Le Ruban blanc
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Musomuse
Musomuse

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2021
Film de qualité avec des séquences terriblement efficaces. Les scènes de romance sont d'une efficacité indéniable. Tout est en fin de compte très juste. C'est filmé très simplement comme à l'habitude de Michael Haneke. C'est un film assez simple dans sa proposition, car très linéaire; ce qui ne l'empêche pas d'avoir des scènes forte en émotion.
Le film est bien moins bouleversant qu'Amour car il est bien plus conventionnel. Même si tout est réalisé avec beaucoup de justesse.
Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2021
Quelle claque, je ne m'attendais pas à ça.
D'abord c'est en NB avec beaucoup de contrastes, ce qui crée une certaine atmosphère.
Ensuite, le propos du film est dérangeant et m'a mis mal à l'aise.
Un film à voir.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2021
En Allemagne du Nord et à la veille de la guerre de 14, une description plutôt caricaturale d’un monde puritain, froid, austère, macho, hiérarchisé et violent qui se réfugie derrière la religion. Prémisses du fascisme ? Ça se discute, le puritanisme n’étant pas une exclusivité allemande. Une belle image noir et blanc – justifiée – et des scènes fortes avec une belle prestation de Burghart Klaussner en pasteur rigoriste. En revanche, j’ai eu du mal à adhérer à l’enquête pseudo-policière sur des évènements sordides et j’émets quelques réserves sur le montage. Palme d’Or 2009.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2021
Revenu en Autriche après avoir rempli les années 1990 de ses expériences cinématographiques, Haneke est resté un vrai cinéaste mais il est devenu un faux puriste : que l'on ne se laisse pas prendre à sa photographie sobre et à ses mises en scène à l'ancienne, car Le Ruban blanc est passé à travers une énorme moulinette d'effets spéciaux pour produire le résultat escompté. D'aucuns y verront l'influence de sa période américaine, mais l'amateur de médias pose en réalité une question essentielle : la manipulation de la forme au service du purisme du fond est-elle hypocrite ?

Cannes a tranché : c'est une Palme d'Or. Cependant le film est en réalité insituable et on le visionne sans avoir jamais à questionner sa forme : années 2010, 2000, 1990 ? Si j'avais eu à deviner sa date de sortie, j'aurais facilement pu me ridiculiser. Ses visages dignes de vieilles photos, son noir et blanc, son attachement direct à la terre, au jour et à la nuit, et enfin au pragmatisme plus ou moins grand de ces villageois qui tentent tant bien que mal d'entretenir la sagesse de leur communauté, tout y est intemporel.

Non seulement on croirait s'être téléporté dans l'époque dont il parle (les années 1910), mais c'est aussi comme si l'on nous avait retiré tout savoir sur ce qui survint alors dans le monde germanophone : on évolue avec un malaise difficile à préciser jusqu'à se rendre compte que c'est la guerre qui gronde au loin, et que cette génération d'enfants qu'on voit grandir mal, comme sous l'influence d'une force obscure et mauvaise, sera celle qui, deux décennies plus tard, participera à figer l'Allemagne (et un peu l'Autriche avec) dans une image tenace de nation pleine de ressentiment et de colère.

Le Ruban blanc, avant d'être une œuvre hypertravaillée et une réflexion sur le "cinéma vrai", est un rappel que l'enfance, quoique symbole de l'innocence, peut aussi être le berceau des pires travers humains. Si Haneke a changé sur la forme, il reste bien lui-même sur le fond, car il garde les mains propres lorsqu'il touche à ce qu'il y a en l'Homme de plus secrètement malsain. Alors, est-il hypocrite de manipuler la forme au service du purisme du fond ? Pas chez lui.

→ https://septiemeartetdemi.com/
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 juillet 2020
Le Ruban blanc décrit la mécanique glaçante du mal et de la reproduction du mal, à travers l’immersion dans un village allemand à la veille de la Première guerre mondiale.
Sous des dehors de respectabilité, les personnages du film se révèlent au fur et à mesure pervers, vicieux, méchants, criminels.
Ils sont en effet d’abord présentés comme moralement droits : la sage-femme qui s’occupe de ses enfants handicapés ; le médecin qui revient plus tôt de l’hôpital pour retrouver son jeune fils qui s’inquiète ; le père Felder qui s’incline devant la dépouille de sa femme ; Anna, la sœur attentionné qui rassure son petit frère sur l’état de santé de leur père. Mais on découvre très vite qu’ils sont enfermés dans un cycle infernal devenant tour à tour victimes (le médecin chute à cheval, la sage-femme découvre son fils rendu presque aveugle, Anna violée, le père Felder pendu) et bourreaux (le médecin tripote sa fille, la sage-femme qui le couvre, le père Felder qui réprime son fils, Anna que l’on soupçonne d’avoir tendu le câble responsable de l’accident de son père et peut-être même, plus horrible encore, d’avoir aveuglé l’enfant handicapé dont elle n’aime pas la mère).
Comment ce petit village en est-il arrivé à cette surenchère de violence ?

