Le Ruban blanc
    • Séances
    • Bandes-annonces
    • Casting
    • Critiques
      • Critiques Presse
      • Critiques Spectateurs
    • Photos
    • DVD, VOD
    • Le saviez-vous ?
    Note moyenne :   3,5 pour 1906 notes dont 384 critiques  | 
    •     28% - 107 critiques
    •     31% - 120 critiques
    •     8% - 32 critiques
    •     16% - 62 critiques
    •     9% - 34 critiques
    •     8% - 29 critiques

    384 critiques spectateurs

    Trier par 
    Les plus récentes
    • Les membres ayant fait le plus de critiques
    • Membres ayant le plus d'abonnés
    Ash-D
    Ash-D

    7 abonnés | Lire ses 262 critiques |

      4.5 - Excellent

    Puissant et troublant, Le Ruban Blanc, par le biais de son histoire et de ses personnages, tend à montrer les racines du Mal. Les origines qui peuvent transformer des êtres tout ce qu'il y a de plus humain, en véritable sociopathe. Point de place pour le prédestination ici, à la naissance on est tous encore une page vierge. C'est à travers nos proches, nos connaissances, nos rencontres et plus généralement en fonction de notre milieu que l'on va se construire. Haneke, dans son film, s'attarde plus sur l'Enfance car c'est évidemment dans cette période que l'on est le plus vulnérable. L'humanité abîmé par l'Homme, quoi de plus véridique !? Très vite on comprend que les enfants, dont on est entrain de suivre la vie, seront les acteurs majeurs lors de la Deuxième Guerre Mondiale ! Mais au-delà de ça, cette histoire est aussi incroyablement universelle et intemporelle, un message totalement d'actualité même à cette époque. Profond et captivant, un noir et blanc somptueux, une profondeur de champs inouïe, une minutie dans la tâche qui fait que ses 2h24 passe à vitesse VV'. Une invitation douce-amère à se remettre en question...

    Ajoutée le 10 févr. à 20h58
    Signaler un abus
    Clingo
    Clingo

    25 abonnés | Lire ses 60 critiques |

      2 - Pas terrible

    La soif du Mal. Le dernier film de Michael Haneke situe son action à la veille de la première guerre mondiale. Ca n'est pas anodin. Le dernier film de Michael Haneke situe son action en Allemagne. Là non plus, rien qui ne soit pas volontaire dans la symbolique de l'oeuvre. Le Ruban Blanc se propose d'ausculter la nature maléfique de l'être humain, ses bassesses, son inexorable besoin - volonté même ? - d'humilier les siens. L'intelligence du film réside dans le choix d'Haneke pour un noir et blanc qui concorde parfaitement à la psychologie des personnages. Les adultes sont tous habités par une extrême rigidité, une implacable sévérité qui peut - à nous de choisir, Haneke ne donne que très peu de réponses - être à l'origine des événements qui surviennent dans le village. Le film est d'une grande austérité, terriblement exigeant et le noir et blanc est important dans l'esthétique de dépouillement du film. Haneke semble calquer d'un point de vue plastique les émotions de ses personnages, tous d'une froideur sans égal. Quoiqu'il semble quelque peu exagéré de parler d'émotions tant le film en est volontairement dénué. Une sorte d'ascèse des sentiments contamine tout le film, naissant de la nature de personnages qui mettent en garde le spectateur sur le bon usage de la sémantique: plus jamais il ne faudra dire de tels personnages qu'ils sont déshumanisés. C'est quoi " déshumanisé " ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Au contraire, Haneke rappelle ici à quel point l'abjection la plus totale n'est en rien une chose d'inhumaine, mais de profondément humaine. Haneke est un cinéaste sadique, qui se délecte de ne pas donner la solution aux mystères qu'il met en place. Le spectateur peut accepter cela, ou bien refuser d'entrer dans le jeu. Chez Lynch par exemple il y a un même état d'esprit, à la différence que ce dernier créé des labyrinthes sensitifs quand Haneke peut donner l'impression que son sadisme n'est que chose ludique. Il sait très bien qu'il n'y a rien de plus démiurgique que la position de réalisateur et en joue d'une manière qu'on pourrait qualifier d'irresponsable. Il y a comme une énorme jouissance chez lui, mais le revers de la médaille est que le spectateur insoumis oublie le film une fois sorti de la salle. Lynch marque puissamment son spectateur quand Haneke semble jouer avec lui comme un gosse. On regarde ça, mais une fois hors du film ça n'a plus d'importance. Néanmoins ce sadisme fonctionne parfois. Le spectateur reçoit bien quelques infos sur une possible vérité à la fin du film, mais doit-il croire la voix-off ? Si Haneke ne donne pas de réponses, c'est que finalement le responsable de l'acte importe moins que l'acte en lui-même. C'est un discours éminemment pessimiste sur l'être humain puisque cela signifie que n'importe qui peut commetre les pires crasses. Aucun visage sur les responsables puisque les responsables ont tous les visages possibles. Parmi les 272 346 cinéastes influencés par Kubrick, il me semble qu'il ne faudrait pas omettre Haneke. On retrouve chez les deux réalisateurs une même maîtrise de la froideur, et cela est d'autant plus remarquable quand on sait que les deux parlent souvent de la Nature de l'être humain et du mal qui le ronge. L'attirance et l'implication du spectateur envers leur oeuvre pourront d'ailleurs être similaires tant la distanciation qu'ils adoptent est forte, tant les émotions semblent logiquement absentes de leurs films. Un cinéma qu'on peut adorer. Ca n'est pas mon cas.

