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Les Raisins de la colère
note moyenne
4,1
1424 notes dont 102 critiques
43% (44 critiques)
33% (34 critiques)
13% (13 critiques)
6% (6 critiques)
4% (4 critiques)
1% (1 critique)
Votre avis sur Les Raisins de la colère ?

102 critiques spectateurs

AliceL
AliceL

Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 81 critiques

5,0
Publiée le 25/03/2013
Rares sont les films qui atteignent un tel degré d’intensité dramatique et d’accomplissement formel. « Les Raisins de la colère » est à la fois une bouleversante élégie sur la capacité de résistance humaine et sur la force de l’idéalisme qu’une virulente charge politique contre un capitalisme dévoyé (l’écho avec notre crise actuelle est saisissant) et contre la notion de progrès qu’il implique. Le film raconte la transformation d’une civilisation qui quitte un monde de tradition pour s’inscrire dans celui de la modernité. Aux yeux de certains, le choc provoqué par la modernisation de la société est synonyme de progrès, mais pour Steinbeck et Ford, il est une source de souffrance endossée par les délaissés, ceux qui comme les cow-boys de « L’homme qui tua Liberty Valance » ou les mineurs de « Qu’elle était verte ma vallée » sont inexorablement abandonnés au "carrefour" des civilisations. Ford est parvenu à transcender la nature romanesque du livre de Steinbeck, en particulier grâce à une interprétation qui touche à la grâce (Henry Fonda n’a jamais été aussi incandescent), à une ébouriffante direction artistique, qui ose le mélange du réalisme et de l’onirisme (le magnifique noir et blanc de Tolland, le réalisme des décors) et à une mise en scène au cordeau (l’ouverture du film est un modèle de perfection scénographique). Il a su restituer le souffle épique de cette aventure tragique, sans perdre toutes les subtiles nuances de ses personnages (naissance douloureuse d’une conscience avec Tom Joad, énergie sacrificielle avec Ma Joad, etc). L’humanisme qu’il parvient à insuffler à son film, sans jamais tomber dans le misérabilisme ni l’édifiant, ne cesse de monter en puissance durant tout le récit jusqu’au bouleversant final. Difficile aussi de faire mieux quant à la dimension implacable d’une tragédie humaine (et historique). D’une incroyable modernité (virulence du discours politique, complexité des enjeux, radicalité des partis-pris visuels), d’une force narrative peu commune, et d’une inoubliable ampleur humaniste, « Les Raisins de la colère » est définitivement un des plus beaux films de l’histoire du cinéma.
ptiverat
ptiverat

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3,5
Publiée le 16/02/2014
Pas le chef d'oeuvre auquel on s'attend . Il manque du tonus au scénario, un rythme plus fort et surtout un respect de l'oeuvre écrite par exemple : la dénonciation des Californiens et de leurs égocentrisme , leur mépris pour les travailleurs, leurs obsessions déjà pour leurs terres et leur rentabilité à tout prix. Ils n'obtiendront pas, un siècle plus tard, les meilleurs vins du continent pour rien après tout? Qu'est-ce qu'il leur en a fallu d'arnaques sur le dos du petit peuple pour transformer leurs raisins de la colère en raisins de l'insouciance? Mais revenons au film: il manque la profondeur de l'oeuvre écrite mais cela est courant au cinéma; rares sont les romans qui réussissent ce passage et à force de passer à côté de certains points de révolte le film perd de sa colonne vertébrale et devient par moments handicapé, là où le roman était un athlète olympien. Ford réussit toutefois, avec l'éclairagiste de Citizen Kane, des éclairages sublimes sans concession, des atmosphères magnifiques bref des tours de magie dont il a le secret sauvant à la réalisation ce qui ne peut l'être dans le scénario un peu trop hollywoodien. Les raisins se transforment un peu en pop-corn brûlé mais la colère reste toujours sous-jacente et le crescendo dramatique bien réois la vraie finale du livre où l'enfant naît, mort né, et où la mère allaite ensuite un homme affamé fut censuré puissante du livre,finale théâtrale du film par le monologue de la mère dans le camion. Ce n'est qu'un point parmi tant d'autres. Cela aurait pu être un chef d'oeuvre, un grand cru, c'est juste bien et beau. Une raison d'être en colère!
Garycom
Garycom