Première mécanique : la recherche de la pureté, qui obsède notamment le pasteur. Dans ce but, il refuse à sa progéniture une véritable enfance, avec son droit à la bêtise, à l’insouciance, à la tendresse. Ses châtiments sont terribles et il se comporte en seigneur vis-à-vis d’eux (les enfants lui baisent la main avant de dormir). Le pasteur, par son éducation rigoriste à l’extrême, supprime toute joie de vivre et amour dans sa maison. S’est-il simplement trompé dans les moyens, alors que la fin (la pureté, l’innocence) était louable ? Non, car la recherche même de la pureté va contre la vie. La pureté est une et fixe, quand la vie est plurielle et en mouvement. Il nie ainsi toute individualité à ses enfants, qui ne deviendront pas des êtres qui célèbrent la vie mais des diables morbides (Klara qui cruxifie l’oiseau de son père). Plus largement, c’est dans tout le village que les émotions de chacun sont annihilées. Le fils Felder, qui exprime sa colère et son désir de justice après la mort de sa mère, sera sévèrement réprimandé par son père. La baronne, souhaitant quitter le village, devra subir l’interrogatoire de son mari qui lui intime de rester.
Deuxième mécanique : cette recherche de la pureté, et donc de la fixité se décline dans l’ordre social. La structure de ce village semble immuable : la noblesse, le clergé, le médecin, les paysans. Les mêmes évènements rythment l’année (fête de la moisson, confirmation). On ne devine l’époque qu’aux vêtements. Si le fils Felder et la baronne se font violemment réprimander, c’est aussi parce qu’ils se lèvent inconsciemment contre l’ordre établi : le fils met en cause le baron, la baronne son mariage. Mais la structure du village ne laisse aucune place à la remise en cause de l’autorité. L’organisation est presque totalitaire : un idéal imposé à tous et impossible à atteindre, des enfants muselés, des figures de l’autorité despotiques et intouchables, une idéologie qui pénètre dans l’intime et le privé. Peu importe la violence – sociale, familiale, sexuelle, verbale, physique… – tant que l’ordre et les apparences sont sauvées. Les forts sont protégés, et les faibles punis. Parce qu’aucune voie légale n’est possible pour dénoncer une injustice, il ne restera que la vengeance la plus sombre. Et les injustices sont nombreuses : Éva est renvoyée sans raison, et Klara mise au coin alors qu’elle tentait de calmer un chahut.
Éduqués dans cette société qui nie l’amour et la vie, les enfants ne seront donc pas capables de former une société meilleure. Comme leurs parents, ils croieront faire le bien et punir les fautifs. En fait, ils s’attaqueront aux plus faibles d’entre eux (notamment l’enfant handicapé, retrouvé presqu’aveugle), et s’attacheront, comme leurs parents, à la façade de la respectabilité (Klara et son père lors de la confirmation).

Ceux qui échappent à cette logique mortifère sont les jeunes. L’instituteur, Éva, la nurse italienne, le fils Felder ont entre 17 et 31 ans, pas tout à fait adultes mais sortis de l’enfance. Ils sont pour la plupart issus d’un autre village, et n’ont pas encore reproduit le cadre oppressant de la famille. L’instituteur n’est pas un modèle de rigueur : il n’a pas préparé ses élèves à chanter pour la fête de la moisson ; il les laisse chahuter avant le cours de catéchisme. Il aime les bons plaisirs et cherche à agrémenter son déjeuner d’une truite. Il joue du piano sans avoir le niveau de la baronne. En bref, il n’est pas exigeant, mais cette molesse le préserve de la méchanceté ambiante. Il n’ira pas répéter au pasteur la bêtise de son fils, qui a joué les funambules sur la rampe d’un pont. La nouvelle nurse italienne, elle, autorise Sigi à voir ses amis. Le fils Felder se révolte contre le baron qu’il rend responsable de la mort de sa mère. Quant à Éva, elle est l’innocence et la pureté même, mais manque de caractère, on ne l’admire pas. Son idylle avec l’instituteur est perturbée par l’injonction de rester vierge : elle refuse d’accompagner son bien-aimé qui lui propose un simple pic-nic. Encore une fois, la volonté de pureté se traduira par une méfiance installée entre deux amoureux.

