Les Raisins de la colère est un témoignage sublime de ce qu'a enduré un grand nombre de familles à la suite du krach boursier de 1929 qui entraîna par la suite la célèbre Grande Dépression des années 1930 qui mit à la rue un grand nombre de personnes . Le film est passionnant d'une seconde à l'autre mais aussi très dure sans tomber dans le pathos . Le casting est magnifique , absolument fabuleux , formidable ( je reconnais tomber dans une énumération de louanges et de compliments mais ce n'est que l'unique vérité ) . Ce film d'une incroyable justesse est une véritable révolte , un cri de colère ( le titre le montre lui-même ) et sa puissance jusqu'à aujourd'hui demeure toujours aussi puissante , intacte et indiscutable . John Ford possède donc un profil de vrai cinéaste engagé et son extraordinaire Qu'elle était verte ma vallée le montre également .
Ajoutée le 14 janv. à 23h08 Signaler un abusEx. : J. Edgar, Pathé, Gaumont, 69001, Marseille...
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Adapté du chef d'œuvre de Steinbeck par John Ford en 1947, ce film nominé dans sept catégories d'oscars (il remporta la statuette du meilleur film et de la meilleure actrice pour Jane Darwell) mérite une redécouverte minutieuse. L'histoire est très fidèle au livre : c'est celle Tom Joad, libéré après 4 ans de pénitencier, qui retrouve son village désert, abandonné des fermiers qui y vivaient. Lors d'une scène filmée à la lueur d'une bougie (instant fébrile et figé dans le temps d'une grandeur à l'image de son réalisateur), Muley, qui est resté, lui raconte comment ils ont étés chassés par les grandes entreprise privées, avec quelle brutalité cela fut fait. John Ford commence ainsi son film en mettant en scène un flashback d'une cruauté stupéfiante, qui par ce premier choc nous plonge directement dans cette réalité crue de la condition ouvrière décrite par Steinbeck. Le film continue en retraçant le trajet des Joad à la recherche de travail, enchaînant scène cadrées par de nombreux plans coupés à la taille mais on remarque aussi que Ford a tendance à réaliser aussi une bonne poignée de plans américains, généralement utilisés pour les westerns. Cela donne un certain style au film, contribuant bien à l'ambiance sèche et accablante très « road movie » qui retranscrit à la perfection celle du bouquin. La structure du film, pratiquement similaire à celle du livre, se découpe en longs morceaux de descente dans la misère, où les difficultés qui s'opposent à la survie des Joad sont légions et qui s'aggravent petit à petit, un peu comme une mort lente, alternant avec des « paliers » qui sont marqués par un regain de vigueur de la part des protagonistes, ou bien par une aide due au hasard, qui les permet de continuer. Mais en réalité, ces moments de bref espoir d'une vie convenable ne sont là que pour prolonger leur supplice tout en les gardant « assez intacts » pour pouvoir l'endurer. On constate au fil de la trame que Tom et sa mère entretiennent un lien privilégié qui se renforce avec le temps, et qui persiste alors que la famille se désagrège peu à peu face aux nouvelles difficultés sans cesse renaissantes. Les thèmes développés à travers la critique du capitalisme par Steinbeck affluent : le chacun pour soi, la recherche du profit au détriment des employés, les « pièges » du système, et enfin la violence des policiers sur laquelle Ford insiste particulièrement. La famille des Joad est représentée par un casting impressionnant : Henri Fonda trouve ici une de se plus grand rôles en incarnant un Tom Joad aussi puissant que le héros du livre, le grand père énergique et plein d'entrain est campé par Charley Grapewin, la mère de Tom nous est restituée de façon poignante par Jane Darwell, et Casy, le pasteur, même si il est bien différent que celui que je m'imaginai en lisant le livre, a droit a une interprétation de qualité, très théâtrale, par John Carradine qui ne cesse de mimer des scènes de façon hilarante lors de sa première rencontre avec Tom Joad. Seule l'actrice qui joue Rosasharn est nulle, de plus le personnage n'a ici que peu d'importance alors que dans le livre il bénéficie de plus d'attention. Quant à la musique, le film en est dépourvu, si ce n'est le refrain repris du générique (de début et de fin) pour le bal et quelques autres scènes. Certes cela donne un ton plus réaliste au film, mais tout le monde n'appréciera pas forcément ce choix. Quand au final, et bien...c'est un cas qu'il est peu aisé de juger. Parce qu'il ne respecte pas du tout le livre, et qu'il termine le film sur une note optimiste et légère, une fin presque désuète à côté de l'intensité tragique de la déchirante montée dans la catastrophe qu'est celle du livre. Et parce que malgré tout, la dernière scène entre Tom et sa mère, est un véritable instant pur de cinéma, où Henri Fonda réussit un tour de force à la hauteur de sa réputation, le tout achevé par un dernier plan large sur Ma Joad en larmes...C'est du grand art, c'est si émouvant qu'on pardonne à Ford ce choix déstabilisant au premier abord car il à mes yeux il dévalue le film par rapport au livre et le fait souffrir d'une comparaison d'ampleur avec l'œuvre littéraire qui paraît avoir plus de poids...
