La Haine
Note moyenne
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875 critiques spectateurs

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Thierry Delarue
Thierry Delarue

4 abonnés 316 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2026
Abdel Ichah, seize ans est entre la vie et la mort, passé à tabac par un inspecteur de police lors d'un interrogatoire. Une émeute éclate dans la cité des muguets à la suite de cette bavure. Au lendemain, au petit matin, trois copains se retrouvent. Il y a Vinz, apôtre de la haine, Saïd, petit délinquant, et Hubert, jeune boxeur impliqué dans l'action associative de sa cité. Tous les trois errent en peine en constatant les dégâts. Ces derniers ne sont pas que matériels, ils sont aussi moraux et tout en désillusions pour la jeunesse des quartiers.
La Haine, c'est un film marqué par ses répliques entrées dans le langage cinématographique, ce langage vulgaire et grossier fataliste et réaliste. « Et tu lui dis de descendre ? Et pour quoi faire !! » discussion insolite à la fenêtre d'un étage haut perché d'un immeuble. L'imitation de Robert de Niro du jeune Vinz devant son miroir. Et cette métaphore qui est la colonne vertébrale du film : Un homme tombant du haut d'une tour de 50 étages, qui passant devant chaque étage se dit, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, mais l'important ce n'est pas la chute, c'est l’atterrissage. Et le tout servi dans un noir et blanc très esthétique. C'était au temps où on payait en francs et vous allez reconnaître Benoît Magimel sur le toit d'un immeuble, Karine Viard en jeune bourgeoise dans une exposition d'art contemporain, Vincent Lindon en homme saoul paumé dans les rues de Paris, François Levantal en dealer toxicomane, Zinedine Soualem en policier aux méthodes abusives, et violentes, Edouard Montoute petit receleur surnommé Darty, et Mathieu Kassovitz lui même en punk extrémiste qui a bien failli y passer, oui il y a beaucoup de choses à analyser sur notre société dans l'errance des ces trois jeunes qui s'ennuient, isolés, abandonnés à leur sort.
C'est l'histoire d'une société qui tombe et se répète sans cesse pour se rassurer, jusqu'ici tout va bien. Évidemment toute ressemblance avec des événements ou personnes ayant existé serait purement fortuite et indépendante de la volonté des auteurs. Bien vu Monsieur Kassovitz.
Sacha w
Sacha w

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juin 2026
Magnifique, le noir et blanc sublime le film, les personnages sont impactants bien qu’un peu caricatural, les plans sont magnifiques
Noah CALABRO
Noah CALABRO

62 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2026
Juste magnifique
La morale du film fait réfléchir et la fin brusque du film aussi
Ce film a donné une citation magnifique, merci.
Alexandre
Alexandre

4 abonnés 412 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juin 2026
J’ai enfin vu La Haine, et franchement, ça m’a pris aux tripes. Je l’avais repéré depuis longtemps sur les listes de films incontournables, mais je repoussais un peu parce que je me disais que ça allait être daté ou trop "message". Erreur totale. Dès les premières minutes, ce noir et blanc cru et cette voix off qui pose le décor m’ont happé. On suit 24 heures dans la vie de trois potes des cités (Vinz, Hubert et Saïd) après une nuit d’émeutes. Mathieu Kassovitz filme ça avec une rage et une justesse qui font mouche à chaque scène.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est la façon dont le film évite les clichés tout en étant hyper réaliste. Les personnages ne sont pas des héros ni des victimes lisses : ils sont complexes, parfois cons, souvent drôles, toujours humains. Vincent Cassel est monstrueux en Vinz, Hubert Koundé apporte une profondeur incroyable, et Saïd Taghmaoui est parfait dans son rôle. Leurs échanges, leurs silences, leurs engueulades… tout sonne juste. On sent la galère quotidienne, l’humiliation, la colère qui monte, sans que ça devienne du misérabilisme. Kassovitz capte l’ambiance des banlieues des années 90 avec une authenticité rare.
Visuellement, c’est une masterclass. Le choix du noir et blanc donne une force incroyable aux images, presque documentaire par moments, et pourtant ultra stylisé. Les plans larges sur les tours, les travellings dans les rues, cette tension qui ne retombe jamais… et la musique ! Le hip-hop de l’époque qui colle parfaitement à l’énergie du film. On est loin des blockbusters bien polis : ici, la caméra est dans la rue, elle respire avec les personnages.
31 ans après, La Haine reste malheureusement d’une actualité brûlante. Les questions de violences policières, de racisme, de fracture sociale… tout ça n’a pas vraiment disparu. Le film ne donne pas de leçons faciles, il montre juste une réalité brute, et c’est ce qui le rend si puissant. J’ai hésité à mettre 5/5 parce qu’il y a deux-trois petites longueurs, mais honnêtement, c’est un détail. Ce film est un classique absolu, un coup de poing cinématographique qui marque durablement. Si vous ne l’avez pas vu, foncez. Et si vous l’avez vu, il mérite clairement une re-vision.
Un des meilleurs films français des 35 dernières années, point barre.
lordslave
lordslave

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2026
Ce film, captivant par son contenu, fourmille de métaphores qui remettent en question de nombreuses idées sociétales sur le crime, la haine et les personnes marginalisées, notamment celles vivant dans les ghettos. Il mérite amplement le titre de chef-d’œuvre !
Yanou
Yanou

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2026
Premier film sans aucunes fautes que j'ai vu de toute ma vie ! Tout y est : jeux d'acteurs fabuleux, scénario génial, climax et fin magnifiques, de surcroît bien rythmé non là franchement j'ai rien à dire, chapeau aux artistes ! Je ne peux lui mettre en dessous de la note maximale, c'est une pépite pas très longue mais qui en dit beaucoup à aller voir absolument si ce n'est pas déjà le cas. Je m'en veux presque de n'avoir pas l'avoir vu plus tôt, la hype est largement justifiée. En un mot : WOW
CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 90 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mai 2026
Tic-tac, tic-tac. Kassovitz filme une société en chute libre qui se rassure à chaque étage, jusqu'à l'atterrissage. Le noir et blanc donne un style urbain, presque documentaire, et la mise en scène est somptueuse (le travelling aérien qui survole les immeubles pour mieux montrer l'enfermement, la caméra à l'épaule pleine de rage). Mais le cœur du film, c'est la tchatche : ça fuse, on parle plus qu'on agit, et l'heure qui s'affiche comme un minuteur fait monter la pression sans qu'on s'en rende compte. Le trio Cassel / Koundé / Taghmaoui est parfait, criant de vérité, et le film ne se contente jamais de la noirceur : il oscille sans arrêt entre le rire et le drame, comme le mix de Cut Killer qui balance NTM et Édith Piaf depuis une fenêtre sur la cité. L'histoire de Grunwalski, le vieil homme polonais aux toilettes, paraît absurde et drôle avant de devenir d'une profondeur folle ; cet homme qui refuse de baisser son froc pour rattraper le train, c'est Vinz, c'est cette jeunesse qui s'enferme dans son idée. Mon seul vrai reproche, c'est que le film refuse de poser la question de la responsabilité individuelle et met tout sur le dos de l'État et de la société, ce qui reste une facilité. Reste que c'est subtil, parce qu'il montre les deux côtés de la haine. On ne regarde pas ce film, on l'encaisse, et « jusqu'ici tout va bien… c'est pas la chute qui compte, c'est l'atterrissage » nous paralyse une dernière fois sur cette fin terrible. Et le plus triste, c'est son intemporalité : 2005, aujourd'hui, mêmes problèmes, génération après génération. On prend les mêmes et on recommence, et il n'en reste qu'une amertume résignée.
Julien Cazier
Julien Cazier

1 abonné 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2026
Un film légendaire au casting purement magistral !
Pas une seconde d'ennui devant ce chef-d'œuvre !
Le sujet traité est toujours d'actualité même plus de 30 ans après qu'il ait été tourné !
sara.rogers781
sara.rogers781

3 abonnés 127 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 mai 2026
C'est pas du tout mon style de film donc je n'ai pas particulièrement accrocher, c'était assez long. Sinon le film est bien réaliser et les acteurs sont bon. J'aime bien la fin du film.
Christian Duhourcau
Christian Duhourcau

131 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juin 2026
Chef d'œuvre du film social avec un Mathieu Kassowitz absolument génial. Avec ce scénario, on peut vraiment dire que la fiction rejoint la réalité.
Louison Monediere
Louison Monediere

15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2026
c'était le 29 mars 2025,ça faisait un bail que je voulais le voir et au début du film je me dis mais dans quoi je m'embarque? des le début on est plonger sans réel expliquations dans leur vie,..et tout a coup je comprend,on est dans leur vie,vraiment,un film sans grande histoire de cinéma aberrante,juste leur vie,leur vie littéralement folle mais pas dans le bon sens..j'ai étais toucher par la réalité de ce film et tout ce qui c'est passer avant et après la sortie de la haine,la casting est bien,le fait qu'il soit en noir et blanc rajoute un charme a l'histoire je ne sais pas comment l'expliquer,la chute de l'histoire est réaliste aussi,les geste les lieu les musiques,paroles,vêtements tout est parfait,en le regardant j'ai envie d'emmerder les gens qui ne font rien et ferme les yeux sur la réalité
Guillaume.G
Guillaume.G

8 abonnés 846 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 avril 2026
La Haine de Mathieu Kassovitz est un classique du cinéma français, avec ses répliques cultes et par son casting qui est vraiment exceptionnel. Ce film est un petit bijou du septième art à la fois par les performances des acteurs, la réalisation et la façon dont le film est tourné
Guitounout
Guitounout

39 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 avril 2026
Ce film est loin d’être un classique.
Objectivement, le sujet est hyper important à mettre en lumière, encore plus aujourd’hui. Mais qu’est ce que c’est mou… qu’est ce qu’on s’ennuie. Un peu de dynamisme aurait pas fait de mal. Heureusement quelques scènes sont très poignantes et ne laissent pas indifférent. Et le noir et blanc amène bien l’aspect glacial et dur de ce genre de milieu.

Les acteurs surjouent leurs rôles, c’est lourd à regarder. On s’attache pas aux personnages, et il y a au final très peu d’émotions…

J’ai déçu par ce film. C’est regardable à la limite 1 fois, mais pas 2
Rorechar
Rorechar

13 abonnés 1 029 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 avril 2026
La haine est ce film culte de la décennie 90, qui propulsa les carrières de Vincent Cassel et Mathieu Kassovitz. On nous montre l'envers du décor des banlieues parisiennes et la facture entre les banlieusards et la police. Seulement voilà le film est un peu trop surestimé à mon goût, il ne dure que 1h45 et il y a beaucoup de longueur, même des scènes qui ne servent à rien, comme celle où Vincent Lindon apparaît.
Néanmoins la fin est brutale et assez ouverte. Mais le film reste pour ma part une déception, on s'attend plus à un type de film à la American History X avec une vraie morale, qu'ici il n'y a pas forcément, ou du moins , moins puissante que dans American History X.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 avril 2026
Sorti en 1995, le film reste d’une actualité presque gênante : sur le fond, rien ou presque n’a changé en France, et ça donne au film une résonance encore plus amère aujourd’hui. Mais là où beaucoup d’œuvres vieillissent, celui-ci fait l’inverse : la forme, elle, est toujours d’une modernité bluffante.
La mise en scène est un petit bijou. Ça déborde d’idées sans jamais tomber dans le tape-à-l’œil : plans-séquences maîtrisés, mouvements de caméra hyper fluides, utilisation du hors-champ et du son qui créent une tension constante. Le noir et blanc est magnifique, presque intemporel, et donne au film une identité visuelle forte qui évite tout effet “daté”.
Et puis il y a cette énergie brute, ce sentiment d’urgence qui ne te lâche pas. Le trio fonctionne à merveille, avec un Vincent Cassel déjà magnétique. Les dialogues sonnent vrais, jamais écrits pour faire joli, et participent à cette impression de réalisme quasi documentaire.
Ce qui rend le film aussi fort, c’est aussi sa structure : une montée lente mais inexorable vers une fin sèche, brutale, qui te reste en tête. Pas de morale lourde, pas de discours appuyé — juste un constat, froid, implacable.
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