur est nécessaire pour représenter l'oisiveté et le dénuement dans lequel sont plongés ces jeunes. Symbole d'une génération la Haine est donc surtout une réussite. Une oeuvre terriblement réaliste, violente et riche. On aborde ainsi le manque de mixité social, le rôle des médias, le cercle infernal de la haine, le système social basé sur la violence dans lequel l'insolence et la lutte contre la police sont plus valorisées que l’effort et la pondération, l'incompréhension de deux mondes et le sentiment de rejet des banlieusards symbolisé dans la scène de la galerie, la mise en valeur des arts urbains (break-dance, mix), le manque de repère de cette jeunesse qui cherche des modèles définis par leur violence et leur quête de respect (Robert de Niro dans Taxi Driver). Le réalisme de la Haine est assuré par la crudité des dialogues, le choix d'une image en noir et blanc, la performance des trois rôles principaux (un juif, un arabe et un africain) et la force contemplative de la réalisation. Ce portrait brut et désenchanté de la jeunesse de banlieue est de loin le meilleur film de Kassovitz Une scène : l'histoire de Grunwalski. Elle peut donner lieu à de nombreuses interprétations. Deux me paraissent plus convaincantes que les autres : 1. Grunwalski symbolise les jeunes des cités. Ils ont des valeurs, des normes et des vie différentes du reste de la société et s'en isolent. Il existe pourtant des opportunités d'attraper le train, de faire partie de ces "vous" à qui appartiennent le monde de l'affiche mais il faut parfois pour cela se soumettre aux règles, à l'autorité et donc dans l'esprit d'un jeune de banlieue : baisser son froc. 2. Grunwalsky symbolise Vinz. Il ne veut pas faire comme les autres et persiste dans son idée initiale stupide. Il butera un flic si Abdel décède. Ses deux potes lui tendent la main à plusieurs reprises pour qu'il arrête de faire le con mais Vinz refuse de mettre de coté sa fierté personnelle et ce faisant risque d'être abandonné.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 25 juin 2009
    Rècompensè du Prix de la mise en scène au Festival de Cannes et de trois Cèsar, dont le meilleur film et le meilleur montage, le film phènomène de Mathieu Kassovitz aborde une actualitè brûlante: le malaise des banlieues et les bavures policières! il se concentre sur l'histoire de ces trois copains pendant une journèe! Angoisse, mal de vivre, dèsillusions, colère: il filme la montèe de la haine avec force et humour, sans racolage ni dèmagogie! C'est clair, pour lui c'est du cinèma, même s'il aborde avec sincèritè un thème qui le concerne! La vision de "La haine", c'est la vision de Kassovitz, mais ce n'est pas la seule et pas forcèment la bonne! La camèra mobile s'accroche aux acteurs (Vincent Cassel, Saïd Taghmaoui, Hubert Koundè), tous les trois excellents! Malgrè un sujet casse-gueule tournè en noir et blanc, avec des comèdiens quasi-inconnu, "La haine" a crèè un vèritable engouement et Kassovitz est devenu le porte-parole d'une gènèration en mal de vivre! Du cinèma èlectrochoc, au montage speed, aux effets de mise en scène sophistiquès et aux comèdiens tous prodigieux de justesse...
    Florent B.
    Florent B.

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    4,0
    Publiée le 11 novembre 2018
    Un sujet d’actualité parfaitement traité et joué. A l'époque se fut délicat mais maintenant c'est culte, il s'agit là d'un film intelligent qui nous plonge dans une autre société, un autre mode de vie. Qu'il y a des bons et des mauvais. Kassovitz sait de quoi il parle, et son film est judicieux et audacieux. Mais ce film n'est pas une incitation à la haine et c'est justement le contraire qui y est montré. Il s'agit d'une longue descente en enfer. Une réussite dont on en parle encore.
    selenie
    selenie