Ajoutée le 15 déc. à 21h07 Signaler un abus
22 abonnés | Lire ses 1550 critiques |
Une des oeuvres maîtresses de l'histoire du cinéma. Pas moins. Un auteur, ancré à gauche, John Steinbeck rencontre un géant du cinéma, John Ford, réputé de droite. Le résultat est immense : au-delà d'un constat social extrêmement sombre et d'une violente critique d'une "horreur économique" version années 30, "Les Raisins de la colère" sont une parabole quasi biblique sur l'errance et la générosité. Soixante ans après, l'émotion est toujours intacte et Henry Fonda, magnifique. Oscar du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice de second rôle pour Jane Darwell. Une épopée sublime!!
Ajoutée le 13 nov. à 19h56 Signaler un abus
4 abonnés | Lire ses 974 critiques |
Un gouffre nous sépare de cette époque. J'ai préféré le livre à ce film guignolesque.
Ajoutée le 26 oct. à 20h41 Signaler un abus
4 abonnés | Lire ses 199 critiques |
Un classique qui a tout de même vieilli, notamment par sa vision un peu manichéenne. De bonnes performances d'acteur. À regarder avec Papy et Mamy (s'ils sont toujours là...).
Ajoutée le 29 sept. à 00h00 Signaler un abus
1 abonné | Lire ses 27 critiques |
Ce film est une très belle réalisation d'époque retraçant l'épopée d'une famille de métayer expulsés de chez eux et traversant les Etats-Unis pour atterrir dans un camp utopique. Interprété avec brio par des acteurs talentueux, ce film nous dévoile les difficultés de la vie de ces pauvres migrants dans un milieu qui leur est inconnu. Mais ce film ne se contente que de donner une fin idéale à la situation des Joad. Dire que ce film est une interprétation cinématographique de l'oeuvre de Steinbeck est à la limite du blasphème. Je ne critiquerai pas l'absence de développement des personnages et peut-être le mauvais choix des comédiens (non pas pour leur talent mais pour l'aspect général de la personne) car l'on se doute qu'à l'époque, tourner un film plus long et trouver d'autres personnes tout aussi compétentes aurait demandé certainement beaucoup d'efforts pas forcément utiles pour l'oeuvre. Mais cela ne s'arrête pas la. Le réalisateur semble avoir préféré réaliser un film au public large plutôt que relever la véritable vision de l'auteur. En effet, entre le mépris des californiens envers les métayers transformé en pitié, en compassion dans ce film et les liens familiaux brisés contrairement à l'idée originale de Steinbeck que des personnes dans une même situation ne peuvent que s'entraider et que les liens familiaux, bien que fragilisés au fil du temps par le départ de tel ou telle membre ne peuvent que renforcer celui qui unit ceux qui restent. De plus, la dénonciation de la propriété fiscale est quasi inexistante dans ce film hormis deux ou trois citations relevées mots pour mots dans le bouquin. Le réalisateur semble avoir omis de relever l'égoïsme dont à fait preuve le peuple de Californie en tant que crise ainsi que l'idéologie proche du communisme dont Steinbeck nous fait part dans son oeuvre. J'applaudis donc la performance cinématographique, mais dénonce le non-respect du chef-d'oeuvre éponyme.
Ajoutée le 02 août à 00h57 Signaler un abus
15 abonnés | Lire ses 658 critiques |
Très grand film avec, en prime, un jeu d'acteurs global incontestablement exceptionnel !
