Le Ruban blanc
Note moyenne
3,6
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494 critiques spectateurs

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122 critiques
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Guillaume182
Guillaume182

148 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juin 2012
Dans un village Autrichien retiré, à la veille de la première guerre mondiale, survient un enchainement de tristes évènements engendrer par l'ordre et les répressions.

Un film assez difficile à appréhender la narration étant particulière, la mise en scène assez classique, mais très maîtrisé et le rythme lent.
Tout cela peut paraître déroutant à beaucoup de monde.

Le film est pourtant d'une grande simplicité, c'est une réflexion subtil sur le mal et le contrôle.

Complètement dépourvu d'amour.

Une violence politique, une violence religieuse, une violence familiale.

Haneke ne donne aucune réponse évidente, chaque spectateur voit ce film d'une manière différente.

Haneke brouille les pistes au sujet des coupables, mais donne tout de même quelques indices.

Une intrigue passionnante qui avance doucement.

Une atmosphère froide presque angoissante, un noir et blanc magnifique.

Les acteurs jeunes, âgés et les enfants sont tous géniaux.

Le ruban blanc est en quelque sorte un prélude aux guerres du XXe siècle.

Bien meilleur que "Un prophète" à tous les niveaux.

Palme d'or méritée et c'est bien pour ce genre de choix que Cannes demeure le plus grand festival de cinéma du monde.
Valerie M
Valerie M

45 abonnés 193 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2012
Du vrai cinéma d'auteur, comme on en voit peu... Haneke nous livre une magnifique allégorie sur spoiler: les futurs soldats du Troisième Reich...
Schwann
Schwann

19 abonnés 261 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2012
Haneke continue de montrer combien son regard sur les différents milieux sociaux est extrêmement aiguisé, en établissant sa scène dans un village allemand à la veille de la première guerre mondiale. En mettant en exergue certains fonctionnement de cette dernière (même du tiers de siècle à venir) un an avant son commencement, comme une prédiction, Haneke s'attache à un étrange fil conducteur, celui d'un ruban blanc, symbole de pureté, qui va se révéler tâché. Comme toujours dans ses films, la frontière entre innocence et perversité est très fine, seulement, pour la première fois, Haneke introduit la perversité au sein même de l'enfance et de l'adolescence. Même si Haneke ne donne que des explications biaisées, ses plans en noir et blanc hypnotisent, le temps semble se rallonger comme dans une stase. Il faut reconnaître que c'est une palme d'or entièrement méritée, même si je ne réussis jamais entièrement à adhérer à certains points de vue d'Haneke sur les univers qu'il met en place.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 mars 2013
Un film dont je suis sorti vidé, un peu hébété : c’est dire sa force même si elle ne m’est pas apparu tant que ça en cours de visionnage. Une photographie exceptionnelle.
xavierch
xavierch

54 abonnés 1 167 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 avril 2012
Je ne comprendrais jamais que l'on puisse donner des palmes d'or à ce genre de film. Pas que ce soit mauvais, non, le thème est bien trouver, et l'histoire assez intéressante, mais que ce film est truffés de longueur et de non-dits, et comme d'habitude avec Haneke, faut tout deviner. C'est bien de ne pas tout mâcher, mais quelques explications supplémentaires n'auraient pas été superflues. En tous cas, déçu.
aberdeen76
aberdeen76

58 abonnés 1 014 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2012
Un film intéressant sur une époque révolue et oubliée et pourtant révélatrice d'un mode de pensée ayant engendré une des pires tragédies de l'histoire. Les événements prenants placent dans ce petit village rural du début du 20ème siècle sont prenant et réaliste, avec une pléiade de protagonistes aux personnalités intéressantes. Le casting est parfait, la réalisation somptueuse malgré quelques plans un peu trop longs et rébarbatifs. Dommage que tous les tenants et aboutissant ne soient pas intégralement dévoilés au final, laissant le spectateur dans l'ignorance. Une critique de la religion exercée de manière trop restrictive, et du puritanisme en général, qui mérite le détour.
Marie Breton
Marie Breton

