Je revois La haine en novembre 2025 après l'avoir vu à sa sortie. Il m'en restait le noir et blanc, Vincent Cassel et "jusqu'ici tout va bien" C'est un film qui a vieilli (le jeu des acteurs, le langage, la représentation de la police...) et en même temps pas tant que ça, je ne pense pas que la situation dans les cités, l'ennui des jeunes qui y vivent, aient tellement changé. Plus violent peut-être avec une place plus importante au trafic de drogue Je ne m'attendais pas à un film aussi dialogué (un peu trop je trouve) mais ça reste un film fort, bien interprété, avec une belle image. Pas un chef d'oeuvre non plus...
Image et caméra incroyables, quasi docu sur la vie de banlieue. Film "coup de boule" quand il est sorti. D'un seul coup, on voyait la banlieue de près et on entendais des jeunes parler comme dans la vraie vie. Il faut reconnaître que 30 ans plus tard, ça a pas mal vieilli. Déjà, parce que beaucoup de films on copié derrière.
Le scenario au final est assez creux et aurait pu tenir dans un court métrage de 30 mn.
Intéressant de voir qu'au final, 30 ans après, rien n'a radicalement changé : les voyous sont encore plus voyous, et les flics encore plus flics. La drogue coule à flot. Le sans aussi mais surtout entre voyous (ce que le film n'avait pas vu arriver). Kasovitz a fait une très belle carrière, surtout en tant qu'acteur.
Le grand choc annoncé, n'a finalement pas eu lieu. Ni en France, ni aux Etats Unis. Et en Amérique du sud Bukele pointe son nez avec ce qui semble être LA solution.
La Haine avait marqué son temps et les esprits, et avait permis de lancer la carrière de M. Kassovitz et V. Cassel. Mais il y a aussi V. Lindon, K. Viard, B. Magimel et bien sur les deux autres protagonistes autour de Vinz, H. Koundé et S. Taghmaoui. Aujourd'hui le film n'a pas forcément vieilli car le contexte n'a surement guère changé. Ce qui a changé ce sont surement les codes. Le langage, les vêtements, la technologie aussi. Le film est en noir et blanc, est-ce pour donner au film plus de réalisme, comme un documentaire? Car on a quelques fois l'impression d'être dans un documentaire, sans retenue. Vinz incarne le mal être et concentre la haine à lui tout seul. On pense qu'il est prêt à aller jusqu'à faire la plus grosse des bétises. Mais finalement non. A voir et à revoir.
A sa sortie, ce film a été, y compris pour moi, un vrai choc ; parce que, peut-être, on y ressentait, pour la première fois, l’ambiance et la mentalité d’une partie des habitants des cités de la banlieue, celle des « marginalisés » et des révoltés, ici -un peu trop- symboliquement un Juif, un Maghrébin et un Noir. Il reste un témoignage pertinent et bouleversant du fonctionnement psychologique, et, par conséquent, comportemental, de cette jeunesse sans espoir et sans culture qui repose essentiellement sur le rapport de force. C’est le désœuvrement de cette jeunesse qui constitue à la fois le cœur du film et le « moteur » de l’action. Grâce à la réalisation de Mathieu Kassovitz et au jeu habité de Vincent Cassel, il reste aujourd’hui comme une pierre importante dans l’histoire du cinéma social Français.
Film coup de poing à la fin d'une cash qui malheureusement reste toujours très actuel. Dans une ambiance ultra réaliste, on suit un trio (brillamment interprété) durant un jour et une nuit. Entre la cité et le centre ville, leur chute continuelle livre un message fort aux fractures de la société française.
Film sur le ressentiment qui parfois s’empare de ces jeunes de banlieue et les amène à commettre l’irréparable. Ce ressentiment, cette haine sont produits par le racisme, le mépris et la discrimination auxquels ils se heurtent dans la société. Ici, la bande pluriethnique incarne la solidarité des exclus. L’intention est louable, mais Mathieu Kassovitz ne connaît pas la banlieue de l’intérieur. Il faut plutôt voir « Les Misérables » de Ladj Ly.
Film qui nous tient en haleine, on veut savoir ce qui se passe à la scène d'après. Le noir et blanc le rend encore plus culte. Je comprends le succès qu il a eu à sa sortie. Les 3 acteurs principaux donnent tout, trés bon jeu d acteur et bande son culte
Œuvre coup de poing, La Haine a marqué le cinéma français par son réalisme brûlant et son urgence sociale. Mathieu Kassovitz y capture la violence des banlieues au lendemain d’une bavure policière, à travers le destin de trois jeunes : Vinz (Vincent Cassel), Saïd (Saïd Taghmaoui) et Hubert (Hubert Koundé). Filmé en noir et blanc, il transcende le naturalisme pour atteindre une dimension symbolique, presque mythologique. La mise en scène, nerveuse et inventive, épouse la colère et la désillusion d’une génération laissée pour compte. La fameuse réplique « Jusqu’ici tout va bien… » résonne comme un mantra tragique, une prophétie inéluctable. Entre humour, tendresse et brutalité, le film ne sombre jamais dans le misérabilisme, préférant donner une voix aux invisibles. Prix de la mise en scène à Cannes, La Haine reste d’une actualité troublante, toujours étudié dans les écoles et cité dans les débats sociétaux. Plus qu’un film, c’est un cri, une alarme et une œuvre intemporelle qui met en lumière le malaise social français avec une intensité rare.
La Haine est une claque. Brut, intense et terriblement réaliste, le film te plonge dans la colère, l’injustice et l’humanité des personnages. Le noir et blanc et le trio d’acteurs sont exceptionnels, chaque scène te marque. Une fin qui reste gravée longtemps, un chef-d’œuvre du cinéma français.
Mon film de chevet que je ne me lasse pas de revoir tant Mathieu Kassovitz et ses 3 acteurs étaient en état de grâce. Rarement vu une mise en scène aussi puissante, inventive, juste, sensible et virtuose. Le réal avait le flow, la grâce, la vista, le modjo, ça n'arrive peut-être qu'une fois dans une vie et c'est déjà beaucoup ! Film culte, presque trop évidemment et qui ne vieillit pas et ça c'est rare.
Un film choc de Mathieu Kassovitz, faisant une autopsie édifiante et pourtant très réaliste sur la jeunesse dans les banlieues, le mouvement de révolte de ces derniers. Poursuivant une analyse sincère et profonde incarné par un bon casting, le film ne laisse pas indifférent.
Énorme film français, les mise en scène et la réalisation est un classique. Les caméras bien éloigné dans la cité pour montrer la profondeur et le vide de l’ennui des quartiers pour ensuite mettre une caméra bien centré sur les acteurs lorsqu’ils sont sur Paris pour montrer cet aspect bien stressant de la ville et rempli en péripéties. Ce film a créé Dj Snake pour l’anecdote avec la scène de cut killer.
Film coup de poing à la mise en scène nerveuse et percutante, porté par un trio d’acteurs intense. Mathieu Kassovitz signe un récit tendu et profondément humain sur la violence sociale. Une œuvre forte, toujours d’actualité.