Ajoutée le 24 mai à 19h30 Signaler un abus
0 abonné | Lire ses 6 critiques |
Ayant lu le roman de Steinbeck avant de voir le film de Ford , je reste un peu sur ma fin , celle du livre . Malgré la déception quant à la fin du film , je ne peux que constater la force de ce film porté par Henry Fonda qui est magnifique , tout comme le reste des acteurs et actrices , avec une mention spéciale à John Carradine ! A ceux qui ont aimé ce film , lisez au plus vite le livre.
Ajoutée le 24 mai à 09h02 Signaler un abus
Beaucoup vont se demander pourquoi cette note ? Et bien car ce film est chiant ! Chiant à crever. Adapter du Steinbeck, déjà, c'était audacieux. Et après visionnage du film, et bien, John Ford aurait mieux fait de rester au western ! Ce film est loooooooong mais long ! Rien que la première heure, à part se barrer de la ferme et se trimballer sur la route, il ne se passe absolument rien, à part qu'ils voient trois péquenauts qui leur parle cinq minutes d'un travil dans le Nord et hop! Tout l'équipée est reparti pour un ennui profond sur une route déserte. Alors, comme élément tragique, à part la mort du vieux (ou de la vieille, je sais plus, ca m'a tellement marqué...), y'a rien. Il reste alors l'élement principale du film, j'ai nommé la propgande gauchiste ! Alors la, tonton Staline aurait été content, les riches sont des méchants, bouh ! Ils chassent les pauvres de leur terre et sinon, ils les exploitent, bouh ! C'est pas bien ! Les clichés sur les riches et les pauvres restent de mises : le riche est le gros bourgeois fier de sa richesse qui ne songe qu'à exploiter plus pauvre que lui et le pauvre est le brave homme qui ne songe qu'à travailler. Mais bordel, John Ford ne connait que le manichéisme ?! Et évidemment, à la fin les pauvres obtiennent raison ! (Je ne sais plus pourquoi, mais de toute façon on s'en fout, les pauvres sont les meilleurs et puis c'est tout, on ne pose pas de question !) Enfin bref, un film qui laisse pantois devant une propagande aussi évidente et un ennui profond. C'est vraiment le stréréotype de film adulé par des magzines tel que Libération et Télérame, dominé par "l'intelligence" française actuelle et bien-pensante (BHL et sa clique de clodos) où il ne se passe strictement rien et où les riches sont forcément les méchants. (Ah ben non, les riches gentils, ça n'existe pas, ne cherchez pas, messieurs dames, lutte des classes oblige) Je crache allégremment sur ce film, sur sa propagande, sur Libération et sur les "intellectuels" actuels et leur propention à la masturbation intellectuelle. (Et également à la mode qui court chez eux comme quoi le socialisme, c'est trop cool, youpi, ahaha. Mais bon, c'est une autre histoire) Pour la masturbation intellectuelle qui est véritablement bonne, autant regarde Cris et Chucotements, au moins Ingmar Bergman est une véritable valeur sure. John Ford n'as qu'à aller se rhabiller et faire jouer John Wayne dans son 75896e western, ce sera toujours mieux que ce foutu film chiant à mourir. A bon entendeur, salut !
Ajoutée le 14 mai à 21h07 Signaler un abus
8 abonnés | Lire ses 562 critiques |
Après "Douze hommes en colère" et "L'étrange accident", Henry Fonda continue a incarner à la perfection : l'homme qui est prêt a risquer sa vie contre l'injustice. S'inspirant du livre de Steinbeck, "Les raisins de la colère" retrace l'histoire de la suite à la crise de 29 ou des paysans Américains sont obligés de quitter leur domicile pour une vie meilleure. La thèse se base bien sur l'espoir et le courage humain. Et la progression renvoie au passage biblique : "L'exode vers la terre promise". Excellent film malgré quelques longueurs, ce qui empêche l'oeuvre de nous prendre aux tripes. Dommage mais bon, c'est une réalisation de 1940 après tout.
Ajoutée le 12 mars à 14h33 Signaler un abusEnvie de voir ce film ?
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Les Raisins de la colère Extrait vidéo VO
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Avec François Cluzet, Omar Sy
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De Christian Rouaud
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