Cette communauté, hors du temps et de tout nationalisme, paraît très éloignée de la guerre. Mais que peut-on espérer d’une société viciée et pourrie de l’intérieur ? Une violence toujours démultipliée. Ce Dieu vengeur, qui se venge des fautes de parents sur les enfants, s’attaque à ce village comme à toute l’Europe. Peut-être, bien plus tard, les enfants rechercheront comme leurs parents la pureté – cette fois-ci, la pureté de la race.
Loin d’être un récit historique, ce film est une mise en garde contre contre l’obsession de la pureté et de l’innocence.
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 302 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2020
Un film en noir et blanc titré le ruban blanc qui s’intéresse au noir de ses personnages. J'ai été déstabilisé car je m'attendais à être pris par les scènes et la peinture alors que c'est le suspense criminel qui m'a graduellement emporté. C'est dommage car ce n'était probablement pas là l'intérêt principal de l'oeuvre. Si les 2H20 passent étonnamment vite, l'expérience a été frustrante. J'ai eu constamment la sensation de ne saisir qu'une partie de ce qui se jouait devant mes yeux. Et pourtant Haneke prend le temps. Le message sur le résultat d'une éducation autoritaire est de plus en plus clair jusqu'à son dénouement implacable. On voit aussi la violence des rapports de classe d'un système quasi féodal moyenâgeux : les serfs sont désormais libres et le seigneur, baron mais la domination est la même. L'élite, la religion est aussi amoral et hypocrite (le docteur, le baron, le prêtre, formidable Burghart Klaussner) que le peuple brutal (la flûte du gamin). Le mal est donc partout mais si les bourgeois(es) peuvent s'enfuir, le pauvre subit et son châtiment (potentiellement arbitraire) est terrible : spoiler: licenciement de la nounou, refus d'embauche d'un paysan menant à son suicide. Haneke rajoute à la domination de classe du riche sur le pauvre et à celle de l'adulte sur l'enfant, celle du mari sur sa femme à travers le personnage du médecin, voir même celle de l'instituteur sur celle de 10ans sa cadette qui semble bien incapable de prendre une décision éclairée sur son choix marital.


L'utilisation du noir est blanc permet la création de plans saisissants qui disent des choses que l'on ne comprend que plus tard spoiler: (les yeux diaboliques de Martin)
mais elle crée une frustration inconfortable lors de scènes très sombres où l'on se fatigue à distinguer l'action. La tension sourde est marqué par quelques plans atroces à peine atténué par l'absence de couleur spoiler: (l'enfant torturé)
. Au final une oeuvre âpre et sans concession : le film est long, lent, sans bande originale, en noir et blanc avec le mal comme sujet. C'est finalement surprenant qu'il se regarde aussi facilement.
Audace26
Audace26

7 abonnés 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juin 2020
Une magistrale fresque historique de la vie d'un village allemand d'avant la grande guerre.
En noir et blanc, un portrait ciselé d'une vie rude et violente
christophe B
christophe B

11 abonnés 311 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2020
Un instituteur évoque un moment de son expérience d'enseignant dans un petit village du nord de l'Allemagne à la veille de la première guerre mondiale. Un village où une série d'incidents inquiète sérieusement la population et les autorités locales. Accidents, décès, incendie, agression...l'instituteur s'intéresse de plus prêt à ces événements et les raconte dans ce film primé au festival de Cannes et dans le monde entier. Le noir et blanc est parfaitement adapté à ce récit troublant et sombre où la société allemande au début du 20ème siècle est transcrite avec réalisme. L'interprétation parfaite des acteurs contribue à l'intérêt de ce film dont le rythme est lent mais maîtrisé. Les professionnels ont salué cette œuvre et même si nous ne partageons pas forcément leur avis, il est indéniable que ce film ne laisse pas indifférent.
guillebotis
guillebotis