    Ajoutée le 10 févr. à 13h57
    Signaler un abus
    Vous avez vu Le Ruban blanc ?
    Cliff554
    Cliff554

    3 abonnés | Lire ses 128 critiques |

      4 - Très bien

    Vie d'un village protestant sous la forte influence du dogme, "Le Ruban blanc" est l'un des films les plus aboutis de son auteur, Michael Haneke, mettant en scène le destin d'enfants et d'adultes confrontés à une série d'accidents criminels. Le film aurait pu se réduire à une vraie enquête mais Haneke préfère reléguer cette intrigue au second plan pour approfondir les portraits des habitants du village, leurs attitudes face aux dogme protestant, qu'ils suivent aveuglement. Car le véritable sujet du film conçerne jusqu'à ou l'être humain peut suivre des lois à la fois infondées et extrêmes. Ainsi, l'usage du noir et blanc et ces nombreux plans fixes, chaque fois remplis de détails, donne au "Ruban blanc" une atmosphère inquiétante, presque malsaine, portée par une voix-off calme et reposante, comme pour faire l'amalgamme entre la sérénité du personnage et la gravité des actes se produisant dans le village. De même, l'oeuvre est synonyme de cruauté, cruauté présentée au premier plan afin de critiquer, de pointer du doigt la malveillance comme lors de cette scène à la fois merveilleuse sur le plan technique et terrible ou Haneke se contente de filmer en simple plan fixe une porte derrière laquelle l'enfant du pasteur reçoit des coups pour avoir commis une faute, le jeune garçon hurlant à l'agonie. Ces hurlements sont le miroir d'une rage, en l'occurence celle du réalisateur, contre toutes ces "bondieuseries", faire le mal au nom de Dieu, afin de sois disant "bien éduquer" ces chères têtes blondes. Mais éduquer violemment, c'est créer sois-même des personnes violentes, comme pour cette scène ou la fille du pasteur, pour se venger des humiliations que son père lui fait subir, tue sans pitié l'oiseau de ce dernier, enfonçant dans le corps du volatile une paire de ciseaux de manière à ce que la croix du Christ sois représentée, message horrifique envers les principes de l'homme de foi. "Le Ruban blanc" est un film fort, un véritable coup de poing envers une société qui a subsisté encore après la seconde guerre mondiale, ces enfants pervertis par les règles qu'on leur impose, et qui plus tard vivront l'enfer comme la Première guerre mondiale et la montée en puissance du nazisme, les thèmes abordés étant comme une prémice de la barbarerie qui allait suivre. L'Homme crée sois même le mal...

    Ajoutée le 18 janv. à 11h35
    Signaler un abus
    bibialien
    bibialien

    2 abonnés | Lire ses 231 critiques |

      3.5 - Bien

    Quand j’ai visionné ce film je ne connaissais ni son histoire ni son réalisateur Au fil des images, j’ai d’abord pensé que c’était un film français mais ça n’a pas duré Tout le long se cache une tension qui n’éclate jamais au grand jour Les habitants, notamment les pères sont durs, despotes envers leurs progénitures Le médecin détient le pompon de l’inhumanité Je n’oublierais pas ce long métrage (2h24 quand même)

