Le Ruban blanc
Note moyenne
3,6
5034 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

494 critiques spectateurs

5
122 critiques
4
153 critiques
3
72 critiques
2
67 critiques
1
42 critiques
0
38 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2012
Un film étrange qui dans la représentation montre la manière dont la religion, l'ordre et l'éducation aliènent les consciences, en nourrissent ses démons et peut asservir la nature (la féminité, l'enfance). Le magnifique noir et blanc utilisés fonctionnent comme la métaphore d'une frontière entre le bien et le mal, et il y règne une atmosphère pesante et lugubre dans ce village en apparence calme alors qu'en réalité la vérité est tout autre : les habitants cachent des secrets, des accidents se succèdent sans qu'on sache qui en est le responsable ce qui laisse planer le doute durant tout le film. C'est juste dommage que la mise en scène soit si académique et que la fin se finisse platement.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 mai 2012
Un film complètement réaliste mais qui m'a interpellé à cause de l'histoire entre le médecin et sa fille. Ce qui est ignoble. A voir mais c'est assez dure.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 mai 2012
Palme d'or amplement merité, c'est le premier Haneke que je vois, et j'en ressort satisfait. Le noir et blanc est très accrocheur, et les acteurs sont pour ma part époustouflants (notamment le père des enfants qui reste glaçant). Le scénario est original et on ne voit pas passer les deux heures et demi du film! Talent confirmé pour ce Haneke collectionneur de palme d'or.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mai 2012
Palmé à Cannes en 2009, le Ruban blanc mérite amplement sa récompense. La Pianiste, datant de 2001, poussait l'horreur à l'explicite sur le plan physique, intellectuel et psychanalytique. Le Ruban blanc, au contraire, joue sur le non-dit, l'implicite, et cela le rend encore plus dérangeant que son prédécesseur. Il y a, dans cette oeuvre crépusculaire, non seulement les prémices de toute la cruauté du XXe siècle, mais également celle qui nous attend, celle de nos temps actuels. Michael Haneke est sans contexte l'un de nos plus grands réalisateur européens. Sa volonté de comprendre les sources mêmes des idéologies totalitaires, notamment celles du fascisme et du communisme, se retrouve dans son film par les voies de l'autorité, de l'injustice, de la suspicion, du refoulement -comme l'inceste et l'interdiction arbitraire-, mais aussi par la religion, et plus généralement par l'endoctrinement et le
communautarisme. Haneke refuse de montrer, d'expliquer, voire même de raconter, malgré la voie du narrateur, rendant les hypothèses encore plus libres de supposition. L'horreur, quant-on ne la voit pas, est encore plus effrayante. Les comédiens sont tous extraordinaires, comme Burghart Klaußner dans le rôle du pasteur. Il ont l'avantage pour nous de ne pas être connus outre-Rhin, ou peu, les imprégnant automatiquement d'une personnalité qu'on ne peut extirper de leur physique. La grandeur du réalisateur n'est pas de tomber dans la démonstration, dans la leçon, mais bien de montrer ce qui, peut-être, n'est qu'une possible réalité. Ainsi, le Ruban blanc ressemble à un essai romanesque, tel un conte, sur la cruauté inconsciente de l'Homme, dépassé par sa condition d'Homme faible, incapable de comprendre quel mal le ronge et pourquoi il le reproduit. Car c'est bien là qu'une question cruciale est posée, à savoir celle de la reproduction du Mal. Entre réalisme et poésie, réalité et fantasme, le Ruban blanc constitue une des plus belles leçons de cinéma de ces derniers temps.
pi93joe
pi93joe