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    2,0
    Publiée le 21 décembre 2013
    Comme on le dit d'une expression éculée, le film d'une génération... Enfin surtout celle des racailles de banlieue puisque le film porte aussi bien son titre que les clichés pour un film qui a renforcé la ghettoïsation plutôt que de la soigner, ou du moins d'être optimiste. Dans les bons points il y a le noir et blanc, les fulgurances de certaines scènes, la démonstration de l'ennui, et surtout la direction d'acteurs... Car au final le plus grand point fort du film est d'avoir fait émerger toute une génération de cinéma comme Saïd Taghmaoui, Vincent Cassel, Edouard Montoute, Hubert Koundé, Bernie Monvoisin mais aussi l'apparition de Karin Viard, Zinedine Soualem, Philippe Nahon et Benoit Magimel... Le problème du film c'est que Kassovitz a voulu montrer le malaise des banlieues tout en usant de caricatures outrancières. D'un côté des branleurs (dans tous les sens du terme) qui foutent rien et ne tentent rien mais qui pseudo-philosophent sur le néant de l'existence qu'ils se choisissent, de l'autre la société vu par Kasso qui se résume aux filles qui ont droit de fermer leur gueule (soeur ou maman), les skinheads néo-nazis (fort à plusieurs mais lâche seul, tiens on dirait nos branleurs !) et surtout la police, tous des racistes dangereux sauf... celui issue de leur cité ! Des raccourcis aussi faciles et faineants qui gâchent le propos pourtant salutaire du film. Une vision très manichéenne mise en scène par un homme haineux. Aujourd'hui, on connait mieux Kassovitz, et si on est d'accord pour le dire talentueux il demeure un homme narcissique qui se croit seul détenteur de la vérité (affaire "L'Ordre et la morale"). Dénonciateur maladroit malgré un potentiel énorme. Dommage car des années plus tard ce film est presque une comédie où on s'amuse encore du sketch de Cassel devant sa glace et des bêtises de Taghmaoui... Finalement la banlieue attend toujours son film...
    François G.
    François G.

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    4,0
    Publiée le 11 août 2015
    "La Haine", chronique de la banlieue portée par Vincent Cassel, est un film choc en noir et blanc réalisé par Matthieu Kassovitz. Cette histoire sur la violence dans les cités est fascinante et brillamment mise en scène. L'ambiance pesante, les scènes de tensions et l'humour noir contribuent à former ce long-métrage poignant et réaliste. Les trois acteurs principaux (Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui) sont tout simplement parfaits dans leurs rôles et dénoncent toute cette violence, cette spirale répétitive de leur quotidien sans avenir avec brio. "La Haine" est tout bonnement un grand film.
    yohanaltec
    yohanaltec

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    4,5
    Publiée le 2 juin 2015
    Matthieu Kassovitz a réalisé un film qui à marqué toute une génération avec ses dialogues de folies, ses touches d'humours excellentes et subtiles, son noir et blanc qui rappelle la violence et la peur, et ses performances d'acteurs inoubliables. C'est un film à voir de toute urgence.
    Mr. Renton
    Mr. Renton

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    5,0
    Publiée le 20 mai 2015
    Vu pour la première fois hier sur paris première et j'en sors presque comme paralysé par cette fin. /spoiler/ Qui est mort? /spoiler!/ et la j'ai été comme illuminé d'un seul coup. Et si Matthieu Kassovitz nous avez laissé le choix? Et si NOTRE haine devait avoir le dessus sur le fin? Car moi personnellement je pense que /spoiler/ Hubert tue le skinhead /spolier/ Mais c'est parceque je suis plutôt dans le camp d'Hubert. Poir toi peut-être que Hubert mérite de mourir, auquel cas il meurt mais tout cela dépend du visionneur. Bref Kassovitz nous fait comprendre la vie dans la banlieue de manière génial grâce a un montage incroyable. Et Vincent Cassel est parfait comme Saïd et Hubert. "Jusque ici tout va bien mais c'est pas la chute qui compte, c'est l'atterrissage.". Un film CULTE a voir au moins une fois dans sa vie.
    Emile S.
    Emile S.

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    5,0
    Publiée le 25 mars 2014
    Enfin un film français qui ose s'aventurer dans les terrains de la violence sans raconter l'histoire de flics "gentils". La haine est un chez d'oeuvre de réalisme amer et avec une fin de ouf. On y suit quatre jeunes gars de banlieue en colère à cause d'un tabassage en règle d'un de leurs potes par un flic dans un commissariat. L'un d'eux (Vincent Cassel) possède un flingue et veut buter un flic si son pote meurt. Le plus gros point fort de ce film est ses acteurs qui sont tous géniaux ainsi que la mise en scène de Mathieu Kassovitz (l'inconnu des photomatons pour les incultes). Alors si vous n'avez pas vu ce film regardez-le absolument.
    NusaDua
    NusaDua

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    4,5
    Publiée le 24 septembre 2012
    La banlieue et ses drames, présentés avec style mais aussi avec réalisme... Mathieu Kassovitz s'évertue à taper fort, et il parvient sans peine à offrir un film puissant, à l'image de ses interprètes, Vincent Cassel en tête.
    Benoit R
    Benoit R