    Ajoutée le 15 janv. à 16h27
    Signaler un abus
    Hastur64
    Hastur64

    4 abonnés | Lire ses 260 critiques |

      4.5 - Excellent

    Primé à Cannes le dernier film de Michael Hanneke drainé derrière lui une kyrielle de bonnes critiques, mais comme tous les primés du festival le plus célèbre du monde il suscitait aussi la méfiance du public tellement la filmographie atypique du réalisateur autrichien est exigeante . C’est donc avec une certaine méfiance que je me suis mis devant mon écran pour visionner cette œuvre. Je suis obligé d’avouer que j’ai passé un agréable moment devant une œuvre bien moins désarçonnante qu’annoncée ou les seuls partis pris un peu inhabituels, et encore pour les cinéphiles débutants, sont le noir et blanc et l’absence de musique de fond qui surcharge les scènes d’émotion dans la plus parts des films américains. Reste une histoire très fouillée tout en non dit qui occupe plus de deux heures de films et qui conte l’histoire d’une communauté de l’Allemagne profonde à la veille de la première guerre mondiale où des évènements (accident du docteur, agression de deux enfants) vont amener les habitants dans une suspicion générale où les familles vont se déchirer. La malveillance et l’agressivité sont suggérées par une ambiance épurée où peu de moments montrent une violence frontale préférant la distiller pour créer une ambiance plus lourde. On subodore très vite que les enfants sont pour quelque chose dans ces évènements sans que jamais ils ne soient clairement désignés et leurs airs innocents et tranquille d’enfants obéissants crée un malaise dont on ne se départie pas en les voyants, surtout quand ils sont en groupe. Michael Hanneke dénonce subtilement dans ce film la prégnance, dans cette Allemagne du début du XXème siècle, de l’autorité patriarcale toute puissante au sein de la famille, d’un système quasi féodal dans la communauté et d’une emprise de la religion, tout trois encourageant comme le dit la baronne « l’envie, la stupidité et la brutalité ». Il dresse un portrait de l’Allemagne où l’autoritarisme impérial est infiltré dans toute la société et qui ressemble peu alors à une société démocratique telle qu’on la trouvait en Angleterre ou en France. Une vision qui fait plutôt froid dans le dos pour un film dense. Un film à voir ne serait-ce que pour se rappeler ce qu’est un vrai scénario. Une palme absolument pas imméritée.

    Ajoutée le 09 janv. à 19h44
    Signaler un abus
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

    10 abonnés | Lire ses 745 critiques |

      3.5 - Bien

    La palme d’or du Festival de Cannes 2009 a été contestée en raison des liens entre la Présidente du jury ,Isabelle Huppert et Haneke. La vision cet ouvrage du cinéaste autrichien ne plaide pas forcément en faveur du choix d’Huppert même si le film est loin d’être inintéressant. Je dois revenir en premier lieu sur le message du film vu par beaucoup de critiques et Haneke lui-même comme l’annonce des prémisses de la montée du nazisme dans l’Allemagne des années 1910 à 1925. Je ne partage pas cet avis. Comment faire une généralité d’un comportement isolé ? En effet dans toutes les campagnes de l’époque qu’elle soient anglaises, françaises, espagnoles ou germaniques il devait se trouver des pères incestueux et des éclésiastiques psycho rigides. La vie en communauté restreinte avec peu d’échange avec l’extérieur compte tenu des moyens de transports limités de l’époque favorisait ce type de comportements et les frustrations néees de la trop forte emprise des notables locaux. De plus, hormis le médecin, les principes d’éducation de tous ces villageois protestants y compris le pasteur, paraissent empreints d’une certaine cohérence et déployés avec un minimum de pédagogie. Haneke affirme que c’est l’embrigadement des enfants qui les auraient rendus mûrs devenus adultes pour suivre aveuglément le chef suprême que fut Adolphe Hitler . Ce propos est démenti par la révolte des enfants. Tout le raisonnement historique d'Haneke raisonne comme une sorte de génèse tardive de toute son œuvre visant à démontrer le potentiel de violence enfouie dans chaque petite tête blonde. Si les adolescents sadiques de « Funny Game » sont en perte de repère à cause de parents démissionnaires de leur devoir d’éducation, ceux du « Ruban blanc » le deviennent en rebellion à une éducation trop rigide. « Le ruban blanc » jette un pont entre deux époques diamétralement opposées pour aboutir à la même conclusion. : selon Haneke l’homme est intrinsèquement violent avec son voisin dès lors que celui-ci ne lui ressemble pas ou qu’il n’a pas une dominance affirmée sur lui. Il s’ensuit une certaine méprise sur le sens du film qui n’est qu’un prolongement de l’œuvre d’Haneke, ce qui ne le rend pas moins intéressant. A noter le comportement des enfants en groupe qui rappelle bizarrement celui des enfants tueurs du « Village des damnés » de Rilla Wolf réalisé en 1960.