83 abonnés 266 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mars 2012
Un film dans le vrai, qui touche à nos émotions les plus primaires.
Certains passages, universels, telles des réminiscences de chacun que Haneke aurait volontairement ranimées, sont si terribles que l'on a l'impression quelques secondes de retrouver notre d'âme d'enfant et avec elle ses peurs et ses vices.
Intelligent, glacial sans jamais être manichéen, cruel et poétique, c'est probablement le chef d'oeuvre du réalisateur.
Damien D
Damien D

14 abonnés 180 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 mars 2012
La mise en scène a beau etre nickel, impossible de rester éveillé pendant ce film mou et insipide.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 février 2012
Un chef d'oeuvre tout simplement. Dialogues, scénario, ambiance de mystère, lumières, personnages et situations sociales...
Mathieu H.
Mathieu H.

26 abonnés 290 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2012
Le film de Michael Haneke est à première vue un objet bien atypique. Tourné en noir et blanc, entre la chronique, le drame historique et le drame psychologique, "Le Ruban Blanc" ne manque pas d'attirer l'attention. Cette action, qui se déroule au milieu de paysages dignes de cartes postales du début de siècle, nous fait rentrer très tôt dans le vif du sujet par la voix d'un orateur qui se révèle avoir vécu ces étranges événements qui viennent frapper une communauté baignant dans la plus grande tradition. Même si la réalisation est parfois un tantinet amorphe et le florilège de personnages parfois difficile à suivre dans son intégralité, le choix de ces longs plans-séquences s'avère judicieux par la manière dont la tension et les interrogations grandissent. Et c'est entre autorité paternelle ou carcan religieux que les secrets émergent peu à peu, jusqu'à la révélation finale, simplement énoncée, sans grande surprise. Mais le travail du réalisateur, élu meilleur cinéaste européen en 2009 et primé à Cannes la même année, n'en demeure pas moins remarquable par la manière singulière dont il filme la noirceur et la haine qui envahit progressivement les esprits, qui fait que "Le Ruban Blanc", par sa facture hybride, presqu'inclassable, devient un quasi objet de fascination.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 février 2012
Puissant et troublant, Le Ruban Blanc, par le biais de son histoire et de ses personnages, tend à montrer les racines du Mal. Les origines qui peuvent transformer des êtres tout ce qu'il y a de plus humain, en véritable sociopathe. Point de place pour le prédestination ici, à la naissance on est tous encore une page vierge. C'est à travers nos proches, nos connaissances, nos rencontres et plus généralement en fonction de notre milieu que l'on va se construire. Haneke, dans son film, s'attarde plus sur l'Enfance car c'est évidemment dans cette période que l'on est le plus vulnérable. L'humanité abîmé par l'Homme, quoi de plus véridique !? Très vite on comprend que les enfants, dont on est entrain de suivre la vie, seront les acteurs majeurs lors de la Deuxième Guerre Mondiale ! Mais au-delà de ça, cette histoire est aussi incroyablement universelle et intemporelle, un message totalement d'actualité même à cette époque.
Profond et captivant, un noir et blanc somptueux, une profondeur de champs inouïe, une minutie dans la tâche qui fait que ses 2h24 passe à vitesse VV'. Une invitation douce-amère à se remettre en question...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 janvier 2012
Vie d'un village protestant sous la forte influence du dogme, "Le Ruban blanc" est l'un des films les plus aboutis de son auteur, Michael Haneke, mettant en scène le destin d'enfants et d'adultes confrontés à une série d'accidents criminels. Le film aurait pu se réduire à une vraie enquête mais Haneke préfère reléguer cette intrigue au second plan pour approfondir les portraits des habitants du village, leurs attitudes face aux dogme protestant, qu'ils suivent aveuglement. Car le véritable sujet du film conçerne jusqu'à ou l'être humain peut suivre des lois à la fois infondées et extrêmes. Ainsi, l'usage du noir et blanc et ces nombreux plans fixes, chaque fois remplis de détails, donne au "Ruban blanc" une atmosphère inquiétante, presque malsaine, portée par une voix-off calme et reposante, comme pour faire l'amalgamme entre la sérénité du personnage et la gravité des actes se produisant dans le village. De même, l'oeuvre est synonyme de cruauté, cruauté présentée au premier plan afin de critiquer, de pointer du doigt la malveillance comme lors de cette scène à la fois merveilleuse sur le plan technique et terrible ou Haneke se contente de filmer en simple plan fixe une porte derrière laquelle l'enfant du pasteur reçoit des coups pour avoir commis une faute, le jeune garçon hurlant à l'agonie. Ces hurlements sont le miroir d'une rage, en l'occurence celle du réalisateur, contre toutes ces "bondieuseries", faire le mal au nom de Dieu, afin de sois disant "bien éduquer" ces chères têtes blondes. Mais éduquer violemment, c'est créer sois-même des personnes violentes, comme pour cette scène ou la fille du pasteur, pour se venger des humiliations que son père lui fait subir, tue sans pitié l'oiseau de ce dernier, enfonçant dans le corps du volatile une paire de ciseaux de manière à ce que la croix du Christ sois représentée, message horrifique envers les principes de l'homme de foi.
"Le Ruban blanc" est un film fort, un véritable coup de poing envers une société qui a subsisté encore après la seconde guerre mondiale, ces enfants pervertis par les règles qu'on leur impose, et qui plus tard vivront l'enfer comme la Première guerre mondiale et la montée en puissance du nazisme, les thèmes abordés étant comme une prémice de la barbarerie qui allait suivre. L'Homme crée sois même le mal...
bibialien
bibialien