4 abonnés 87 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2020
L'action s'arrête toujours à la fraction de seconde où tout est suffisamment dit. Rien n'est commenté, le récit est laissé à la seule appréciation du spectateur, tel un documentaire.
En plus de sa beauté formelle, de la perfection de la direction d'acteurs, on assiste à la démonstration clinique de la réaction en chaîne d'une éducation qui a tout faux. Dans l'objectif de magnifier la pureté de l'enfant idéal hérité du XIXème siècle, symbolisé par le ruban blanc, les moyens les plus fangeux sont utilisés par le père (le pasteur) : humiliations, châtiments corporels, culpabilité sexuelle, entraves incessantes de toutes les pulsions enfantines et adolescentes (on ligotait les mains d'un pré-adolescent sur son lit pour l'empêcher de se livrer aux tentations charnelles), le tout dans une ambiance domestique d'une tristesse infinie. Il est démontré ici que cette éducation sème, avec une efficacité diabolique, les germes de la haine, de l'insensibilité et du crime, actés dès l'enfance. On comprend que cette pédagogie ait pu fabriquer des robots nazis quelques décennies plus tard. Sous les vêtements repassés du dimanche, la fange : un médecin qui viole sa fille de 14 ans, qui conspue sa maîtresse dans les termes les plus scabreux, une baronne sèche et malheureuse qui ne songe qu'à s'enfuir, un ouvrier-paysan qui saccage le champ de choux du baron, un incendie criminel, un suicide... et des enfants qui choisissent à leur tour leurs victimes parmi les plus faibles pour leur infliger les pires sévices. In fine, un pasteur qui ne peut que nier l'évidence du désastre de sa férule impitoyable et bien-pensante à moins d'en perdre la raison. Hélas tout ceci n'est pas un cauchemar mais le portrait socio-historique saisissant, en Allemagne du nord juste avant la 1ère guerre mondiale, d'une communauté villageoise complète (instituteur, pasteur, médecin, sage-femme, baron et baronne et nurse, ouvriers paysans), ce film est inoubliable.
Mike M
Mike M

3 abonnés 146 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2020
Un village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale (1913/1914). L'histoire d'enfants et d'adolescents d'une chorale dirigée par l'instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans... D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?
wincent
wincent

3 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2020
Les acteurs, y compris les enfants, jouent très juste, la photographie est belle, l'atmosphère du petit village allemand au début du XXème siècle est parfaitement retranscrite. Difficile de trouver un défaut à ce film. On pourra peut-être regretter une fin expédiée un peu rapidement et une voix off parfois trop présente pour expliquer plus que de nécessaire.
Florian Mortreux
Florian Mortreux

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mai 2020
Féru de films dramatiques, noirs, percutants et complexes, mêlant psychologie, pédagogie et théologie, pour des raisons personnelles, j'attribue cinq étoiles à ce chef d'oeuvre troublant.
Peu m'importe la forme, je me passionne sur le fond car de nombreux films ont été réalisés avec de petits moyens et sont magnifiques.
Les enfants du baron, maître temporel de la petite collectivité, ont été confiés aux soins d’un précepteur. Et voilà que de petits crimes sont commis : le docteur fait une grave chute de cheval parce qu’on a tendu une corde sur son chemin, le fils du baron est molesté… La mise en scène de Haneke d’abord, puis le scénario orientent les soupçons vers une bande d’enfants sages... Mais, n'est-ce pas le baron lui-même qui est ce criminel ?
Ce film me rappelle étrangement "Freistatt", tourné également dans la Saxe allemande.
Luci F
Luci F

6 abonnés 34 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2020
Une ambiance lourde et pesante comme il en existe souvent dans les petits villages où tout le monde se connaît, se surveille et se suspecte (et je sais de quoi je parle).
Pas vraiment de personnage principal, chacun a son rôle, autant les adultes que les enfants. Quelques figures d'autorité sont mises en avant (le Baron, l'instituteur, le médecin, le pasteur...) mais seulement pour mieux en montrer la faiblesse et la cruauté.
Le noir et blanc est très bien utilisé et renforce l'ambiance pesante. Tout comme les longs plans fixes desquels entrent et sortent les actions, comme si le spectateur était un observateur caché et témoin des actes de chacun.
On est immergé dans ce village dont les drames resteront en partie impunis...
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juin 2019
Une fois de plus avec Haneke tout jusqu’au moindre détail semble réfléchi, pesé, intellectualisé. Du coup si son film est parfaitement maîtrisé on peut lui reprocher ici de manquer de spontanéité. Bravo sur le discours sur l’endoctrinement des enfants, sur le fait que les adultes par leurs actes ou leurs paroles les cassent, sur la rumeur, la calomnie et les secrets. Mais il m’a manqué quelque chose pour être vraiment pris dedans. C’est sûrement trop froid trop clinique pour moi.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2018
Le Ruban Blanc est un beau film de Michael Haneke, bien qu'un peu long et ennuyeux par moment.
On voit tout de même bien les 2 heures 30 passer. Le rythme est particulièrement lent.
Par ailleurs, je ne vois pas trop ce que le filtre noir et blanc apporte au film si ce n'est que de nous rappeler que l'histoire ne se déroule pas aujourd'hui.
Le point fort du film, c'est sa capacité à nous projeter dans un univers. L'atmosphère des villages allemands au tout début du XXème siècle est parfaitement retranscrite à l'écran. D'une part grâce à des décors ultra-réalistes (dans un registre particulièrement sobre et austère). Et d'autre l'ambiance glaciale et rude à l'égard des enfants.
L'histoire est pas mal, même si elle m'a un peu ennuyé pas moment. Les acteurs sont plutôt bons.
Ça reste un bon film.
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