    Suivre son activité 347 abonnés Lire ses 5 435 critiques

    3,0
    Publiée le 1 décembre 2010
    Second long-métrage pour Mathieu Kassovitz, à l'âge de 27 ans il réalise sans le savoir une oeuvre emblématique pour toute une génération. La Haine (1995), magnifié par son rendu en noir & blanc (filmé au départ en couleurs mais transformé au montage) nous offre un nombre conséquent de plans, disons le clairement, inoubliables (plans séquences ou travelling aérien), ajoutez à cela, des personnages auxquels on fini par s'attacher, un juif, un noir et un beur, un trio représentant très largement ceux qui vivent aujourd'hui dans les cités françaises. Le film y dépeint un climat social extrêmement tendu et qui (hélas) n'a pas évolué, à en voir les récents échauffourées entre jeunes et forces de l'ordre (notamment les émeutes de 2005). Mathieu Kassovitz nous fait vivre de l'intérieur la journée type vécue par des jeunes de banlieue, entre ennui et frustrations, sans les innombrables contrôles de police (justifiés ou injustifiés). Une réalisation prenante, grâce à un scénario et une mise en scène efficaces, sans oublier ce fameux trio (Vincent Cassel, Saïd Taghmaoui & Hubert Koundé). Récompensé par le Prix de la Mise en Scène lors du 48ème Festival de Cannes, ainsi que par trois Césars, dont celui du Meilleur Film ! A signaler enfin, que deux ans plus tard, sortait au cinéma, un autre film qui fit lui aussi tout autant de bruit, à savoir Ma 6-T va crack-er (1996) de Jean-Francois Richet.
    Nick La Main Chaude !
    Nick La Main Chaude !

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    4,5
    Publiée le 22 avril 2012
    Dix-sept ans déjà. Saïd, Vinz et Hubert n’ont pas changé, éternellement jeunes, impertinents, drôles, révoltés, attachants, envoyant valser le politiquement correct et nous balançant en pleine figure leur vérité comme un coup de tête en pleine poitrine. Le film a été réalisé au milieu des années 1990 comme une réponse à la politique sécuritaire de Charles Pasqua et suscita une controverse quant au point de vue adopté par Mathieu Kassovitz. Aujourd’hui les choses n’ont pas beaucoup changé, les ministres de l’intérieur se sont succédé et notre société se porte toujours mal. La matière sociale et politique peut toujours sembler discutable à cause de sa dimension fable sociale, mais elle reste indéniablement actuelle. " La Haine " est devenue le symbole d’une génération et peut aujourd’hui être considéré comme l’un des meilleurs films français de ces vingt dernières années. Lorsqu’on fait la liste des oeuvres qui ont marqué l’histoire du cinéma par des qualités scénaristiques, une mise en scène originale, la découverte de nouveaux interprètes talentueux, un point de vue radical, elles ne sont pas nombreuses. Ce n’est pas par hasard que Mathieu Kassovitz aime Martin Scorsese, et que Vinz fait une imitation de Travis Bickle joué par Robert De Niro devant sa glace. " Taxi Driver " était également remarquable par cette pulsion, cette inventivité, et cette fuite en avant que rien ne peut arrêter. La dramaturgie est simple et efficace. L’action se déroule pendant vingt quatre heures, l’heure étant indiquée de façon aléatoire, avec une première partie en banlieue et la seconde à Paris. N’ayant pas les moyens de filmer en couleurs comme Mathieu Kassovitz le voulait, le choix du noir et blanc donne un caractère très urbain, graphique, permettant ainsi de se distinguer du film réaliste à la française. La banlieue est fantasmée par l’esthétique et la mise en scène avec de nombreux plans séquences. Le jeune réalisateur aime le cinéma américain et le revendique par une technique totalement maîtrisée. Les trois protagonistes, le juif, l’arabe et l’africain, ne sont jamais définis par leur origine, donnant une dimension universelle. La violence est omniprésente dès le générique, avec le montage d’émeutes, de pavés lancés, de bombes lacrymogènes et de rangées de CRS. La banlieue s’embrase car Abdel Ichah est à l’hôpital suite à une bavure policière. Le point de vue du réalisateur est ouvertement du côté des jeunes contre la police. La caméra suit les trois amis dans ces allées, elle survole les immeubles pour mieux montrer l’enfermement au milieu de ces tours. La violence vient surtout de l’extérieur, d’être « enfermé dehors », de ce slogan publicitaire en référence à Scarface « le monde est à vous » que Saïd par un coup de bombe de peinture s’empare pour remplacer le « vous » par « nous », d’un système qui oblige à ne pas rater le dernier RER. La violence devient alors instinctive, et caméra à l’épaule, en suivant ces trois protagonistes on fait des rencontres explosives. La première partie montre le bouillonnement créatif par les graffitis et la danse, caméra au sol sur des silhouettes qui tournent, s’élancent, retombent et s’envolent. La musique est toujours extradiégétique et contre toute attente n’est pas très présente sauf ce djset de Cut Killer d’un appartement mixant NTM et Edith Piaf. Le battement de coeur de ce film, c’est le langage. Il rythme les pas et les mouvements de caméra et donne une musicalité tellement ça fuse, ça tchat. On parle plus qu’on agit. Vinz veut se venger, Hubert tente de le raisonner mais finalement le passage à l’acte ne se fera pas comme prévu. La Haine est avant tout un ressentiment. La parole et le regard sont les deux thèmes du film. Une scène le montre particulièrement, lorsqu’un policier les regarde se faire humilier par ses collègues mais reste muet. Il semble choqué par ces pratiques obscènes mais ne parle pas. Au contraire, lorsque que Vinz veut tuer un skinhead, c’est la parole d’Hubert qui le sauve. 6h00. 6h01. Un coup de feu est tirer hors champ. Qui est touché ? On le devine. " La Haine " est un film culte dès sa sortie en salle, succès auprès du public et de la critique, il est devenu un objet social et médiatique. Les différentes polémiques firent oublier l’essentiel: un film fait par des jeunes qui ont tout donné, avec trois illustres inconnus, qui se moquaient de rentrer dans le système d’un certain cinéma français à Césars, simplement efficace et puissant, paradoxalement drôle, pessimiste et finalement poétique.
    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Publiée le 30 mars 2012
    Oh z'yva 'culé comment ch'uis trop fan de c'film de baltringues ! Sérieusement, mis à part qu'aujourd'hui, il ait perdu un peu de sa fraicheur puisque réalisé dans le contexte d'une époque particulière, il n'en est pas moins que les grandes lignes de l'histoire sont toujours d'actualité. A savoir la délinquance dans les banlieues, le mal-être des jeunes, les excès policiers etc... En somme, c'est un film appréciable même si Vincent Cassel alias "Vin'z, le wesh gros t'as vu" m'a pas convaincu plus que ça. On va dire qu'il "nike pa tro sa mère" dans un rôle de banlieusard désoeuvré. Je le conseille.
    Math. D.
    Math. D.