44 abonnés 794 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2012
Quand j’ai visionné ce film je ne connaissais ni son histoire ni son réalisateur
Au fil des images, j’ai d’abord pensé que c’était un film français mais ça n’a pas duré
Tout le long se cache une tension qui n’éclate jamais au grand jour
Les habitants, notamment les pères sont durs, despotes envers leurs progénitures
Le médecin détient le pompon de l’inhumanité
Je n’oublierais pas ce long métrage (2h24 quand même)
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2012
Primé à Cannes le dernier film de Michael Hanneke drainé derrière lui une kyrielle de bonnes critiques, mais comme tous les primés du festival le plus célèbre du monde il suscitait aussi la méfiance du public tellement la filmographie atypique du réalisateur autrichien est exigeante . C’est donc avec une certaine méfiance que je me suis mis devant mon écran pour visionner cette œuvre. Je suis obligé d’avouer que j’ai passé un agréable moment devant une œuvre bien moins désarçonnante qu’annoncée ou les seuls partis pris un peu inhabituels, et encore pour les cinéphiles débutants, sont le noir et blanc et l’absence de musique de fond qui surcharge les scènes d’émotion dans la plus parts des films américains. Reste une histoire très fouillée tout en non dit qui occupe plus de deux heures de films et qui conte l’histoire d’une communauté de l’Allemagne profonde à la veille de la première guerre mondiale où des évènements (accident du docteur, agression de deux enfants) vont amener les habitants dans une suspicion générale où les familles vont se déchirer. La malveillance et l’agressivité sont suggérées par une ambiance épurée où peu de moments montrent une violence frontale préférant la distiller pour créer une ambiance plus lourde. On subodore très vite que les enfants sont pour quelque chose dans ces évènements sans que jamais ils ne soient clairement désignés et leurs airs innocents et tranquille d’enfants obéissants crée un malaise dont on ne se départie pas en les voyants, surtout quand ils sont en groupe. Michael Hanneke dénonce subtilement dans ce film la prégnance, dans cette Allemagne du début du XXème siècle, de l’autorité patriarcale toute puissante au sein de la famille, d’un système quasi féodal dans la communauté et d’une emprise de la religion, tout trois encourageant comme le dit la baronne « l’envie, la stupidité et la brutalité ». Il dresse un portrait de l’Allemagne où l’autoritarisme impérial est infiltré dans toute la société et qui ressemble peu alors à une société démocratique telle qu’on la trouvait en Angleterre ou en France. Une vision qui fait plutôt froid dans le dos pour un film dense. Un film à voir ne serait-ce que pour se rappeler ce qu’est un vrai scénario. Une palme absolument pas imméritée.
vanou97
vanou97

49 abonnés 633 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 janvier 2012
Le Ruban Blanc n'est pas le plus grand film d'Haneke ni son plus poignant malgré son talent indégnable. Il est à conseiller en priorité aux inconditionnels du cinéaste, les autres s'ennuieront profondément.
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