16 abonnés 521 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2012
Un petit village d'Allemagne du Nord à la veille de la Grande Guerre. Un soir, les deux aînés du pasteur rentrent tard à la maison et leur père, extrémiste, décide de leur accrocher un ruban blanc pour les aider à ne plus commettre de péchés. Ce ruban blanc donne son titre au film, un titre bien ironique. Car en s'enfonçant dans le film, on se rend compte que le village ne fait que succomber au mal, alors que des crimes (ou châtiments) sont commis et que les personnages révèlent leur noirceur. L'utilisation du noir et blanc renforce cette ambiance oppressante et la dureté de cette déchéance. Car le mal finit par triompher. Les acteurs sont très convaincants et cela comble complètement la retenue importante qu'on leur impose. Pas de pétages de plomb mais de la froideur, de l'aigreur et de la malveillance. Certaines scènes sont d'ailleurs assez dures comme la discussion sur la mort ou le dialogue médecin/sage-femme. Pour le reste, la portée du film et son efficacité repose surtout sur des éléments dissimulés et dispersés au sein du film, qui regorge de qualités. Il a vraiment mérité sa palme d'or. La durée du film ne se remarque même pas à partir du moment où l'on a vraiment envie de le regarder.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 mai 2012
Aucune musique, du noir et blanc, la lenteur du récit... mais un vrai moment de cinéma ! Haneke excelle dans l'art de mettre en image les choses subtiles de la vie. L'intrigue est prenante et les scènes sont pleines de symbolisme. Un film qui mérite sa Palme d'Or.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 23 mai 2012
Je n'ai pas accroché du tout.... Il m'arrive pourtant d'adorer des films plutôt difficiles, gênants ou dérangeants, et surtout beaucoup moins grand public que des productions américaines "grand spectacle" (à coups maintenant surtout d'effets spéciaux infographistes) mais avec Michael Haneke, vraiment, je coince complètement... je ne trouve rien qui m'enthousiasme. Cette réalisation m'a peut être trop rappelé celles d'Ingmar Bergman auxquelles je n'ai jamais adhéré outre mesure, pour ne pas dire pas du tout... Je reconnais que les acteurs s'en sortent bien mais j'ai eu un mal fou à tenir le coup pendant 2 heures et 24 minutes.... Ma consolation est de penser qu'il est très bien toutefois qu'il en soit ainsi. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas, je respecte ceux qui sont des inconditionnels de tels réalisateurs. Si nous aimions tous les mêmes choses, les échanges de point de vue seraient inexistants et la vie n'aurait aucun charme.
Cécile HARISTOY
Cécile HARISTOY

26 abonnés 126 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mai 2012
Avec "Le Ruban blanc", on comprend dès le générique qu'on n'a pas affaire à une bluette. Pas de couleur, pas de musique. L'écran est noir, les noms défilent en blanc dessus, et c'est tout. Il faut dire aussi que le film a obtenu la Palme d'Or à Cannes et l'on sait que le festival n'a pas pour habitude de récompenser des comédies populaires faciles... Un homme âgé se souvient et raconte en voix off ses souvenirs d'avant guerre, ceux de l'été 1913 au cours duquel se produisit une étrange série d'accidents dramatiques dans le petit village du nord de l'Allemagne où il était instituteur. Microcosme représentatif d'une société rurale verrouillée, soumise à l'autorité toute puissante de quelques notables influents, la vie des habitants n'est que labeur et trime aux champs. Peu de loisirs, peu de plaisir, chacun vit au jour le jour avec un fatalisme résigné. Et le dimanche à l'église, c'est pas plus gai. Les prêches accusateurs du pasteur renvoient les âmes à leurs péchés, à leurs imperfections, le discours évoquant plus un dieu comminatoire que miséricordieux. Mais c'est derrière les portes des notables que l'abjection atteint son paroxysme. Aucun ciment affectif entre les murs, juste des rapports d'autorité/obéissance basés sur une éducation ultrarigoriste, mélange de cruauté sadique et de perversion. Sous le joug destructeur de l'humiliation, les enfants affichent des visages fermés au regard creusé et portent sans broncher le ruban blanc, noué dans les cheveux ou en brassard, pour leur rappeler au quotidien leur devoir de pureté. L'histoire d'amour entre l'instituteur et une jeune paysanne apporte un rayon de lumière dans cet univers misogyne à la noirceur absolue, d'où aucune échappatoire ne semble possible... à moins, peut-être, de tendre un fil entre deux arbres, ou de forcer la main à Dieu en jouant les équiibristes... Réflexion sur l'enfance, l'innoncence, le bien, le mal, certains ont analysé le film comme une explication aux racines du nazisme. Sans rien démontrer, Michael Haneke laisse le spectateur libre de l'interprétation, ouvrant simplement des pistes. Du grand art.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mai 2012
un très grand film, beau et dur, le noir et blanc offre des images somptueuses
une atmosphère dérangeante et une parabole étourdissante des racines du mal
chef d'oeuvre !
andreasy
andreasy