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1,0
Publiée le 02/08/2011
Ce film est une très belle réalisation d'époque retraçant l'épopée d'une famille de métayer expulsés de chez eux et traversant les Etats-Unis pour atterrir dans un camp utopique. Interprété avec brio par des acteurs talentueux, ce film nous dévoile les difficultés de la vie de ces pauvres migrants dans un milieu qui leur est inconnu. Mais ce film ne se contente que de donner une fin idéale à la situation des Joad. Dire que ce film est une interprétation cinématographique de l'oeuvre de Steinbeck est à la limite du blasphème. Je ne critiquerai pas l'absence de développement des personnages et peut-être le mauvais choix des comédiens (non pas pour leur talent mais pour l'aspect général de la personne) car l'on se doute qu'à l'époque, tourner un film plus long et trouver d'autres personnes tout aussi compétentes aurait demandé certainement beaucoup d'efforts pas forcément utiles pour l'oeuvre. Mais cela ne s'arrête pas la. Le réalisateur semble avoir préféré réaliser un film au public large plutôt que relever la véritable vision de l'auteur. En effet, entre le mépris des californiens envers les métayers transformé en pitié, en compassion dans ce film et les liens familiaux brisés contrairement à l'idée originale de Steinbeck que des personnes dans une même situation ne peuvent que s'entraider et que les liens familiaux, bien que fragilisés au fil du temps par le départ de tel ou telle membre ne peuvent que renforcer celui qui unit ceux qui restent. De plus, la dénonciation de la propriété fiscale est quasi inexistante dans ce film hormis deux ou trois citations relevées mots pour mots dans le bouquin. Le réalisateur semble avoir omis de relever l'égoïsme dont à fait preuve le peuple de Californie en tant que crise ainsi que l'idéologie proche du communisme dont Steinbeck nous fait part dans son oeuvre. J'applaudis donc la performance cinématographique, mais dénonce le non-respect du chef-d'oeuvre éponyme.
gimliamideselfes
gimliamideselfes

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5,0
Publiée le 10/04/2010
D'une maîtrise de chaque instant, film magistral ayant un propos magnifique, une aura que peu de films peuvent prétendre avoir : la nuit du chasseur est un autre exemple. Ce film pourrait être l'exemple typique du film à faire, le film a un rythme posé, lent, comment souvent avec Ford, cette lenteur pose une ambiance de malaise durant tout le film, le rejet, l'exclusion, l'acharnement contre les opprimés, un appel à la révolte quasi constant, la violence qui engendre la violence…
reymi586
reymi586

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5,0
Publiée le 27/01/2017
ça m'est arrivé de revoir un film des années 2000 et trouver qu'il avait pris un terrible coup de vieux. Avec Les raisins de la colère de 1940 c'est tout l'inverse. Je trouve le film de John Ford terriblement d'actualité et d'une intelligence folle dans la construction du scénario et la mise en scène. Henry Fonda a une présence à l'écran comme on en voit rarement aujourd'hui, la classe à l'état pure. C'est un grand classique qu'il nous faut vraiment pas louper à mon humble avis.
Benjamin A
Benjamin A

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5,0
Publiée le 08/03/2014
C'est en 1940 que John Ford décide de mettre en scène la grande dépression américaine faisant suite à la crise de 1929 via l'oeuvre de John Steinbeck sorti un an auparavant. Il met en scène la famille Joad et notamment Tom, qui sort tout juste de prison, famille qui doit traverser les États-Unis pour trouver un travail et de quoi vivre. Dès les premières minutes, Les Raisins de la Colère fait forte impression avec une photographie en noir et blanc assez sombre, un temps brumeux et un vent violent. Ford met vite le contexte de l'histoire en place, montrant Tom rentrant chez lui en ne connaissant pas les conséquences de la crise de 1929 qui a vu sa famille quitter sa propriété et il reste régulièrement braquer sur lui tandis que l'on découvre peu à peu sa famille et la difficiulté pour se nourrir et tout simplement pour vivre. Les Raisins de la colère montre la misère humaine sans tomber dans le misérabilisme ou le sentimentalisme mal venue, John Ford reste toujours dans la justesse et donne une vraie puissance dramatique à son oeuvre. Il filme ce qu'il considère comme le vrai peuple américain, ceux qui souffrent le plus des maux de ce pays, tous les pauvres et les laissés-pour-compte. C'est avec une tendresse particulière qu'il en dresse le portrait, s'attachant parfois à de simples moments de bonheur alors que le malheur, la pauvreté et la misère frappent chaque jour de plus en plus fort. C'est justement à travers ces séquences-là que le metteur en scène de My Darling Clementine fait ressortir toute la dramaturgie et l'humanisme des personnages et enjeux. Des gens ordinaires qui tente et reste debout alors que le monde s'écroule autour d'eux, avec toujours les valeurs de la famille comme socle pour rester stable et avancer. Il met en avant l'exode suite au déracinement, les pertes humaines et matérielles mais surtout l'espoir, l'envie de s'en sortir et le courage malgré cette extrême pauvreté et cette Amérique ravagée par la crise et par la dérive d'un système. Cette dernière qui met d'ailleurs en avant certaines parties sombres de la nature humaine ainsi que les divisions entre différentes tranches de la population. Tout le long de l'oeuvre, Ford ne fait qu'accentuer un réalisme pointu, tant au niveau des dialogues (telle la façon de parler) que des personnages ou de l'image. Il se rapproche parfois d'un style plus documentaire et met en place une atmosphère froide de plus en plus angoissante où l'on a l'impression de se retrouver aux côtés des personnages. Il capte toute la dramartugie et l'horreur de la situation autour de cette famille nombreuse, tout comme les actes qu'ils seront prêt à faire pour s'en sortir, et même tout simplement vivre. Les tableaux que traversent les personnages dégagent puissance, poésie et cruauté, mettant à mal le rêve américain et montrant l'errance d'un pays et de ses habitants en toile de fond. Visuellement, le film est d'une force incroyable, jouant avec une photographie en noir et blanc très sombre, des décors inquiétants et un temps qui gronde. La manière de filmer de Ford est saisissante, toujours avec un regard attachant sur les personnages qu'il met en scène, d'ailleurs ces derniers bénéficient aussi d'extraordinaires interprétations et en premier lieu Henry Fonda. Pour sa troisième collaboration avec John Ford, il retranscrit toute la complexité de son personnage, son humanisme, sa vision du monde et son attachement à ses valeurs familiales. Il signe là une grande composition, donnant puissance et émotion à son rôle tandis qu'à ses côtés des acteurs comme Jane Darwell ou John Carradine donnent eux aussi une sincérité touchante à leur personnage. Une oeuvre marquante, bouleversante et tragique qui n'a rien perdu de sa puissance aujourd'hui et qui apparaît même comme visionnaire. Orchestré d'une main de maitre par John Ford, il dresse le portrait d'une Amérique faisant froid dans le dos où se mêlent misère, répression, instinct de survie et espoir.
Akamaru
Akamaru

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3,0
Publiée le 17/04/2012
"Les Raisins de la colère"(1940)est un grand classique de John Ford.Il montre les effets de la Grande Dépression et du Dust Bowl(sécheresse et érosion des sols du Midwest),sur une famille d'agriculteurs sans le sou,et chassés de leurs terres.Henry Fonda,en sortie de prison,trouve là un rôle digne et téméraire,comme il les affectionnait.Le film eut 7 nominations aux Oscars dont 2 récompenses(actrice secondaire et réalisateur).Même aujourd'hui,il conserve un certain réalisme étonnant,Ford n'hésitant pas à montrer la pauvreté,l'injustice et la misère dans toute sa décdence.Ce parti pris est encore accentué par une lumière volontairement blafarde,souvent éclairée à la bougie.Le rythme de ce road-movie quasi biblique(aller vers la Terre promise)est lent,pour provoquer le malaise.Il faut savoir que le film sortit sur les écrans,alors que la Dépression n'était pas encore terminée,vision insoutenable pour des Américains en quête de divertissement.La manière dont les personnages sont montrés a tout de même pas mal vieilli.Il manque de la vigueur,pour qu'on n'ait pas la sensation que tous subissent leur sort avec fatalité.
lhomme-grenouille
lhomme-grenouille