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    4,5
    Publiée le 3 septembre 2015
    Bonjour, je souhaiterais éviter toute la présentation du film déjà largement aborder sur la page dédié au film, wikipédia etc, mais vous présenter mon avis personnel sur le but et les moyens de ce film. Selon moi, Kassovitz a voulu présenter la situation telle qu'elle était, a Paris dans les années 1990 entre les jeunes de banlieue violent car exclus par des flics convaincu de faire leur devoir, "porter par le système" et par l'incompréhension de la haine que cela génère dans les deux camps. Ce film réussi par sa justesse à montrer le malaise des jeunes personnages dans un monde qu'il ne comprenne plus, un Paris qui ne veut plus d'eux, débordé par la violence qu'il à lui même fais macérer dans des tours HLM. Par sa réalisation parfaitement maîtrisé, Kassovitz parvient à montrer une situation réel mais trop souvent incomprise, toute les scène ont un sens et illustre le but du film : montrer au gens qui ne regardent que la télé sans sortir voir ce qui se passe pour de vrai que les jeunes de banlieue sont en colère parce qu'on ne les écoute pas. C'est ce qui rend ce film générationnel et non pas culte : il donne la parole à des gens qui en ont cruellement besoin (dans le contexte de l'époque). Merci d'avoir lu mon résumé de La Haine non pas cinématographique mais presque philosophique.
    Julien D
    Julien D

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    4,0
    Publiée le 4 septembre 2012
    Grâce à cette merveilleuse chronique sociale pleine de réalisme, Kassovitz (qui, avec une autodérision jubilatoire apparaît dans la peau d’un jeune skinhead agressif) a su mettre en lumière un sujet qui, à l'époque, était encore tabou qui, suite à elle est devenue à la mode: La situation tendue dans les banlieues. Les trois acteurs sont géniaux dans leurs rôles taillés sur mesure, celui de trois jeunes que la marginalisation par la société et le mal être identitaire va pousser à des errements sans fin et à un comportement agressif. La mise en scène basée sur le temps réduit de l’action, représentant l’eternel répétition de ce quotidien sans avenir, la caméra au poing pleine de violence et la photographie noire et blanche splendide mais maussade amplifient la démonstration de la vie désœuvrée de cette génération sacrifiée.
    Florian Malnoe
    Florian Malnoe

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    0,5
    Publiée le 2 août 2019
    Ceux qui n'ont jamais mit les pieds dans une banlieue croient ce film réaliste. Ou cela doit faire bien qu'un festival de nantis et d'intellos comme celui de Cannes encense un tel film. En définitif ça cabotine à mort, c'est caricatural au possible, manichéen, partial et cliché. Scénario aussi plus que limite, aucun fil rouge à part la thématique de la loi du talion amenée comme un cheveux dans la soupe et sans aucune subtilité ni nuance Débarrassé de toute considération esthétique rien que dans le jeu d'acteur je ne comprend pas comment on ose nier le fait que ce ne soit pas une grosse caricature bien grasse ce film....Et je ne parle pas de situations sans liant, des dialogues.... Seul la réalisation est à retenir, le fond...
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