9 abonnés 122 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2012
Formidable ! dès le début on est plongé dans l'ambiance fantasmagorique dégagée par ce village et ses habitants. Bourgeois ordinaires et bien pensants qui ne cessent de faire découvrir leurs tares au fur et à mesure que le film avance. Le mal sournois semble partout à l'affût et bien malin qui saurait dire d'où il va jaillir. Quels êtres maléfiques s'acharnent contre d'autres et pourquoi ? Le suspense est entier et durera jusqu'au bout, les hommes auront beau faire, l'esprit malin est le plus fort. Images remarquables et acteurs également remarquables de justesse (On est bien loin de l'exubérance des américains et de leurs grimaces outrancières).
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 363 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2012
Une Palme d’Or qui se révèle être un vrai chef-d’œuvre… c’est rare ! Mais en voilà une ! Qui, accessoirement, a souffert commercialement de sa concomitance avec « Le prophète », autre grand film. « Le ruban blanc » est une œuvre magistrale, sublimée par une qualité d’image (un noir et blanc très symbolique) inoubliable, par un cadrage et un montage parfaits, par une interprétation sans faille, par une lenteur étreignante. Haneke et ses assistants transforment le noir et blanc en des éclairages et des contrastes qu’aucune couleur ne pourrait égaler. Chaque acteur, corseté dans son rôle imposé par une société étouffante, liberticide et par conséquent hypocrite, exprime très intelligemment ses frustrations personnelles. Une réussite pour tous, adultes comme enfants. Et tout le film se déroule comme un long suspense (sans dénouement) qui explore les haines et les hypocrisies de gens confits ou étouffés dans la morale. Ce film a la noirceur et la puissance d’une grande œuvre littéraire.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2022
Enfin une Palme d'or digne de ce nom! «Le Ruban Blanc» est vraiment impressionnant de maîtrise. Haneke sait où il veut en venir et pour cela il sort le grand jeu : cadrages parfaits, mise en scène excellente, noir et blanc somptueux, interprétation brillante, montage impeccable... A aucun moment l'ennui ne pointe, l'esthétique se suffisant à elle-même et le récit étant mené de main de maître : Haneke nous tient en haleine, fait sourdre un malaise omniprésent en le laissant par brêves intermittences exploser, toujours avec une retenue certaine et bienvenue (quoique relative). Il est plaisant de voir de nos jours un long métrage aussi admirablement réalisé, l'époque préférant la surenchère à l'épure! J'émettrai tout de même deux réserves. La première tient à la fin : Haneke semble avoir cédé à la mode du dénouement qui laisse le spectateur sur le carreau. Non pas qu'on attende des révélations, des aveux ou je ne sais quelle grossière explication, ni même un twist final... J'allais dire « et encore moins un effet de style surprenant (et vain) », mais il s'agit bien là de l'impression que ça m'a donné : cette conclusion en demi-teinte, plutôt facile, vient gâcher quelque peu l'intérêt du film dans sa globalité. Et c'est ce qui m'ammène à ma deuxième réserve. Je comptais sur un fond un peu moins convenu (d'où mon attente d'un moment venant rehausser le tout, mes derniers espoirs se fondant dans une fin digne de ce nom). Certes la réflexion évite la majorité des clichés, mais il n'empêche pas moins que l'exposé sente un peu la redite et surtout la manipulation. «Le Ruban Blanc» ne compte donc assurément pas parmi les chefs-d'oeuvre absolus du 7e art. Il s'agit pourtant d'un film tout à fait digne d'intérêt, à condition bien sûr de n'être pas puérilement effrayé par le noir et blanc, l'allemand en v.o., ou encore la longueur (très relative). Attention toutefois, l'avertissement d'Allociné est justifié : le spectateur n'est pas caressé dans le sens du poil (doux euphémisme). [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
legend13
legend13

291 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2012
Un film bizarre mais fort intéressant. Mais l'histoire n'a ni queue ni tête à mon gout. Regardable mais avec un petit gout d'inachevée.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 mai 2012
Prévoir aspirine, abandon garanti au bout de 45mn !
Navet confirmé par nos magazines bobos: Télérama et Libé. Ils encensent Haneke quoi qu'il fasse !
C'est reconnaître de toute évidence la déviance d'un cinéma marginal et malsain qui ne fait plus recette.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 mai 2012
en france comme en allemagne avant la 1ere guerre
la referance a reich ou freud quand on sangle l'adolescent pour l'empecher de se masturber
, celle aussi a "jeux interdits".
on pourrait le voir comme un film denoncant le judeochristianisme.
excuses car ignorants?
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse