La Haine
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    nekourouh
    nekourouh

    16 abonnés | Lire ses 719 critiques |

      1.5 - Mauvais

    Voilà un film qui me semble bien hétérogène. Commençons par tout ce qui peut défendre le film. On pourrait remarquer tout d'abord une certaine originalité dans la mise en scène, qui certes s'avère tout de même un peu bancale et pas réellement artistique, mais elle existe tout de même. Puis une volonté d'élaborer des plans corrects. Le film possède également un scénario passable, récit assez bien mené avec un petit message à la clé. Voilà c'est correct pour résumer. En parlant des défauts ou des insuffisances du film, on trouve beaucoup plus à dire. Du point de vue de la mise en scène tout d'abord. Ce qui me frappe le plus, c'est le jeu des acteurs. Il est mauvais, pas mauvais dans le sens ou non conforme à la réalité, mais mauvais dans le sens où ce jeu n'a rien d'artistique. Kassovitz dirige ses acteurs de manière à imiter une certaine image de la réalité. Il ne réalise pas son travail d'artiste : il ne crée rien, n'invente rien et dans un même ne donne aucune profondeur artiste à ses personnages : quel dommage lorsque, comme dans ce film, les personnages sont totalement les éléments essentiels du récit. Au delà de ce jeu d'acteurs, le film souffre également d'une mise en scène trop caricaturale, pas assez fine, qui manque clairement de beauté. Kassovitz semble vouloir marquer le coup pourtant : grands mouvements de caméra, plans atypiques etc... Mais on sent bien que tous ces procédés cachent en réalité une compréhension trop basique de son sujet et même du cinéma en général. Puis le scénario également possède de nombreux défauts : les dialogues tout d'abord. Très insuffisants même si le film porte sur des jeunes de la cité. Pourquoi absolument vouloir faire réaliste? On ne pourra jamais copier totalement la réalité, plutôt la surpasser cela est tellement plus enrichissant. Puis le message, interessant quand l'on y pense, mais qui n'est pas assez soutenu. Il aurait fallu que Kassovitz aille plus loin dans son message, et approfondisse ainsi son scénario. Pour conclure rapidement, "La haine" est un film correct qui ne fera pas rêver le public cinéphile.

    Ajoutée le 25 mai 2012 à 20h15
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    Nico0507
    Nico0507

    9 abonnés | Lire ses 199 critiques |

      4 - Très bien

    En voilà un film choc ! Il m'aura fallu du temps avant de regarder ce film, mais je peux dire à présent que celui-ci vaut le détour. Même après quinze ans, La Haine reste un film totalement d'actualité. En effet, on est plongé dans le quotidien de trois jeunes de banlieue à travers leurs galères et leurs périples. La Haine arrive à mélanger, avec subtilité, scènes violentes et drôles, notamment à l'aide d'un enchaînement de dialogues plus incisifs les uns que les autres. Le gros point fort de ce film réside dans son réalisme à tout épreuve. Tout paraît tellement crédible. Au delà de ce côté quasi-documentaire sur les problèmes dont souffrent les banlieues, La Haine nous a fait découvrir un trio d'acteurs extraordinaires : Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui. Les prestations de ceux-ci sont exceptionnelles. Pour résumer, Mathieu Kassovitz nous offre ici un film sombre, extrêmement intelligent. Se clôturant d'une façon poignante sur le dicton "L'important ce n'est pas la chute mais l’atterrissage", La Haine pousse à une vraie réflexion de société.

    Ajoutée le 20 mai 2012 à 17h12
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    Ewen Blake
    Ewen Blake

    2 abonnés | Lire ses 234 critiques |

      4.5 - Excellent

    "L'important ce n'est pas la chute..." Le propre des grands films est d'être intemporel. Et 17ans plus tard la réalité dépeinte par La Haine est toujours aussi brulante d'actualité. Il est d'ailleurs amusant d'entendre évoquée la nostalgie d'un âge d'or qui n'a jamais existé : "il y a quelques années, un dialogue était encore possible" est encore la formule favorite des politiques et journalistes d'aujourd'hui. Grand film La Haine n'en est pourtant pas parfait: le point de vue de Kassovitz, sans verser trop ostensiblement dans le manichéisme reste très subjectif. On peut notamment lui reprocher de n'expliquer l'oisiveté et la propension à tomber dans la délinquance de ces jeunes que par l'absence de stimulation et de perspective. Personne ne naît avec les mêmes chances et s'il est souhaitable de tout faire pour réduire ces inégalités il est illusoire de penser que nous partirons tous un jour sur un pied d'égalité. Certains naissent dans des quartiers difficiles, d'autres naissent handicapés, orphelins ou avec des gènes qui les rendront obèses. Même si nous n'avons pas de prise sur certains éléments de notre vie il ne tient qu'à nous de faire les efforts nécessaires pour nous en sortir. De mon point de vue, vivre dans des conditions difficiles ne suffira jamais à excuser les jeunes qui choisissent le chemin le plus simple. Ma deuxième critique sera pour le fatalisme qui se dégage de La Haine et qui d'une certaine façon justifie mon 1er point. Si l'on fait les efforts suffisants il est possible de quitter la banlieue malgré ce que la mère d'Hubert veut nous faire croire. Le fait de faire un bon choix n'est pas toujours sanctionné par une balle perdue. La conclusion du film est donc condamnable malgré son incontestable force dramatique cinématographique. Le thème de la rage et du désespoir a d’ailleurs rarement été aussi bien traité mais on aurait aimé que Kassovitz ne passe pas sous silence un fléau bien connu des cités : la flemme. Le rythme du film a été beaucoup critiqué. Je ne suis pas d'accord. Non seulement on est encore loin d'un Gus Van Sant mais en plus cette lenteur est nécessaire pour représenter l'oisiveté et le dénuement dans lequel sont plongés ces jeunes. Symbole d'une génération la Haine est donc surtout une réussite. Une oeuvre terriblement réaliste, violente et riche. On aborde ainsi le manque de mixité social, le rôle des médias, le cercle infernal de la haine, le système social basé sur la violence dans lequel l'insolence et la lutte contre la police sont plus valorisées que l’effort et la pondération, l'incompréhension de deux mondes et le sentiment de rejet des banlieusards symbolisé dans la scène de la galerie, la mise en valeur des arts urbains (break-dance, mix), le manque de repère de cette jeunesse qui cherche des modèles définis par leur violence et leur quête de respect (Robert de Niro dans Taxi Driver). Le réalisme de la Haine est assuré par la crudité des dialogues, le choix d'une image en noir et blanc, la performance des trois rôles principaux (un juif, un arabe et un africain) et la force contemplative de la réalisation. Ce portrait brut et désenchanté de la jeunesse de banlieue est de loin le meilleur film de Kassovitz Une scène : l'histoire de Grunwalski. Elle peut donner lieu à de nombreuses interprétations. Deux me paraissent plus convaincantes que les autres : 1. Grunwalski symbolise les jeunes des cités. Ils ont des valeurs, des normes et des vie différentes du reste de la société et s'en isolent. Il existe pourtant des opportunités d'attraper le train, de faire partie de ces "vous" à qui appartiennent le monde de l'affiche mais il faut parfois pour cela se soumettre aux règles, à l'autorité et donc dans l'esprit d'un jeune de banlieue : baisser son froc. 2. Grunwalsky symbolise Vinz. Il ne veut pas faire comme les autres et persiste dans son idée initiale stupide. Il butera un flic si Abdel décède. Ses deux potes lui tendent la main à plusieurs reprises pour qu'il arrête de faire le con mais Vinz refuse de mettre de coté sa fierté personnelle et ce faisant risque d'être abandonné.

    Ajoutée le 04 mai 2012 à 23h29
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    -Lucky-Luciano-
    -Lucky-Luciano-

    0 abonné | Lire ses 134 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Oublier tous les aprihories concernant la violence des banlieues montrées dans les pseudo documentaires Tv et voilà vous etes fin prés à regarder ce film. Mathieu Kasovitz na pas celement réaliser un film divertissant à souet, drole et emouvant ,il à aussi exprimer le sentiments d'une société qui se sent rejeter différente non comprise et qui a du mal à se repéré dans la vie On pourrait dire que c'est un film de banlieue comme il y en à tant d'autre du genre "Ma 6-T va cracker","Rai"...(???banlieue 13 ???) mais non si dans les films cités les problèmes sont exposers et ont ne cherche aucunement de solutions .Mathieu Kasovitz lui a exposer les problèmes et à chercher à les fair comprendre au spéctateur. Il met le spectateur devant une nouvelle evidence ... Chose a ne pas oubler : CE N'EST QU'UN DIVERTISSEMENT RIEN DE PLUS... Le film est extrenement drole et extrenement triste à regarder d'urgence. A avoir en dvd pour le regarder et le reregarder car on ne sent lasse jamais

    Ajoutée le 04 mai 2012 à 18h33
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    Axel Side
    Axel Side

    2 abonnés | Lire ses 44 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Encore bravo pour ce pur chef-d’œuvre. Ils ont décidé de tourner ce film en noir et blanc, quoi de plus sympathique, c'est une réussite! Les répliques sont cultissimes comme les personnages et plus particulièrement celui de Vincent Cassel. Une citation pour finir --> Spoiler :"C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu’ici tout va bien... Jusqu’ici tout va bien... Jusqu’ici tout va bien. » Mais l’important, c’est pas la chute. C’est l’atterrissage." ;)

    Ajoutée le 02 mai 2012 à 03h59
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    fresh-BUZZ
    fresh-BUZZ

    7 abonnés | Lire ses 152 critiques |

      3 - Pas mal

    Un film coup poing qui 16 ans plus tard tape à côté, malgré un super thème. La mise en scène est brillante, le scénario réserve peu de surprises (la fin est superbe), les acteurs sont d'un très bon niveau pour des débutants (Cassel faisait déjà des merveilles), quelque guest sont hilarant (Lindon et Viard). Kassovitz paraît pas trés sûr de lui (il c'est bien rattraper) et fait quelque fausse note mais il signe tout de même un bon film, pas assez percutant, dommage.

    Ajoutée le 01 mai 2012 à 23h23
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    pi93joe
    pi93joe

    2 abonnés | Lire ses 498 critiques |

      3.5 - Bien

    Un film qui montre que la société allait deja mal il y a 17 ans même si je pense que les traits sont un peu grossis. Sinon c'est bien réalisé, très bien interprété et assez marrant. C'est pas un chef d'œuvre non plus mais c'est à voir !

    Ajoutée le 25 avr. 2012 à 23h31
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    Nick La Main Chaude !
    Nick La Main Chaude !

    13 abonnés | Lire ses 286 critiques |

      4.5 - Excellent

    Dix-sept ans déjà. Saïd, Vinz et Hubert n’ont pas changé, éternellement jeunes, impertinents, drôles, révoltés, attachants, envoyant valser le politiquement correct et nous balançant en pleine figure leur vérité comme un coup de tête en pleine poitrine. Le film a été réalisé au milieu des années 1990 comme une réponse à la politique sécuritaire de Charles Pasqua et suscita une controverse quant au point de vue adopté par Mathieu Kassovitz. Aujourd’hui les choses n’ont pas beaucoup changé, les ministres de l’intérieur se sont succédé et notre société se porte toujours mal. La matière sociale et politique peut toujours sembler discutable à cause de sa dimension fable sociale, mais elle reste indéniablement actuelle. " La Haine " est devenue le symbole d’une génération et peut aujourd’hui être considéré comme l’un des meilleurs films français de ces vingt dernières années. Lorsqu’on fait la liste des oeuvres qui ont marqué l’histoire du cinéma par des qualités scénaristiques, une mise en scène originale, la découverte de nouveaux interprètes talentueux, un point de vue radical, elles ne sont pas nombreuses. Ce n’est pas par hasard que Mathieu Kassovitz aime Martin Scorsese, et que Vinz fait une imitation de Travis Bickle joué par Robert De Niro devant sa glace. " Taxi Driver " était également remarquable par cette pulsion, cette inventivité, et cette fuite en avant que rien ne peut arrêter. La dramaturgie est simple et efficace. L’action se déroule pendant vingt quatre heures, l’heure étant indiquée de façon aléatoire, avec une première partie en banlieue et la seconde à Paris. N’ayant pas les moyens de filmer en couleurs comme Mathieu Kassovitz le voulait, le choix du noir et blanc donne un caractère très urbain, graphique, permettant ainsi de se distinguer du film réaliste à la française. La banlieue est fantasmée par l’esthétique et la mise en scène avec de nombreux plans séquences. Le jeune réalisateur aime le cinéma américain et le revendique par une technique totalement maîtrisée. Les trois protagonistes, le juif, l’arabe et l’africain, ne sont jamais définis par leur origine, donnant une dimension universelle. La violence est omniprésente dès le générique, avec le montage d’émeutes, de pavés lancés, de bombes lacrymogènes et de rangées de CRS. La banlieue s’embrase car Abdel Ichah est à l’hôpital suite à une bavure policière. Le point de vue du réalisateur est ouvertement du côté des jeunes contre la police. La caméra suit les trois amis dans ces allées, elle survole les immeubles pour mieux montrer l’enfermement au milieu de ces tours. La violence vient surtout de l’extérieur, d’être « enfermé dehors », de ce slogan publicitaire en référence à Scarface « le monde est à vous » que Saïd par un coup de bombe de peinture s’empare pour remplacer le « vous » par « nous », d’un système qui oblige à ne pas rater le dernier RER. La violence devient alors instinctive, et caméra à l’épaule, en suivant ces trois protagonistes on fait des rencontres explosives. La première partie montre le bouillonnement créatif par les graffitis et la danse, caméra au sol sur des silhouettes qui tournent, s’élancent, retombent et s’envolent. La musique est toujours extradiégétique et contre toute attente n’est pas très présente sauf ce djset de Cut Killer d’un appartement mixant NTM et Edith Piaf. Le battement de coeur de ce film, c’est le langage. Il rythme les pas et les mouvements de caméra et donne une musicalité tellement ça fuse, ça tchat. On parle plus qu’on agit. Vinz veut se venger, Hubert tente de le raisonner mais finalement le passage à l’acte ne se fera pas comme prévu. La Haine est avant tout un ressentiment. La parole et le regard sont les deux thèmes du film. Une scène le montre particulièrement, lorsqu’un policier les regarde se faire humilier par ses collègues mais reste muet. Il semble choqué par ces pratiques obscènes mais ne parle pas. Au contraire, lorsque que Vinz veut tuer un skinhead, c’est la parole d’Hubert qui le sauve. 6h00. 6h01. Un coup de feu est tirer hors champ. Qui est touché ? On le devine. " La Haine " est un film culte dès sa sortie en salle, succès auprès du public et de la critique, il est devenu un objet social et médiatique. Les différentes polémiques firent oublier l’essentiel: un film fait par des jeunes qui ont tout donné, avec trois illustres inconnus, qui se moquaient de rentrer dans le système d’un certain cinéma français à Césars, simplement efficace et puissant, paradoxalement drôle, pessimiste et finalement poétique.

    Ajoutée le 22 avr. 2012 à 13h57
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    Mr-Todd
    Mr-Todd

    11 abonnés | Lire ses 214 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Excellent ! La Haine est vraiment un bon film français !

    Ajoutée le 31 mars 2012 à 18h51
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    Thibault A.
    Thibault A.

    1 abonné | Lire ses 107 critiques |

      2.5 - Moyen

    Oh z'yva 'culé comment ch'uis trop fan de c'film de baltringues ! Sérieusement, mis à part qu'aujourd'hui, il ait perdu un peu de sa fraicheur puisque réalisé dans le contexte d'une époque particulière, il n'en est pas moins que les grandes lignes de l'histoire sont toujours d'actualité. A savoir la délinquance dans les banlieues, le mal-être des jeunes, les excès policiers etc... En somme, c'est un film appréciable même si Vincent Cassel alias "Vin'z, le wesh gros t'as vu" m'a pas convaincu plus que ça. On va dire qu'il "nike pa tro sa mère" dans un rôle de banlieusard désoeuvré. Je le conseille.

    Ajoutée le 30 mars 2012 à 15h17
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