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1,0
Publiée le 10/08/2014
Difficile de regarder autrement ce film qu’au travers du prisme de l’historien. Ah que la Grande dépression c’était triste ! Ah que l’exode c’était rude ! Ah la dureté du monde paysan ! Alors oui, OK, c’est didactique mais bon, désolé, mais moi je trouve ça aussi incroyablement misérabiliste. C’est lent, c’est mou, c’est répétitif, ça en rajoute… Sûrement qu’en comparaison de ce qui se faisait dans les années 1940 c’était très bien mais pour moi, simple spectateur des débuts du XXIe siècle, qui vais vers le cinéma pour qu’on lui raconte des histoires qui l’emportent, ces « Raisins » n’emportent rien…
gabdias
gabdias

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4,0
Publiée le 13/03/2015
Adaptation de Steinbeck que l'on pourra toujours commenté, mais le film en soit est un véritable chef d'œuvre une docu d'une époque qui a fait souffrir tout un peuple, celle de la crise de 29 et ses conséquences migratoires. Avec une précision et une mise en scène millimétrée, John Ford offre un pur régal, un vrai film intense et prenant. Chef d'oeuvre !
mel33000
mel33000

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3,0
Publiée le 16/07/2013
Une adaptation bien différente du roman, une certaine longueur est palpable mais le parti pris est intéressant, les acteurs convaincants. A voir au moins une fois pour découvrir la grande dépression des années 30. Le réalisateur aurait pu être plus démonstratif sans entrer dans le pathos mais cette période de l'histoire des Etats-unis fut terrible, grèves, famines, chômage. Un peu trop gentillet au final.
Naoki70
Naoki70

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3,5
Publiée le 24/05/2011
Ayant lu le roman de Steinbeck avant de voir le film de Ford , je reste un peu sur ma fin , celle du livre . Malgré la déception quant à la fin du film , je ne peux que constater la force de ce film porté par Henry Fonda qui est magnifique , tout comme le reste des acteurs et actrices , avec une mention spéciale à John Carradine ! A ceux qui ont aimé ce film , lisez au plus vite le livre.
Parkko
Parkko

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3,0
Publiée le 25/02/2011
Je suis particulièrement déçu. Certes, il y a une mise en scène réussie, certes Henry Fonda est très bien, certes le témoignage sur la période de la Grande Dépression est intéressante, mais le film souffre de plusieurs défauts. A mon avis, le problème, c'est que le film est bancal sur certains aspects. Le film devrait être particulièrement noir, plombant mais John Ford ne semble pas pouvoir délivrer un regard aussi critique sur l'Amérique et du coup il se sent presque obligé de bien insister sur des passages vraiment plombants. Je n'ai rien contre les changements livres/films si c'est justifié, mais alors là, la fin des raisins de la colère (le film) semble vraiment risible quant on à vu la fin du livre (je n'ai pas lu le livre mais je me suis tenu informé de la vraie fin). De plus, le constant rappel de l'importance de la famille, de la propriété, de la terre etc. est tellement américanisant au possible que ça en devient pénible. Un film qui se devrait être une critique de la société américaine se transforme presque en éloge au contraire d'un endroit qui, malgré des difficultés, peut apporter tout ce dont un homme a besoin et que malgré les difficultés il faut croire en l'Amérique. Bref, j'extrapole peut être trop le récit, mais je me demande si un film du même acabit ne serait pas lynché par les critiques aujourd'hui. Si il n'est pas mauvais, je reste cependant largement déçu du film.
soulman
soulman

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5,0
Publiée le 11/05/2015
Un très beau film de John Ford d'après Steinbeck, soutenu par une interprétation admirable, Fonda et Carradine en tête. Les ravages de la dépression sont filmés avec un réalisme ascétique, diverti de temps à autre par des séquences presque oniriques (le récit de la reprise des terres par le dénommé Muley). Le noir et blanc de Gregg Toland est pour beaucoup dans la réussite de cette oeuvre, jouant des clairs-obscurs et des ombres avec une parfaite maîtrise.
Françoise P.
Françoise P.

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5,0
Publiée le 26/08/2014
D'après le roman de Steinbeck ( à lire à tout prix).Le rêve américain est loin dans ce film.On nous peint une Amérique en crise.Les personnages sont attachants.La détresse de ces gens est magnifiquement interprétée.Des interprètes et un réalisateurs à suivre.
Gabith666
Gabith666

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3,5
Publiée le 19/05/2014
Un film fort et noir ou on ne peux rester de marbre devant le triste sort de cette famille de fermiers chassés de leurs terres. C'est réaliste, révoltant et très bien joué.
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