    Ajoutée le 07 janv. à 07h46
    Signaler un abus
    nonar
    nonar

    8 abonnés | Lire ses 419 critiques |

      2 - Pas terrible

    Le Ruban Blanc n'est pas le plus grand film d'Haneke ni son plus poignant malgré son talent indégnable. Il est à conseiller en priorité aux inconditionnels du cinéaste, les autres s'ennuieront profondément.

    Ajoutée le 04 janv. à 02h39
    Signaler un abus
    DonEricDeLaMancha
    DonEricDeLaMancha

    0 abonné | Lire ses 60 critiques |

      3.5 - Bien

    Un grand film, très dur aussi. Très bien tourné, transporte dans une époque et des contextes de vie terribles. Scénario très bon et qui amène à une réflexion, (plus que "funny game" en tout cas qui fait plus "violence gratuite sous prétexte artistique"). Cette réflexion passe par la mise en scène de l'"enfance" face à un monde d'adultes déchirés par le poid d'une violence reçue et infligée et dont les enfants sont toujours les ultimes porteurs.

    Ajoutée le 07 déc. à 23h52
    Signaler un abus
    C-Snipes
    C-Snipes

    22 abonnés | Lire ses 558 critiques |

      2 - Pas terrible

    Porté aux nues par la critique professionnelle et amateur, Palme d’Or au Festival de Cannes 2009, Le Ruban Blanc est souvent considéré comme le film le plus accessible de son auteur, Michael Haneke. Pourtant pétri de bonnes intentions, doté d’un sujet très intéressant, écrit par un Michael Haneke assisté de Jean-Claude Carrère, Le Ruban Blanc ne m’a pas du tout enthousiasmé. En effet, malgré quelques acteurs qui sortent du lot, comme Christian Friedel (un peu trop innocent à mon avis), Burghart Klaussner ou encore Ulrich Tukur (comme d’habitude), ce film à la réalisation qui alterne entre l’erratique et le beaucoup trop démonstratif est beaucoup trop ennuyeux et embrumé pour intéresser un spectateur moyen, sans le perdre en route. C’est très dommage car l’idée du film est vraiment fantastique. Le noir et blanc n’a aucune autre utilité que de montrer une époque. C’est vraiment dommage que le film ne soit pas vraiment passionnant, parce qu’on sent un fond vraiment talentueux.

    Ajoutée le 04 déc. à 15h46
    Signaler un abus
    reymi586
    reymi586

    22 abonnés | Lire ses 1665 critiques |

      3 - Pas mal

    Le Ruban Blanc n'est pas forcément le meilleur film d'Haneke ni son plus novateur. Sa réalisation apparaît même très classique. Noir et blanc somptueux rappelant les photos de l'époque, cadrages rigoureux à l'extrême, longs plans-séquences, absence de musique... Mais on peut s'ennuyer au bout d'un moment...

    Ajoutée le 02 déc. à 00h51
    Signaler un abus
    Précédente Suivante

    Donnez votre avis sur ce film

    Envie de voir ce film ?

    Oui Non

    Déjà vu ce film ?

    0 : Pourri
    0.5 : Nul
    1.0 : Très mauvais
    1.5 : Mauvais
    2.0 : Pas terrible
    2.5 : Moyen
    3.0 : Pas mal
    3.5 : Bien
    4.0 : Très bien
    4.5 : Excellent
    5.0 : Chef-d'œuvre
    En cours...
    Enregistré
    Critique

    Les meilleurs films de tous les temps

    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Pour rejoindre la communauté
    Se connecter avec Facebook
    Identifiez-vous si vous avez déjà un compte AlloCiné
    Vidéos liées à ce film
    • Le Ruban blanc Bande-annonce VO
      Le Ruban blanc Bande-annonce VO

      286 067 vues

    • Le Ruban blanc Extrait vidéo VO
      Le Ruban blanc Extrait vidéo VO

      45 260 vues

    • Le Ruban blanc Extrait vidéo (2) VO
      Le Ruban blanc Extrait vidéo (2) VO

      14 133 vues

    Voir les 9 vidéos liées à ce film
    Meilleurs films au ciné
    Intouchables

    De Eric Toledano, Olivier Nakache
    Avec François Cluzet, Omar Sy
    Comédie

    Les Nouveaux chiens de garde

    De Gilles Balbastre, Yannick Kergoat
    Avec Arlette Chabot, Laurence Ferrari
    Documentaire

    Tous au Larzac

    De Christian Rouaud
    Avec Léon Maille, Pierre Burguière
    Documentaire

    Tous les meilleurs films au ciné